‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 188 sur 329 · ANCORA (L · texte numérisé non relu

ANCORA (L

ANDEER

avec des Neuchâtelois au sujet de la succession prochaine de la duchesse de Nemours. Lorsque s'ouvrit cette succession, en 1707, Ancillon vint avec Metternich à Neuchàtel. Il y prononça des sermons qui portèrent ombrage aux prétendants, et parcourut aussi le pays pour soutenir la candidature de son maître. Ancillon fut reçu bourgeois de Neuchàtel en 1707. — Voir : ADB I, p. 420. — La France protestante, 2mc éd., I, p. 230. — Biographie neuchâteloise I. — 2. Jean- Pierre-Frédéric, 1767-1837, fils de Louis-Frédéric. Il étudia la théologie à Genève, devint pasteur français de Berlin en 1790, professeur d'histoire en 1792 à l'Académie royale militaire et depuis 1803 membre de l'Académie des sciences et historiographe de la Cour, en 1810 précepteur du prince royal (plus tard i Frédéric-Guillaume IV). Il fut ensuite successivement conseiller de légation, conseiller d'Etat, directeur de la section politique au ministère des affaires étrangères, et en 1831 chef du Département de Neuchàtel, fonction qu'il conserva jusqu'à sa mort. En cette qualité il s'occupa des événements de ce canton, en particulier de la révolution de 1831. Il a publié : Tableau des révolutions du système polit, de l'Europe depuis le XVe s. (1803). — Nouveaux essais de politique et de philosophie (1824). — Voir ADB. — La France protestante, 2e éd. I. — Arthur Piaget : Hist. de la Révolution neuchâteloise, II et III. [L. M.]

ANCORA (!'). Journal politique tessinois paraissant deux fois par semaine de 1830 à 1832, rédigé par l'abbé Georges Bernasconi et édité par l'imprimerie Elvetica, de Capolago. Il travailla à faire connaître les idées pédagogiques du P. Girard et fut un chaud partisan de la réforme cantonale de 1830. Il eut pour succesceur le Pungolo, de Mendrisio. — La Presse suisse — Tartini : Storia politica. — Gubler : Gesch. des Kts Tessinvoni830-184l. [C. T.]

ANDACHER, aussi ENENTACKER, ENEND- ACHERS, ENNETACHERS, ENDACHERS, AD- ACHER, ADACKER. Ancienne famille du Nidwald, qui tire son nom de la propriété d'Ennetacher, dans le Blàtzeturli, paroisse de Wolfenschiessen. Armoiries : de gueules à un cheval d'argent passant ou sautant et une étoile d'or au canton dextre du chef. Cimier cheval d'argent issant. Ces armoiries sont déjà employées dès le début du XVe s. et sont confirmées par le diplôme de noblesse de 1500. — 1. André ze enent Akkers, tombé à la bataille de Sempach. — 2. Engelhard enentachers est en 1426, et peut-être en 1429 et 1431, landammann en charge. En 1454, il paraît encore comme ancien landammann. ■ — ■ 3. Paul, fils du n° 2, landammann en 1467, 1469, 1471 (?), (1476) (?), 1479. 1482, 1489, 1491, 1493 (et 1499 ?). Il vivait encore le 16 mars 1501. — 4. Melchior, fds du n° 3, lui succède dans la charge de landammann où il est encore en 1504 et 1507. Pendant la guerre de Souabe, 1498- 1499, il est bailli de la Thurgovie. Après la conclusion de la paix, Maximilien lui octroya une lettre de noblesse, pour lui et ses descendants, à Augsbourg le 23 mai 1500. — 5. Antoine, fils du n° 4, commande en 1521 le contingent d'Unterwald se rendant auprès du pape ; il fut bailli de Baden durant la période critique 1529-1530, et après une longue opposition de Berne. Avec lui s'éteint la branche anoblie. — 6. Ulrich, frère du n° 4, landammann en 1510, 1515, 1517 et 1518. C'était un mercenaire célèbre acquis à la France. Il fut parmi ceux qui étaient expressément accusés d'avoir, pendant les expéditions de Novare et Dijon, trahi la politique des Confédérés, d'avoir enrôlé des mercenaires pour le roi et de s'être laissé corrompre à Dijon. Il mourut en 1519 et employa sa grande fortune à faire des dons à l'Eglise. Il fonda entre autres le 1er mai 1519 la deuxième chapellenie, dite prébende Andacher, dans l'église de Stans. — La famille n'existe plus actuellement qu'à Stansstad où elle avait obtenu en 1642, 1659 et 1668 le droit de bourgeoisie. — ■ Voir Deschwanden : Verzeichnis der Landainmanner von Nid- Walden, dans Gfr. 26. [R. Durrer.]

andecht, Norbert. Voir Hohenwart, N.

ANDEER (C. Grisons, D. Hinterrhein. V. DGS). Chef-lieu de la vallée de Schams. En 1208 Anders,

1321 Andaere, 1325 Andair, 1354 Andayr, 1377 Andrû. Le nom dérive d'Agnedair, afllnectarium, localité près d'un bouquet d'aulnes. Heierli et Oechsli ont cherché dans la région la station romaine de Lapidaria. L'évêque et le chapitre de Coire possédaient à Andeer un grand domaine, appartenant probablement à l'origine aux dépendances de l'église de Saint-Martin de Zillis. En 1540 la communauté (Nachbarschaft) rachète la grande dîme ; la dernière, dite du chapitre, fut rachetée en 1745. L'église actuelle fut bâtie sur l'emplacement de l'ancienne, et restaurée en 1827, 1843 et 1864. La chapelle, dédiée à Saint-Michel, est citée pour la première fois en 1411. En 1601 la séparation de l'église d'Andeer de l'église-mère de Zillis nécessite un arbi-

Maison de 1501 avec peintures murales au sgraftite. à Andeer.

trage. En 1708 les deux Ferrera et en 1790 Pigneu se séparent d'Andeer. Avant la Réformation, existait près du Rhin le couvent des béguines de Sainte-Marguerite, dont la contrée porte encore le nom. Derrière Bàrenburg existait la chapelle de Saint-Etienne disparue depuis longtemps. La paroisse catholique 'avec son église date de 1883. Les registres paroissiaux datent de 1734. — A la tête de la communauté divisée en quatre squadras da casaun (Cercles administratifs) était autrefois le maire (cuvig) nommé pour deux ans et assermenté. En matière judiciaire, Andeer formait avec Pigneu et Ferrera un des quatre tribunaux inférieurs (dertqiras pintgas) soumis au tribunal supérieur (Hochgericht) de Schams. En 1811 un fonds des pauvres et en 1812 un fonds scolaire furent créés. C'est à Andeer que fut fondée en 1831 la première assurance cantonale sur le bétail. En 1834 les hautes eaux du Rhin menacèrent tout le village ; une scierie, une tannerie, deux ponts et la petite île de « Pluschein » furent emportés. La crue de 1868 emporta le pont du « Bad » qui ne fut pas reconstruit. Actuellement seul le gros pont de bois de 1856 relie le village à la rive occidentale du Rhin.

ANDEER

— Le trafic a pris un certain essor depuis l'ouverture

1593 la douane de Port à Andeer. La source? mi-

de La Via Mala (1473). En Schams à Zillis fut transférée néralc d'Andcer et son hôtel l'iavi, construit en 1829, sont connus (en 1553: fontana livra in loin S'Imnis ap/iellato). Andeer a possédé des fonderies d'argent et de fer et dans les années 1800- 1870 la Val Sassam mines Company Ltd. y avait son siège. — Voir Necrolog. Cur.

— QSG 10. — Moor : Oie Urbarien des Domkapitels.

— Kellenberger : Die Mineralquelle von Pigneu (Jahresber. der nat. Gesell.

f. Graubûnden 1867). — Goll : Das Mineralbad Pigneu. Andeer. — Nagel :

Andeer in Graubûnden. — Christoffel : Las Societats de mais e lur dertgiras nauschas (Annalas délia Soc. retorom. 12). — C.-U. von Salis : Gesch. des Bergbaus in Graub. (dans Neuer Sammler 2). [J- Conrad.]

andeer, Petrus-Jus-

lus. Pasteur, philologue et naturaliste, * 13 mars 1815 à Fetan, f 29 mars 1882 à Schleins, étudia à Halle, Leipzig, Berlin et Tubingue, et fut successivement pasteur à Santa Maria en

1840 ; Bergùn en 1848; Fuldera en 1867 ; Schleins en 1872 II s'occupa d'histoire naturelle, de la flore du Rhin en particulier, et de l'étude du romanche. Il a publié des travaux dans les rapports de la Société des Sciences naturelles des Grisons, et en outre : Ueber Ursprung und Geschichte der rhôto-romanischen Sprarhe et Ele mentargrammatik der rhâto-romanischen Sprache.

— Jahrbuch der naturforschenden Gesellschaft Graubiindens-2Q, p. 13.— JSG IV 94. — Truog : Die Bûndner Pràdikanten, p. 42. • [L. J.]

ANDEUFINGEN (C. Zurich. V. DGS). District comprenant 24 communes politiques qui, jusqu'à 1917, étaient divisées en cinq cercles d'élections au Grand Conseil. Ce sont : Andelflngen, Marthalen-Trullikon, Benken-Laufen, Stammheim et Flaach. Il comprend 15

AN'DELFINGKN

et se nomme souvent simplement Ausscramt ou Weinlaml. {.<■• urinoii île l'ancienne seigneurie d'Andellingen étaient telle, des i ointes de Kibourg avec une

Les Impériaux brûlent le pont de la ïhour pr.-s d'Andelfingen, le ïr> mai 1799. Aquatinte de J.-L. Billwiller (Bibliothèque Centrale, Zurich).

étoile devant la tête du lion inférieur, comme brisure. Archéologie. L'on a découvert des stations néolithiques à Andelflngen et à Guntalingen ; un tombeau de l'âge du bronze près du Blutbuck à Unterstammheim ; de nombreux établissements sur l'Ebersberg am Irchel et des tombeaux. En 1911 on découvrit sur le Hochlaufen près d'Andelfingen un cimetière gallo-helvète datant de 350-225 environ av. J.-C. Du temps des Romains deux routes traversaient le district : l'une venant de Tasgaetium (Eschenz près Stein), conduisait à Oberwinterthour par Thalheim ; l'autre route allait de Schaffhouse à Oberwinterthur. Des tours et vigies romaines s'élevaient au-dessus de Berg am Irchel, sur la Schùtzenhalde près de Feuerthalen et près d'Ellikon sur le Rhin. Des trouvailles faites en plusieurs endroits témoignent de nombreux établissements alémanniques et francs. Les comtes de Kibourg qui avaient, dès les anciens temps, des propriétés dans la contrée et de nombreux vassaux, acquirent peu à peu la souveraineté de tout le territoire, du Rhin à la Glatt. Les localités d'Andelfingen, Hausen, Ossingen, \Yaltalingen et Guntaligen furent d'abord incorporées au district de Diessenhofen, puis vers 1400 elles en furent détachées et érigées en district d'Andelfingen. Sous Rodolphe de Habsbourg, Andelflngen devint sujet autrichien. En 1320 les ducs Albert et Léopold se virent dans la nécessité d'engager le district d'Andelfingen à Johann Truchsess von Diessenhofen; en 1377 il échut avec haute et basse justice aux chevaliers von Hohen-Landenberg. Beringer von Hohen-Landenberg

Gross- et Klein-Andeltingen vers 1640. Gravure sur cuivre tirée de la Topographie de Merian

paroisses (dont Rheinau seul est catholique) et 19 communes civiles. Le district compte un grand nombre de vieux châteaux, dont la plupart sont encore habités,

ANDELFINGEN APPENZELL

Gross- et Klein-Andelfingen.

Photographie prise en avion à l'altitude de 300 mètres au-dessus du sol par l'Aéro-Zurich, Comte, Mittelholzer & Cle, en août 1919.

Appenzell.

Photographie prise en avion à l'altitude absolue de 1500 mètres par l'Aéro-Zurich, Comte, Mittelholzer & C'\ en juillet 1919-

AUBONNE

ANDELFINGEN

ANDELF1NGEN

fut contraint en 1434 de céder ses droits sur Andelfingen pour la somme de 2300 fl. à la ville de Zurich qui en fit un grand bailliage, indépendant de Kibourg, et en 1482 un bailliage général. Vers 1500, cinq juridictions se partageaient le district. 1. Le bailli de Kibourg avait des droits sur la moitié « des villages du comté », Henggart et Flaach, sur Berg, Ellikon, Marthalen, Oerlingen, Rudolfingen, Trullikon, Truttikon, Wildensbuch, Benken, Uhwiesen, Dachsen, Nol, Laufen, Flurlingen, Feuerthalen et Langwiesen (ce territoire formait l'Aeusseres Ami des six districts de Kibourg). 2. Zurich commandait par l'intermédiaire du bailli, résidant au château d'Andelfingen, dans les

villages seigneuriaux » de Henggart et de Flaach, pour la moitié à Volken, Dorf, Humlikon, Adlikon, Niederwil, Dâtwil, Gross- et Kleinandelfingen, Alten, Dorlikon, Gutighausen (district inférieur), Guntalingen, Waltalingen, Gisenhard, Ossingen, avec Hausen et Burghof (district supérieur). 3. Rheinau avait sa juridiction particulière. 4. Le bailli de Thurgovie avait droit de haute justice à Stammheim. 5. Le baron de YVulllingen avait la juridiction sur Buch am Irchel.

La Réformation fut propagée par l'intervention personnelle de Zwingli qui, dans l'automne de 1523, parcourut le district en prêchant de lieu en lieu. Le mouvement atteignit son apogée le 18 et le 19 juillet 1524 au couvent d'Ittingen qui fut pillé et incendié par une bande venant du Weinland et des communes thurgoviennes voisines à l'instigation du bailli catholique de Thurgovie. Ce mouvement eut une fin tragique, car les promoteurs, YVirth et Ruttimann, furent exécutés à Baden, quoique innocents. En 1525 les paysans du district d'Andelfingen et d'autres présentèrent à Zurich dix-sept articles réclamant des réformes sociales. Des anabaptistes existèrent jusqu'en 1535 dans la plupart des communes. En 4531 Rheinau repoussa la Réformation. Stammheim, Ossingen, Trullikon, Marthalen et Laufen firent partie dès 1532 du chapitre de Slein, Benken dès 1555, Feuerthalen dès 1675 et Andelfingen dès 1710.

Le gouvernement helvétique organisa de 1798 à 1803 les deux districts de Benken (comprenant les communes situées entre la Thour et le Rhin) et d'Andelfingen (comprenant à côté des autres Rorbas, DUtlikon, Neftenbach, Hettlingen, Seuzach, Dàgerlen, Dynhard et Altikon). Pendant les hivers de 1798 à 1799 et de 1799 à 1800, le Weinland eut à supporter le cantonnement de soldats français et, en mai 1799, il fut le théâtre de combats. En 1801, soulèvement des partisans du gouvernement helvétique à Dachsen, Benken et Andelfingen. De 1803 à 1814 Andelfingen fit partie du district de Winterthour. Pendant la Restauration, les communes du district actuel, plus D.'igerlen, formaient le haut district d'Andelfingen. Le 27 mai 1836 fut fondée à Benken, sur l'initiative du préfet Schenk d'Uhwiesen, une société d'utilité publique. En 1843 celle-ci créa une caisse d'épargne qui fusionna en 1874 avec la Banque Cantonale de Zurich.

Population : En 1634: 7170 hab.; 1671 : 11788; 1792: L2292; 1812: 12574; 1836: 15716; 1850: 17018; 1888: 16793; 1910: 18010; 1918: 21268. — Journaux du district : 1. Andelfinger Zeitung. — 2. Volksblatt aus dem Bezirk Andelfingen avec supplément gratuit : Der Hausfreund, fondé en 1877. — 3. Der Anzeiger voin Kohlfirst (1911).

Bibliographie : Heierli : Arch/îolog. Karte des Kts. Zurich. — D. Viollier : Le cimetière gallo-helvète d'Andelfingen (ASA 14). — A. Farner : Gesch. der Kirchgemeinde Stammheim und Umgebung. — A. YValdburger : Der Bezirk Andelfingen zur Zeit der Reformation ZT 1908-1912). — A. Waldburger : Rheinau u. me lie formation [JSG XXV 1900). — A. Farner : Die Ortsnamen des Bezirkes Andelfingen (Hausfreund 1905. o 2-6). — A. Farner : Die Geistlichen der Gemeinden des Bezirkes Andelfingen seit der Reformation (Hausfreund 1906, nu> 3-17;. — A. Farner : Vor hundert Jahren (Hausfreund 1899, u- 49; 1900 n 3). — J. II. Miillcr et A. Meyer : Gesch. der gemeinniltzigen Gesellschaft des Bezirkes Andelfingen 1836-i9li. [O. Farner.] , ANDELFINGEN (GROSS-) (C. Zurich, V. DGS). Dès 1831 chef-lieu du district de ce nom, commune

DHBS

politique et avec Klein-Andelfingen, Adlikon, Alten, Dâtwil. Ilumlikon, Niederwil et Oerlingen, la plus grande paroisse du Weinland. Armoiries : celles de l'ancien bailliage d'Andelfingen. Voir ANDELFiNGEN-district, où il est aussi fait mention des trouvailles archéologiques du Hohenlaufen. Anciennes formes : 1246 Andolvingen : 1261 Andolfingen ; 1399 Andolffingen, ce qui signifie : chez les descendants à'Andolf. En vertu d'un contrat du 18 juin 1264, les propriétés situées à Andelfingen, Gailingen et Dorllingen, cédées en fiefs par l'évèque de Constance au comte Hartmann l'Ancien de Kibourg, lequel les avait transmises à son neveu, le comte Rodolphe de Habsbourg, devaient rester propriété de ce dernier avec l'assentiment de l'évèque. L'église d'Andelfingen est mentionnée pour la première fois en 1260 ; précédemment église de montagne, dédiée aux deux saints Placide et Sigisbert, elle était une annexe de Rheinau. En 1275 le curé déclara un revenu de 87 livres et 10 schillings. En outre, le seigneur retirait 40 marcs de cette prébende. Le 26 novembre 1404 le duc Frédéric d'Autriche échangea, avec le couvent d'Allerheiligen à Schaffhouse, le droit de patronage d'Andelfingen contre la paroisse de Griesingen (Wurtemberg). En 1407 le château d'Andelfingen fut pris par les Appenzellois et en 1440 par les troupes de l'abbé de Saint-Gall, qui se retirèrent bientôt après. En 1476 Andelfingen devint la proie d'un violent incendie qui dévora 29 maisons. Lors de la bataille de Morat, il fournit 32 hommes, et pour la prise des villes de Plaisance et de Parme, en 1521, 28 mercenaires pour l'armée du pape. En 1521 Andelfingen fit partie du petit nombre de communes qui encouragèrent les Zuricois à participer aussi à l'alliance française, pour ne pas les voir se séparer du reste des confédérés. Lors de la Réformation, la paroisse d'Andelfingen comprenait, outre la paroisse actuelle, le territoire de Benken, Berg am Irchel, Dâgerlen-Rutschwyl, Dorf, Dorlikon (aujourd'hui Thalheim), Volken. En 1608 Volken en fut séparé et Dàgerlen en 1642. Le premier pasteur d'Andelfingen fut Conrad Pfister, de Schaffhouse ; le droit de patronage fut transféré après la Réformation au canton de Schaffhouse, puis à Zurich le 27 juillet 1864. Pendant la guerre de Trente ans, Andelfingen eut au printemps de 1628 de la cavalerie impériale en cantonnement. En 1672 l'église fut considérablement agrandie; en 1784 on reconstruisit le presbytère. En 1799 Andelfingen eut beaucoup à souffrir des combats entre les Français et les Autrichiens ; le 25 mai plusieurs maisons furent pillées, entre autres le presbytère et le château ; 15 furent incendiées, entre autres la Haldenmûhle, la maison du péage et d'autres ; plusieurs personnes y perdirent la vie. Le 7 octobre, nouveaux combats entre les Français et les Russes ; à la fin de 1800 l'armée française passa de nouveau par Andelfingen en se livrant au pillage. En 1832 le château, où mourut Salomon Landolt en 1818, fut vendu pour le prix de 18000 fl. au baron de SulzerAYart, de Winterthour ; il est encore propriété de la famille. Lors de la fête de chant du district à Andelfingen, en 1839, 444 chanteurs tombèrent malades pour avoir consommé de la viande gâtée ; dix en moururent (Dr J.J.Suler: Die Fleisvheergiftungen in Andelfingen und KIoten,). En 1800 on fut obligé de démolir la nouvelle tour de l'église presque achevée, parce qu'elle s'était penchée en suite de l'affaissement des fondements. Une école existait déjà dans la première moitié du XVe s. En 1877, on érigea le nouveau bâtiment de l'école secondaire. En 1905, Hans-Conrad Stauber fit à la commune un legs de fr. 25000. Usines électriques Coudées par l;i Commune en 1908. — Population : 1634 : 1206 habitants ; 1836 : 2514 (y compris Klein-Andelfingen); 1850 : 730; 1870: 809; 1888: 822 : 1910 : 892. Les registres de baptêmes datent de L625, ceux de mariages de 1629, de décès de 1730; celui des familles de 1832 et des catéchumènes de 16.61. — Bourgeois marquants d'Andelfingen : Konrad Grob (1828-1904), peintre de mérite; Ed. Arbenz-Fierz (1835-191)1), directeur de la Banque Cant onale de Zurich ; Joh. Kasp.. Arbenz-Zollikofer (1837-1910), directeur du chemin de fer National Suisse; Konrad

Juin 1920.

rYNDELFINGEN

A.\I)KKIIAU)K\

Meisterhans (1858 1894) Dr phil., professeur à Soleure, historien marquant. — Bibliographie : Voir districl d'Andelflngen. -Chronique de Là commune en manuscrit à la bibliothèque centrale de Zurich. Concernant le château, voir M/1 GZ XXIII, 6. 0. i irner. ANDELFINGEN (KLEIN-) (C. Zurich, I). An delôngen. V. DGS). Vge el Com. politique comprenant les trois communes civiles et scolaires de Alten, Klein-Andelflngen et Oerlingen. Sur le territoire d'Alten se trouvent les ruines du château de Wesperbûhl : sut- celui de Klein-Andelflngen celles de Schiterberg et les bains d'Andelflngen, La maison de commune, de 1866, contienl les armoiries des familles bourgeoises peint es sur verre. l I 11. e1 R. K.

ANDELFINGEN, von. Famille de ministériaux des Kibourg n'ayant pas le titre de chevaliers, il ne la ii i pas l,i confondre avec la famille wurtembergeoi.se «lu même nom, qui avait des biens à Schla 1 1 près Diessenhofen el l'ut reçue à la bourgeoisie de la Ville de Diessenhofen en 1375. — 1. Berchtold, témoin dans un acte du baron Cuno von Tiifen en 1272. - - 2. Berchtold, 1330-1340, bénéficiaire de l'autel de Saint-Jean à Beromunster. Un Heinricli von Andelfingen était également à Beromunster en 1330 -- 3. EBERHART, avait en 1334 un bien àVolken en fief masculin du chevalier Johannes von Hettlingen. — UZ IV, VIII, XI. — ';//-. 2, 23, 32. — UBiich Beromunster. — Ziircher Steuerbiicher I. — F. Pupikofer-Strickler : Gesch. des Thurgaus. [F. H. el J. F. i

ANDELFINGER ZEITUNG. Organe démocratique libéral du district d'Andelflngen, fondé en 1857 par un nommé Mahler sous le nom de Ândelfinger Anzeiger, qu'il porta jusqu'en 1870. — Voir Zmn 5(1jâhrigen Jubilâum (1er « Andelfinger Zeitung » dans le numéro 105 de 190b' du dit journal. 1 . H.l

ANDENMATTEN, Franz Joseph, de Saas, * le 14 novembre 1692, chapelain de Zermatt de 1740 à 1741, de Sierre, 1741-1749, recteur de la cathédrale de Sion en 1749, chanoine le 6 novembre 1750, théologal el seigneur de Maregnena le 28 février 1755. Procureur général du chapitre en 1759, 1760, 1702. Doyen de Valère le 6 novembre 1767. — Voir : BWG 1. — Arch. de Valère. (H. I.]

AN DER ALLMEND, ANDER AULM END, ou ALLMENDER. Famille patricienne éteinte de la ville de Lucerne, qui apparaît dans la première moitié du XVe siècle. En 1495, Hans renouvelle son droit de bourgeoisie. La famille s'éteint avec Kranz-Jos.-Melch.-Georg, 1748-1829, grand conseiller en 1765. La famille posséda les châteaux de Schauensee de 1620 à 1736, et de Baldegg de 1725 à 1806. Armoiries: de gueules à un arbre de sinople futé et arraché d'or. Plus tard on ajouta une bordure d'or. — A citer : 1. .Martin, t en 1557. nommé aussi Publicola, survivancier à Munster en 1519, chanoine en 1524, custode en 1537. — 2. Mauriz, 1572- 1634, grand conseiller en 1590, bailli de Ebikon en 1593, de Habsbourg en 1599, du Petit Conseil en 1006. bailli de Munster en 1609 et 1615, bannerel en 1027, avoyer en 1630, capitaine et chevalier. — 3. Johann, t en 1647, grand conseiller en 1609, du Petit Conseil en 1617, bailli de Munster en 1621, de Rotenburg en 1027, de Thurgovie en 1632, directeur des constructions fBauherr) en 1635. — 4. Mauriz,1614-1688, étudia chez les Jésuites à Lucerne et à Porrentruy ; de 1636 à 1642 à l'Université de Dillingen, Dr en théologie, chanoine de Munster en 1643, secrétaire de 1647 à 1002. A l'occasion de la béatification de Nicolas de Fiue il lui envoyé à Rome. En 1662 custode, en 1674 prévôt, doyen en 1675 ; il fit construire la sacristie actuelle des chanoines. — 5. Johann-Rochus, 1621-1663, étudia à Dillingen, d'où il revint avec le doctorat en théologie et en droit ; en 1646 chapelain de Saint-Jean à Munster, chanoine en 1647, protonotaire en 1649. — 6. MAURIZ, 1642-1717, survivancier à Munster en 1663, curé de Malins .le I07O a 1077, chanoine de Munster en 1675, secrétaire : il renonça au canonicat et devint curé de Lucerne en 1685, puis résigna ses fonctions en 1698 et

s'en alla à Rome ou u devint protonotaire el chevalier. En 17(i7 il retourna à Lucerne el y lut nommé chanoine en 1709. - 7. Johann-Kaspar, 1663-1731, lieutenant 1698 puis capitaine de la garde, en Lorraine en 1716, grand conseiller en 1710. En 1725 le duc LéopoldI«rde Lorraine Ou ht don Ou château de Baldegg. En 1727 il ;e démit de son grade de capitaine el devinl résident du duc en Suisse. — 8. Jakob-Josef-Mauriz, 1653- 17. '{5. curé d'Hegglingen, chanoine de Munster en 1681, chevalier de Jérusalem, aumônier du due de Lorraine, Voir: LL I. 133. — LH I, 30. - A HS 1905. — G. von Vivis : Wappen dei ausgestorbenen Geschlechter Luzerns, 70. — Mathias Riedweg : Gesch. des Kolle— qiatstiftes Beromunster. — Kathol. Schweizerblâtter.

— Th. v. Liebenau : Lothringen und die Schtoeiz. — Girard: Nobiliaire militaire suisse 1. 73. — Gfr. — Besatzungsbuch. -- Papiers de famille. [v. V.]

ANDERBRUGG. Voir l'.i:

ANDEREGG. Familles des cantons de Berne, Saint- Gall et Glaris.

A. Canton de Berne. — I.JAKOB, à Meiringen. 1826- 1878, connu depuis 1864 cou une guide hardi de la chaîne du Mont-Blanc. — 2. Melchior, 1827-1914, deZaun près Meiringen, d'abord paysan el sculpteur, puis tenancier de l'hospice du Grimsel, dès lors guide des alpinistes anglais les plus réputés et surnommé par eux roi des guides .

— 3. Félix, 1834-1911, de Rumisberg, à Rôtenbach, succéda à son père comme instituteur à Rôtenbach, el en 1866 à l'école de la fabrique de Wanzuil ; il fonda une société pour le développement de L'agriculture et devint maître itinérant: (874-1883 maître d'agriculture à Loire, 1883-1880 secrétaire de la société suisse d'agriculture à Zurich, puis publiciste à Berne. Auteur de la pariie: Agriculture dans HSL. — Voir Cunningham et Abnev: The pioneers oftheAlps. — JSAC 50, p. 211. — Der Bund, 1911, n" 22V. . i B

B. Canton de Saint-Gall. — 1. TOBIAS,* IV novembre 1751 à Ennetbuhl (Toggenbourg), t Ier novembre

1826 à Wattwil, est le fondateur de l'industrie du coton à Wattwil. Ses deux fils continuèrent son œuvre. — 2. Johann-Georg, 8 juillet 1702-21 mai 1850, se fixa à Saint-Gall et dirigea une blanchisserie, une fabrique d'apprêtage el de oiane : il exportait ses lissus en couleurs au Brésil. A la lin de sa vie, par la fabrication des tricots, il introduisit l'industrie à domicile dans le Toggenbourg. Membre du Grand Conseil de Saint- Gall, du Conseil National. 1848-1856. — :i. FRIEDRICH, 12 novembre 1797-28 août 1864, dirigea la fabrique de son père à Wattwil. Parmi ses cinq enfants, citons : — V. Georg-Friedrich, 10 août 1823-16 janvier 1883, fabricant, membre du Conseil de Commune, du Grand Conseil depuis 1851, du Conseil National en 1<N07 et du tribunal de district. 11 lit des dons importants à des œuvres de bienfaisance de diverses communes et mourut sans postérité. — 5. WlLHELM, frère du précédent, 9 juillet 1825-8 mai 1876, l'ut le dernier représentant mâle de la famille qui s'éteignit avec lui. — Voir ADB I, p 428. — Schweizer Ehrenhalle I. p. 271^- 280. [P. Bt.

ANDERGAND. Voir I.XDERGAND.

ANDERHALDEN, an der HALTEN ou HALTI- MANN. Famille autochtone de l'Ob-

Wald, donl le berceau est Sachseln:

plus laid (1569 el 1593) de Saineii et (1614-1704) de Giswil ; ci lie dernière branche esl éteinte. — Armoiries: d'azur à un croissant figuré d'or sur trois monts de sinople surmonté de deux étoiles du même supportant une croisette d'argent. Une tradition du XVIIIe siècle attribue à cette famille le héros national Arnold de Melchtal (v. art. Melchi et Melchtal). — 1. AR- NOLD (Kr.MiAN DEB Halufn. vers 1413, ami d'enfance de Nicolas de Fine, fut témoin en 1488, à 75 ans. au procès de béatification de l'ermite. D'après le rôle des redevances de l'église de Saint-Oswald à Zoug, c'était un frère du landammann Hans Ileinzli, donc un fils de Richenze Swabs qui épousa en se- % condes noces Walter Heinzli. En 1442 il représentait sa

ANDERHIRSERN

ANDERMATT

commune d'origine devant le tribunal et depuis lors, il fut toujours un des premiers représentants de sa commune dans les autorités du pays. Député à la Diète de 1472 à 1481 ; trésorier de 1477 à 1478, bailli en Thurgovie de 1 470 à 1471. Il fut tin dès chefs du pays durant la seconde moitié du XVe siècle, et pendant les troubles politiques de celte époque il était à la tête du parti fédéral de l'ordre. — 2. Son Bis ËNDERLI (André) était dit capitaine et revendiqua l'honneur d'avoir blessé mortellement Zwingli d'un coup de feu à Cappel. — [H. Durrer.] — 3. JAKOB est en 1550 bailli de Mendrisio et plus tard de Sargans. En 1554 il est délégué à Coire pour le conflit des sept cantons avec les Grisons au sujet de la seigneurie de Haldenstein. — 4. Franz était huissier en 1060, membre du Conseil en 1671, enseigne en 1673, trésorier du pays en 1688, bailli du Rheintal en 1689 OÙ il mourut en 1691. — 5. Son fils JAKOB administra, après la mort de son père, le bailliage jusqu'à l'expiration de ses fonctions. — 6. Johann-Franz était huissier en 1685, trésorier en 1693, bailli du Freiamt en 1696, landammann en 1705, 1709, 1713, 1718, 1720 et 1726. Il représenta quarante fois l'Unterwald à la Diète de 1686 à 1726. — 7. Johann-Andreas, 1696- 1768, maître d'école, vicaire de 1728 à 1746, puis curé de Sachseln.— 8. Johann-Meinrad, * 1734, f 1816; de 1769 à 1779 chapelain de Flueli ; il s'essaya aussi dans les lettres, et c'est lui qui fit de l'idyllique Flueli un lieu de séjour. — A Sarnen, les Anderhalden sont mentionnés dès 1485. Citons : — 1 Joiiann-Benedikt, * le 7 février 1628, devint prêtre en 1651, chapelain à Sarnen ; en 1654 vicaire et en 1663 curé ; t le 10 mai 1704 — 2. R. Franz-Meinrad, * 1707, prêtre en 1730, vicaire à Kerns, puis chapelain à Stalden, en 1731 curé de Kerns, t 1788. — 3. Johann-Marquart, * en 1727, prêtre en 1758, vicaire à Lunkhofen, plus tard professeur au Collège de Sarnen, chapelain à Saint-Nicolas, vicaire à Sachseln de 1766 à 1802. Il est l'auteur des généalogies des familles de Sachseln qui sont considérées encore aujourd'hui comme des modèles. Il lui fut alloué pour ce travail en 1799, 24 florins. — 4. Le Père Karl, * en 1842, entra au couvent d'Engelberg en 1860, fut ordonné prêtre en 1865, professeur de 1865 à 1868, devint grand-cellérier, curé à Engelberg de 1875 à 1879, confesseur à Sarnen en 1879, à Rickenbach en 1891. C'était un calligraphie excellent, un architecte et un connaisseur d'art distingué. — 5. Jos.-Franz, frère du n°4, *1824, f 1876, prêtre en 1846, vicaire à Alpnach et Seelisberg de 185D à 1859 ; 1859 curé de Lungern ; de 1869 à 187.1, inspecteur des écoles de l'Obwald ; il fut aussi historien.— 6. Le Père Beda. bénédictin; * en 1871. t 1914, nom de baptême Guillaume, entra au couvent de Muri- Gries, fut ordonné prêtre en 1896, Dr phil. nat. de Fribourg. En automne 1900, professeur de mathématiques el de physique à l'Ecole cantonale de Sarnen, fit des conférences et des articles sur l'électricité et l'aviation.— Voir : ASI. — Kiichler: Chroniken von Sachseln Und Sarnen. — Durrer: Bruder Klaus, p. 465. — Répertoire du Gfr. — Arch. d'État Obwald et arch. com. Sachseln. — Gfr. IX, 54. [R. Durrer et Al. Truttmann.]

ANDERHIRSERN, an der HIRSERREN ou HIRSIMANN. Ancienne famille de l'Obwald. Primitivement à Alpnach ob dem Feld (1434), actuellement il.. Sarnen (dés 1621). Le berceau de la famille esl !•■ domaine de Hirsern à Alpnach. Au milieu duXV's. - 1. Klaus an der Hirsern paye le cens au chapitre de Lucerne pour le domaine de Fislismat! à Alpnach. -- 2. Heinrich, opéra en 1434, sous le nom de Hirsimann, la division de la communauté d'Alp nach en deux parties: ob dem Feld et nid dem Feld; dan- la même année, il devint landammann e1 occupa cette charge en 1436, 1442, 1447, 1456, 1461 et 1465. Il se fixa an chef-lieu Sarnen et ne laissa pas de desince masculine. — 3. En 1435 un Ki,\i s \\ deb Hirsern, d'Obwald, devint avec ses fils. Conrad el bourgeois de Lucerne. — 4. JoHANN AN der Hirsern, en 1615 curé de Sarnen. En 1605 il avait reçu de la landsgemeinde la bourse de Milan, el de . 1615 avail éié vicaire à Sarnen. Il mourut en "M|- 1619. [R. Durrer et Al. Truttmann.]

ANDERLEDY, Antonius-Maria, de Brigue, * à Bérisal le 3 juin 1819, t à Fiesole le 18 janvier 1892. Il entra le 5 octobre 1838 dans l'ordre des Jésuites et étudia à Rome, à Fribourg et à Chambéry de 1844 à 1848. En 1848 il reçut la prêtrise à Saint-Louis (États-Unis) et fut missionnaire à Greenbay au bord du lac Michigan. En 1850 il retourna en Europe dans le couvent de Tronchiennes, près de Gand, et dès 1851 s'occupa des missions populaires dans l'Allemagne du sud. Pour des raisons de santé, il prit la direction des collèges de l'ordre. De 1853 à 1856, il fut recteur du collège de Cologne et de 1856 à 1859 de celui de Paderborn. De 1859 à 1865 il dirigea comme provincial la province allemande de l'ordre, professa la morale à Maria-Laach (1866-1868), devint recteur du collège de ce nom en 1869 et, en 1870, fut appelé à Rome comme assistant de l'ordre pour l'Allemagne. Le 24 septembre 1883 la Congrégation Générale l'élut vicaire général de l'ordre et le 4 mars 1887 il devint général après la mort du P. Beckx, son prédécesseur. Il a réédité le Neoconfessorius du P. Reuter et rassemblé les brochures qui, sous le litre de Stimmen ans Maria-Laach, ont plus tard donné naissance au célèbre journal du même nom. Voir : BWG I. — Stimmen ans Maria-Laach. [D. I.]

AN DER LINTH. Voir Becker, Bernhart.

ANDERMATT, district du C. des Waldstàtten ; pendant la République Helvétique, il comprenait la vallée d'Urseren, ainsi que Wassen et Gôschenen avec la vallée de Meien et Palpe de Gôschenen. En 1799 il comptait 2149 hab. Andermatt était le chef-lieu, la résidence du sous-préfet et le siège du tribunal du district. Voir aussi l'art. Urseren. — Hoppeler : Siegel und Wappen von Urseren, AHS XXV, 143 et fig. 102. — Strickler: AS II, n° 81. — Hoppeler: Der Untergang des alten Flerhens . Utdorf, JVôLUriV. — Hoppeler: Ursem im Kriegsjahr 1799, Nbl. L'ri VI. [Robert Hoppeler.]

ANDERMATT (C. Uri. V. DGS). Chef-lieu delà vallée d'Urseren, connu d'abord sous ce nom. En romanche Pont. Armoiries: celles de la vallée d'Urseren. A. est mentionné pour la première fois en 1309 sous le nom An der Matte et doit son origine à une colonie des Walser, mélangée d'éléments alémanniques venus de la vallée inférieure de la Reuss après que les gorges de Schôllenen eurent été rendues accessibles. L'histoire d'Andermatt est en général la même que celle de la vallée d'Urseren (voir cet article). Le 9 septembre 1766 un violent incendie réduisit 108 foyers en cendres. Le 12 septembre 1779 on prêta pour la dernière fois serment aux lois d'Uri. Vingt ans plus tard Andermatt était érigé en district du canton des Waldstàtten (Voir art. Andermatt, district). En 1799 le village fut successivement occupé par des troupes françaises, autrichiennes et russes. Après l'arrivée des Autrichiens on constitua à la fin de juin un conseil provisoire de cinq membres, qui fut dissous le 16 août à l'approche du général Gudin. Le 21 septembre il y eut une assemblée électorale qui se passa dans le plus grand calme; trois jours plus tard l'avant-garde des troupes russes de l'armée de Souworoff était dans le village, qui fut de nouveau occupé par les Français le 4 octobre. En 1803, sous l'Acte de Médiation, Andermatt redevint le siège des autorités du district d'Urseren et continua à l'être sons la Constitution cantonale du 5 mai 1850; en 1888 la nouvelle Constitution supprima les districts. Actuellement, il n'y a plus que le tribunal de l'arrondissement qui siège à Andermatt. L'utilisation des alpages el surtoul le transport de marchandises par le Saint-Gothard ont contribué à assurer l'aisance à la population. Après l'ouverture du chemin de fer du Sainl-i inlhard (en 1882) le transport de marchandises cessa en grande partie ; en revanche, Andermatl pril un nouvel essor comme lieu de cures d'air ei séjour d'hiver. Depuis 1890 Andermatt est la place d'armes principale pour les fortifications du Saint- Col ha ni. Déjà au [Xe siècle une chapelle dédiée à sainl Colomban existait sur le Kirchberg : dans la suite elle devint église paroissiale, lie tout temps le couvent

ANDERMATT

ANDKH.MATT

des Bénédictins de Disentis eut Le droit de patronage tandis que le droil d'élection revenait à la vallée. Jusqu'en 1688 l'église fui desservie par des ec-

Aiiderniatt sur la route du Saint-Gothard vers 1S50. Dessin de G. Slraub. Aquatinte de L.Weber

i ltiiiLTcrbibliothek Luzern).

clésiastiques séculiers, dès lors par rlescapucins. L'hospice des capucins à Andermatt était dirigé par un Père Supérieur. L'église paroissiale fut construite en 1602, au pied du Gurschen et dédiée à saint Pierre et à saint Paul. Selon la tradition on y conservait les reliques de saint Félix et de sainte Régule qui y avaient été transférées de Zurich à l'époque de la Réformation. On fait mention de la chapelle de Saint-Pierre pour la première fois en 1448. Une autre chapelle, dédiée à saint Antoine, se trouvait dans les Schôllenen. La chapelle de Mariahilf, au-dessus du village, est de date plus récente. En 1882 Realp se sépara de la paroisse d'Andermatt et Hospental en 1886. Les protestants ont depuis 1915 une petite église à leur disposition. — Registres de paroisse de puis 1640. Population : 1799, 605 hab.; 1850. 677; 1900, 818; 1910, 993. [Robert Hoppeler.]

ANDERMATT. Familles de Lucerne, Unterwald et Zoug.

A Canton de Lucerne. Famille de Lucerne, de Malters, de Rotenbourg cl de Willisau. — Rutschmann, le sautier de Willisau, fut juge «huis cette localité en 1463, avoyer en 1461, 1488 et 1493. t après 1505 [P.-X.W.]

B.Canton dUnterwald. Andermatt. axuhi M vit. Ab der Matt,A der Matt, in der Matt, ix Pbato, famille de l'Obwald et du Nid wald," originaire de Ramersberg, mentionnée en 1257. — Franz-Jakob, f le 13 mai 1678, médecin à Stans, publia entre autres une biographie de Bruder Conrad Scheuber, gewesener Landammann :n Unterwalden. — Voir G/K 21, 29 et 511. — Durrer : Einheit Unterwaldens . — Kuchler : Chron. von Sarnen. — Obwaldner Gesch. Blàtter, 1904. — Obituaire de Sarnen. [ai. T.]

C. Canton de Zoug. Famille de Baar où elle fut reçue à la bourgeoisie au XVe siècle. Suivant Stadlin elle serait venue du Valais. — Armoiries : d'azur à un agneau pascal

sur 3 monts de Binople, la bannière de gueules chargée d'une croix d'argent. — 1. Jost, cité en 1473,

'l'Ut être la souche de la famille. — 2. JOHANNES,

membre du Conseil en I trésoriei en 1619, bailli de Baden en 1614, 1616, Hi2ti.

t en 1628. 3. Jakoh,

ammann, 61s du n° 2, * le 7 mai 1602, t le 19 août 1680, capitaine au service de l'Espagne, puis bailli de Lugano en l640, des bailliages libre- en 1643 : en 1(>.">7 ammann de la ville el du disl rut de Zoug : membre du Conseil de Baar. du Conseil de ville et de district ainsi que du tribunal de Zoug. Lors de la guerre des paysans, en 1653, il lit partie du 1 ribunal arbit rai eut re les Lucernois et |e> habitants de l'Kiitlobiiili. Km érhange des services rendus la ville de- Lucerne lui conféra, à lui et à ses descendants, le di oil de bourgeoisie à perpétuil é. 11 a laissé un journal comprenant les années 1641-1651 et 1657-I660,publié en partie par C. Muller dans le ZugerNbl. 1900. Son portrait est suspendu dans la salle du Grand Conseil de Zoug. — 4. Johann-Jakob, lils du n° 3, trésorier en 1680, administrateur de la chancellerie de la ville et du district, bailli de Lugano en 1685, t en 1690. Son fils — 5. Franz mourut en France comme capitaine-commandant dans la compagnie Zurlauben. — 6. JOHANN-BERNHARD, tils du n° 3, administrateur de l'église et secrétaire de la commune en 1690, trésorier de Baar en 1700. — 7. Christoph, fils du n" 3, t le 4 novembre 1714. Il fut successivement administrateur de l'église (1663), trésorier (1684), secrétaire de commune (1688), conseiller (1690), et ammann en 1693, 1702 et 1711. En sa qualité d'ammann, il se prononça en 1712. à la landsgemeinde de la Birst près de Baar, contre la guerre ; motif pour lequel le peuple irrité le destitua de ses fonctions. Son portrait -e trouve dans les archives paroissiales de Baar.

— 8. Christoph, fils du n° 7, f le 7 avril 1735, conseiller en 171 i. trésorier en 1715 et ammann en 1720.

Dans le cours des luttes orageuses entre les Rudes et les Doux lltiih iiml Linde) à Zoug, de 1728 à 1730. il fut avec les deux ammann Zurlauben et \\ eberun des chefs du parti français, dit parti des Doux. Les Rvdes leur reprochaient de n'avoir pas distribué éqUitabJement l'argent français et d'avoir 1eniis secrets certains articles du traité d'alliance conclu avec la France en 1715. Andermatt fut emprisonné à la fin de mars 1731 et soumis à une surveillance sévère, En vertu d'un premier jugement, du 19 sept. 1731.il eut à payer 300 thalers d'amende ; toutefois on continua à instruire son procès et à le surveiller de plus

Jakob Andermatt.

Portrait à 1 huile d'environ L670 dans la salle du Grand Conseil à Zonsr. (D'après le

Zuger Nbl. 1900).

ANDERMATT

ANDERWEKT

près dans sa prison ; mais il réussit à s'évader, aidé par des amis, le 25 décembre 1733. Il fut bien accueilli à Lueerne et surtout par l'ambassadeur français à Soleure, où il resta jusqu'à sa mort, survenue avant que le régime des Rudes fût arrivé à son terme. — 9. Chris- TOPH, fils du n° S, Dr en théologie, curé à Steusslingen (Wurtemberg), f en 1742. Sa correspondance contenant des détails intéressants sur la lutte des Doux et des Rudes a été publiée par Kd. Lutolf dans le Gfr., 63 — 10. Joseph-Leonz, f en 1771). fils du n° 8, capitaine au service des Deux-Siciles jusqu'en 1735, fut ensuite membre du Conseil de Zoug, trois fois bailli de Lugano, huit fois à Frauenfeld et ammann en 1747 et 1750. Après la chute du parti des Rudes à Zoug, son père fut déclaré innocent, et la commune de Baar adjugea à ses héritiers 3000 fi. en compensation des souffrances et dommages qu'il avait subis. En 1765 de violents tumultes éclatèrent de nouveau dans le canton de Zoug à propos des pensions payées par la France et à cause du sel. Après des scènes orageuses dans les assemblées de commune, l'ammann Jos.- Leonz Andermatt fut contraint de restituer avec intérêts la somme reçue, en tout 8150 fl. — 11. Franz- BARTHOLOMAEUS, fils du n° 8. fut en 1738 membre du Conseil et ammann, puis bailli de Thurgovie en 1738, 1740, 1742, à Lugano en 1739 ; en 1742 il entra comme capitaine au service de l'Espagne dans le régiment Sury ; t Ie 20 novembre 1743. — 12. Johann-Jakob, * 1708, conseiller en 1729, trésorier en 1731, capitaine dans l'armée impériale en 1734, bailli de Sargans en 1761, conseiller et président de commune de Baar en 1764, trois fois ammann, en 1765, 1774 et 1783, bailli de Bellinzone en 1730, 1766, 1775, dix fois bailli à Frauenfeld dans les années de 1748 à 1782 ; en 1785 il se démit de ses fonctions. — 13. Chrîstian-Leonz, t 1757, curé de Udligenswil (Lueerne). Il fut cause de ['affaire d'LTdligens\vil. Le bailli du district de Habsbourg, dont ressortissait Udligenswil, avait permis la danse pour la fête patronale, le 26 août 1725 ; en revanche, le curé Andermatt l'avait interdite et refusé les sacrements à deux personnes qui avaient enfreint la défense. Le gouvernement de Lueerne maintint la décision de son bailli et cita le curé à l'effet de se justifier. D'accord avec le commissaire de l'évêque, Bisler, Andermatt se refusa à comparaître, alléguant qu'il n'était justiciable que des tribunaux ecclésiastiques. L'affaire alla jusqu'au pape qui, avec la congrégation des cardinaux, prit parti contre le Conseil de Lueerne. Les cantons catholiques et la Diète tentèrent en vain de s'interposer Enfin l'ambassadeur français, de Polignac, réussit à faire accepter aux deux parties un arrangement: l'évêque de Constance était tenu d'instruire l'affaire du curé Andermatt, mais celui-ci ne devait plus retourner à Udligenswil. Après avoir longtemps différé sa réponse, l'évêque de Constance déclara que le curé Andermatt était sans reproche, m. lis que, pour maintenir la paix, il avait à renoni son poste de curé ; une prébende de chanoine lui fut conférée au chapitre de Saint- Jean à Constance et il devint protonotaire apostolique. Les rapports entre Lueerne et le pape ne se détendirent qu'à la mort de Benoît XIII, le 21 février 1730. Le Conseil annula, le !7 octobre 1731, le décret de bannissement rendu conkre Andermatt. — 14. Josi'ph-Lconz, * le 5 mai 1740, '* le 2 novembre 1817, général, fils du n° 10, entra au service de France à 18 ans et prit part aux campagnes de 1759-1762 dans le Hanovre. En 1763 il fut lieutenant au régiment espagnol de Reding, puis revint au service de France en 1769, capitaine de l'ancienne cornue Tschudi du régiment Jenner. En 1790 il fut décoré de l'ordre de Saint-Louis à Nancy. Son régiment avant été licencié à Bitche, il entra, en 1793, au service de Victor-Amédée de Sardaigne, lieutenant-colonel le 2!» juin 1793 et colonel en 1796. Andermatt était en congé dans son pays, lorsque fut proclamée la République Helvétique le 12 avril 1798. Il prit le commandement des milices de Zoug contre les troupes françaises, entra dans le Freiamt et engagea le 26 avril, à Hegglingen, un combat dans lequel il dut reculer devant les forces ennemies supérieures. Les Fran-

Jos.-Leonz Andermatt. Général

de la République Helvétique.

Miniature à 1 aquarelle à la

cure de Baar.

çais étant entrés à Zoug, Andermatt se rangea de leur côté et exigea de la commune de Baar la somme de 8150 fl. qu'avait dû payer son père 34 ans auparavant. Celle somme, qui s'élevait avec les intérêts à 21 205 florins, lui fut remise le 3 niai 1798, puis Andermatt retourna à son régiment dans le Piémont. Après l'abdication de Charles- Emmanuel II, le 9 décembre 1798, les régiments suisses furent incorporés à l'armée française. Andermatt fut nommé général de brigade en 1799 et prit part aux batailles de Legnano, Ronco et Naples ; à Vérone il fut blessé et à Mantoue, fait prisonnier et transféré à Augsbourg, d'où il revint en juin 1800.

En 1801 il fut à la tête des fédéralistes qui venaient de dissoudre la Diète, mais bientôt après il fit cause commune avec le gouvernement unitaire et fut envoyé contre les cantons primitifs soulevés. Il conclut avec eux un armistice le 7 septembre 1802, puis assiégea vainement Zurich qui s'était aussi révolté. Quelque temps après il fut battu à Faoug parle général Bachmann et se retira dans le canton de Vaud où il fut destitué de son commandement. L'Acte de Médiation mit fin à la carrière militaire d'Andermatt. Il fut encore délégué de Zoug à la Consulta en 1802 où il s'efforça de faire adjuger le Freiamt à son canton. — 15. Franz-Joseph, * le 28 octobre 1771, t le 16 mai 1829, capitaine au service du Piémont ; à son retour au pays, il devint lieutenantcolonel (1804-1825) : de 1825 à 1829 landeshauptmann, landanimann de 1816 à 1817, 1820-1821, 1824-1825, 1827-1828. — 16. Karl-Anton, * le 13 mai 1775, t le 11 janvier 1832, secrétaire d'État 1803-1829 ; en 1818 il reçut la bourgeoisie d'honneur de la ville de Zoug. — 17. Karl-Anton, * en 1789, t le 20 avril 1861. En 1807 sous-lieutenant dans le 4mc régiment suisse en France, lieutenant-colonel en 1815, fit en 1810 la campagne d'Espagne et retourna en 1815 au pays avec les régiments suisses. Dès lors, il s'occupa de l'organisation militaire de son canton et fut promu au grade de major. Dans la guerre du Sonderbund, il commandait un bataillon de landwehr, et était en même temps membre du conseil de guerre comme grand-juge. — 18. Aloïs- Joseph, vicaire, * le 22 septembre 1806, f le 8 juillet 1883, étudia à Einsiedeln, Fribourg et Strasbourg. Le 8 novembre 1828 il fut nommé professeur à l'école latine de Baar ; il s'occupait de recherches historiques et publia dans le Gfr. 24 (1869) : Die Pfarrkirche in Baar und deren. Patronatsrecht. — 19. Albert, * le 26 janvier 1823, fils de Constantin Andermatt. Son père, fils naturel du général Jos. Leonz, fut légitimé le 31 mai 1816. Il fut directeur de police à Zoug (1850-1862) et se vit contraint, à cause de son caractère indécis, de résigner ses fonctions. Il se rendit à Paris, où il gagna sa vie comme journaliste et copiste. Il a publié : Die politischen Ereignisse der Schtvei: 1840-1849, Englische Aussprache und iibliehe englische Gespràche, (Anonyme) : Einige Staats- und Volksbedûrfnisse der Schwciz. — 20. Joseph, conseiller aux États, * le 24 décembre 1871 à Baar ; il étudia le droit à Fribourg, à Bâle et à Zurich ; de 1869 à 1902, secrétaire de la Caisse hypothécaire, de 1902 à 1913 directeur de la police cantonale, grand conseiller et procureur général depuis 1898 ; dès 1913 conseiller aux États.

Bibliographie. Dierauer IV. — Gfr. 12 p. 99 ; 14 p. 153, 163 ; 63 p. 51. — ^ÎDB I. — LL XII.— LLH IV, — K. Schumacher : Das geistliche Baar. — W.-J. Meyer : Zuger Biographienund Nekrologe. IW.-j.Meyer.]

ÀNOERWERT. Famille d'Emmishofen (Thurgovie). Armoiries : d'azur à deux fleurs de lys d'or, à une

ANhKRWKltT

AND1UAN

Joseph Andervvert.

Lithographie do 1830 environ de C. Studer, d'après un portraitde sjulzer. dessiné par Scheuchzer.

pointe du même chargée d'une ancre d'azur. — l. Joseph, fils de Georges avoué du couvenl de Mûnsterlingen el secrétaire du tribunal de Thurgovie, * le 26 février 1 7**7 . fie H) février 1841. Il étudia le droit à Fribourg-en-Brisgau, el à Besançon.

A la mort de son père il devint son successeur à Miinsterlingen. Lorsqu'écla ta la Ré> olul ion française, il rédigea la proclamation : Au fini an meine lieben Mitbùrger, von einem Landmann im Thurgau, dans laquelle il exhortail à rester Bdèle aux autorités existantes. Toutefois, il devint membre du I omité qui, en 1798, fil de la Thurgovie un Étal indépendant, et commença sa carrière politique. Il fui membre du I irand < lonseil, sénal eur, en 1 803 membre du Petil Conseil de Thurgovie et, alternativement avec Morell, landammann, chef du parti catholique auquel il rendil de grands sn\ ices par sa prudence et sa modération. Il représenta le cant on à la 1 liète où il joua bientôt un rôle important. Il fut l'auteur de la Constitution thurgovienne de 1814. En 1830, H présida l'assemblée constitutionnelle de Thurgovie.

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