LUGANO, DE
ANDREA, Girolamo d'. Archevêque de Moelïta, nonce du pape en Suisse (20 août 1841-31 octobre 1845); il résida d'abord à Schwyz, puis à Lucerne dès le 22 janvier 1843, où il se prononça en faveur de l'entrée des Jésuites dans le pays — Voir Steiner. — Dierauer. [P.-X.W.l
ANDRE/E, Johann-Gerhart-Reinhard, chimiste,
* 1724 à Hanovre, f 1793 dans cette ville comme pharmacien de la cour. En 1763 il fit un voyage en Suisse, et visita Gessner à Zurich et Haller à Roche En 1769 la Société Economique de Berne le nomma membre honoraire. Il publia des Briefe aus
di i s, huit:. 1776. Zurich el Wintérthour. — Voir Nekrolog aufdas Juin 1793 (SchlichtegrolU Nehrologe, 'i"" année, I, p. 164). — J.-G. Meuse! : Lexikom der min Juin- 1750 bis Ikiiii 1 1 1 storbenen Teutschen Schriftsteller, I. Leipzig 1802. — Abli I, p. 147. — Konr. Bâschlin : Die Bliitezeit der Oekonomischen GeteUschaft m i ii rn, i~, :,•.)- Htm. b,
andre/e, Heinrich- Volkmar, *6 juin 1817 fie 19 mars 1900. Il fut reçu pharmacien en 1839 et s'établit alors à Métier-, puis, à Flcurier où il resta jusqu'en 1896. Andreae fut un des plus fervents amis du Jura qu'il parcourut dans tous les sens à la recherche de plantes médicinales. Il était membre fondateur du Club Jurassien et de son organe, le Rameau de Sapin, auxquels il voua une sollicitude confiante. Il fut naturalisé Neuchâtelois en 1843. — BS 1900 — Messager
Volkmar,
bititeu.i- de Se m -hiitel, 1901 .
petit-fils du précédent, * le 5 juillet 1879 à Berne.
Vprès avoir et udié la musique à Berne -ou- Karl Munzinger, il fréquenta le conservatoire de Cologne de L897à 1900. Après avoir et é quelque temps répétiteur de solo à l'opéra de Munich, il revint en 1902 au pays où on lui conféra successivement la direction du Stadtsdngerverein de \\ interthour (1902), du chœur mixte de Zurich (19(1:.'). du Mdnnerchor de Zurich (1904) et, en 1900, il succéda à F. Hegar comme directeur des concerts delà Tonhalle. Il est directeur du conservatoire de Volkmar Andreae. musique de Zurich depuis (Photographie de 1915). 1914. Lors de l'inauguration du nouveau bâtiment de l'université, en avril 191 i, la faculté de philosophie lui conféra le grade de docteur honoraire. Parmi ses compositions il faut citer : Petite suite et Xocturne et scherzo qui furent aussi appréciés à l'étranger, de même que Ratcliffe (d'après Heine), dont la première eut lieu à Essen (191 ï). Dans les chœurs avec accompagnement : la barque de Caron ; das Gôttliche, et le Chant de Magenta. -Musique de chambre : 2 trios pour piano, op. 1 et 14, une sonate pour violon, op. 4, des quatuors, op. 9 et 33, un trio, op. 29. En outre, i! fut aussi invité à diriger des concerts à Paris, à Barcelone, à Leipzig, à Francfort et dans plusieurs villes de la Suisse. [E. I.]
ANDREAZZI. Nom de deux familles du Tessin, originaires des districts de Blenio et de Mendrisio et qui n'ont aucun lien- de parenté entre elles. Armoiries. Les Andreazzi de Blenio portent un ours tenant une massue brochant sur une fasce (émaux inconnus), au chef d'or chargé d'une aigle de sable couronnée. 1. LuiGI, de Bellinzone, fut accusé en 1797 par le commandant français de la Lombardie, d'être espion et commissaire autrichien. En 1799 les Français l'accusaient de nouveau d'être un des principaux agents du mouvement réactionnaire à la tête duquel se trouvaient l'avoyer Steiger, de Berne, et le baron Hotz, de Zurich. C'est sans doute lui qui fut député au Grand Conseil de 1808 à 1814 et impliqué, cette dernière année, avec d'autres personnes dans un procès politique. Le 10 décembre le tribunal d'appel condamnait les accusés à une grosse amende. — 2. Giovanni, fut nommé, à l'assemblée séditieuse de Giubiasco, lors des troubles constitutionnels de 1814, membre de la Commission des Trois, avec Francesco Airoldi et le Dr Masa. Cette Commission devait surveiller le Petit Conseil ou Conseil d'État (26 août 1814). Il est probablement identique au député de 1803 à 1808 au Grand Conseil tessinois qui, le 5 mai 1808 remplaçait Pietro Maria Nessi et resta au parlement jusqu'en 1813. En 1811, lors des tentatives d'annexion d'une partie du territoire tessinois par le royaume d'Italie, Andreazzi
ANDREOLETTI
ANDRION
vota pour l'abandon à Napoléon du territoire au sud du lac de Lugano. ■ — Dotta : 1 Ticinesi. — Baroflio : Storia del C. Ticino dal ISOSal iS30. — Atti del Cran Cottsiglio. [C. T.]
ANDREOLETTI, PlETRO, sculpteur, fit le monument de Louis Favre à Gôschenen. Suivant le SKL, cet artiste serait originaire de Morcote, mais il est natif de Porto Ceresio, village italien sur le lac de Lugano. [C.T.]
ANDREOLI ou ANDREOLO. Familles originaires de Yico-.Morcote, Lugano et Carona dans le Tessin, et de Disentis dans les Grisons. La branche de Lugano est éteinte. Aux XVe et XVIe siècles, il y avait aussi des Andreoli à Locarno et au Val Maggia. Armoiries : Andreoli de Vico-Morcôte et Lugano: portent un chevron accompagné de deux étoiles, d'un lion en pointe, le chef chargé d'une aigle (émaux inconnus). — 1. Andreolo, de Campione, tailleur de pierres. Le 4 octobre 1387 il travaillait avec 22 autres artistes de la région du lac de Lugano à la construction du dôme de Milan. — 2. Andheolo, de Giornico, cité en 1415 et 1422, grand vicaire de la Léventine ; il gouvernait au spirituel la vallée au nom des quatre Ordinaires du Dôme de Milan. — 3. Andreoli, de Carona, * le 4 novembre 1788, f le 26 janvier 1874 à Carona. Il émigra en Algérie, où il construisit plusieurs palais. Il fut député au Grand Conseil. — 4. Filippo, du Val Maggia, un des sept reviseurs nommés par le Conseil général du Val Maggia le 12 sept. 1514 pour la revision des statuts de la vallée. — Lienhard-Riva : Contribution à un armoriai du Tessin dans AHS. — Pometta: Corne il Ticino venue in potere degli Svizzcri. — BStor. 1898. — Anastasi : Cognomi ticinesi. — [C. T.] — 5. Jak. -AN- TON, de Disentis, * le 21 juin 1819, f 13 novembre 1878, profès 1839, consacré 1842, chapelain à Rueras, bénéficiaire à Rumein (Com. Igels) en 1856. En 1860 il fut élu supérieur du couvent grâce à la bienveillance que lui accordait le chargé d'affaires pontifical. Mgr. Bovieri, et fut un administrateur très indépendant. Mais l'année suivante, il fut sécularisé par Rome à la suite de différends et devint curé de Dardin jusqu'en 1872, à Heukirch de 1872 à 1875 et à Oberkastels jusqu'en 1878, où il est mort. — Voir A. Schumacher : Album Deserlinense, p. 1 13. [L. J.]
ANDREQNI, Carlo, ingénieur, *à Mendrisio en 1892. Pendant cinq ans il travailla à Riga à la « Société générale électrique de Russie », et ensuite à Arkangel ; en octobre 1918, il fut nommé directeur général de la même société, qui se constitua à Arkangel en section autonome et indépendante et embrasse le Nord de la Russie, savoir les anciens gouvernements d'Arkangel, Wologda et Onega. — Popolo e Libertà, 10 octobre 1918. [C.T.]
ANDRI, Xikolaus, * à Munster (Grisons), t 16 juillet 1889, d'abord aubergiste à Varsovie, rentra ensuite dans les Grisons, fit partie du Grand Conseil, devint landammann et construisit le grand hôtel de Munster (Kurhaus) qu'il exploita. — Voir : Monatrosen 1889, p. 591-592. — Bïtndner Tagblatt 1889, n°s 168 et 174. [L. J.]
ANORIÉ ou ANDRÉ. Famille des Hauts-Geneveys (Neuchâtel), de la fin du XVe siècle, encore repré- Bentée aujourd'hui. Elle a pour ancêtre Perroud Andrié dont un petit-fils alla faire souche à Couvet dans le courant du XVIe s. Un autre rameau s'établit aussi plus tard à Valangin. Armes : d'argent au cerf passant au naturel. — 1. Henri, notaire en 1689, f après 1721. Il l'établit à Valangin, y remplit les fonctions de grandsautier. justicier et maître bourgeois. Il épousa Jeanne- Marie Montandon dont il eut entre autres Jean-Henri el .Iran-Jacques, qui furent seigneurs de Gorgier (voir d'ANDWÉ). — 2. Jean-François-Daniel (1792-1866). Consacré en 1813, il fut d'abord diacre à Môtiers (1813- 1814), puis pasteur aux Ponts (1816-1830) et ensuite au Locle (1830-1843). Des circonstances de famille l'appelant à s'établir à Berlin, il ne tarda pas à être nommé pasteur de l'église française du Refuge de cette ville, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort. Il a publié quelques sermons et Le -im'' Jubile de la Réformation du pays de Neuchâtel, Lausanne, 1830. — 3. Lucien (1819-1897),
rédacteur au Neuchâtelois, puis, de 1852 à 1886, juge de paix de Neuchâtel, avec une interruption de 1856 à 1861. 11 fit aussi partie du Grand Conseil à partir de 1858 et du Conseil général de Neuchâtel, qu'il présida à deux reprises. — Biographie neuchâteloise, I. — Messager boiteux de Neuchâtel, 1867 et 1899. [L. M.]
ANDRIÉ, d\ — 1. Jean-Henri (1693-1762), fils du notaire Henri, et notaire lui-même de 1714 à 1725. Nommé greffier de Valangin en 1716, il passa quelques mois après au service de François-Marie Spinola, duc de Saint-Pierre, et vice-roi de Valence, en qualité de secrétaire français. Rentré au pays en 1719, Andrié reprit ses fonctions de notaire et greffier qu'il abandonna encore en 1724 et 1725 pour suivre le baron de Strunckede à Berlin. A la Cour, il fit une brillante carrière et parvint au poste de ministre de Prusse à Londres. Il était de retour à Berlin, en qualité de Conseiller de la Justice supérieure française, lorsque, en 1749, à la mort de la marquise de Cheylaz-Grammont, Frédéric II lui accorda l'investiture de la Seigneurie de Gorgier, avec droit de substitution en faveur de son frère Jean-Jacques, lui-même étant mort célibataire. — 2. Jean-Jacques fut baron de Gorgier de 1762 à sa mort, en 1765; Il naquit à Valangin en 1697, et fut successivement notaire, greffier de Valangin, intendant des bâtiments et forêts, maître bourgeois et receveur. — 3. Jean-Henri (1729-1788), fils du précédent, fut d'abord précepteur du prince Frédéric-Henri, neveu de Frédéric. II, puis revint au pays, en 1765, à la mort de son père pour recevoir l'investiture de Gorgier. Il reçut en même temps le titre de Conseiller d'Etat. A l'avènement de Frédéric-Guillaume II il retourna à Berlin et devint chambellan du roi. Il mourut en 1788 après avoir été fait vicomte de Gorgier en décembre 1787. — 4. Son fils, Charles-Frédéric, lui succéda comme vicomte de Gorgier. Il était alors élève de l'Académie royale militaire de Berlin, et pendant sa minorité, Jean-Simon-Pierre, son oncle, géra la seigneurie de Gorgier. D'abord officier au service de la Prusse, Charles-Frédéric passa ensuite sous les ordres de Berthier ; il devint son aide de camp et chef du Bataillon Neuchâtelois des Canaris, fit la campagne de Russie en 1812 et fut tué deux ans après à Brienne. Il avait vendu Gorgier en 1813 au comte James-Alexandre de Pourtalès. — 5. Jean-Simon-Pierre, t 1792, fils de Jean- Jacques, notaire de 1764 à sa mort, Conseiller d'État en 1788, intendant des bâtiments et Haut-Gruyer, reçut en 1789 le titre de baron de Gorgier.
Armoiries : Les diplômes de vicomte et de baron de Gorgier accordés en 1787 et 1789
Sl|i||uj||| donnent les armes suivantes : coupé, au premier de gueules à trois chevrons alaises d'argent ; au second, d'argent au cerf passant au naturel.
Cependant, les d'Andrié ont fait usage de sceaux portant des armes un peu différentes : coupé au premier de gueules au pal d'argent chargé de trois chevrons de sable ; au second d'argent au cerf passant au naturel. — Voir AHS, 1891, p. 413. — Quartier-la-Tente : Le Canton de Neuchâtel, 2e série, p. 781. — Biographie neuchâteloise I. — Arch. d'État Neuchâtel. [L. M.]
ANDRION. Famille originaire de Cavour en Piémont, genevoise dès 1513, qui joua un rôle important dans l'histoire politique et religieuse de Genève de 1523 au XVIIe siècle. Armoiries: d'argent à trois cœurs de gueules, à la molette d'éperon de sable en abîme. — 1. Jacob, fils de Nicolas, 1608-1682, capitaine en France, fut syndic en 1666 et 1670.
— 2. Jacques, frère du n° 1, fut capitaine de cavalerie en France et y fil, ainsi qu'en Suède, une belle carrière militaire. Ils lurent, tous deux anoblis, ainsi que leur descendance, par Louis XIV. — Voir : H. Deonna :
Lettres de noblesse et d'armoiries de familles genevoises dans AHS 1917.