‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 195 sur 329 · ANDRYANE, PHILIPPE- ALEXANDRE · texte numérisé non relu

ANDRYANE, PHILIPPE- ALEXANDRE

Politicien h littérateur français, auteur des \/>moires d'un Prisonnier d'Etal (Paris, I ïs:!7 ) . ri des Souvenirs de Genève (Paris, 1839); il vécut de 1820 a 1822 à Genève el y fui en relation avec Buonarotti h le général Chastel. Parti pour L'Italie, il lui aussitôt arrêté ri condamné à mort par le gouvernement autrichien pour faits politiques el rapports avec des patriotes italiens à Genève. Sa peine fui commuée en celle de détention perpétuelle; il fut ensuite gracié. <>n trouve dans ses Souvenirs des renseignements sur l'époque de l;i Restauration genevoise. — Voir Ed. Chapuisat : Propos du temps passé dans BIG XLIII, p. 262-270.

ANDWIL (C. Saint-Gall, D, Gossau. Voir DGS).Com.

polit iqi I scolaire, paroisse . En 846 Aiutiinrilare (établissement d'Anno), en 1176 Ainwile, Einwile, Annwile. Le château d'Andwil, <pii n'était probablement plus en possession des nobles de ce nom (voir cel art.), fut pris en 1405 par le^ Appenzellois e1 peut-être démoli ; une partie delà propriété passa à un certain Ulrich Ryf,surnomméWelter, auquel l'abbé de Saint-Gall, Henri I \', renouvela en 1419 le lie!' d'Andwil. Ce bailliage passa par héritage eut re les mains d'étrangers. En 1470 l'hôpital de Saint-Gall l'acheta de la veuve de Riff avec les d roi i s de justice, les dîmes et censés, pour la somme de 950 fl. L'abbé Ulrich Rosch chercha à annuler celle transaction en refusant l'investiture du fief ; en 1480 les députés des YI1I canions se prononcèrent en sa faveur, toutefois en 1482 on en vint à un arrangement à l'amiable : la ville paya à l'abbé 400 11. el recul l'investiture. En 1490 Saint-Gall fut obligé, à cause de l'affaire du couvent de Rorschach, de céder Andwil, avec dépendances aux confédérés qui le vendirent à l'abbaye ; celle-ci l'eut en sa possession jusqu'en I7H8 : il ressortissait au district d'Oberberg. C'esl probablement de 1490 que date le rôle coutumier qui fut renouvelé en 1510. En 1528 Andwil était devenu protestant, mais fut obligé de reprendre son ancienne confession en 1531. 11 fit partie de la paroisse de Gossau jusqu'en 1729, époque où il fut érigé en paroisse autonome. L'acte de concession et de ratification est du 29 novembre 1731, la dédicace de l'église paroissiale eut lieu en 1737. En 1803 Andwil devint commune politique du canton de Saint-Gall, D. Gossau. En 1806 Ober- Arnegg (toutefois sans Reckenhub et Ruti) fut incorporé à Andwil. Population : 1837: 569 hab.; 1860: 687; 1910: 878. La commune entière, avec Ober-Arnegg, compte 987 hab. Registres de baptêmes et de décès depuis 1731, de mariage depuis 1732. — Voir: UStG. - Konstanzer Regesten. — Gmûr : Rechlsquellen des Kls St. Gallen. — Naef : Chrortik oder Denkwiirdigkeiten, etc [Pl. Bt.]

ANDWIL, von Famille de ministériaux de ï'évêque de Constance, tirant son nom du village, connue au XIIe s. déjà. - Armoiries : d'argent à une tête de cerf de gueules. Dans la seconde moitié du XI IIe s. les von Andwil sont au service de l'abbaye de Saint-Gall et jouent un rôle important. A leur bailliage d'Andwil ils ajoutent peu à peu des fiefs du couvent : le château et la mairie d'Oberberg, vers 1381) : le château d'Etlisberg, dont Conrad von Andwil est propriétaire en 1385; et enfin Rotmonten. Pendant la guerre d'Appenzell les von Andwil combattent dans les deux camps. Par le mariage de Konrad von Andwil avec Elisabeth von Altstâtten la famille acquit des propriétés étendues et florissantes dans le Rheintal ; dans l'Alte Landschaft elle détenait aussi le bailliage d'Ober-Arnang. Le personnage le plus important fut le chevalier Fritz -Jakob, haut bailli épiscopal de Constance à Bischofszell. Il fut l'intime de l'empereur Maximilien et du duc de Wurtemberg, et l'ami de Zwingli et de Vadian. En janvier 1523, il se rendit à la tête de la députation de l'évêque à la dispute de Zurich. Peu après, il embrassa la Réforme,

ei dans une lettre à Vadian, du l 'i août 1526, donna libre cours à gon indignation sur la conduite de l'empereur, des princes allemands, du pape et des é\èques. Il aida à propager la Réforme à Bischofszell. Il résidait ordinairement dans son château de Beckenliuli ou Veu-Andwil qu'il avait construit; il mourut en 1533 ou au début de l.V'i'i. Vndwil a écrit quelques cantiques ainsi qu'une Beschreibung des VoUi m <Jer Landschaft Thurgôw (publ. dans TB 26, p. 130). Il e-t probablement aussi l'auteur du poème So neulich ein Thurgauer Bauer Doktor Martin Luther su Lob gemacht, une variante de la satire bien connue : THe gôttliche \duhle, de 1 52 1 . Selon Bullinger, il aurait aussi composé une chronique suisse. La famille s'éteignit en 1 70<i a\ ec Wolfgang Êberhard, chambellan du duc de Wurtemberg.— Voir UStG. — Konstanzer Regesten. — Kindler v. Knobloch : Oberbad. Geschlechterbuch I. p. 15. — Butler : Ans der Vergangenheit von Gossau und Andwil Si. Galler Tagblatt a» 22, 1020). — E. Egli : Htihi l-.-.l von Andwil (Ztvingliana II. 14). — Bâchtold. pl Bt.]

ANEAU. Voir NYON.

ANEIMSTETER. Voir ANNENSTETTER.

ANETenall. Ins (C. Berne. D. Cerlier. V.DGS). Corn. et paroisse. . I rtnoii ies : d'or à un soc de charrue d'azur penche'- à dextre el une serpe du même, le manche au naturel, penchée à sénestre accompagnés en chef d'une étoile de gueules et de trois monts de sinople en pointe. En 1848 G. de Bonstetten et le colonel Schwab, de Bienne, ont mis au jour 14 tombeaux de la période de Hallstatt dans la forêt d'Anet et au Schaltenrain. Anciennes formes du nom : 10(10 Anrslre, 1179 Anes, 1 181 Ins. 1 182-1 187 lli/ns. 1 185 Anesi. La première ment ion d'Anet est de 85 1 : cet te année-là, nous apprend Lecartulaire de Lausanne rédigé en 1228. David, évêque de Lausanne, y fut assassiné par un seigneur de Tegt rfelden. En 1009, un nommé Hupald donne à l'abbaye de Saint-Maurice une maison et une vigne sises à Anestre. Anet fit partie du comté de Bargen et plus tard de celui de Cerlier, soit du plus ancien domaine connu de la maison de Neuchâtel, dont il suivra les destinées. Le château de Hasenburg ou de Fenis, berceau de la famille de Neuchâtel, est précisément situé sur le territoire d'Anet. Dans le partage des terres de la maison de Neuchâtel vers 1222 Cerlier fut adjugé à la branche cadette, et rattaché peu après aux terres du comte de Nidau, Rodolphe. Le 27 mai 1265, Rodolphe II, de Nidau, comte de Cerlier », remet au comte Pierre de Savoie Cerlier et son alleu d'Anet, et reprend le tout en fief de lui. Cette suzeraineté de la Savoie sur Cerlier devait durer jusqu'aux guerres de Bourgogne. A l'extinction de la maison de Nidau (1375) Cerlier revint à la veuve de Rodolphe IV . Isabelle, comtesse de Neuchâtel, qui en prêta hommage à Amédée de Savoie en 1377. Isabelle mourut en 1305, dernière des Neuchâtel, et Cerlier fit retour au suzerain. Mais en 1407, à la suite d'une prononciation de la comtesse de Savoie, Jean de Chalon-Arlày reçut en fief le château, la chàtellenie et le mandement de Cerlier. La fille de Jean de Chalon, Marie, épousa Jean de Fribourg, comte de Neuchâtel. en 1416, et lui apporta en dot Cerlier. L'investiture de cette seigneurie fut accordée par Louis duc de Savoie à Jean de Fribourg luimême, fn 1456. Enfin, lors des guerres de Bourgogne. Cerlier fut occupé en 1474 par Berne, comme terre ennemie, et lui fut adjugé définitivement en 1484. I^a dîme d'Anet appartenait à la branche aînée de Neuchâtel, qui, avant 1276, l'avait inféodée aux seigneurs de Perle. En 1285, Amédée de Neuchâtel en faisait don à ses frères Jean et Bichard. Au XII' s. l'abbaye de Saint-Jean a succédé à celle de Saint-Maurice dans les possessions que celte dernière avait à Anet et environs : en outre, les maisons de Gottstatt, Hauterive. Fontaine-André et Bellelay y avaient aussi des biens.

Après la conquête bernoise, I ïerlier fut érigé en bailliage avec deux tribunaux à Cerlier et à Anet. La colline du

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