‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 196 sur 329 · ANET · texte numérisé non relu

ANET

ANGAL

gibet est encore nommée Galgenhubel. Dans la nuit de Noël 1375, des paysans d'Anet et des localités voisines surprirent un détachement des Gugler à Anet (Ins). et non pas à Jens comme on l'a dit quelquefois, et lui tuèrent 300 hommes. Encore aujourd'hui, des champs près de la route de Monsmier s'appellent Gugleracker. Le 3 juin 1470, les troupes du comte de Romont, venues pour piller, lurent battues à Anet ; en 1535. les Seelàndais se joignirent aux Neuchâtelois sous les ordres de Wildermuth pour marcher au secours de Genève, et délirent les Savoyards à ( i ingins. Lors de la guerre des paysans la population du bailliage de Cerlier fut une des rares de la partie allemande du canton qui restèrent fidèles au gouvernement. Le 29 déc. 1844 une grande assemblée populaire demanda l'expulsion des Jésuites. Anet lut éprouvé par de nombreux incendies : en 1562, tout le village; 1655 (26 maisons); 1677 (70 mai sons) ; 1848 (71 maisons); 1880 et 1901.

Laparoissedéjàmentionnéeen 1 185 appartenait au décanat de Soleure dans l'évèché de Lausanne, en 1 228 ; quelques années plus tard, au décanat de Saint-Imier. Elle comprend actuellement, outre Anet, Bretiège, Gâserz, Monsmier etTreiten. L'église, dédiée à la Vierge, descendit au rang de chapelle et devint une annexe de Champion, mais vers la fin du XVe s., elle se releva et celle de Champion lui fut subordonnée. Lors de la visite de 1453, l'église était en très mauvais état. La collature appartint aux comtes de Xeuchàtel-Xidau puis aux différents seigneurs de Cerlier. Le 17 juillet 1485, la paroisse d'Anet fut réunie au chapitre de Saint- Vincent de Berne; après la Réforme elle dépendit dugouvernementdeBerne. Lors de la taxation des paroisses bernoises en 1695, Anet venait en tète des 240 paroisses avec un revenu moyen de 1286couronnes (environ 30000 fr.). La prébende était en général donnée à des professeurs émérites de l'Académie de Berne ou à des pasteurs de la cathédrale. Le clocher date de 1541 ; la cure a été reconstruite en 1592 et 1728. Au Xord du village, sur la route de Cerlier, existait une chapelle dédiée à Saint-Théodule, évêque de Sion. Xombre de familles patriciennes de Berne possédaient des maisons de campagne à Anet : les von Werdt, Knecht, Wagner, Fischer, Tscharner, Efïînger, von Graffenried ; la plupart de ces propriétés passèrent au XIX' s. à des familles neuchâteloises : Pourtalès, Reynier, Pury. La campagne de Pury a été transformée en 1920 en hôpital de district. La correction des eaux du Jura (1874-1887) a transformé les marais du Seeland en plaine fertile ; sur le territoire d'Anet se trouve la colonie agricole et pénitentiaire de Witzwil, le plus grand domaine rural de la Suisse.

Une famille noble d'ANET existait aux XIIeet XIIIes. Ses membres, dont plusieurs étaient qualifiés chevaliers, furent des ministériaux des comtes de Xeuchàtel.

Parmi les notoriétés d'Anet, il faut citer : Jacques Probst (1769-1844) ; le professeur Matthieu Anker (1788-1863) et le peintre Albert Anker (1831-1910). — Voir G. de Bonstetten: Les Tombelles d'Anet (Recueil d'antiquités suisses, carte archéologique du canton de Berne, p. 3-4). — FRB. — Jahn : Chronik. — Lerber : La vue d'Anet (Journal helvétique 1755). — v. Mùlinen : Heimatkunde (avec corrections). — Friedli : Ins (Béirndiitschals Spiegel bernischen Volkstums). — Matile. — Chambrier: Hist. de Xeuchàtel.— A SHF 1909. — ASG 1910. -BT II 1901, p. 1; 1913, p. 223. — Arch. d'État Xeuchàtel, actes concernant Cerlier et la Saroie. fE.B.et L.M.]

ANET. Familles vaudoises à Bex. le Chàtelard et Xyon (1648). Un Anet fut ministre à Ollon en 1618. Un autre a publié en 1762 une étude sur la culture des ruines. — Claude Anet est le pseudonyme que prend dans les journaux de Paris un écrivain vaudois d'origine, M. Jear Schopfer de Morges, qui fut correspondant de guerre à Pétrograde pendant la guerre mondiale, et publia en 1918 l'historique des débuts de la révolution russe (voir SCHOPFER). [M. I:.]

ANETHAN, P. Bontface d*. Bénédictin d'Einsiedeln. fil-, de Johann-Adolf premier conseiller aulique du prime de Schwarzenberg et grand-bailli de Thiengen, * le -JK avril 1714. Franz-Joseph-Anton fréquenta le collège de> Jésuites de Baden-Baden et lit ses vœux le

31 juillet 1735 à Einsiedeln sous le nom de P. Boniface.

De 1740 à I7V.I il enseigna la musique et le chant à l'école du couvent et, pour quelque temps, au gymnase de Bellinzone dont les pères avaient la direction. En 1751 le margrave Louis de Baden le fit venir pour aider à son oncle, le prieur du couvent de Rottenberg, à rédiger une histoire de la maison des margraves. De retour à Einsiedeln le 14 sept . 1752, le P. Boniface fut encore confesseur au couvent deFahr, puis résida à Bastatt de 1702 à 1765, à Biegel de 1705 à 1768, chez la princesse Elisabeth de Baden. Le 24 août 1765 l'impératrice Marie- Thérèse le nomma chapelain de la cour. Le P. Boniface mourut à l'âge de 84 ans le 28 août 1797 à Pfallikon où il s'était retiré au mois d'octobre 1788. [>*-•<•]

ANETSWIL (C. Thurgovie, D. Munchwilen, Com. Wângi. V. DGS). Ce nom peut très probablement être dérivé de Aginoltes-, plus tard Einolteswilari = établissement d'Aginolt. Avec la Thurgovie Anetswil fut incorporé en 1460 aux VIII cantons par droit de conquête et fut soumis à la haute et basse justice du bailli des confédérés. En 1473 l'empereur Frédéric III fit don d'Anetswil et d'autres juridictions, autrefois autrichiennes, aux frères Heinrich et Hans von Wengi en reconnaissance de services rendus contre les confédérés ; mais cette donation resta un vœu pie. Avec Weiern, Ober- et Unter Tuttwil, Holzmannshaus, Wilhof, Heiterschen et Eggetsbùhl, Anetswil formait la juridiction du « Tuttwilerberg ». Primitivement il fit partie de la paroisse d'Aadorf, plus tard de celle de Wângi sur Frauenfeld. En 1727 Anetswil ouvrit, de concert avec Eggetsbùhl, Lachen, Ilânsli, Rèngetswil, Berg et Schwarzwald, une école qui fut plus tard transférée à Eggetsbùhl. La nouvelle maison 'd'école fut construite en 1909. Anetswil forme aujourd'hui avec 19 hameaux et fermes une commune civile et avec Krillberg, Tuttwil et Wângi la commune politique de Wângi. — Voir Xater : Gesch. von Aadorf. — Pupikofer : Gesch. der Kirchgem. Wângi. [Sch.]

ANEXTLOM ARUS, A N EX T I O M A R U S , ANEXTBOIV1ARA. Xom d'une divinité celtique, con-

iiQumi

mtm

Inscription romaine d'Avenches avec le nom Anextlomar.

nue comme grand protecteur», qui paraît être un surnom d'Apollon. Ce nom, que l'on rencontre rarement, a aussi été un nom de personne d'après des trouvailles à l'embouchure de la Tyne (Angleterre), à Langres, et des pièces du musée du Mans. En 1914, on a découvert à Avenches, au champ Baccon, au Xord de la route Avenches-Morat, une inscription dédicatoire ainsi conçue : Anextiomarae et Augusto Publicius Aunus, ce qui signifie : A Anextiomara et à Auguste, Publicius Aimus (dédie cette pierre). — Voir Bulletin de la Société Pro Aventico 12 (1917). — Des dérivés d'Anextlo existent aussi, tel le nom du potier Ane.r.tlatus à Windisch. [Tatawnoff.]

ANGAL. ImpiM spécial établi, dans l'ancien Evêché de Bâle, sur les vins à l'entrée des villes, appelé aussi le mauvais denier, ou Pfennig ou encore Ohmgeld. Le produit des angaux devait être réservé exclusivement à l'entretien des édifices publics situés dans l'enceinle des villes, des ponts, des murs de ville, des tours, des forteresses, des fortifications et pour les munitions. Ce droif lui concédé à Porrentruy par l'évêque Jean II Serin de Munsingen par aeie du l,r février 1337 ei confirmé par Christophe de Blarer le 6 mars 1598 ; à Delé-

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