‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 202 sur 329 · BARTHOLOMÀUS, fils · texte numérisé non relu

BARTHOLOMÀUS, fils

de Henri, * à Flasch en 1616, pasteur à Grùsch et Seewis 1634, à Hundwil 1635 et à Saint-Gall 1637. En 1649, il reçut du prince-électeur du Palatinat, Charles-Louis, un appel comme pasteur et inspecteur à Mosbach. Il consacra vingt-quatre églises réformées dans le Palatinat. Rentré au pays en 1661, il devint pasteur à Bischofszell, et en 1676 doyen du chapitre de la Haute-Thurgovie; mais déjà en 1678 il dut céder sa place étant poursuivi parle collateur (le chapitre de la cathédrale de Constance) et se rendit à Elsau (Zurich) où il mourut en 1700. Il est l'auteur de toute une série de petits écrits et d'un ouvrage sur le folklore : Magiologia. Christliche Warnung fur den Abcrglaubcn und Zauberey, Bâle 1674. — Voir LL. — Wirz : Kirchenetat 1890. — 4. Bartholomaus, fils du n° 3, * en 1644, consacré en 1669 ; de 1674 à 1710 pasteur à Amriswil- Sommeri, époque durant laquelle eut lieu la restauration de l'église (1678). Il mourut en 1710 camérier du chapitre de la Haute-Thurgovie. — Voir G. Sulzber- \'erzeichnis der thurgauischen evangelischen Geistlichen, p. 193. — 5. Marx, frère du n° 4, d'abord pasteur à Flasch, puis en 1657 à YVolfhalden. En 1659 il reçut la bourgeoisie de la commune et le 24 avril 1659 la landsinde lui donna celle des Rhodes-Extérieures. De ses descendants existent actuellement dans le Vorderland, à Wald, Wolfhalden et dans le Rheintal. — 6. si lvister-Samuel, médecin delà ville de Saint-Gall en I 709 membre du Conseil, 1719 premier médecin de la ville — 7. Sylvester-Samuel et — 8. Sébastian irent au service de la Russie et furent promus colonels le même jour, puis nommés lieutenants-généraux et créés barons. Les fils de l'un vivaient encore en Russie au XIXe s. Les Anhorn de Hartwis ne sont plus bourgeois de Saint-Gall. — 9. Jakob-Christoph, libraire, s'enfuit de Saint-Gall en 1692 et mourut à La H ■■' e. — 10. Imiann'-Kaspar, orfèvre, 1686 maître de la Monnaie à Saint-Gall, f 1736. — Les deux branches de la famille établies à Saint-Gall s'éteignirent au W IIIe s avec — il. Bartholome et — 12. Sylyestf.ii. orfèvre. — Voir W. Hartmann : Stadt St. Gallische

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Bartholomaus Anhorn. Lithographie de 1SJ0 par F. SehonTeld d'après le portrait de 1GS3 dans une réimpression d'un livre d'Auhorn.

Biirgergeschlechler (mns à la Bibl. de la ville). — Beitrdge zur Lebensgeschichte der evangel. St.Gall. Geistlichen (mns à la Bibl- de la ville). [M.ScH.,Bt.,L. J.et A.M.]

ANHUSER, Johannes, probablement originaire de Constance ; de 1379 à 1403 il est custode ou trésorier du chapitre des chanoines à Embrach (Zurich), chapelain en 1403. Il postula aussi une prébende de chanoine à Coire. — J. Huber : Regesten von Klingnau und Wislikofen, p. 45. — Arch d'État Zurich, Urk. Embrach. — - Repertorium Gcrmanicum I, p. 69. [F. H.]

AN I ÈRES (C. Genève. V. DGS). Première mention en 1261. Pendant tout le moyen âge, Anières forma une paroisse indépendante. Son église de Notre-Dame fut démolie vers 1835. La présentation du curé relevait, avant 1536, du prieur de Saint- Victor. En 1471, la paroisse comptait sept feux et huit en 1482. Bien que son église existât déjà, elle n'est pas mentionnée dans le pouillé du diocèse au XIVe s. ; par contre, nous possédons l'inventaire des biens de 1540. Dans la suite, Anières fut rattaché à Corsier au point de vue ecclésiastique et communal. En 1816, avec toute la région d'Hermance, cette terre devint genevoise. Par la loi du 10 novembre 1858, Anières se sépara de Corsier et redevint une commune indépendante. Au point de vue paroissial, la population relève toujours de la cure de Corsier. Depuis 1890, les protestants ont construit un temple à Anières^ — Voir Arch. d'État Genève, TetD. [L. B.]

ANIÈRES. Parmi les familles qui ont. porté ce nom, soit aux environs de Genève, soit en Savoie, il faut distinguer deux branches. La plus connue, vassale de la maison de Faucigny, tenait ses possessions sur la rive droite du lac, avec une maison forte à Pregny et des biens dans le pays de Gex. Elle semble s'être éteinte vers 1361 et ses biens passèrent, pour une part, aux de Genthod.La deuxième branche était établie à Anières même. — Humbert est chanoine de l'Abbaye de Filly vers 1345 et en 1408, Pierre, donzel, possède encore des terrains près du village ; il meurt avant 1426, et les biens de cette famille ont dû passer à la famille noble des de Villette. -- Voir Regeste : n» 613, 628, 934, 1243, 1244, 1249. — Arch. d'État Genève, TD, Fiefs du Chapitre, Peney, de Saint-Michel, Visites épiscopales, vol. 2 et 3. — Fontaine-Borgel : Journal historique des communes genevoises, Hermance, Anières... Académie chablaisienne, t. XX, p. 77-78. [L. B.]

ANJORRANT. Famille noble, originaire du Berry, venue à Genève au milieu du XVIe s.

Armes: d'azur à trois lis au naturel, tiges et feuilles de sinople. — 1. Renaud, seigneur de Souilly, qui était protestant, vint à Genève où il fut reçu habitant le 10 décembre 1554, et bourgeois, le 30 janvier 1556 ; il devint membre du conseil des CC dès 1570; t le 25 août 1572. — 2. Jacob, fils du n° 1, 1566-1648, fréquemment appelé Mr de Souilly. Docteur en droit, membre du Conseil des CC en 1593, il joua à Genève un rôle considérable. Il fut auditeur de justice en 1595, secrétaire d'État de 1598 à 1603, membre du Petit Conseil dès 1603, syndic six fois tous les quatre ans, depuis 1607, de la même manière premier syndic quatre fois de 1631 à 1643, lieutenant de la justice à huit reprises, de 1606 à 1640. Il déploya aussi une intense activité diplomatique : En mars 1593, il reçut la mission d'aller solliciter l'appui financier des Provinces- Unies, en faveur de l'Académie et de la République. Il rapporta, en avril 1594, une somme importante (environ 90 000 florins de Genève) en partie don, en partie prêt. Dès mars 1598, il fit une seconde députation auprès de l'Électeur Palatin et des États de Hollande pour obvier à la situation financière lamentable de la République. En mars 1601, Anjorrant rejoignit François Chapeaurouge (Dauphin) à la Cour de France, pour demander à Henri VI l'abandon du Pays de Gex.

A la fin de l'automnel601, il était à Turin, où, en compagnie de Lect, il tint tête à Charles-Emmanuel et refusa d'admettre, fût-ce au prix d'une guerre, la sujet ion déguisée que le duc voulait imposer à Genève. En

Juillet 1920

A.NkKU

ANNKE DE L'ÉGALITÉ

Février suivant, Anjorranl accompagna Chapeaurouge à Paris pour y discuter l'exemption des huile- et pi agi dans le [iays do Gcx en faveur des Genevois, la cession à Genève de quelques villages situés sur la rive gauche il h Rhône. Bn L603, après avoir pris pari le 21 mars à la première entrevue de Saint- Julien, il se rendit en France, (uns passa en Angleterre. Il enleva à Jacques [•' l'idée fausse que les prétentions de Charles-Emmanuel sur Genève étaient légitimes et obtinl son appui pourl'oi irisation d'une en liée le dans l'église anglicane en fa \ eur de Genève el de son Académie.

Devenu négociateur officiel de Genève avec la Fra dès janvier 1610, il sut. établir de bonnes relations avec la régente, ses ministres et Louis XIII. Lorsqu'en 1611, Charles-Emmanuel fit mine de reprendre les hostilités contre Genève, Anjorrant persuada .Marie de Médicis de fournir des secours el d'envoyer le sieur de la Noue pour mettre la ville en étal de résister!

De sa mission de 1019-1(121, pendant laquelle il suivit Louis XIII dans sa répression des prolestants du Midi, il rapporta, malgré la situation délicate que lui avail créée ces circonstances, une somme de 50 000 écus. Après 1029, Anjorrant renonça à ces voyages diplomatiques, mais continua, à Genève, une vie de politique active, jusqu'à sa fin. — Voir Galiffe: Not. gen. — GalilTe et Gautier : Armoriai. — France protestante. — Borgeaud : Histoire de l'Académie de Calvin. — Francis de Crue : Henri IV et les députés Chevalier et Chapeaurouge (MDG XXV). — Arch. d'État Genève ; Galiffe mus ; Sordet mns; Roget mus. [A. Mussard.

ANKER. Famille de Locraz (Lùscherz) etd'Anet(Ins). — 1. Matthias, 1788-1803, professeur et vétérinaire à Anet, fils du vétérinaire Rudolf (f en 1817.) Après avoir étudié avec son père puis chez le vétérinaire J. Keyser, à Leuzingen, il fréquenta en 1810 l'Académie à Berne; en 1811 il obtint le diplôme de vétérinaire et fit, de 1812 à 1815, des séjours aux universités de Berlin et de Vienne. En 1810, il fut adjoint au professeurF.Emmert, directeur de l'Ecole vétérinaire bernoise, et devint professeur en 1832. En 1835, il fut reçu membre honoraire de la Soc. vaudoise des sciences médicales, en 1858 de la Société des vétérinaires pratiquants de Saint-Pétersbourg, en 1859 de l'Ecole vétérinaire de Dorpat. En 1829, il obtint une médaille d'or pour la solution d'une question, mise au concours, concernant la maladie des poulains. Anker a publié un grand nombre d'expertises, de rapports et de mémoires. Il fut membre du conseil de santé et de la Société économique, qui lui décerna, en 1802, la grande médaille du mérite - - Voir Th. O. Rubeli : Die tierdrzll. Lehranstalt Bern. — 2. Samuel, 1790-1800, frère du n° 1, agriculteur et vétérinaire à Anet, membre du tribunal du district en 1831, vétérinaire cantonal à Neuchàtel de 1835 à 1852. En 1824, il publia : Praktische Anleitung zur Heilung des Ueberwurfs oder Banehfellbruches des Ochsen. — 3. Johann-Rudolf, 1804-1879, frère des n0s 1 et 2, né et élèvera AnetJ; il étudia la médecine à Berne, pratiqua comme médecin à Cerlier, où on lui conféra la bourgeoisie d'honneur en récompense de ses services ; en 1847, il se fixa à Saint- Biaise. Pour honorer ses nombreux mérites, cette commune lui érigea* un monument au cimetière.

— Voir E. Friedli : Bdrndûlsch IV, p. 361. — 4. Samuel-Albert, 1831-1910, peintre de genre et d'histoire, * à Anet, fils du n° 2. A partir de 1835 il passa sa jeunesse à Neuchàtel, dont il suivit les écoles, puis le gymnase à Berne, où il fit sa maturité en 1851 ; il étudia ensuite la théologie aux universités de Berne et [de"; Halle.

Peu de temps avant ds

Albert Anker. D'après un portrait

à l'huile peint par lui-même.

(Mutée îles Beaux-Arts, Berne.)

terminer ses études, il se voua à la peinture sous la direction de Glevrc à Paris, où il fréquenta l'Ecole des

Beaux-Arts. En 185!» il exposa au Salon el vécu! pendant l'hiver à Paris, pendant l'été à Anet. ou il se fixa définitivement en 181)1). De 1802 à 1863, il séjourna

en Italie, ou il fit de nouveaux voyages en 1887 el 1891. Ko 1866 il obtint la médaille d'or du Salon ' Pan- et en 1878 la croix delà Légion d'Honneur. En 1878 il devint membre de la Commission fédérale des Beaux-Arts el fut, de 1891 à 1902, membre de la fondation Gottfried Keller. lui 1896 il fonctionna comme membre du jury à l'exposition des Beaux-Arts de Berlin. Kn Mfiil il fut reçu docteur honoraire de l'université de Berne. Dans sa commune d'Anel il occupai) di charges et fut, de 1871 à 1872, membre du Grand Conseil. En 1804 il épousa Anna Ruefli (t en 1917). La plupart de ses tableaux de genre représentent des scènes de la vie des paysans bernois avec tant de \ eut é qu'on peut le comparer à Jérémias Gotthelf, donl il a illustré plusieurs récits dans l'édition Zahn. Toutefois, surtout dans sa première période, il cultiva aussi le genre classique, le genre historique et le portrait. Après l'attaque d'apoplexie qui le frappa en 1901, il peignit surtout des aquarelles. On trouve -es œuvres, t rès nombreuses, dans toutes les galeries d'art de la Suisse, ainsi que chez les particuliers Parmi ses chefs-d'œuvre, nous citons : Le vieux Huguenot (propriété particulière) ; Le. contrai de mariage (h Zurich): Français internes (à Neuchàtel); L'Amie morte (à Berne). — Voir A. Rytz : Der l'><in>i Maler Anker. — SKL avec bibliographie. [E. B.]

ANNAHEIM. Voir ANAHEIM.

ANNALAS. Organe de la Società Reto-Rotnantscha dans les Grisons, paraît depuis 1880. Elle- contiennent des spécimens en prose et en vers des divers dialectes romanche- des Grisons, de toutes les époques, soit anciennes, soit plus récentes. Les meilleurs écrivains romanches y publient leurs travaux littéraires. [B. p.j

ANNALES. Parmi les annales du moyen âge qui intéressent notre pays, il faut citer entre autres : Annales Alamanici, 703-920; A. Bernenses, 1191-134 'i : .1. S. Blasi i et Engelbergenses, 932-1175; A. Basileenses, 12(10- 1277; ^4. Einsidlenses. 746t1280. — A. Lausonenses,SôO- 985; A.Murbacenses, 031-1400; .1. Sanaal/ensesBaluzii, 091-814; A.Scafhusenses, 1099-1212: A.S.I roani,1383- 1415. — Voir G. von Wyss : Gesch. der Historiographie in der Schweiz. — J.-L. Brandstetter : Repertorium. — Aug. Potthast donne dans la Bibliolheca Historica medii aevi I, 2e éd., p. 48-100, une liste des annales du moyen âge. [W.-J. Mever.]

ANNECY, d'. Famille féodale du diocèse de Genève qui a donné à l'église catholique divers dignitaires et plus spécialement des chanoines au Chapitre de Genève. L'un de ces derniers, E.mion, fut doyen de Vuillonnex de 1285 à 1303. Un autre, Lambert, fut amiable compositeur à l'accord de saint Sigismond entre Amédée comte de Genevois et l'Evèque de Genève. — Voir Regeste. — Galiffe ms. — Arch. d'État Genève. [Th. F.]

Une autre famille de ce noma donné Pierre d'Annecy, chanoine de Lausanne et de Genève, f 1417. [M. B.J

ANNÉE DE L'ÉGALITÉ GENEVOISE. Mode de computation imaginée par les Révolutionnaires genevois en imitation des années républicaines françaises. On en rencontre déjà des exemples le 12 décembre 1792 et même un peu avant, mais elle n'entra véritablement en usage que le 28 et le 29 du même mois, lorsque le gouvernement aristocratique eut été remplacé par deux comités provisoires. Elle commençait le 1er janvier et se terminait le 31 décembre comme l'année vulgaire à laquelle elle fut simplement superposée. Le 1er janvier 1793 compta pour le premier jour de la seconde année.

L'année de l'Egalité accompagnait dans les dates l'année vulgaire et il est très rare de la rencontrer seule. Elle n'eut, jusqu'en 1790, aucun caractère officiel. La Constitution du 0 octobre 1790 (titre IX, art. 503), ordonna qu'elle fût réunie à l'année vulgaire dans tous les actes qui émanaient des corps constitués et qui concernaient l'intérieur de la Répuolique ; mais cette prescriptionnefut pas suivie à lalettre. L'annéedel'Egalité a été en usage cinq ans et d ;mi. Elle cessa d'être employée au milieu du mois de juin 1798 au mement où Genèv3

ANNELER

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