ANNIVIERS (VAL D
fut incorporée à la France, et fit place, comme l'année de l'ère chrétienne elle-même, au calendrier révolutionnaire français. — Voir E.-L. Burnel : L'année de l'Egalité à Genève, 1792-1798, ASG 1911. [E.-L. B.]
ANNELER. Nom d'une famille bourgeoise de Thoune, répandue aussi à Dârstetten, Guggisberg, Liitschental, Wahleren ; elle avait obtenu la bourgeoisie en 1638 par : — 1. JAKOB, fils de Pierre, du Grand Conseil en 1639, secrétaire de ville en 1640,1651. — 2. Rudolf, fils du n° 1, 1642-1678, notaire et membre du Grand Conseil en 1668, arbitre en 1669, administrateur des fonds d'église en 1671, greffier du tribunal d'L'etendorf en 1674, se nova dans la Linth en rentrant des bains de Pfiifers. —3. Rudolf, fils du n° 2, 1677-1746, notaire, membre du Grand Conseil et secrétaire de ville en 1707, greffier en 1712, du Petit Conseil en 1717, trésorier 1724-1746, — 4. Johann-Friedrich, fils du n» 3, * L716, notaire, greffier en 1741, du Grand Conseil en 1742, du Petit Conseil en 1746 ; en 1751, il est banni à perpétuité pour faux ; il s'arrête d'abord à Neuchâtel, puis se fixe à Londres où il doit s'être suicidé à la suite de nombreuses escroqueries. — 5. Christian-Friedrich, fils du n» 4, 1741-1811. du Petit Conseil en 1789, hospitalier en 1794, juge au tribunal du district en 1798, sous-préfet du canton d'Oberland et préfet du district de Thoune en 1801, lieutenant baillival et juge en 1803, membre du Petit Conseil en 1803, banneret jusqu'à sa mort. — 6. Niklaus-Friedrich, fils du n° 5, 1771-1846, architecte, sous-lieutenant d'artillerie en 1793, capitaine en 1799, membre du Grand Conseil en 1803, hospitalier. ■ — 7. Johann-Karl-Rudolf, fils du n° 6, 1804- 1877. étudia d'abord le droit, puis la théologie à Berne, devint instituteur à l'Orphelinat des garçons et entra en 1828 au service de l'église bernoise. Après un voyage d'études en Allemagne, il fut suffragant à Kirchberg, Ruschegg et Thoune. Son journal (publié par le pasteur G. Dummermuth : Beilage zu den Emmenlltaler Nachrichlen 1885) donne beaucoup de renseignements sur la lutte entreprise contre le paupérisme et ses conséquences dans le district de Schwarzenbourg. En 1833, il était pasteur à Wahleren. en 1839 à Oberdiessbach jusqu'à sa mort. — 8. Marie Anneler, née Beck, belle-fille du n° 7, naquit en 1854 à Schafi'house ; elle écrivit sous le pseudonyme de Hans Eck ; elle est la mère de — 9. Karl, * 1886 : il fit dès 1902 un apprentissage de peintre-décorateur, fréquenta l'école des arts et métiers de Berne, travailla au château d'Altenstein, à Cobourg, Munich et se fixa en 1909 dans le Lôtschental. Avec sa sœur ■ — 10. Hedwig, * 1888 à Berne où elle obtint le grade de Dr phil. à l'Université, Karl publia en 1917: Landes- und Volkskunde des Lntschentals. Karl fit l'illustration et sa sœur le texte; cette dernière publia en outre : Geschichte des Lotschentals in " Bildern. [E. B.]
ANNEN. Ancienne famille de paysans, domiciliée principalement dans les communes d'Arth et de Steinen (Schwyz) ; elle n'a jamais joué un grand rôle dans la vie publique. Nom: fils d'Anna (comp. art. /Ellen), ou à'Anno, ahd. nom de personne. Au XVe s., cette famille était établie à Schwyz où l'on célébrait pour elle un anniversaire. Suivant Fassbind, les Annen ont pour armoiries : écartelé, au 1 et 4 de gueules à une lettre A, au 2 et 3 d'azur à une fleur de lys d'or. Quelques membres de la famille occupèrent des postes dans les communes d'Arth et de Steinen. — Lorenz fut bailli à Uznach de 1574 à 1576. — Josef-Balthasar, Joiianx-Leonard, d'Ingenbohl, et J.-Melchior, de Lowerz, furent tués dans la guerre de Villmergen en 1712 ; Johann-Sebastian, de Steinen, t en 1798 dans les comrontre les Français. Plusieurs de ses membres firent partie du clergé, séculier et régulier, ainsi Christian, de Steinen, curé à Illgau en 1794 et ensuite chapelain à Hotenturm, t en 1799 ; le P. Boniface, de Steinen, ■■onventuel du couvent de Pfàfers, * en 1734, t en 1791; Joseph, de Steinerberg, curé de ce village en 1846. Xoi.s citons parmi les Capucins : P. Adi:lrich, d'Arth, * en 1678. Il débuta en Alsace puis passa en Suisse; t en 1733 à Andermatt — Comme artiste, Josef- Dominik, * en 1829, d'Arth, mérite d'être cité. Il était élève de Paul Deschwandîn et séjourn '. assez longtemps
à Munich pmir.se perfectionner dans son art. Il peignait surtout des portraits. [B-1'-]
Une ancienne famille du pays de Gessenay, domiciliée à Gessenay et à Lauenen, porte aussi ce nom.
ANNEVELLE. Famille originaire de Landau (Alsace) dont "le nom Anvveiler a pris la forme française Anvel puis Annevelle, genevoise par Jean-Frédéric, reçu habitant le 17 mars 1784. — 1. David, 1830-1891, conseiller municipal à Lancy, contribua beaucoup à la création de la ligne de chemin de fer Vollandes-Annemasse ; il fut le principal artisan de la construction des chemins de fer à voie étroite du canton. Sa sœur Julie est connue par quelques publications littéraires. — 2. Albert, 1838-1898, siégea à plusieurs reprises au Grand Conseil et fut un des premiers et des plus chauds partisans de la représentation proportionnelle au Grand Conseil. — Voir JG 12 mai 1891 et 2 juillet 1898. [C. R.]
ANNEXIA, ANEXIA, de NEXIA, riche famille qui habitait un château à Madrano (Airolo), audessus des gorges du Stalvedro. Elle aurait reconstruit, ce château après 1282, car on sait que de 1270 à 1282, il n'était qu'une ruine. Les Annexia prétendaient, paraîtil, n'être pas sujets des chanoines de Milan, seigneurs de la Léventine ; il est probable qu'ils appartenaient à la même famille qu'Alberto Cerro (voir ce nom). — 1. Giacomo, t avant 1329, joua un rôle politique important el fut impliqué dans le procès engagé entre Henri VII de Luxembourg et les chanoines de Milan au sujet de la possession de la Léventine. Pour des raisons inconnues, Guido Orelli, podestat de lilenio, le fit prisonnier en 1309 dans son château de Madrano et le menaça d'un procès. Il est probable qu'Annexia fit alors appel à l'empereur qui, la même année, s'empara de la Léventine et l'inféoda, avec LJri, Schwyz et Ùnterwald au comte Werner de Homberg. En 1311, Annexia était encore en prison, et parmi les personnes appelées à témoigner au sujet de la souveraineté de la Léventine, il fut le seul à déposer en faveur de l'empereur. — 2. Roberto, neveu du n° 1, notaire. Pendant la guerre de 1331, il fut fait prisonnier par les gens d'Urseren.
— Voir Meyer : Blenio und Leventina. — Pometta : Moti di libertà nelle terre ticinesi. [C. Trezzini.]
ANNIVERSARIUM. Voir Obituaire.
ANNIVIERS (SIRES d'). Les chanoines de Sion puis l'évèque, possesseurs du Val d'Anniviers, l'inféodèrent à une famille qui en prit peu à peu le nom. Les d'Anniviers tinrent d'abord de I'évêché la charge de major en fief dès le début du XIIIe s., puis celle de vidomne. Suivant une reconnaissance de 1339, ils possédaient outre le vidomnat, la majorie, le fief des Favres et le monopole de la chancellerie de la vallée, monopole souvent affermé à des clercs. Ils avaient encore les deux châteaux de Vissoye et de Beauregard, appelé aussi Périgard. Cette famille, à la suite d'alliances avec la noblesse du voisinage, prit rang parmi les dynastes les plus puissants de la vallée du Rhône. Armoiries : parti de gueules et d'or à deux bouquetins levés en pied, affrontés de l'un en l'autre. — 1. Guillaume, fils du vidomne Louis, reçut le premier le vidomnat en fief en 1235, de l'évèque Landri. — 2. Jacques, obtint en 1269 la jouissance viagère du vidomnat de la part de Henri, éyêque de Sion. Il épousa Guigone de Châtillon d'Aoste qui, devenue veuve, acheta de l'évèque Boniface de Challant le vidomnat pour 29 ans. Il testa le 4 novembre 1284.
— 3. Jean, fils du n° 2, disputa au chapitre de Sion dans un procès retentissant (1320-1323) le monopole du droit de chancellerie dans le Val d'Anniviers. Il pril part à la fondation de la chartreuse de Géronde, qu'il dota en 1331. — 4. Jean II, fils du n° 3, chanoine de Sion et curé d'Anniviers. — À l'extinction des mâles de la famille, la vallée passa aux de Rarogne, dont une branche désormais prit le nom d'Anniviers vers 1380.
- Voir : Gremaud I. — Rameau : Le Vallais historique. — Furrer : Gesch. ùber W'allis, II, 115. — AHS 1896, p. 10. [Ta.]
ANNIVIERS (VAL d') (ail. Einfischtal)(C Valais, D. Sierra. V. DGS). Vallée sur la rive gauche du Rhône
li'il)
AXN1VIKRS (VAL I)