ARONA (PAIX D
comme témoin dans des affaires importantes, entre autres dans le conflit entre les comtes de Kibourg et le chapitre de Beromunster. — P. M. Kiem : Getch. des Klosters Mûri 1, 94-98.— G/r. 28, 315. — [G. W.]— Arnold, doyen de Risch. Le 7 mai 1255, il décida, au nom de l'évêque de Constance Eberhard II, que Scheuren (Orreum) et Rattlisberg (aujourd'hui Bruder Albis) dépendraient de la paroisse de Baar et non de celle de Cappel. Le 27 novembre 1257, il trancha un différend au sujet de la dîme sur les fruits due par quelques paroissiens de Baar au couvent de Cappel, en faveur de ce dernier. — Gfr. 24, p. 3-4, 183-184. [W.-J. M.]
ARNOLD VON BRESCIA. Voir BBESCIA, DE.
ARNOLD I, Henri, de Alfeld (Saxe), neuvième prieur des chartreux de Bâle. Il naquit vers la fin de 1407. se rendit très jeune à Rome où il vécut à la Cour pontificale et obtint la charge de nul aire. A l'occasion du Concile, il se rendit à Bâle et lut notaire de cette assemblée. En 1437, il se retira au couvent des chartreux de Bâle, dont il devint prieur en 1449, et mourut le 5 juin 1487. Arnoldi est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont deux seuls ont été imprimés de son vivant : Tractatus de modo proveniendi ad veram et perfectam dei et proximi dileclionern, habens fundamentum ex thcologia mistica, et une prière contre les Turcs : Contra Turcos specialis letania et preces flexis genibus dicende. Il a en outre écrit une chronique du couvent des Chartreux du Petit-Bâle, depuis la fondation, 1401, jusqu'en 1480, qui a été publiée en 1872, dans les Basler Chroniken I, p. 248-305, sous le titre : Chronica fundationis Carthusiae in Basilea minori. — Voir Bas C. I,p.239. [A.B.]
ARNOLLET ou ARNOULLET. Famille d'imprimeurs lyonnais C'est par erreur que les biographes, depuis La Caille jusqu'à Gaullieur et N. Rondot, ont cru que Jacques Arnollet, établi à Lyon, à la fin du XVe et au commencement du XVIe s., avait imprimé aussi à .Genève. L'erreur a été expliquée et rectifiée par Baudrier, dans sa Bibliographie lyonnaise (10e série, p. 1 ss). Le petit-fils de Jacques, Baltiiazar, également imprimeur à Lyon, fut en relation avec Calvin et d'autres Genevois. Il fut. poursuivi à Lyon, en 1553, pour avoir fait imprimer, à Vienne, en Dauphiné, la Christianismi restilutio de Michel Servet. Son rôle, dans cette affaire, est exposé en détail par Baudrier (op. cit., p. 91 ss.). Au dossier du procès intenté, à Genève, contre Michel Servet, figure une lettre de Balthazar à Jacques Berthet, dans laquelle il cherche à se disculper et demande la destruction des exemplaires envoyés à Francfort ; il charge Berthet de le défendre dans le procès en règlement de comptes que lui avait intenté, à Genève, son beau-frère et collaborateur, Guillaume Guéroult. Cette lettre a été publiée par Rilliet-de Candolle dans MDG III, p. 142 ss. — Voir Gautier : Hist. de Genève III, 476, n» 3. [F. G.]
ARNOULD. Famille originaire des Pommerats (Jura bernois), venue de France après la révocation de l'Édit de Nantes. Une branche s'est établie aux États- Unis vers le milieu du XIXe s. et une autre à Bietine. — Henri, ingénieur des Ponts et Chaussées à Pans, ? publié un ouvrage : Christianisme républicain. [G. \.|
ARNOUX, Charles, d'origine française, fondeur de cloches à Estavayer-le-lac depuis 1872. Il a livré de nombreuses cloches dans les cantons de Fribourg et de Neuchâtel. — Voir MN 1915, p. 186. [L M.l
ARNULF II, archevêque de Milan de 996 à 1018. Quelques historiens lui attribuent la donation des vallées ambrosiennes tessinoises de la Léventine, Blenio et Riviera au chapitre des chanoines du dôme de Milan ; d'autres, par contre, l'attribuent à Atto, évêque de Verceil. Le calendrier de Beroldus, du début du XIIe s., publié par Magistretti, contient sous la date du 25 février : obiit Àrnulfus archiepiscopus, qui dédit ralles presbiteris decumanis et cardinalibus. L'on ne connaît pas la nature de cette donation : était-ce une concession de territoires appartenant à Arnulf, hors du domaine de l'évêque Atto, ou bien était-ce la remise des droits de juridiction sur les trois vallées ? — Voir Meyer : Blenio und Leventina. — BStor. 1910 (avec bibliographie). — Voir aussi l'art. Atto. [C.Trezzini.]
AROGNO (C Tessin, D. Lugano. V.DGS). Corn, et
paroisse Anciennes formes : Hognium, Aronium, Bogno, Aurogno, Arognio. En 810, l'église de Saint-Nicolas est déjà mentionnée ; en 870, celle de Saint-Vital. L'église de Saint-Michel, et non pas de Sainte-Croix comme l'affirme à tort Rahn, remonte, au moins pour certaines parties de style roman, au XIIIe et même au XIIe s. Vers la fin de 1797, un conflit territorial s'éleva entre Arogno et l'enclave italienne de Campione, et, après de longues négociations entre les autorités suisses, lombardes et italiennes, ne prit fin que par la convention du 5 octobre 1861. En 1798, le 24 février, Arogno adhéra à la république de la «Pieve de Riva San Vitale» qui venait d'être proclamée. Au point de vue ecclésiastique, Arogno fit partie de la paroisse de Riva SanVitale jusqu'au 11 mars 1581, époque où il en fut détaché et constitué en paroisse indépendante. L'église paroissiale de San Stefano n'est que l'agrandissement, fait de 1581 à 1630, d'une t iès vieille chapelle que l'on voudrait faire remonter au XIe s. Suivant la relation de la visite pastorale de Mgr. Ninguarda, Saint-Biaise aurait été la première église paroissiale. Cette chapelle, qui n'existe plus, s'élevait peut-être sur l'emplacement où, au XVIIe s., on bâtit l'église de Saint-Roch Les registres paroissiaux datent de 1592. Pendant quelque temps, on a exploité à Arogno une mine de houille, aujourd'hui abandonnée. L'industrie horlogère y a été introduite en 1873 par Alexandre Manzoni et son fils Romeo.
Arogno est la patrie de plusieurs artistes : ADAMO d'Arogno, ses fils et ses petits-fils, Ara.molo. ARASMINO, etc. ; parmi les bienfaiteurs du village, il faut citer Andréa Colombo qui y fonda et dota une école élémentaire pour 10 enfants pauvres. Population : 1591. environ 380 hab. ; 1900, 1075; 1910, 1009. —Voir BStor. 1881 et 1890. — Monti: Atti... — Rahn: / monuments artistici nel C. Ticino. — Franscini-Peri : Storia délia Svizzera ilaliana. — Lavizzari : Escursioni nel C. Ticino. — Vegezzi : Esposizione storica. [C.Trezzini.]
AROLA. Voir Aar.
ARONA (PAIX D') . Le traité de paix d'Arona (Italie) signé le 11 avril 1503 entre les délégués de la France et des Confédérés, assura définitivement à ces derniers la possession du comté de Bellinzone. Il fut l'exécution d'une promesse faite aux Suisses par Louis XII, encore dauphin, le 13 juin 1495, de leur donner Bellinzone, Lugano et Locarno, et même, disent les AS I. le comté d'Arona, s'ils l'aidaient à prendre Milan. Cette ville ayant été prise avec le secours des cantons, le roi de France ne tint pas sa promesse. Le canton d'Uri s'empare alors, le 14 avril 1500, de Bellinzone au nom des Confédérés. Louis XII déclare en mai 1501, qu'il cède aux Suisses leur conquête de Bellinzone, mais à la condition d'évacuer le duché de Milan. Les préliminaires d'une trêve de deux ans sont acceptés par la Diète de Schwyz le 30 septembre 1501 ; ils assurent à Bellinzone le commerce et l'exemption des douanes. Mais le roi de France affame cette ville dont il revendique la propriété ; la trêve est rompue et de côté et d'autre on se prépare énergiquement à la guerre, janvier et février 1503. Le 26 février, les Uranais sont en campagne, suivis le 10 mars par les contingents des autres cantons et des pays alliés (Saint-Gall. Rottweil, Appenzell, Constance, Valais et Grisons) en tout au moins douze à quatorze mille hommes. Ils dépassent les défenses de Gordola, grâce à l'aide des habitants du Val Maggij révoltés contre la domination française, et occupent tout le pays, de Bellinzone à Arona, à l'exception des châteaux et des villes fortifiées.
A ce moment, Louis XII pensa à traiter sérieusement avec les Confédérés. Les négociations commencèrent pendant le siège de Locarno, à Ascona : c'est pourquoi la paix d'Arona est appelée aussi dans les AS I paix de Locarno. Le 9 ou le 10 avril 1503, les négociateurs suisses Ulrich de Saxe et Matthieu Schinner partirent pour Arona afin d'y rencontrer Charles d'Amboise, seigneur de Chaumont, gouverneur de Milan, chargé par le roi de négocier. Le traité fut conclu le 10 et signé le 11 avril ; les signataires étaient : du côté suisse. Matthieu Schinner, évêque de Sion, et Ulrich, baron de Hohensax, chef du contingent grison ; du côté français,