AUF DER MAUR
Johann-Konrad Auer.
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1900 euviron.
elle épousa le Dr Bruno Giiterbock à Berlin. Oeuvres : Marokkanische Erzàhlungen 1905; Marokkaniscke
Sittenbilder 1906; Djemschid, poème dramatique 1906; Bruchstiicke ans den Memoiren des Chevalier von Roquemont, roman 1907 ; Marraksch 1910. Collaboratrice de divers journaux. [G. T.]
C. Canton de Schaffhouse. — 1. H ans, originaire de Schaffhouse, bourgeois de Bâle en 1440, puis messager de la ville de Lucerne.
Il est l'auteur d'un lied sur la bataille de Bagaz du 6 mars 1446. — 2. Emil, * 1860 à Unterhallau, t 25 février 1912, étudia à l'Ecole polytechnique de Zurich. 1883-1885 ingénieur aux travaux de correction du Bhin près de Bheinach, 1885-1888 ingénieurassistant au chemin de fer du Central, 1888-1889 ingénieur du chemin de fer du Nord-Est, 1889-1891 chef d'exploitation du chemin de fer de Waldenburg, 1891-1893 du chemin de fer de la vallée du Birsig; 1893-1897 des chemins de fer du Sud-Est suisse et de la compagnie de navigation de Wâdenswil, puis chef des services de l'exploitation de la compagnie franco-algérienne, 1899 directeur des chemins de fer bernois et de la navigation sur les lacs de Thoune et de Brienz. — SB 1912. — 3. Johann- Konrad, * le 19 mars 1863 à Hallau, f le 28 décembre 1911 à Schwanden, devint en 1885 maître secondaire à Schvvanden, 1889-1911 président de la société pédagogique glaronnaise. Il fonda en 1895 la conférence des maîtres secondaires glaronnais et en 1900 la société cantonale des professeurs de gymnastique. En 1895, il fit le recensement des faibleâ d'esprit du canton de Claris. Son rapport présenté en 1896 à Lucerne aux délégués de la société pédagogique suisse provoqua un dénombrement des enfants anormaux de la Suisse. Dès lors, il s'occupa inlassablement et avec succès des faibles d'esprit, et pendant de longues années présida la conférence suisse pour les anormaux. A sa demande, la société d'utilité publique du canton de Claris ouvrit au « Haltli » à Mollis un Asile pour anormaux — Oberlàndisclies Vblksblatt 1912, 33. — Bâchtold. — ASG 1873, 279. — Tobler : Schweizer. Volkslieder II, 36. — Lilienkron: Die historischen Volkslieder der Deutsehen I, 398. — SKL I, 61 — Bingerbuch der Stadt St.Gallen. — Appenzeller Monatsblatt 1840. — A.Eugster: DieGemeinde Herisau. — SZG 1912, 33-35. — SPZ 1913, 137-153. — SL 1912, 1. — F, Knobel : Johann-Konrad Auer. [E.B.etNz.]
AUFDEREGGEN, uff der EGGEN, SUPRA CRISTAM. Famille mentionnée en 1322 à Obergesteln et à Biel (Valais). — Anselm, de Biel, prit part à la bataille de la Planta en 1475 comme chef des gens de Conches. En sa qualité de grand-bailli, il eut une part rtans l'alliance entre l'évêque Walther Supersaxo et Berne le 7 septembre 1475 et reçut le 16 mars 1476 le serment de fidélité du Bas- Valais conquis. En 1484 et 1485, il joua au même titre un rôle important dans les conflits entre l'évêque Jost de Silinen et le duc de Milan. Il lut député par l'évêque et le pays à la journée de Zurich de 1486 chargée de prononcer sur ces démêlés. Dans les années suivantes, jusqu'au 14 décembre 1490, il fut plusieurs fois député du pays ou du dizain de Conches au Landrat — ■ Voir Furrer : WG II et III — BU G. [D. i.]
AUF DER MAUR, uf der MUR, AUFDER- MAUR, super MURUM. Famille des cantons de Schvvyz, L'nterwald ci Lucerne.
A. Canton de Schwyz. Ancienne famille bourgeoise que l'on rencontre déjà au XIIIe siècle à Oberschonenbuch, dans la commune de Schvvyz. De là, elle
t'irich Aui'derniaur. D'après un portrait à l'huile de 1G00 environ-
s'est répandue à Schwyz, Unterschônenbuch, Feld, Ingenbohl etBrunnen. Oberschônenbuch se trouve encore le domaine de Mur. Armoiries: de sable à un mur crénelé d'argent. — 1. Ulrich, de Ingenbohl, bailli d'Uznach 1478-1480, landammann 1486- 1490 et 1492-1494. En 1490, il conduisit 1300 Schwyzois au secours de l'abbé de Saint-Gall contre la ville de Saint-Gall et les Appenzellois. t vers 1511. — 2. Martin, bailli de Bellinzone en 1520, 1524-1526, vice-landammann en 1533. — 3. Ulrich, vicelandammann en 1543 et 1550. — 4. Jost, vice-landammann en 1569. — 5. Ulrich, de Ingenbohl, Landeshauptmann (capitaine commandant) àWil 1584- 1586, vice-landammann 1592-1594, landammann 1598-1600. t 1627. — 6.
Balthasar, bailli d'Uznach en 1600 et du Freiamt en 1611 ; vice-landammann de 1613 à 1615.
— 7. Hans-Gilg, * vers 1585, fils du n° 5, secrétaire d'État 1612-1616, baillideBaden 1623-1625 landeshauptmann de 1632 à 1644. Comme tel, il fut à la tête de 1200 Schwyzois, en 1632, pour protéger les frontières contre les incursions des Suédois. — 8. Georg, de Ingenbohl, * vers 1590, t 1673, fils du n° 6, bailli d'Uznachde 1630 à 1632 et de 1638 à 1640, vicelandammann 1646-1648.
— 9. Balthasar, bailli de Baden 1623 et de Bellinzone 1652. — 10 Josef-Augustin, vice-landammann 1779 • 1781. — 11. Ludwig, * 1779 à Naples, t 1836, fils du capitaine Josef- Franz au service de Naples, fut capitaine au Piémont. Il était au pays sous la République helvétique et fut envoyé, avec Aloïs Reding, comme otage à Aarbourg. En 1802, il entrait avec 1600 hommes dans le canton dé Berne pour renverser le gouvernement helvétique Auf der Maur remplit les fonctions de vicelandammann en 1813, 1814 et 1824 ; de 1815 à 1820 il prit du service en Hollande en qualité de général et en 1822 obtint Ludwig Auf der Maur. D'après un de la landsgemeinde l'au- portrait Q' huile de 1820 environ, torisation de lever deux
compagnies pour le roi de Naples. Léon XII fit de lui un comte palatin. Auf der Maur ayant acquis en 1808 l'île de Schwanau dans le lac de Lowerz, se fit appeler chevalier de Schwanau et ajouta un cygne à ses armoiries. — 12. Franz, * 1807, cusé de Sisikon 1831-1851, professeur à Schvvyz 1881-1854, aumônier du 3e régiment suisse à Naples 1854-1859, puis curé de Biemenstalden. — ■ 13. Xaver, * 30 juin 1822, t 18 février 1904, membre du Conseil de guerre des sept cantons en 1844, capitaine en 1845, membre du Conseil do guerre du Sonderbund, participa au combat de Schindellegi ; lieutenant-colonel en 1851, prit part à l'occupation des frontières de 1856-1857 comme commandant de bataillon. Il fut président de commune 1846^1848 et 1852-1854, membre du Grand Conseil pendant 44 ans, conseiller d'Etat en 1854, et
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comme tel vice-landammann 1856-1858 et Landammann L858-1860, conseiller aux États 1854-1862. Il participa à la construction de la route de l'Axenstrasse, fui un des fondateurs de la filature de coton de Hinter-Ibach, et le promoteur de L'industrie < 1 es étrangers à Brunnen, propriétaire de l'Hôtel Adler dans cette localité. — 14. Franz, lils du n° 11, pril du service à Naples puis fui colonel schwyzois : lors du Sonderbund, il commandail un bataillon de landsturm e1 fui assassiné dans la Marche en 1847. — 15. Kaki., * 21 aovembre 1845, I l" juillet 1 '.)()(), ingénieur, pril part à la construction du chemin de fer du Golhard et fut landammann de 1886 à 1888. — Voir F -D. Kyd : Généalogie der Familie Aufdermaur (mns). — M. Dettling : Schwyzerische Chronik. — J.-B. Kiilin : Die Landammânner von Schwyz (Gfr. 32 et Mitteilungen des hist. Vereins des Kts s<i<,it. 1918). — SKL. — Renseignements de p. Auf der Maur à Brunnen et de A. Auf der Maur à Bâle. | t'.-i I
B. Canton d'Unterwald. Uf der Muit, Ml m it. Ancienne famille de l'Obvvald, des eonnuunes de Kerns, Sarnen et Saehseln. Le berceau de la famille est le domaine de Mur dans le Melchtal. — 1 L'uni ;u, témoin en 1408, bailli de la Léventine 1415, dépulé à la Diète, tomba à Arbedo en 1422. — 2. WOLFGANG, construisit à ses frais, en 1738, la chapelle de Schild dans le Melchtal.— ■ Voir Kûchler : Chronik von Kerns. — R. Durrer : Einheit Unterwaldens. [R. d.]
C. Canton de Lucerne. A Lucerne, la famille Auf der Maur, supehmuro, uf der mure, est mentionnée de 1238 à 1344. Le droit de bourgeoisie de la famille actuelle de ce nom remonte à la République helvétique. [P.-X.W.l
AUFEGG. Voir ABEGG.
AUFERSTEHUNGSSEKTE. Secte religieuse fondée dans la Suisse allemande au XIXe s. par Dorothea Boller, voir ce nom.
AUFFENBERG, Franz-Xaver von. Général autrichien, commandant des troupes autrichiennes dans les Grisons à la suite du traité du 17 octobre 1798, par lequel l'Autriche s'engageait à occuper les passages et frontières des Ligues et à protéger l'ancien gouvernement contre toute agression. Dès le lendemain, 4000 Autrichiens entrèrent par le Luziensteig et occupèrent Maienfeld et la région du Rhin. Le 13 octobre, Zschokke demanda à Lucerne, alors siège du gouvernement helvétique, l'intervention des Français dans les Grisons, en faveur des patriotes et amis de la réunion à la Suisse Le 6 mars 1799, Masséna, qui avait remplacé Schauenbourg, fit sa célèbre attaque stratégique du Luziensteig, qui réussit pleinement. Auffenberg dut se retirer sur Coire où il fut pris avec toute son armée. Dans la campagne de 1799, Auffenberg combattit sous les ordres de l'archiduc Charles. — Voir Bûnd. Monatsblatt 1914, p. 231. — Dierauer V, 1. [L. J.]
AUFGAU, UFGAU. Partie de la Suisse entre l'Aar et la Sarine. Voir Ogoz.
AUF IBERG. Famille de Schwyz. Voir Ab Yberg.
AUFNAU. Voir Ufenau.
AUFRANC. Famille bourgeoise d'Orvin, mentionnée pour la première fois en 1447. Elle a donné les notaires Piehre (1508), Pktermann, 1066-10!>'p, et Jean- Henri, reçu notaire en 1699 [Al. M.]
AUFRITT. Cérémonie de l'entrée en fonctions des baillis en particulier, et aussi d'autres fonctionnaires temporels ou ecclésiastiques ; elle se faisait à cheval à l'origine, et plus tard en voiture, mais toujours avec une suite plus ou moins nombreuse et une fête de réception. L'installation des baillis dans les cantons et leurs bailliages étaii d'une importance particulière; car elle était accompagnée? d'une revue de la milice et de toutes sortes de festivités. L'Aufritt prit fin avec l'ancien régime.
1. Canton de Zurich. Les élections des baillis avaient lieu à l'assemblée du printemps avant, la Saint- Jean (24 juin) ; l'entrée en fonctions, dès 1536, dans la première moitié de l'année suivante, le plus souvent en mai Lin des trésoriers participait à la cérémonie comme représentant du gouvernement et installait le nouveau bailli. A l'origine, celui-ci devait porter dans ses comptes les frais de l'Aufritt, mais comme la suite devenait tou-
jours plus nombreuse el les dépenses plus grandes, celles-ci furent mises à la charge du nouvel élu. L'Aufritt pouvait revenir forl cher; Ludwig Meiss, de Zurich, ne paya pas moins de 1500 florins en ITn'i pour son entrée .i Kibourg. L'événement, qui se reproduisait tous les six an>, n'était pas non plus une petite charge pour les sujets à cause des diverses dépenses qu'il leur occasionnait, car partout on éiait tenu de recevoir le nouveau fonctionnaire en armes et de lui prêter ensuite le serment de fidélité. — Voir LL.— Pupikofer : Gesch. der Stadt Frauenfeld Stauber : Schloss Widen [E. St. et A?..]
2. Canton de Berne. Les élections des baillis avaient lieu à la Saint-Jacques, c'est-à-dire dans les Bemaines autour du 25 juillet, jusqu'à ce que, le 28 mars 1690, le second jeudi de mai fût désigné à cet usage. L'Aufritt par contre n'avait lieu qu'en automne, le jour des saints Simon et .Inde (28 octobre), et il fut déjà établi le 2 I septembre 1512, que le magistral entrant en Jonctions devail être accompagné de deux conseillers aux frais du gouvernement, chargés de présidera la remise des affaires. Le nouveau titulaire avait le droit de prendre 2 à 4 hommes de ses amis avec lui, mais à ses propres frais. Les sujets étaient tenus de se présenter à l'Aufritt complètement armés et de prêter serment de fidélité. En 1501 la suite du nouveau bailli fut limitée à 16 personnes. En 1562, le trésorier allemand dut rembourser au bailli les frais du cortège, sur terre ou sur l'eau, d'après un tarif déterminé. La ville de Morat édicta en 1714 un règlement particulier, confirmé en 1735, pour la réception des baillis de Berne ou de Fribourg, d'après lequel un certain nombre de conseillers devaient chevaucher à sa rencontre, tandis que le reste de la bourgeoisie le recevrait en armes près des portes et que trois salves étaient tirées.
Une particularité bernoise est l'Aufritt de l'Aeussi r< i Stand (État extérieur) (voir cet article). L'n cortège des jungen Gesellen est déjà mentionné le 15 avril 1551, le nom d'Aufritt de l'Usseren Régiment*, le 1 1 juin 1569. C'était un cortège plus ou moins pompeux à travers la ville de Berne suivi d'un simulacre de combat sur le Kirchenfeld ou d'une cavalcade jusqu'à un village voisin. Jusqu'en 1626, il se célébrait tous les deux ans avec l'autorisation du gouvernement et une subvention du trésor de la ville ; à l'origine, le plus souvent un dimanche, dès 1579, un jour de la semaine. Le 10 avril 1626,1e Conseil défendit l'Aufritt, mais autorisa le cortège de l'État extérieur le lundi de Pâques. Le Conseil fit le dernier pas le 10 avril 1673 en déclarant obligatoire le cortège de l'État extérieur pour tous les hommes d'armes, et en décidant qu'il aurait lieu chaque année. Il se faisait d'habitude un mercredi, dès 1710 un jeudi d'avril ou de mai, et devint peu à peu une véritable fête populaire à laquelle participaient jeunes et vieux. 80 Soleurois y furent invités en 1683 ; en 1690, l'envoyé anglais Philibert Herwart, qui donna en souvenir deux coupes d'argent sur l'ordre de son souverain : en 1695. 1776 hommes de toutes armes et 18 canons y prirent part, en 1711, 2406 hommes. A partir de 1716 apparaît la dénomination de Schutzenmatturnzuq et le magnifique Aufritt de 1758 fut appelé Schiisselikrieg par les contemporains. En 1782, les autorités cherchèrent à former un corps-franc de l'État extérieur afin de ranimer un peu le zèle pourl'Aufritt. Mais les temps étaient peu favorables et l'orage d-e 1798 emporta l'État extérieur et son Auflritt — Voir Haller et Miisbn : Chronik (mns. à la bibliothèque de la ville de Berne) — Manuels du Conseil et registres de police aux archives d'Etat de Berne. — Archives des 13 abbayes. — K.-I. Durheim : Beschreibung der Stadt Bern, p. 104.
■ BT 1862, p. 40. — B -E. v. Rodt : Kriegswesen III, 293 — J. - R. Grimer : Dcliriae, p. 482. • [Az.]
3. Canton de Lucerne. Dans ce canton, il n'y avait d'Aufritt que pour les baillis deWillisau, de Wykon et de Sempach. qui seuls habitaient dans leur district administratif, tandis que les autres habitaient à Lucerne et ne se rendaient dans leurs bailliages que tous les deux ans quand il leur convenait pour recevoir la prestation du serment (voir l'article SCHWÔRTAG.) Par contre, le prévôt de Beromunster, élu ou plutôt présenté
AUFRITT