AUER
verain ri Corps législatif du Comté de Neuchâtel. Biles étaienl formées de représentants, en nombre varié, de chanoines, de \;i^an.\ ci de bourgeois. Après la Réformation, les représentants du clergé furent remplacés par des officiers civils. Les Audiences comprenaient alors de 15 à 16 nobles pour le premier Etat, de 4 à 7 officiers pour le deuxième Etal et de 4 conseillers de Neuchâtel, auxquels se joignirent pendant quelques
années les bannerels des quatre bourgeoisies, pour le tiers Etat. En 1565, les \ bannerels lurent éliminés des Audiences. Dans la Seigneurie de Valangin, il y eut aussi des Audiences, calquées sur celles de Neuchâtel. A partir de 1018, les Audiences cessèrent d'être convoquées. — Voir G -A. Matile : Travaux législatifs des Plaits de mai, Etats et Audiences. — Le même : Hist. des Institutions judiciaires. [A. I'.]
AUDIENCES GÉNÉRALES. On désigne sous ce nom le Corps législatif institué en 1814 dans la Principauté de Neuchâtel. Elles étaient formées de 48 membres (10 conseillers d'État, 14 notables et 24 chefs de juridiction) nommés par le Prince, et de 30 députés nommés par les districts La composition des Audiences générales donna naissance de 1814 à 1816 à un conflit aigu entre le Conseil d'État et les Quatre bourgeoisies, ces dernières estimant que le peuple oeuchâtelois n'était pas suflisamment représenté dans ce « Conseil de la nation ». Les Procès-verbaux des Audiences générales (1816-1830) ont été publiés en 1904 dans les Inventaires et Documents publiés par les archives de l'Etat de Neuchâtel. — Voir A. Piaget : Hist. de la Révolution neuchâteloise II, p. 18-44. [A. P.]
AUDOIN. Evêque de Constance de 708 (?) à 736. Il est connu par des renseignements sur sa mort.
— Voir Regesta episcoporum Conslantiensium 1, n" 22-23. [F. H.]
AUE, Hartmann von. Poète du moyen âge dont l'origine est encore discutée parce que dans les pays de langue allemande les lieux appelés Aue, Ouwe, ainsi que les familles du même nom sont nombreux.
On peut cependant rattacher avec vraisemblance Hartmann, qui se disait ministérial d'Ouwe, à la famille Westerspul établie près d'Eglisau, autrefois Owe. Armoiries : de sable à trois têtes de vautour d'argent, posées 2 et 1, languées de gueules. La vie d'Hartmann est peu connue. On peut conclure de ses œuvres qu'il fréquenta l'école d'un couvent vers 1 180, et que par des études personnelles, il atteignit une culture rare pour son temps. Il connaissait le droit et était familiarisé avec les littératures latine, française et allemande. Il fut créé chevalier vers 1195. Son œuvre principale Der arme. Heinrich, fut écrite entre 1194 et 1197. Cette dernière année, il partit en croisade. Auparavant, il avait écrit Erec (1190), puis Gregorius, et termina, en 1202, Iwein. Ces quatre poèmes narratifs sont plus ou moins des remaniements libres d'originaux étrangers : Erec, Gregorius et Iwein du français ; Der arme Heinrich, d'un modèle latin disparu. Erec et Iwein sont des romans du cycled'Artus d'après le roman deChrétien deTroyes. Hartmann a débuté par quelques lieder et un petit livre, sorte de lettre d'amour rimée à une dame, rédigée sous forme de dialogue entre le corps et le cœur. Hartmann a été célébré par ses contemporains pour la beauté de sa langue, et déclaré un modèle insurpassable. Toute l'époque qui lui suxcéda fut sous son influence directe ou indirecte. — Voir Schônbach : Ueber Hartmann von Aue.
— Piguet : Etude sur Hartmann d'Aue. — ZT 1897. — Zeitschr. fur deutsches Altertum 41, p. 261, et 44, p. 303.
— GHS III, 154. — Dictionnaires spéciaux de Iwein par Benecke, nouv. éd. par Borchling, et de Armer Heinrich, par Riemer. [S. Singer.]
AUENSTEIN, aussi GAUENSTEIN (C. Argovie, D. Brugg. V. DGS). Vge paroissial : 1212-1226 et 1300 Gowenstein, 1317-1327 Gôwenstein. Armoiries (à l'enquerre) : d'argent à un mont de sinople surmonté d'un sapin du même. Auenstein doit avoir possédé sa propre noblesse dont les armoiries étaient :" parti de gueules à deux roses d'argent, et d'argent. En 1300, le
château avec la contrée environnante, y compris tous ii droits gauf la juridiction criminelle, était l'alleu des nobles \on Rinach. Après la guerre de Sempach, en 1389, les Bernoi i ent el dé-
truisirent le (bateau. Il ne fut jamais rebâti, mais les ruines ainsi que les droits de juridiction restèrent aux Rinach. Après avoir passé entre di\ i mains, Auenstein fut acquis en 1491 par les von .Miilinen et en 1644, avec Wildenstcin et Kastelen, par Hans- Ludwig von Erlach. Ses héritiers vendirent en 1732 toute la seigneurie de Kastelen à Berne qui en fit un bailliage avec Auenstein. En 1803, Auenstein passa au nouveau canton d'Argovie. Le château devint propriété privée et fut rendu habitable. L'église, du XIII' siècle, a un chœur gothique. La nef fut refaite en 1676. Registres paroissiaux depuis 1636 — Voir W. Merz : llurgaiilagen und Wehrbauten im Aargau. — W. Merz : Die Gemeindewappen des Kts Aargau — Argovia XXIII. [F w .
AUER. Familles des cantons d'Appenzell, Saint- Gall et Schafîhouse.
A. Canton d'Appenzell. Nom de famille répandu à Gais, Teufen et Hérisau ; d'après Eugster, les Auer seraient originaires de Gais ; en 1409 existait aussi au Rietli. près de Gais, un KONRAD in der Ow, d'où le nom d'Auer pourrait provenir. Un Ui.i IN der Au, d'Appenzell, où la famille existe encore aujourd'hui, devint en 1379 bourgeois de Saint-Gall (voir plus bas). A Hérisau, des Auer originaires de Gais ne sont bourgeois que depuis 1835 ; d'autres, de l'Allemagne du Sud, ont acquis la bourgeoisie de Teufen. — Voir A. Eugster : Die Gemeinde Herisau — Appenzeller Monatsblatt 1840. — Riirgerbuch der Stadt St.-Gallen. [A. M.]
B. Canton de Saint-Gall. — 1. Uli in der Ow, d'Appenzell, devint en 1379
bourgeois de Saint-Gall.
— 2. Joss, originaire du Sennwald, devint bourgeois en 1597. Les bourgeois actuels de cette famille à Saint-Gall viennent également du Sennwald et furent reçus en 1844. — 3.
Hans-U'ilhelm, * 1847 à Wâdenswil, t à Constance le 29 août 1906, étudia à l'Ecole polytechnique de Zurich de 1864 à 1867, et dès 1869 à l'académie des Beaux-Arts de Vienne, où il fut élève de.
Théophile Hansen, 1874- 1884 assistant de Hansen.
1885-1888 professeur d'architecture et de construction à la K. K. Staatsgewerbeschule. A Berne, il construisit de 1882 à 1892 l'aile Est et de 1893 à 1901 le bâtiment central du Palais fédéral. En 1890, il devint professeur d'histoire de l'architecture et de la plastique à l'université de Berne et quitta définitivement en 1891 son poste en Autriche. Il fit les projets des hôtels des postes de Soleure et de Liestal, du bâtiment du chemin de fer du Gothard à Lucerne et des constructions pour les fêtes de 1891. Dès 1890, il fut membre et président de la Commission fédérale des Beaux-Arts, en 1891 vice-président de la fondation Gottfried Keller, en 1892 président du comité des Beaux - Arts de Berne, et président de l'école d'art de cette ville ; en 1877, titulaire de la croix d'or du mérite, en 1884 de l'ordre de François-Joseph, en 1902 docteur honoraire de l'université de Bâle et bourgeois d'honneur de la ville de Berne. — SKL. — SR 1902. — ASG 10, 1907, 4., 218 avec Bibliographie. — PJ 18. — [Bt. et E. B.] — 4. Grethe, fille du n° 3, * le 25 juin 1871 à Vienne, fré*quenta les écoles de cette ville, puis l'université de Berne. Après un séjour de plusieurs années à Casablanca
Hans Auer. Professeur.
1) après une photographie
de 19Ui!.
AUFDEREGGEN