‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 264 sur 329 · AI U STI.NS (AI V · texte numérisé non relu

AI U STI.NS (AI V

partielles ont permis de se rendre compte des dispositions générales de cel édifice qui présentai! 6 colonnes <le face el 9 sur les côtés. Des fouilles récentes onl démontré que les ruines du Heidenloch son! celles d'un temple de mômes dimensions que celui du Schttnbiihl, .1 \ ec 6 colonnes de face.

Non loin de là, la muraille dominant le Violenbach esl flanquée d'une grosse tour ronde à Tint é rieur de laquelle on trouva, au niveau du sol de la ville, une construction dont l'usage esl. encore inexpliqué: le Long de: paroi s'étagent en amphithéâtre quatre gradins revêtus de marbre blanc, en face desquels est placé un petil podium; c'était évidemment une salle de réunion pour un corps de HO à 100 personnes.

Tout le plateau au Nord du théâtre, jusqu'au mur d'enceinte, est couvert de constructions privées, formanl des îlots rectangulaires entre lesquels courent des rues; sous celles-ci sont établis des égouts fort soigneusement construits. Une maison située au bord du plateau, à côté de la tour ronde, communiquait avec la vallée par un escalier fort bien conservé, sur les parois

faces pai d'autres tours plus petites. La porte d'entrée castrum se t rom ait à l'endroil où, aujourd'hui, la me du village franchit la muraille. Voir: Basler Zeitschrift, 11 (1903), p. 81-100. — P. Frei : Auguste Raurica, Liestal 1907. — La bibliographie concernant Augst a été dressée par K. Stehlin, Basler Zeitschrift, % (1911), p. 38-179. Sur les dernières fouilles, on consultera les rapports de la Soc. suisse de préhistoire, I-XI (1908-1918). — Th. Burckhardt-Biedermann : Die Kolonie Auguste Raurica. [O.v.]

AUGUSTIN I DE ANTON, Mari;i-1Y-Ii.\. * à Ma eugnana (Piémont ) le 4 août 1742, fut nat uralisé Valaisan dans sa jeunesse et prit du service au régimenl de Courten en France, puis au régiment Ehrler, en Espagne, comme commandant de la légion « Schles wig-Holstein». Rentré au Valais, il devint notaire, avocat, puis mayor d'Ardon-Chamoson, et en 1786-1787 gouverneur de Monthey. 11 brigua la charge de capitaine du dizain de Brigue, ce qui provoqua un véritable soulèvement à Naters à fin janvier 17'.i:i, et obligea Augustini à se cacher dans la sacristie de Môrel. Pendant la période de

Théâtre romain d'Augst. D'après une photographie du Guide de F. Frey (1907).

duquel on a découvert une peinture murale représentant deux hommes portant, suspendue à une perche, une grande amphore ; cette peinture est aujourd'hui transportée au musée de Bâle.

Tous les grands édifices ne se trouvaient pas réunis sur le plateau. Au pied du temple, dans la plaine de l'Ergolz, les fouilles ont révélé de grands thermes. Cet imposant édifice comprend un vestibule, deux chambres de chauffe et cinq salles de bains, dont trois chauffables. Toutes ces pièces étaient recouvertes de voûtes faites de tubes de terre cuite emboités les uns dans les autres. Un système d'égouts fort bien compris servait à l'écoulement des eaux. A côté de ces thermes s'élève un édifice dont les ruines ont longtemps intrigué les archéologues. Des fouilles récentes ont démontré qu'il avait existé en cet endroit un temple à trois cellae, précédé d'une cour ornée de portiques, qui, sous les Flaviens, fut transformé en un château d'eau ou nymphée: au centre d'un bassin rectangulaire s'élevait une construction ornée de colonnes et de douze niches d'où jaillissaient des jets d'eau. Pour fournir de l'eau en abondance à une population nombreuse, les Romains avaient construit des aqueducs amenant de loin le précieux liquide. Un de ces aqueducs suivait la vallée de l'Ergolz sur plusieurs lieues jusqu'aux environs de Bôckten.

La route venant du Hauenstein traversait la colonie et franchissait le Rhin sur un pont à l'île de Gewert, où l'on a découvert une tête de pont en maçonnerie.

Le Castrum Rauracense, dans les ruines duquel est blotti le village de Kaiser-Augst, s'élève au bord du Rhin. C'était un rectangle irrégulier de 234 m. sur 142 m. entouré de murs de 3 à 4 m. d'épaisseur, flanqué aux angles de grosses tours polygonales et défendu sur les

l'occupation française, il joua un rôle politique important. Au printemps. 1798, il faisait partie de la députation chargée de négocier avec le résident français .Mangourit et le général Brune l'admission du Valais dans la République helvétique. Il appartenait également au Directoire valaisan provisoire et entra le 14 mai dans le Sénat helvétique comme représentant de son canton. Comme secrétaire, puis président de cette autorité, il acquit une grande influence, et plus d'une fois son nom fut mis en avant pour le Directoire helvétique. Augustini prit aussi une grande part aux négociations qui aboutirent à la proclamation de la république du Valais, le 30 août 1802. Le 5 septembre, il devint grand-bailli et en 1803 fut placé à la tête du nouvel État en qualité de général, charge qu'il occupa jusqu'en 1807. Pendant l'incorporation du Valais à la France, 1810-1814, il fut juge à Sion et conseiller général du Département du Simplon. De 1817 à 1821, il fut premier représentant de son canton à la Diète, et travailla avec l'ancien grand bailli L. de Sepibus et' A. de Courten à l'élaboration du code civil et du code pénal du Valais. Le 2 mai 1821, il fut élu de nouveau grand bailli pour deux ans, et mourut le 18 juin 1823 à Louèche. Son portrait est au Musée historique de Brigue. — Voir Kâmpfen : Freiheitskàmpfe der Walliser. — Grenat : Hist. du Valais. — de Rivaz Mémoires historiques. — ASH. [D. I.]

AUGUSTINS (AUX) (C. Fribourg, D. Glane, Com. et paroisse Rue. V. DGS). Ce hameau doit son nom à l'acquisition qu'en avaient faite les Ermites de Saint- Augustin en 1585-1588. Cette propriété fut revendue par les religieux en 1629 ; elle passa en différentes mains et finalement fut acquise parla famille Maillardoz à qui elle appartient encore. Le château et la chapelle ont été construits par Jules de Maillardoz (1829-

Page 1