La l'\l\ tu-: Badi.n, ou Iroi-ii'-me paix nationale
entre le deux canton- réformés de Zurii Berne d'une part, el les cinq cantons catholique de Lucerne, In. Schwyz, Unterwald et Zoug, d'autre part, après la première guerre de Villmergen, le 26 lévrier- 7 mars 1656. Voir Paix nationale, troisième
2. La Paix de Baden, du 7 septembre 1714, conclue en ire la France et l'empire allemand après la guerre de la succession d'Espagne. Voir BADEN, CONGRÈS de.
3. La Paix de Baden, du 15 juin 1718, conclue entre Zurich, Berne et l'abbé de Saint-Gall, dernière conséquence de la deuxième guerre de Villmergen ou guerre du Toggenbourg de 1712. Cet important traité, dû surtout aux efforts de l'avoyer bernois Johann-Friedrich Willading, réglait avant tout les rapports entre l'abbé et le Toggenbourg, accordant au premier la souveraineté sur ce pays, mais reconnaissant d'autre part au secpnd la constitution de 1707 qui lui donnait une autonomie presque complète avec son propre landrat et son propre tribunal. En ou Lie. ce traité appliquait le principe de la parité confessionnelle prévu dans la quatrième paix nationale, non seulement au Toggenbourg mais aussi à toutes les possessions de l'abbé en Thurgovie et dans le Rheintal, à l'exception de l'Alte Landschaft. Finalement les difficultés éventuelles entre l'abbé et les gens du Toggenbourg devaient être soumises à un tribunal arbitral formé de trois cantons protestants et de trois cantons catholiques. Cette paix abrogea l'ancien Bauernlandrecht entre le Toggenbourg et les cantons de Schwyz et Claris. Zurich et Berne remplacèrent dès lors ces deux derniers cantons dans leur rôle de protecteurs du Toggenbourg, jusqu'en 1795. — Voir Dierauer. — AS VII. 1381. [Az.l
BADEN-HOCHBERG (COMTES DE). Voir HOCHBERG.
BADER, BAADER. Familles répandues dans les cantons de Bâle, Lucerne, Soleure et Zurich, encore actuellement florissantes
A. Canton de Bâle (Bader, Baader) La famille Baader est mentionnée à Gelterkinden dès 1515, à Liestal vers 1000. — 1. Samuel, * 1721, était chirurgien de campagne au service de la Hollande et rapporta quelques connaissances chirurgicales et médicales à Gelterkinden, où il acquit un certain renom de praticien. — 2. Samuel, 1780-1843, petit-fils du n° 1, médecin. Il étudia à Bâle, Genève et Wiirzburg, s'établit à Gelterkinden en 1806 où il acquit bientôt une grande pratique. Son fils — 3. Johann-JaJkob, 1810-1879, étudia la médecine à Bâle, Fribourg et Heidelberg, fit son doctorat à Zurich et pratiqua longtemps dans son village avec beaucoup de dévouement. Président de la société de médecine de Bâle-Campagne; il proposa le 27 décembre 1865 la fondation d'une société suisse des médecins et fut le fondateur de V Aerztlicher Zentralverein et le promoteur du Correspondenzblatt fiir Schweizeràrzle, publié plus tard par le professeur Klebs. Il fut président de la Commission scolaire de son district, membre du Conseil sanitaire et du Grand Conseil, conseiller national. Comme président du Grand Conseil, il fit rebâtir un établissement pénitentiaire et un hôpital cantonal. On lui doit aussi la fondation d'une école secondaire de jeunes filles, de la société de lecture et de la Caisse d'épargne. — 4. Arnold, 1842-1888, fit son
Jobann-Jakob Bader, d'apr.-s un dessin de L. Wagner en 1848.
BADI
BADRUTT
doctorat en médecine à Berne et dès 1872, rédigea avec Albert Burckhardt le Correspondenzblatt. Il cessa de pratiquer à la campagne en 1879 pour raison de santé, et s'établit à Bàle, où il fonda avec Albert Burckhardt la caisse de secours pour les médecins suisses. [WernerNAEF.]
B. Canton de Lucerne. Familles de Knutwil, Lucerne, Beiden, Ruswil, Willisau, etc. La branche lucernoise est mentionnée dès 1349. De 1396 à 1509 sept membres de la famille firent partie du Grand Conseil, dont NlKLAUS, excommunié le 25 septembre 1392 avec 25 autres Lucernois, pour avoir pris le parti des Uranais mis à l'interdit pour leurs démêlés avec le Fraumunster de Zurich. — ■ Le peintre Johann, mentionné en 1774 à Beromunster, est d'origine bavaroise. — SKL. — Actes aux Archives d'État de Lucerne. [p.-x. W.J
C. Canton de Soleure (Baader et Bader). Famille encore existante. — 1. Hugo, de Winterthour. chanoine du chapitre de Schônenwerd dès 1365, et prévôt dès 4388 ; il rebâtit en 1386 l'église incendiée du chapitre. L'année de sa mort est inconnue. ■ — 2. Josef, père, et
— 3. Josef, fils, achevèrent avant 1770 le modèle en bois de l'église de Saint-Urs dont ils avaient été chargés par le constructeur Pisoni. Tous deux habitaient à Bùttnau près de Soleure. — 4. Urs-Joseph, de Holderbank, * le 18 mai 1797 à Soleure, devint le 16 août 1819 professeur de français au collège de la ville, prêtre en 1821 et plus tard professeur au gymnase, puis à l'école cantonale du 8 juillet 1833 à sa mort, le 25 février 1861. Il écrivit des livres scolaires de français, de latin et d'histoire, ainsi que des brochures d'édification. — Voir Ferdinand von Àrx : Gesch. der hôhern Lehranstalt in Solothurn, 1911, 107. — SU', 1821, p. 458. — P. Strohmeier : Der Kt. Solothurn. [J. M.]
D. Canton de Zurich. I. Famille mentionnée à Affoltern près Zurich vers 1430, mais originaire de Œrlikon. Elle tenait du couvent d'Œtenbach une grande ferme à Affoltern. — II. Famille bourgeoise d'Eglisau, mentionné dès 1560; elle acompte des bouchers et des conseillers de ville. [J. F.J
BADI, BADDI, de BADIS, BADIO. Famille éteinte de Locarno. Armoiries : de gueules à une branche de sinople accompagnée de deux lys d'or. — 1. Giovanni-Pietro, dit Pietro de Badis, maître verrier. En 1568, il tenta, avec un Vénitien, d'introduire à Locarno l'industrie du verre ainsi que les procédés des fameuses verreries de Murano. Le 13 septembre 1568, il obtint du gouvernement d'Unterwald le privilège exclusif de la fabrication du verre dans le bailliage de Locarno pendant 15 à 20 ans. — 2.Giovanni-Battis- TA, chef de la députation de Locarno au congrès des bailliages des XII cantons, à Bironico en 1653, où l'on devait décider de l'aide en hommes et en argent de£ bailliages tessinois pour la guerre des paysans. — Voir BStor. 1884, 1890. — SKL. — Vege/zi : Esposizione storica. — AHS 1914, p. 14. [C. Trezzini.]
BADI US (BADE), Conrad, * à Paris en 1510, imprimeur comme son père Jodocus Badius. Ayant embrassé la foi réformée, il se retira à Genève où il fut reçu habitant en 1550 et bourgeois en 1555. Il fut collaborateur de Jean Crespin et de Robert Estienne et travailla aussi pour son propre compte. Il fut un des imprimeurs de Calvin dont il traduisit du latin et imprima en 1555 le Chatit de victoire. Polémiste religieux très ardent et parfois violent, il a traduit du latin et imprimé L'Alcoran des Cordeliers et Les vies des evesques et papes de Home. Il serait aussi l'auteur de la Comédie du pape malade et tirant à sa fin, publiée en 1561 sous le pseudonyme de Thrasibule Phénice, et dont le Conseil de Genève autorisa la représentation cette année-là. En mars 1562, Badius quitta Genève pour se rendre à Orléans où il mourut de la peste quelques mois plus tard. — Voir France protestante, 2e éd. I, 680.
— Mait taire : Annales lupographici,\ll, 137. — Senebier: Hist. littéraire, II, 50. [Frédéric Gardy.]
BADOLLET. Famille originaire de Serraval (Haute- Savoie) admise à la bourgeoisie de Genève en 1555, existant actuellement à Genève, Paris, Londres, Berlin, aux Etats-Unis. Elle a donné dès 1578 toute une dynastie d'horlogers. Armoiries: d'azur au lion d'argent tenant une badelaire de même. — 1. Jean, 1635-1718,
ministre 1663, régent au collège de Genève 1678-1718. Il publia: La Harangue de Frédéric Spanheim; Geneva restilula; De V excellence de l'horlogerie, etc. — 2. JérÉmie, 1746-1809, ministre de l'Hôpital 1769, pasteur de l'église française de Francfort s/M. 1779-1809. — 3. Jean-Louis, émigra aux- Etats-Unis en 1785. Il fonda avec son ami Albert Gallatin, sur le Potomac, une ville qu'ils nommèrent New-Geneva. — 4. Jean- Moïse, * 1811, créateur en 1837 de la manufacture J.-M. Badollet et C'« ; président du Grand Conseil en 1860. — Voir Galiffe : Not. gen. III, 20. — A GS IV, 763. — Senebier : Hist. litt. — France protestante. — Heyer : L'église de Genève, 421.
— BIG IX — - Montet : Dictionnaire — Journal suisse d'horlogerie, 1914. — Babel : Les métiers dans l'ancienne Genève. [H. D.]
BADOUD. Famille bourgeoise de Fribourg, Romont, Prévondavaux, Siviriez, et d'autres localités des districts de la Broyé et de la Glane. — 1. P. Maximilien, capucin, supérieur à Romont 1745, f à Fribourg 1769. Prédicateur réputé, il séjourna plusieurs années en France. Il fit établira l'église des Capucins de Romont, en 1755, les deux belles châsses qu'on y voit encore, et publia en 1741 une vie de saint François d'Assise, en vers latins, composée par un Père Apollinaire. — 2. Georges, avocat, député de Fribourg au Sénat helvétique 1798-1800, membre du Conseil législatif de la .République helvétique 1801, 1802, membre du tribunal du canton; 24 août 1802, préfet national du canton de Fribourg. — ■ [R^my.] — 3. Adolphe, * 1837 à Romont, directeur de l'école secondaire d'Estavayer 1863-1866, professeur et préfet de discipline au collège de Schwyz pendant vingt-cinq ans, chapelain, puis curé de Tavel 1893-1899. chanoine à Saint-Nicolas de Fribourg, grand chantre 1902-1911, doyen de Fribourg 1911 à sa mort, 18 nov. 1916. — 4. Alfred, * à Romont 1er nov. 1842, prêtre 1867, vicaire à Siviriez et à Broc, prieur de Broc 1868, inaugura les pèlerinages à Notre-Dame des Marches, auteur d'une notice sur cette chapelle et d'une autre sur Saint-Othmar. f 27 janv. 1887. ■ — 5. Emile, médecin, étudia à Fribourgen-Brisgau, Wurzbourg et Heidelberg, s'établit à Romont. f 16 avril 1896.— Voir Etrennes fribourgeoises, 1917. — Liberté, 18 nov. 1916. — Dellion : Dictionnaire. — • Almanach catholique, 1918 fF. D.]
BADOUX, Henri, forestier, * 22 mai 1871 à Cremin (Vaud), étudia à Zurich et Munich, inspecteur forestier à Montreux 1898-1915, professeur 1915, puis principal de l'Ecole forestière de l'Ecole polytechnique de Zurich 1919. Il a publié : Les beaux arbres du canton de Vaud, et rédige le Journal forestier suisse depuis 1915. [C.B.]
BADRUTT. Famille grisonne de Pagig dans le Schanfigg, répandue aussi à Coire-Masans et ailleurs sous le nom de Padrutt, dérivé du prénom romanche Padruott = Pierre. — 1. Johann vint en 1815 à Samaden, fut architecte et père de la famille d'hôteliers de Saint- Moritz. Ses fils aînés, Caspar et Peter, étudièrent à l'École polytechnique de Paris et bâtirent plusieurs maisons remarquables en Engadine (Josty à Madulein et Sils, Lorsa et Frizzoni à Cresta-Celerina) ; ils émigrèrent plus tard en Amérique où Peter devint professeur — 2, Johann, fils du n° 1, fondateur de l'hôtellerie à Saint-Moritz, * le 2 avril 1819 à Samaden, acheta à Saint-Moritz, en 1858, la pension Faller qui devint au cours des années le célèbre hôtel Kulm de Saint- Moritz-Dorf. Il est aussi l'initiateur des sports d'hiver et reçut les premiers hôtes d'hiver à Kulm déjà vers 1860. — 3. Caspar, fils du n° 2, * en 1846, ouvrit en 1878 une usine électrique au Kulm qui fut l'une des premières entreprises d'éclairage de ce genre ; il fonda également le tramway des bains et l'usine électrique communale, à la sortie du lac de Saint-Moritz. En 1883, il construisit l'hôtel Caspar Badrutt (Hôtel Bernet) et le Palace Hôtel (auparavant Beau-Rivage), notablement agrandi par son fils qui le dirigea après la mort du père (1904). Il écrivit un livre sur VAssunzione delta Madonna, qui fut transportée en 1887 de Ferrare à l'hôtel Kulm, et en faveur de l'authenticité de laquelle il se prononça.
— 4. Peter, fils du n° 2, * le 24 janvier 1850 à Samaden, collaborateur de ses parents et plus tard directeur de