BADEN (CONGRÈS DE
helvétique du 12 avril 1798 prévoyait à la vérité la fusion de ce nouvel État avec Zoug en un seul canton, mais le jour précédent déjà, le commissaire du gouvernement, Lecarlier, avait confirmé la première décision, Zoug- s'étant joint aux cantons opposés à la République helvétique Les choses en restèrent là et les 19 et 20 avril, les électeurs réunis à Mellingen nommèrent leurs députés au Grand Conseil helvétique, au Sénat et à la Cour suprême. Le 27 mai, sous la pression des baïonnettes françaises, le Freiamt fusionna avec le
1149-1169, est appelé une fois en 1155 frère dti marchio ou cornes Werner de Baden. — 4 Arnold IV, 1127-1172, paraît en 1130 sous le nom de Arnold de Baden et en 1169 de cornes de Baden. Dernier des comtes de Baden, il eut pour héritier le comte Hartmann III de Kibourg. Sur leurs sceaux, les quatre frères portaient le château des Lenzbourg, mais la tradition, vieille du XVe s., leur attribua les armoiries actuelles de la ville.
Un comté de Baden n'a jamais existé; ce nom a été donné dès 1173 sous les Kibourg et plus tard sous la
Le Congrès de Baden, d' après un tableau de Huber se trouvant au Musée de Versailles.
. Maréchal de Villars. — 2. de Saint-Contest. — 3. Le comte du Luc. — 4. Secrétaire d'ambassade Butheil. — 5. Secrétaire de légation Bendenvieth. — 6. Le comte de Seilern. — 7. Le comte de Goës. — 8. Le prince Eugène de Savoie.
canton de Baden qui se trouva définitivement constitué en cinq districts : Baden, Bremgarten, Mûri, Sarmenstorf et Zurzach, avec Baden comme chef-lieu. Il comprenait l'ancien bailliage de Baden moins les villages de la rive droite du Rhin : Kadelburg, Lienheim et Hohenthengen, auxquels on renonçait tacitement ; mais il conservait l'ancienne frontière zuricoise et le district de l'ancien Freiamt, comme avant 1798. Le canton de Baden partagea le sort de la République helvétique jusqu'à sa transformation. L'Acte de Médiation le réunit le 19 février 1803 au canton d'Argovie dont il fait partie depuis. [Az.l
BADEN (COMTES DE). Cette famille était une branche collatérale de la puissante famille des comtes de Lenzbourg ; elle a porté ce nom à cause du château supérieur de Baden, le Stein. Ce sont les quatre fils du landgrave Arnold II du Zurichgau qui ont porté le titre de comtes de ou à Baden, soit : — 1. Ulrich V, 1127-1134, cornes de Baden 1130. — 2. Werner, 1127vers 1165, cornes de Baden 1127-1155, marchio de Baden 1155, et en 1145 Wernherus de Baden. — 3. Kuno,
domination autrichienne à l'ancien bailliage de Baden Depuis la conquête de 1415 par les Confédérés, l'expression comté a été seule employée. — Voir Merz Burganlaqen — FBB. — ZUB. [A. Zesigbr.]
BADEN (CONGRÈS DE). Lors de la guerre de la succession d'Espagne, une coalition européenne s'était formée contre Louis XIV et les prétentions françaises. Elle commença à se disloquer après la mort de l'empereur Joseph Ier, survenue le 17 avril 1711, lorsque Charles, le prétendant habsbourgeois, eût de nouveau réuni toutes les terres autrichiennes et espagnoles sous le même sceptre. L'Angleterre fut la première à se retirer, les Pays-Bas, la Prusse, la Savoie et le Portugal suivirent son exemple (Paix d'Utrecht, 11 avril 1713) et même enfin l'empereur pour lui et sa maison (Paix de Rastatt, 7 mars 1714). Il ne restait en présence que la France ri l'empire allemand. Ils envoyèrent le 5 juin 1714 leurs plénipotentiaires à Baden, pour y rétablir la paix de l'Europe. Le prince Eugène de Savoie, le comte de Seilern, et le comte Goës représentaient l'Empire ; le maréchal de Villars, le comte du Luc et le
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BADEB
sieur de Saint-Contest, la France. La paix qu'ils signèrenl le 7 sepl 1714 ae lii que confirmer les résulta la guerre, e1 remplaça par I '('■<] uililni' eu i-i j[n'r-ri la domination devenue insupportable de Louis XIV. Pendant (rois mois Baden fui un petit Paris; les fêtes succédaient aux l'êtes cl les envoyés, du Luc eu particulier
avec sa. suite île 300 personnes, dépens ni I
à pleines mains.
La paix de Baden a une certaine importance pour la Suisse, car !'■ n< i.ihmrs s'enlendireni pour reconnaître sa neutralité, comme ils L'avaient fait à i trecht. Une seule difficulté surgit : à Utrecht, Louis XIV avait reconnu Neuchâtel parmi les pays alliés de la Suisse : à Baden, il se refusa absolument à une déclaration explicite et s'en tint à l'expression générale d'alliés etcoalliés du Corps helvétique. Il se vengea à Utrecht et à Baden de la défaite diplomatique «le 1707, mais n'en retira rien sinon que l'Angleterre reconnut expressément, déjà avant les négociations de Baden, dans une déclaration particulière «lu 20 août 1713, que la principauté de Neuchâtel faisait partie de la Suisse. — Voir Dierauer, IV. — Henry Mercier : Le Congrès de Baden et la Suisse dans ASG, 1917. [Az]
BADEN (DEFENSIONAL DE). Organisation militaire fédérale. Voir Défensional.
BADEN (DISPUTE DE). Dispute religieuse organisée par les adhérents à l'ancienne confession pour endiguer les progrès croissants de la nouvelle foi dans la Confédération et pour réduire Zwingli au silence au moyen de la scolastique et de la théologie. L'initiative de cette réunion vint de Johann Faber, vicaire général de l'évêché de Constance, qui se présenta dans ce but à la Diète et se mit en Allemagne en relations avec le Dr Eck, d'Ingolstadt, le célèbre champion delà papauté en Allemagne. Elle devait avoir lieu à Bâle qui déclina cet honneur ; Baden fut alors proposé. Tous les cantons et leurs alliés devaient y assister, les évèques suisses et les universités des environs furent invités. La dispute ne devait pas s'occuper d'innovations ni de modifications, mais soumettre des vœux éventuels au prochain concile. 11 ne fut pas possible d'obtenir la participation de Zurich et de Zwingli. L'invitation venait de la même Diète qui avait exclu Zurich des débats, et Zwingli, malgré un sauf-conduit, se refusa à paraître à Baden, où les V cantons catholiques étaient en force. La réunion perdit ainsi d'avance de son importance pour les deux partis.
Le lundi de Pentecôte, le 21 mai 1526, les débats furent ouverts ; ils se prolongèrent jusqu'au 8 juin. Les adhérents de la nouvelle confession, peu nombreux, étaient naturellement dans une position difficile. Seul Œcolampade de Bâle, qui disputa sept jours durant sans résultat avec le Dr Eck au sujet de la première thèse de ce dernier, concernant la Sainte-Cène, gagna la considération des catholiques. La dispute tourna autour des sept thèses d'Eck, sur la Sainte-Cène, l'intercession des saints, l'adoration des images, le purgatoire ; les deux dernières thèses d'Eck sur le péché originel et le baptême ne furent pas discutées. Par contre, l'on ne permit pas à Œcolampade de présenter une thèse, tandis que le pamphlétaire Thomas Murner put le faire et clore la dispute par un discours injurieux pour Zwingli. Celui-ci était renseigné journellement à Zurich sur le cours des débats par de jeunes amis. Environ 90 auditeurs se prononcèrent en faveur des thèses d'Eck et 11 seulement, quelques-uns encore avec des restrictions, en faveur d'Œcolampade.
Le parti catholique croyait avoir définitivement vaincu ; des rumeurs coururent en Allemagne sur la défaite de la nouvelle foi à Baden. La dispute excita pendant un certain temps le plus vif intérêt chez les Confédérés. Les cantons catholiques, dans l'assurance de leur victoire, allèrent trop loin : Zurich affermit la nouvelle foi, Berne et Bâle, eux, se fâchèrent car l'examen des protocoles officiels de la réunion ne leur fut pas permis et les rapports privés avaient été interdits pendant la durée des débats. Berne fut ainsi poussé à avoir ses propres discussions religieuses, qui furent par la suite de la plus grande importance. — ■ Voir AS IV, I. a. — Wiedemann : Joh. Eck 1865 p. 206-48. — Fleisch-
lin : Schweiz. Réf. Geteh. III, 599-691. — Stâhelin : Zwingli II. Diera uer III. t. -t. |
BADEN (TRAITÉS DE PAIX DE). Trois traités de paix onl été lans cette ville et en portent le
nom l le onl :