MALE
BALE
1457, 1459, 1461 : llans Bremen-
>tein.
1462 : Bernhard von Laufen.
1403. 1465 et 1407 : Kaspar von
Regesheim.
1466-1474, dans les années paires :
Heinrich Iselin.
1460, 1471 et 1473 : llans Zscheggen-
biirlin.
1475. 1477 el 1471t. 1485-1403 :
Heinrich Rieher.
1476 et 1478, 1488 et 1 Ï90 : Thomas
Sùrlin.
1480 : Anton von Laufen.
1481 : Oswald Holzach.
1482 : Bernhard Schilling.
1484 et 1486 : Leonhard Grieb.
1492 et 1404 : Jakob Iselin.
1495 : llans Jungermann.
1406. 1408 et 1500 : Peter Offenburg
(plus tard bourgmestre).
1497, 1499, 1503 et 1505: Niklaus
Rûsch.
15iil : Friedrich Hartmann.
1502 : Lorenz Surlin.
1504-1514: Leonhard Grieb, le jeune.
1507-1517 : Hans Trutmann 1516-1520 : Heinrich Meltinger (plus
tard bourgmestre).
.1510 et 1521 : Ulrich Falkner.
1522-1528 : Jakob Meyer zem Hir-
zen. (plus tard bourgmestre).
1525-1527 : LuxZeigler. 15-29-1533 et 1545-1553 : Marx Hei-
delin.
1530-1533 : Balthasar Hiltprand.
1533-1544 : Theodor Brand (plus
tard bourgmestre).
1545-1555 : Bliisi Schôlli.
1554-1558 : Andréas Relier.
1556-1560 : Franz Oberriet (plus
tard bourgmestre).
1557-1559 : Kaspar Krug (plus tard
bourgmestre).
1559-1573 : Jakob Riidin.
1560-1564 : Sébastian Doppenstein
(plus tard bourgmestre).
1564-1570 : Bonaventura von Brunn
(plus tard bourgmestre).
1570-1577 et 1501-1504 : Bernhard
Brand.
1575-1579 : Ulrich Schultheiss (plus
tard bourgmestre).
1578-1502 : Lukas Gebhard (plus
tard bourgmestre).
1570-1589: Franz Rechburger.
1502-1505: Hans - Rudolf Huber
(plus tard bourgmestre).
150 4-1602 : Remigius Faesch (plus
tard bourgmestre).
L595-1601 : Jakob Oberriet (plus
tard bourgmestre).
1601-1609 : Melchior Hornlocher
(plus tard bourgmestre).
1602 : Christian Fùrfelder.
1604-1612 : Jakob Gotz (plus tard
bourgmesl re).
1009-1611 : Sébastian Beck.
1011-1616: Hieronymus Mentelin.
1012-1616: Joh.-Wernhard Ringler
(plus tard bourgmestre).
1616-1628 : Johann Heer.
1617-1618 : Bonaventura von Brunn.
1619-1621 : Sébastian Sporlin (plus
tard bourgmestre) 1621-1624 : Hans-Heinrich Steiger.
1625-1629 : Joh.- Jakob Burckhardt.
1628-1630 : Joh. -Friedrich Ryhiner
(plus tard bourgmesl re).
1630-1636: Joh. -Rudolf Faesch
(plus tard bourgmestre).
1031-1634 : Leonhard Lùtzelmann.
1635-1645: Joh. -Rudolf Wettstein
(plus tard bourgmestre).
1636-1643 : Joseph Socin.
1644-1650 : Bernhard Brand.
1645-1654 : Joh. -Jakob Hummel.
1650-1655 : Leonhard Wentz.
1055-1661 : Hans-Heinrich Falkner.
1656-1683 : Joh.-Rudolf Burckhardt
(plus tard bourgmestre).
1658-1660 : Niklaus Rippel (plus
tard bourgmestre).
1660-1664 : Benedikt Socin.
1663-1667 : Andréas Burckhardt
(plus tard bourgmestre).
1666-1684 : Joh.-Jakob Burckhardt
(plus tard bourgmestre).
1667-1669 : Joh.-Ludwig Krug (plus
tard bourgmestre).
1669-1683 : Emanuel Socin (plus
tard bourgmesl re), 1683-1691 et 1691-1705: Christoph
Burckhardt.
1684-1690: Franz-Robert Brunsch-
weiler (plus tard bourgmestre).
100(1-1601 et 1695-1705 : Johann-
Balthasar Burckhardt (plus tard
bourgmestre).
1001 : Hans-Heinrich Zâslin.
1691 : Martin Staehelin.
1705-1722 : Andréas Burckhardt.
1 / (15-17 17 : Joh.-Jakob Merian (plus
lard bourgmestre).
1717-1724 : Joh.-Rudolf Wettstein
(plus tard bourgmestre).
1722-1730 : Niklaus Harder.
1724-1734 : Emanuel Falkner (plus
tard bourgmestre).
1730-1731 : Samuel Merian (plus
tard bourgmestre).
1731-1740 : Dietrich Forcart.
1734-1735 : Joh.-Heinrich Beck.
1735-1760 : Joh.-Rudolf Faesch
(plus tard bourgmestre).
1740-1760 : Félix Battier (plus tard
bourgmestre).
1760-1767 : Johannes De Bary (plus
tard bourgmestre).
1760-1762 : Isaak Hagenbach (plus
tard bourgmestre).
1762-1777 : Johannes Faesch.
1767-1784 : Achilles Leissler.
1777 : Daniel Mitz (plus tard bourgmestre).
1777-1789 : Johannes Ryhiner (plus
tard bourgmestre).
1784-1796 : Andréas Buxtorf (plus
lard bourgmestre).
1789-1790 : Peter Burckhardt (plus
tard bourgmestre).
1790-1798 : Andréas Merian (plus
tard bourgmestre).
1796-1798 : Peter Ochs.
Voir Bas. C. VI, 534 ; VII, 481. — Schônberg, p. 774, et les registres officiels. [A. B.]
VI. Développement de la civilisation. — 1. COM- MERCE, Industrie et Trafic. Le point où le Rhin abandonnait sa direction vers le centre de la France pour aller vers le Nord, point où fut fondée la ville de Bàle, devint rapidement un carrefour important des routes de l'Europe centrale. Cette place prit particulièrement de l'importance avec la conquête romaine. Deux routes militaires y passaient : l'une venant de Vindonissa par le Bôtzberg, l'autre d'Aventicum et Soleure à Argentoratum (Strasbourg) se rencontrant à Augusta Raurica. La politique clairvoyante des évèques contribua beaucoup au développement de la ville de Bàle : Henri de Thoune construisit, dans le premier quart du XIIIe s., l'un des plus anciens ponts du Rhin ; de Constance à la mer il n'y avait alors aucun autre pont lixe sur le fleuve. Cette circonstance donna à Bàle le monopole du trafic transrhénan.
Le même évoque créa le marché aux grains de Bàle en jetant un pont sur le Birsig. Pont du Rhin et marché furent le trait d'union commercial entre le Brisgau riche en vins, et le Sundgau aux abondantes recolles. Bàle devint aussi un entrepôt rie transport sur le Rhin, une étape importante sur la route des Alpes. Vers la fin du moyen âge, elle joua un rôle prépondérant dans le trafic de l'Italie avec les pays rhénans, la Hollande. les Flandres el le Brabant, ainsi que dans le grand coin merce de l'Allemagne du Sud avec la France el l'Espagne. Le COncih' tenu dan> -e- mur- de l 131 à 1448 fit naître une activité et un luxe inaccoutumés qui se traduisirent par un commerce plus intense et un grand
développement dans la construction. L'industrie prospéra aussi. Heinrich Halbysen introduisit la fabrication du papier, afin de répondre aux besoins extraordinaires du concile. Une période critique pour l'œuvre de Halbysen suivit la clôture de cette assemblée, mais l'inauguration de l'Université, après 1460, par le pape Pie II, et l'introduction de l'imprimerie la sauvèrent. L'imprimerie fit probablement son apparition vers 1460 et, dès 1470, Bàle devenait la plus importante place d'imprimerie de l'Allemagne jusqu'à la fin du moyen âge. el au delà. Ces deux industries, non soumises aux obligations corporatives, donnèrent à la ville le bien-être et une culture plus raffinée. Le moment décisif du développement économique de Bàle fut la seconde moitié du XVIe s. lorsque les fugitifs de la contre-réformation quittèrent Chiavenna, Locarno, la Lorraine, le Brabant et même l'Angleterre pour y chercher asile. Le Grand Conseil accorda alors l'hospitalité à plusieurs savants illustres, à de grands commerçants et industriels dont les descendants forment aujourd'hui une grande partie du patriciat de la ville. Ils introduisirent le commerce et la teinture de la soie, la fabrication des satins et passementeries et posèrent ainsi les bases de la principale industrie actuelle : la fabrication des rubans. La bonnetterie, déjà pratiquée à domicile dans la campagne durant la guerre de Trente Ans, acquit aux XVIIe et XVIIIe s. une importance à peu près aussi grande. Une très forte impulsion fut donnée à la rubannerie par l'introduction, vers le- années 1000-1070, du métier à seize trames, qui rendit Bàle sans rivale. La révo-
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cation de l'EditdeNantes, en 1085, provoqua l'émigration d'un certain nombre d'industriels français en pays allemands, ne parvint pas à ôter à La ville sa suprématie
Outre les soieries, d'autres industries prospérèrent à Bâle aux XVIIe e1 \\ [IIe s., tissage de la laine, teini m ri ic, tannerie e1 impression des indiennes. Cette dernière industrie s'étendit après la révocation de l'Edil de Nantes à Genève, Neuchàtel, dans le Nord et I l I de la Suisse, dans les cantons de Zurich, Argovie et Mâle ; entre 1740 et 1745 aussi à Mulhouse. I > ;\ 1 . • y joua un rôle prépondérant et ce ne fut point un hasard si l'ouvrage publié en 1766 sur les procédés de cette l'a bru at ion eut pour auteur un représentant de la principale famille bâloise d'imprimeurs d'indiennes, Jean Ryhiner.
Ces grandes industries d'exportation ont créé en grande partie la base solide de la richesse actuelle de Baie. Lors de la chute du système corporatif, elles assurèrent l'existence et le développement des petites industries telles que la joaillerie et la poterie d'étain. Certaines de ces industries ont complètement disparu; ainsi la bonnetterie, le tissage de la laine et les toiles peintes. Il en est de même pour le tissage des soieries et des velours, branche où la maison bâloise Bischoff tenait le premier rang dans l'exportation aux Etats-Unis au milieu du XIXe s. Seule la rubanerie est restée prospère à Bâle.
Une série d'industries nouvelles sont nées au XIXe s. ; sans l'industrie textile : la filature de la schappe, la fabrication ducrèpe ; pendant un certain tempsaussi la filature et le tissage du coton. La première, fondée vers 1820, a pris un tel essor que Bâle tient le premier rang en Europe avec Lyon et Novare. La construction des machines s'est développée parallèlement à l'industrie textile et s'est maintenue active malgré quelques crises. L'électrotechnique prit une grande importance dès son origine par l'invention de la dynamo Burgin en 1875 et la fondation de la société d'électricité Burgin & Alioth en 1881, aujourd'hui fusionnée avec Brown Boveri & Cle à Baden. En outre une série de fabriques spéciales et de maisons d'installation ont été créées. La chimie des colorants, elle aussi en rapport étroit avec l'industrie textile, s'est développée beaucoup depuis 1850 et a atteint son épanouissement depuis la guerre européenne qui a supprimé la concurrence allemande chez les Alliés. Elle doit son origine à la transformation de la droguerie Geigy & Cle en établissement pour la préparation de l'indigo et l'extraction des couleurs de bois, en 1856. En 1859-1860, un an après la première fabrique anglaise de couleurs d'aniline, il en fut installé une à Bâle. Une conséquence de cette industrie fut la fabrication de produits pharmaceutiques, tels que les remèdes contre la fièvre dès 1889 (phénacétine, antipyrine, antifébrine), les calmants, anesthésiques, antiseptiques (salol, lysol, airol, etc.), de la saccharine et de la vanilline. La plus grande entreprise de Suisse pour la préparation des alcaloïdes purs de plantes se trouve à Bâle. La guerre européenne a exigé de nombreux produits antiseptiques et galéniques : sels d'argent, préparations à l'ichtyol, sels de quinine et autres remèdes contre la fièvre, reconstituants, toniques ou antituberculeux. Les salines de Schweizerhalle, forées en 1836, ont fait naître la fabrique de soude de Zurzach et celle d'acide de Schweizerhalle.
La Suisse n'a besoin que du 5 à 10% de la production de ces industries. L'exportation, qui absorbe le reste, a produit en millions de francs :
Rubans Schappe Couleurs Indigo Produits Saccharine Alcade soie d'aniline pharmaceut. loides
1920 135.14 57.1 195.52 15.39 11.1 4.65 11.75 Ces chiffres concernent l'exportation de toute la
Suisse, non de Bâle seul, mais pour les produits pharmaceutiques et la schappe la production du reste du pays est insignifiante. L'indigo ne se fabrique qu'à Monthey,
par la Société bâloise d'industrie chimique. L'exportation du ruban est aussi très réduite dan?, le reste du Les couleurs d'aniline et la saccharine se fabriquent uniquement et entièrement à Bàle. l'our juger des chiffres, il faut tenu compte de l'augmentation des prix durant la guerre ; les quantités de marchandises exportées n'ont que peu ou pas augmenté. Quoi qu'il en -oit, ces chiffres témoignent de l'intensité de la vie industrielle et commerciale de Bâle.
Les industries d'exportation dans lesquelles la ville n'occupe pas la place prépondérante sont la fabrication du crêpe, la construction des machines, certaines branches de l'électrotechnique moderne : la fabrication des dynamos, compteurs, interrupteurs, bobinages, isolateurs, lampes à incandescence, etc. D'autres industries produisent uniquement pour le pays : tuilerie, poterie, confection de blouses et tabliers, meunerie, manufacture du tabac. La brasserie a se- principaux centres eu Suisse à Bâle et à Rheinfelden. La guerre a développé un grand nombre d'industries et en a fait naître beaucoup ; toutes ne sont pas destinées à durer.
La situation de Bàle au point cle vue du transit s'affermit au XIXe s. par la construction des grandes routes alpines et celles du Ilauenstein supérieur et inférieur. Le chemin de fer les remplaça bientôt et fit de Bâle un des centres du trafic avec l'Europe centrale. La guerre mondiale lui fit beaucoup de tort à cause de sa proximité de la frontière et de sa situation excentrique parrapport au commerce intérieur. Le trafic international reprit un peu depuis l'armistice ; la gare alsacienne fut rouverte aux voyageurs le 3 mars 1919 et la gare badoise le 14 septembre de la même année. Le transfert des douanes françaises de Saint-Louis à la gare des C. F. F. et allemandes à la gare badoise, le lerjuin 1921, fut un nouveau progrès important.
La situation actuelle de la ville sur la frontière de trois pays, recouvrée après une interruption de cin-. quante ans, est pleine de promesses pour l'avenir. Les maisons internationales d'expédition et de transport ont augmenté ; deux banques de commerce importantes, une de Suisse romande, l'autre de Suisse allemande, se sont établies. Toutes les grandes banques du pays y sont représentées, sauf la maison Leu & Cle de Zurich.
La navigation sur le Rhin fut arrêtée entièrement durant la guerre européenne, jusqu'à fin avril 1919, date à laquelle elle fut de nouveau libre. Elle ne put, depuis, se développer que peu et passe actuellement par un moment critique, la France désirant accaparer le fleuve en vue d'en utiliser l'énergie. La construction du nouveau port, sur la rive droite, entre l'embouchure de la 'Wiese et la frontière près du Petit-Huningue, progresse rapidement et doit être terminée en 1921. Seule la régularisation du Rhin entre Strasbourg et Bâle permettra le développement de la navigation fluviale suisse, en reliant directement le pays à la mer. [T.Geering.]
Le réseau des tramways bâlois, construit par l'Etat, a été inauguré le 6 mai 1895. Il mesure 55,6 km et a franchi la frontière en plusieurs endroits : Saint-Louis 1899,AUschwill904,Riehen 1907-1908, Grand-Huningue 1910, Bruderholz 1915, Lôrrach 1919,Muttenz 1921. [F.M.]
2. Ecoles. Nous sommes peu renseignés sur les écoles de la ville de Bâle au moyen âge. D'après ce que l'on sait, elles ne devaient que peu différer de celles d'ailleurs, il existait des écoles de chapitre, de couvent et de paroisse dans la Cathédrale, à St. Pierre, St. Leonhard, chezles cordeliers, les dominicains, à St. Martin, St. Théodore et peut-être aussi à St. Alban. Elles préparaient au service de l'église, mais recevaient aussi des élèves laïques externes. Plus tard, ce fut la ville qui dut s'occuper de ces derniers. Au XVe s., il y eut des écoles allemandes privées à côté de ces écoles latines ; elles recevaient les enfants d'ouvriers et de bourgeois, garçons et filles, moyennant un écolage fixe. Les écoliers étrangers, ou bacchants, doivent parfois avoir été très nombreux, surtout quand ils trouvaient des maîtres capables, comme Glaréan et Myconius.
La situation changea après la Réforme, quand la direction des écoles, des églises et de l'assistance échut
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à l'Etat. Trois membres du Petit Conseil et le secrétaire de la ville furent désignés en 1529 pour exercer la haute surveillance des églises et des écoles de la ville et de la campagne ; ils étaient dénommés députés (Députaient Au XVIIIe s., ils eurent à leur tête le nouveau ou l'ancien bourgmestre comme haut inspecteur. Des commissions ou des conseils scolaires furent en outre institués pour l'étude des questions d'école ; la surveillance des diverses écoles fut confiée à des inspecteurs.
Les écoles latines furent à l'origine celles de la cathédrale, de Saint-Pierre et de Saint-Théodore. Ces deux dernières devinrent en 1589 des écoles communales
deliers, de Saint-Théodore, et les écoles de filles de Saint-Martin (transférées en 1604 aux cordeliers) et du Lindenberg dans le Petit-Bâle. Les écoles de garçons et l'école de filles du Grand-Bàle étaient desservies par un précepteur et un proviseur travaillant dans la même salle ; l'école de filles du Petit-Bâle n'avait qu'un maître. Pendant la troisième heure de classe du matin, les enfants d'ouvriers, qui ne payaient pas d'écolage recevaient un enseignement gratuit (école des pauvres ou école libre). Dans les deux classes, l'enseignement comprenait la lecture, l'écriture et la religion. L'âge d'entrée et de sortie n'était pas fixé.
Huni/igue I i Muningen / I
Projet du port de Bal
et seule la Schule auf Burg ou gymnase, comme elle s'appela dès lors, resta une école latine sans cesser de donner l'enseignement élémentaire aux enfants de la paroisse de la Cathédrale. Les élèves de latin furent séparés des autres en 1690 et une école allemande ou école d'arithmétique fut instituée et confiée au calligraphe J.-J. Spreng. Dans le gymnase proprement dit, on enseignait le latin, le grec, la dialectique, la rhétorique, la religion et le chant ; l'histoire, la géographie et les mathématiques s'y ajoutèrent en 1715 ; l'allemand, le français et les sciences naturelles en 1796. Au XVIe s., il n'y avait que 19 heures obligatoires par semaine : de 7 à 9 heures ou de 8 à 10 heures le matin et de 1 à 3 heures l'après-midi, avec jeudi et samedi après-midi libre. La loi scolaire de 1796 fut la première à prévoir 32 à 34 heures de leçons par semaine. Les meilleurs pédagogues de ce temps furent : l'organisateur de l'école de la Cathédrale, Thomas Platter, f 1582, Beatus Helius, \ 1620, Johannes Bernoulli, inspecteur en 1725 et en L726 enfin, promoteurs d'une nouvelle tendance, Isaac Iselin et Pierre Ochs.
En dehors de l'école de la Cathédrale qui se composait du gymnase et de l'école primaire, il exista jusqu'en 1817 ïes écoles de garçons de St. Pierre, des cor-
A l'origine, au temps de la Réforme, la jeunesse de la campagne était réunie par les pasteurs trois ou quatre fois l'an, puis une fois par mois à l'église. Les écoles officielles succédèrent à ces leçons, puis les écoles de second ordre (Nebenschulen) instituées et soutenues par les gens de la campagne. Quand, en 1799, Stapfer, ministre de l'instruction publique, fit une enquête générale sur les écoles, Riehen n'avait pour instituteur qu'un ex-vicaire : Bettingen n'avait qu'un ancien soldat qui tenait la classe dans une chambre à coucher, et Petit-Huningue qu'un imprimeur d'indiennes.
La législation scolaire du XIXe s connaît des écoles de garçons, de filles, et de campagne. Par la loi de 1817, celle de la Cathédrale conserva ses deux classes, celles des paroisses en reçurent trois et deux divisions, formant six années de fréquentation obligatoire. Le pœdagogium fut rattaché au gymnase, avec trois classes, l'obligation d'apprendre le latin fut supprimée, l'école réale devint une section réale, puis en 1841 une école autonome nommée, dès 1880, école secondaire de garçons.
En 1852 fut créé le gymnase réal, l'école réale actuelle, continuée en 1858 par l'école des arts et mé-
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tiers, aujourd'hui école réale supérieure, divisée en sections réale el commerciale. Cette dernière porte deiuii 1908 le titre d'école de commerce cantonale.
Le développement des écoles de jeunes lilli fil
plu Lentement. Les deux établissements de la ville reçurenl chacun en 1822 une division élémentaire el une division réale, chacune de trois années d'études. La loi de 1840 prévoyail quatre écoles communale i ha cune de quatre ans, auxquelles s'ajoutait une école réale de deux ans. Cette dernière forma en 1870 l'école secondaire des jeunes lillrs avec trois ans d'étude Pour la population des fabriques exista de 1838 à 1861 l'école de Klingental, école municipale de répétition pour garçons el filles. Elle fui remplacée en 1862 par une école des pauvres ou école libre, au Silberberg, complète, destinée aux enfants des deux sexes. Il- ne payaient pas d'écolage el recevaient en outre du pain le soir, îles habits, et, de janvier à mars, la soupe à midi. En 1869, ces enfants furenl transférés dans les écoles publiques.
L'école des jeunes Biles, fondée par la Société d'utilité publique, fui ouverte en 1813 après quelques essais malheureux au cours du XVIIIe s., pour les classes aisées qui n'envoyaient ordinairement pas leurs enfants à l'école publique : elle lui reprise pur l'Etat en 1818. Elle fut constituée en 1825 en cinq classes faisant suite aux quatre années primaires.
Les trois écoles de campagne étaient en lsl7. comme celles du district inférieur, sous l'inspectorat du pasleur Bischoff à Muttenz. Dès 1839, elles comprenaient toutes trois une division élémentaire de six ans, une classe de répétition durant jusqu'à l'instruction religieuse, une école d'ouvrages féminins e1 une section facultative de perfectionnement. La classe de répétition dura deux ans dès 18I il I, les leçons ne durant qu'une demijournée. Le village de Riehen laremplaça partiellement en 1875, par une école secondaire. Bettingen n'eut son école secondaire qu'en 1896. Depuis la fusion du l'elil- Huningue avec lia le en 1893, les écoles de la campagne sont soumises à un inspectorat spécial. Les caisses scolaires créées en 1860 pour les communes rurales existent encore comme fonds scolaires.
Depuis la loi de 1880, trois autres institutions privées furent reprises par l'Etat : l'école enfantine, l'école des arts et métiers et l'école de travaux féminins; en outre, des cours spéciaux furent institués pour la formation de maîtres primaires.
La loi du 18 avril 1895 règle l'organisation et la conduite des classes enfantines officielles et le contrôle des écoles privées. En 1919, il y en avait 104 de la première catégorie et 10 de la seconde.
Le 27 juin 1884 parut le décret fédéral sur l'enseignement professionnel et en décembre 1886, le Grand Conseil créa une école des arts et métiers. Elle se subdivise depuis 1918 en cinq sections : 1 . classes générales de dessin et de peinture ; 2. construction ; 3. arts industriels ; 4. mécanique et technique ; 5. alimentation et vêtement. Des 599 classes de 1919, 362 étaient des cours d'apprentis. Cette institution continue l'école de dessin fondée en 1796 par la Société d'utilité publique et à laquelle était attachée depuis 1851 une école de modelage, que la Société céda en 1887 à l'Etat.
Par la loi du 11 octobre 1894, l'Etat acquit aussi l'école de travaux féminins fondée par la même Société en 1878. Elle comprenait en 1919 317 classes avec 5127 élèves. Les cours spéciaux pour le perfectionnement des maîtres primaires commencèrent en automne 1892 ; ils comprennent trois semestres. Toute la formation des instituteurs doit être réglée par une loi spéciale.
Depuis la publication de la loi scolaire actuelle, des classes complémentaires ont été ajoutées à l'école secondaire ; elles sont libres et gratuites, et subventionnées par la Confédération pour le développement de l'enseignement commercial et économique; c'est ainsi que l'école supérieure des jeunes filles possède une section générale de commerce de quatre classes, une section pédagogique et de gymnase de cinq années, enfin un cours frœbelien. Les écoles secondaires de garçons et de filles ont une cinquième et une sixième année, qui
dans l'école des filles sont divisées en classée de commerce, de mena;.'.' ei de vendeuses.
I.a loi scolaire de 1839 recommandait déjà le- écoles complémentaires libre-, qui acquirent uni grande importance avec l'introduction de- examen- de recrues. Il lui décidé en 1*^2 d'organiser ces écoles, facultatives en ville et , à titre d'essai, obligatoires dans la campagne.
t lui-, un enseignement complémentaire obligatoire
ii .i pu- encore pu être créé. D'ailleurs, des cours commerciaux populaires doivenl être institués pai la ville en faveur des jeunes gens avant quitté le- écoles. La
plupart de ceux (pli existent déjà -ont soutenus par la
Société d'utilil é publique.
L'écolage a été supprimé partout, sauf à l'Université. Dans les classes inférieures et moyennes, le matériel de dessin et d'écriture a été distribué gratuitement
depuis 1**1 et le- manuel- imprimés depuis l***. Un administrateur du matériel scolaire fonctionne depuis
Tout ce qui concerne l'éducation lui confié de 1798 à 1832 à un Conseil d'éducation, de |K'Î2 à 1874 à un Collège d'éducation, et depuis, à un département auquel
est adjoint un Conseil d'éducation de 9 membres. A la tête de chaque établissement se trouve une commission d'inspection et un directeur' d'école nommé aussi recteur, inspecteur ou préposé. Les organes du personnel enseignant sont le- conférences officielles et les synodes scolaire: libres Les maîtres mit droit à une pension el sont tenus depuis 1918 de faire partie de la Caisse des veuves et des orphelins des employés de l'Etal bâlois. lire caisse centrale de remplacement existe depuis
La nouvelle bu scolaire, qui va être présentée sous peu au Grand Conseil (1921;. prévoit les modifications suivantes : l'école primaire, de quatre années, est suivie d'une école générale moyenne de deux ans, puis le gymnase classique et moderne, les école- réaies, de jeu ries tilles, de jeunes sens l'école secondaire des filles, l'école primaire prolongée et les classes de perfectionnement. Une école de commerce cantonale, inférieure et supérieure, réunira tous les jeunes gens des deux sexes étudiant actuellement cette branche dans les écoles réaies de tilles, et à l'école secondaire de- garçons et des jeunes filles. Alors que les deux gymnases, l'école réale, celle des jeunes filles et l'école de commerce auront leurs inspectorats particuliers, les classes populaires de garçons et de filles, les degrés primaire, moyen et secondaire des trois cercles de Grand-Bàle Est. (Irand-Bàle Ouest et l'etit- Bàle dépendront d'inspectorats locaux: la direction des écoles de ces cercles sera cou liée à six recteurs dont l'un aura, en outre, la responsabilité des écoles delà campagne. Des délégués du personnel enseignant siégeront à l'inspectorat avec le droit de vote, les compétences des conférences seront augmentées, le synode scolaire deviendra institution officielle. De grandes sommes sont dépensées chaque année pour l'éducation (plus de 6 millions et demi de francs en 1919).
La bienfaisance en faveur des écoliers indigents consacre chaque année des sommes importantes pour des distributions de soupe, de pain, de lait, de chaussures, de drap scolaire, pour des séjours de vacances, etc.
Voir Fechter : Gesch. des Schulwesens in Basil. — Hess : Gesch. des Schulwesens der Landschaft Basel bis 1830. dans BVG Bas. 1896. — Burckhard-Biedei niann : Gesch. drs Gymnasiums in Basel. — Zingg : Dos Schulwesen auf der Landschaft Basil nach den amtlichen Berichten an das Erziehungs-Comité im Màrz 1798. — Le même : Das Schulwesen der Stadt Basel bis Ende des 18 Jahrhunderts, dans Berichi der Tôchterschule in Basel 1899. — P. Burckhardt : Gesch. der Tôchterschule in Basel, annexe au Berichi der Tôchterschule 1906. — Gesch. der obern Realschule in Basel, dans Schulberichi 1905. — H. Frey : Die Knabensekundarschule in Basil. — K. Schneider : Unsere Schulen ror 100 Jahren, dans Berichi der Realschule 1869. — Kleinkindererziehung und der Frôbel'sche Kindergarten, dans Grenzpost J878. — Entstehung und Entwicklung der staatlichen Kleinkinderanstalten in Basel. — Largiadèr : Das Schulwesen von Baselstadt, 1880-1895. — X. Wetterwald : Die freiwillige Schulsynode. — Miaskowski : Die Gesell-
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Costumes de Bâle-Campagne.
J.-C. Althaus de Bolchen et Maria Mohler de Diegten,
peints par J. Reinhard 011 17'J2. Mus. hist., Berne.
Costumes de Bâle-Campagne.
Hans Jacob Mohler d'Eptingen et Verena Schaub de Rumligen,
peints par J. Reinhard. Mus. hist., Berne.
Costumes de Bâle-Campagne.
J. Schâfer et Salomé Mohler de Diegten,
peints par J. Reinhard en 1792. Mus. hist., Berne.
Uniformes bâlois de 1830.
Flanqueur, grenadier, tirailleur, infanterie.
D'après la collection de K. Puchon-Denime, Berne.
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(églises)
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scha.fi zur Befôrderung des Guten und Gemeinniitzigen. — Bericht iiber die Tâtigkeit des Schulfûrsorgeamts im Jahre 1020. — Livre bleu de la Société d'utilité publique Rapports du Département de l'Instruction publique. — Arch. d'Etat Bàle. [L. Freivogel.]
Martin et professeur à l'Université, déploya une activité considérable. Le triomphe de la Réformation à Berne donna l'impulsion décisive à Bàle. La foi nouvelle fut proclamée à la suite du soulèvement populaire de fév. 1529, et l'ordonnance du 1er avril sui-
6a Ho - romisch
Stadterweiterung um 1080
Stadterweiterunq m derZeit vor 1206
"" Base! UmmaT/erunqvor/277)
HheinbrUcke IZiDerJahre)
Stadterweiterung vor 1289
" " ■■ irnll dahrh.
(Kl Base/ 1278 bezw.nach 1277) finlagen vor den Toren seit dm l7Jahrh. bis IB60(£nfestigung der Sfadt) Gehietdesfranzdsischen Bahnhofes; /844m die Umwallungeinbezogen.
Stadterwejterung m den Jahren
Stadterweiterung /n den Jahren 1900-1920.
Développement vers t080.
. " avant 1206 (ItlursduP'Bàle » 1277} (Pont du Rhin 1 220-/230)
Développement avant /289
' au XIV' 'siècle (P'Bàle 1273. après I277J Faub^en dehors des portes dep leXVII's.
jusauen I8ÔQ (Suppr des fortifications)
"%% Territoire delà gare française rei
/yy/i englobé dans rence/nte en 1844 ^ Déve/oppem'dans les années 1860-1900.
Gr. Base/:
fnnere Graben y or 1206 flussere Graben /4'Jahrh.
Kl. Base/:
Befestigungslime des 13. Jahrh
Gd.BàIe
Fossé intérieur avant 1206.
Fossé extérieur au XIV? siècle
PÎBâle-
Ligne des fortifications du XI IIe siècle
i Km.
Plan historique de la ville de Bâle.
3. Églises. 1. Église prolestante, a ) Sa fondation an XVIes. Bâle, ville d'imprimeurs et d'humanistes, entra de bonne heure en contact avec le mouvement luthérien. Déjà pendant l'été de 1518, Capito, curé de la cathédrale, correspondit avec le réformateur de Wittenberg, et la même année encore, l'imprimeur Johannes Froben publia un recueil des écrits de Luther. Le mouvement réformiste ne prit toutefois de la consistance qu'avec l'arrivée de Jean (Ecolampade en nov. 1522. (Ecolampade se mit immédiatement en relations avec Zwingli, et comme curé de Saint-
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vant fondait l'Église réformée de Bàle. La ville fut divisée en quatre paroisses : celles de la cathédrale, de Saint-Pierre, de Saint-Léonard et de Saint-Théodore ; un antistès était à leur tête. Durant la période des luttes confessionnelles, Bâle cessa d'être un centre de l'humanisme, mais prit une certaine importance au point de vue protestant et devint un asile pour de nombreux réformés fugitifs. Jean Calvin y publia en 1536 son Religionis christianœ institutio ; Pierre Ramus entretint pendant un an des relations suivies avec les théologiens de Bâle ; Andréas Boden-
Août 1921
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