‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 303 sur 329 · Le pape Félix V, 1440; or et argent · texte numérisé non relu

Le pape Félix V, 1440; or et argent

8. Les empereurs Sigismond, Albert II, Frédéric III et Maximilien I, or.

9. La République Helvétique de 1798 à 1803. Durant cinq siècles et demi, la ville n'a pas émis moins

de 45 sortes de monnaie, dont 16 étaient encore en circulation en 1851. On y relève les types suivants : la crosse de Bâle, l'écu seul ou supporté par un ou deux basilics; la patronne de la cathédrale, la madone ; une vue de la ville, avec le Rhin ; l'aigle impériale ; l'aigle à deux têtes ; plus rarement l'écu entouré des armoiries des huit bailliages. Du XI Ve au XVIIe s. la ville a frappé des bractéates, carrées d'abord, puis rondes. Dès le XVe s. l'écu . de Bâle est entouré d'un cordon perlé ; ce type existe à une centaine de variétés au moins. — Voir A. de Belfort : Description générale des monnaies mérovingiennes . — Coraggioni : Mûnzgesch. der Schweiz. [E.-A. St.]

IX. Historiographie. Bâle n'a pas eu, comme Berne et Strasbourg, de chronique racontant toutel'histoire de la ville dans la période de transition du moyen âge aux temps modernes. Ce qui concerne les XIVe et XVe s. se réduit à des récits partiels, à la narration de faits personnels. Des rudiments d'histoire officielle sont disséminés dans les livres du Conseil : Rotes Buch, Leistungsbuch, Kleines Weissbuch, Rufbuch, etc. Les registres des corporations contiennent aussi des notices historiques ; dans celui des boulangers Hans Brùglinger a raconté la guerre de Saint-Jacques, 1444-1446. Sur le XIVe s., Bâle possède deux chroniques que, suivant leur étendue, on appelle les grandes annales de Bâle. 1380- 1412, et les petites annales de Bâle, 1360-1388. Seuls parmi les religieux de Bâle, les chartreux ont décrit certains événements de leur temps. A côté des chroniques du couvent par le prieur Heinrich Arnoldi von Alveld et Georg Carpentarii, on possède de ce dernier un récit des événements locaux à l'époque de la Réformation Les plus importantes chroniques sont des récits privés de laïques ou d'ecclésiastiques contenant des renseignements précieux en raison de la situation de leurs auteurs. Le chapelain Erhard Appenwiler a laissé une chronique comprenant la période de 1444 à 1471 ; la chronique de Heinrich von Beinheim se rapporte également à la guerre de Zurich et aux années suivantes. D'Hermann Offenburg, l'on possède un récit de 1413 à 1445 Le chanoine Hans Knebel est l'auteur d'un journal (diarium) comprenant les années 1473 à 1479 et constituant une source importante de l'histoire des guerres de Bourgogne. Pour la période de la Réformation, il existe une chronique anonyme de 1514 à 1541, attribuée par erreur au conseiller Fridolin Ryff. Un pendant à cette chronique est celle du peintre et prévôt de la corporation zum Himmel, Konrad Schnitt. Elle comprend les années 1518 à 1533 ; après la mort de son auteur, le Conseil la fit déposer aux archives de la ville. Le soulèvement des paysans de 1525 dans le territoire bâlois a été décrit par le secrétaire de ville Heinrich Ryhiner. Parmi les sources de l'histoire de la Réformation, il faut encore citer le journal du pasteur Johann Gast, le compagnon d'Œcolampade. (L'original n'existe plus, mais seulement les extraits dus au pasteur Tryphius, t 1617.) Avec les autobiographies de Thomas Platter, 1499-1582, et de son fils Félix Platter, 1536- 1614, les mémoires de caractère personnel font leur entrée dans l'historiographie. Elles sont toutes deux précieuses pour l'étude des mœurs du XVIe s. Le conseiller et maître tireur Andréas Ryff a également laissé un commencement d'autobiographie et un récit du

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