‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 306 sur 329 · BALE (DIOCÈSE DE · texte numérisé non relu

BALE (DIOCÈSE DE

confession, qui parul en plusieurs éditions accompagnées de gloses et de citations de la Bible. Jusqu'en 1826, elle fut lue chaque année du liant île la chaire, le mercredi avant Pâques; dès celle époque, elle ne fut imposée qu'au seul clergé. Le parti de la Réforme de l'église, né vers 1860, réussit en 1873 à obtenir du Grand Conseil la suppression définitive de la confession. Un fort parti, adversaire d'une église sans confession, existe cependant encore. — Voir Hagenbach : Kritische Gesch. der ersten Basler Confession. — Le même: Johannes Oecolampad und Oswald Myconius. — Nier meyer : Coll. Conf. in eccles. reform. — Burckhardt- Biedermann : Bonifazius Amer bac fi /nul die Basler Reformation. — Le même : Zur Ptiblikation des ersten Basler Glaubensbekènntnisses, dans ASG 896, 1359. — E.-F.-K. .Millier : Symbolik. — Pour la polémique des années 1860 et 1870, voir Brandstetter et Bartli. BALE (DIOCÈSE DE). Le siège épiscopal de Bàle remonte à l'époque romaine ; il paraît avoir alterné entre cette ville et Augst. Augusta Raurica fut probablement la résidence primitive, mais Bâle est cependant ment ionnée la première comme résidence versl'an 400. Le castrum d'Augst (Kaiseraugst) abrita l'évêque au commencement du VIIe s., pour peu de temps ; dès 618 au plus tard, ce dernier s'établit de nouveau et définitivement à Bâle. L'ancien diocèse, relevant de l'archevêché de Besançon, comprenait avant la Réforme onze chapitres ruraux, dont six en Haute-Alsace, les autres dans les cantons actuels de Berne, Soleure et Bâle, et dans le Fricktal (v. DGS; il est à remarquer que l'Erguel. Bienne et la Neuveville faisaient partie non pas du diocèse de Bâle. mais de celui de Lausanne : il faut donc corriger dans ce sens la carte delà page 556). Après la Réforme, introduite à Bâle en 1529. Porrentruy devint la résidence permanente de l'évêque, tandis que le chapitre s'établit à Neuenburg sur le Rhin, puis à fin 1529 à Fribourg-en-Brisgau et enfin en 1679 à Arlesheim. Altkirch devint le siège de l'officialité. La Réforme s'était étendue de Bâle au Birseck et au val de Laufon, mais l'évêque Christophe Blarer von Wartensee réussit à y rétablir le catholicisme, de sorte que le diocèse ne fut diminué que des terres protestantes bâloises et bernoises. La résidence de Porrentruy était bien dans les limites des terres du prince-évêque. mais hors de son diocèse, de sorte qu'il n'y jouissait que du pouvoir temporel, la ville et l'Ajoie environnante relevant de l'archevêché de Besançon. Pour faire cesser cet état de choses, les deux prélats convinrent d'échanger en 1779 les paroisses des districts de Délie et Belfort, relevant de l'évêché de Bâle, contre Porrentruy et l'Ajoie où le prince-évêque acquit ainsi le pouvoir spirituel. L'ancien diocèse prit fin avec la Révolution française. Le prince-évêque perdit une partie de sa principauté temporelle en 1792 et le reste en 1797. Joseph-Sigismoiid de Roggenbach, prince-évêque. s'enfuit en 1792 à Bienne, puis à Constance sous la protection de l'empire. A sa mort, le chapitre de la cathédrale, réuni en 1794 à Fribourg-en- Brisgau, choisit pour son successeur François-Xavier de Neveu, dernier prince-évêque. Privé de tout pouvoir temporel et de la meilleure partie de son pouvoir spirituel, celui-ci vécut successivement à Constance Saint-Urbain, Passau. Rheinfelden, et enfin dès 1805 à Offenburg, résidence de sa famille. En vertu de la Constitution civile du clergé, de 1790, un évêché

'lu I laut-Rhin fut créé; il comprenait toutes les paroisses du diocèse de Bâle situées dans ce département; de sorte qu'après l'annexion complète de la principauté de Bâle à la France en 1797 il ne resta au diocèse de Bâle que les paroisses situées dans le Buchsgau, dans le Sisgau et le Frickgau. Le diocèse de Bâle perdit définitivement la Haute-Alsace lorsque celle-ci fut réunie au diocèse de Strasbourg- par le concordat de 1802. Dès lors, l'évêché de Bâle fut définitivement supprimé. Les tentatives de rétablir l'ancien état de choses, en 1814 et 1815. ayant échoué, de Neveu se résolut en 1827 à renoncera l'épiscopat. Durant l'Acte de .Médiation déjà, il avait été question de créer un archevêché suisse réunissant aux régions catholiques les décanats suisses di' l'évêché de Bâle. Le projet n'ayant pas réussi, Lucerne entra en pourparlers d'abord avec Berne, puis avec Soleure et Argovie en vue de la création d'un nouvel évêché de Bâle. Les bases d'un accord furent signées les 1-3 mars 1820. L'entente avec Rome ne s'établit que le 26 mars 1828 (Zoug avait remplacé Argovie). Après la publication de la bulle papale du 7 mai, Argovie en décembre 1828, Bâle en 1829, Thurgovie en 1830 et Schaffhouse entrèrent dans le concordat. Ses principales dispositions étaient : transfert de la résidence épiscopale et du chapitre à Soleure ; élévation de l'église Saint-Urs au rang de cathédrale. Le nouveau chapitre se composera de 12 chanoines résidents et 5 nonrésidents. Berne et Lucerne fourniront chacun trois chanoines et. Zoug un. Avec le prévôt de la cathédrale et deux chanoines soleurois, ils formeront le sénat épiscopal ayant le droit d'élire l'évêque. Les cantons diocésains se chargeront des dépenses et des honoraires de l'évêque à raison de leur population.

Le premier évêque du nouveau diocèse fut Joseph- Antoine Salzmann, prévôt de Saint-Leodegar à Lucerne. Une crise éclata de 1872 à 1873 sous l'évêque Eugène Lâchât, un grand nombre de catholiques s'étant rattachés à l'église catholique-chrétienne. Le 29 janvier 1873, l'évêque lui-même fut déposé par tous les cantons de son diocèse sauf Lucerne et Zoug. Le chapitre fut dissous le 21 décembre 1874. Une période d'intérim commença; elle dura jusqu'à la retraite de Lâchât qui devint vicaire apostolique du Tessin. Le Dr Fiala, prévôt de la cathédrale, lui succéda en 1885, mais mourut déjà en 1888.

Le Tessin s'étant détaché de son alliance diocésaine avec Corne et Milan, un évêché de Lugano fut créé par la bulle de circonscription du 7 septembre 1888, et rattaché à celui de Bâle. Ce lien n'est qu'apparent. L'évêque porte le titre d'évèque de Bâle et de Lugano, mais ne possède aucun droit de juridiction dans le Tessin. Ce droit est exercé par un administrateur apostolique nommé par le pape d'entente avec l'évêque. Léonard Haas fut le premier évêque du nouveau diocèse, auquel il donna de nouveaux statuts synodaux en 1896.

Le chapitre est formé actuellement de cinq chanoines résidents et neuf non résidents ayant à leur tête un prévôt élu par le gouvernement soleurois et un doyen nommé par le pape. Le diocèse bâlois se divise en 21 chapitres ruraux : 6 dans le canton de Berne, 3 dans celui de Soleure, 4 dans Lucerne et dans Argovie, 2 dans Thurgovie, 1 dans Zoug et 1 dans Bàle-Campagne. L'évêché est de tous ceux de la Suisse celui qui a la plus grande superficie et comprend le plus grand nombre de catholiques, environ la moitié.

Liste des évèqnes de Bâle :

[Justinien. 346.] Ragnachaire, vers 615-620.

W al an us, 7't l-7'i 'i.

Baldebertus, 751-778.

Haito, 802-823, t 836.

Udalric I. 823-843.

■Wichard 1,847.

Fredebert, 858-860.

Adahvin. vers 870.

Ilartu ig, Rodolphe 1,872.

Iringue, 88i-898

Adalbero 1,900-915.

Rodolphe II, f 917 (?) Wichard II, 930-948.

Landelaus, 96 I .

Adalbero 11,999, t 1025.

l'dalric II, élu 1025, t 1040.

Thierry, élu 1040 (t 1056 ?) Berenger, élu 1057, f 1072.

Bourcard de Fenis-Neuchâtel,

Rodolphe III de Hombourg,

Berthold de Neuchâtel, élu 1123

relire 1133, f 1137.

élu

élu

se

Henri I, élu 1133, déposé 1133

Adalbero III, élu 1133, t H37.

Ortlieb de Frobourg, élu 1137, se retire 1164, t 1167.

Louis de Frobourg, élu 1164, suspendu 1179.

Hugues d'Asuel, élu 1179, f I 180.

Henri II de Hornberg, élu 1180, t 1190.

Liitold I d'Aarbourg, élu 1192, t 1213.

Walther de Rôteln, élu 1213, déposé

Henri III deThoune, élu 1216, f 1238.

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