‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 305 sur 329 · BALE (CONCILES DE · texte numérisé non relu

BALE (CONCILES DE

HALE i CONFESSION DE FOI DE)

siii' l.i quesl mil de savoii où seraient reçus les délégués byzantins, à Bâle, ou, comme le désirait le parti du pape, dans une ville de France ou d'Italie. Après bien des intrigues e1 des négociations, les séances devinrent -i orageuses en mars 1437 que les bourgeois de la ville s'interposèrent afln d'éviter une effusion de sang. Des

Carte <lu Diocèse de Bàle. L) après le DGS I

deux côtés, on avait amené des tiers aux assemblées afin d'augmenter le nombre des voix. Le schisme était complet. Cesarini et son groupe quittèrent le concile dans lequel les éléments radicaux purent prendre contre Rome toutes les mesures qu'ils voulurent. Ludovic, archevêque d'Arles, était à leur tête.

Le procès contre Eugène IV fut repris en 1437 et 1438 et sa suspension et destitution décidées. Mais plus les décisions du concile contre Rome étaient énergiques et unanimes, plus elles lui enlevaient de partisans et d'autorité chez les chrétiens d'Occident. L'empereur Sigismond mourut et ses tentatives de rapprochement cessèrent. Eugène IV qualifia le concile de bande de Satan et convoqua un contre-concile à Fer-

rare, transféré bientôt h Florence où Le pape s'enfuit

i les Romains soulevés. Là il arrangea l'accord dei

ués byzantins avec L'Eglise d'Occident. Ce fui une

paix appareille-, comme celle avec les Eiussites.

Pendanl ce temps, on procéda à Bâle a l'élection d'un

nouveau pape, malgré l'opposition «les députés de

divers pays, et Le duc A inéilée de Savoie fui choisi. Il fut nommé pai un conclave de 3!) pèi es du concile, réunis dans la maison Zw Miicke à Baie, et prii Le nom de Félix V. Il éleva ses principaux électeurs au rang de cardinaux, mais

n'ouvrit pas ses riche.

i résors comme on L'espérait . Il ne fut pas confirmé ni reconnu d'aucun pays, même de l'Allemagne. Le trouble et L'incertitude régnaient partout. Aucune combinaison politique du concile n'aboutit. Eugène IV avait depuis longtemps soumis la ville de Rome et il reçut encore sur son lit de mort en 1447 le serment d'obéissance des princes allemands et du roi.

Le sauf-conduit fut retiré au concile en 1448 ; il décida de se transporter à Lausanne où Félix V siégeait. L'année précédente déjà, le reichstag avait obligé les cardinaux créés par Félix V à se désister de leurs fonctions, et détermina ce dernier à en faire autant. Lassé de ces luttes éternelles, le concile de Bâle donna enfin à Eugène IV un successeur en la personne de Martin V, d'accord avec les cardinaux romains. Il vota sa propre dissolution le 25 avril 1449. [L. S.] BALE (CONFES- SION DE FOI DE).

Elle fut rédigée en 1534 par Oswald Myconius, chef de l'église de cette ville après la mort de Jean Œcolampade. On pensait autrefois que ce dernier en était le véritable auteur. mais Kirchhofer démontra Le contraire dans sa biographie de Myconius (Zurich 1813). La confession de foi de Bâle tendait surtout à définir le credo de l'église bâloise vis-à-vis des adhérents secrets du catholicisme, encore nombreux, et des anabaptistes. L'acte fut publié le 21 .janvier au nom du Conseil et proposé à l'adoption de la bourgeoisie delà ville et de la campagne.

La confession ne fut pas acceptée sans difficultés. Le point de vue radical et antiluthérien adopté au sujet de la Sainte-Cène souleva une forte opposition ; le maître imprimeur Bonifacius Amerbach opposa même un texte de sa main à la confession proposée. Les réformés strasbourgeois soutinrent les Bâlois dans leurs critiques. Cependant, malgré l'opposition, la bourgeoisie jura la

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