‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 310 sur 329 · XI. La seigneurie de Chauvilier, reçue vers · texte numérisé non relu

XI. La seigneurie de Chauvilier, reçue vers

XII. La seigneurie de Franquemont, conquise par l'évèque Jean de Venningen le 23 novembre 1474.

XIII. La seigneurie de Valangin. En 1295 et 1296, l'évèque Pierre Reich reçut en franc-alleu des seigneurs de Valangin (Xeuchâtel) la Bonneville, Valangin et le Val-de-Ruz, mais ni lui ni ses successeurs n'entrèrent jamais en possession de celte seigneurie. Ils reçurent toutefois l'hommage de quelques-uns des membres de la famille d'Aarberg- Valangin, et en 1524, de René de Challant.

l'église de Bâle en 1146 déjà à la suite d'un don probable de l'empereur Frédéric Ier. Elle fut réunie à la France en 1648. La possession de la seconde fut confirmée à l'évèque en 1262.

III. Dirlinsdorf et Wolschwiller, don de Frédéric II, comte de Ferrette, en 1232 à l'église de Bâle. Ces villages furent inféodés à l'Autriche au XIVe s. et passèrent à la France en 1648.

IV. Les châteaux de Landser et de Biedertal, acquis en 1269 par Henri de Neuchàtel.

V. Le comté de Ferrette En 1272, Ulric, comte de Ferrette, vendait à Henri de Neuchàtel, pour 850 marcs d'argent, le château et le bourg de Ferrette, les châteaux de Soyhiôres, de Blochmont, de Lôwenbourg, Noirmont, Altkirch, et d'autres localités en Alsace, et reprit tous ces biens en fief de l'église de Bâle. Ce fief

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IJXLE (ÉVÈCIIÉ DE)

passa à la Maison d'Autriche el y resta jusqu'à l'anaexion du Sundgau a la France en L648.

\ i. lu seigneurie de Florimont. Elle parvint à l'église

de 1 1 à 1 1 ' i ■ n 1309 el fui incorporée à l;i France en Hi'i.V

C. Si ii LA ni vi. DROITE m Rhin, i . Brisach Les évoques de Bâle exerçaienl un droit de propriété mu- cette ville en 1139 déjà, mais la souveraineté ne leur fui dévolue qu'en 1185, de moitié avec l'empire. Brisach retourna à l'empire a u X l Ve s.

II. Le Petit-Bâle, donné aux évêques au XIe s., fui \cikIii à la bourgeoisie de Bâle en 1392 pour 29 800 il.

III. La seigneurie de Sehlierujen, appartint à l'évêché dès le XI' s.

Avant la Réformation, la principauté-évêché n'a dans son ensemble d'autre histoire que ci Ile de ses é\èques. Ceux-ci, préoccupés tout d'abord du soin d'étendre leurs possessions, eurent ensuite à lutter contre la bourgeoisie de Bâle el contre des difficultés financières toujours croissantes. Diminué avec les siècles de la presque totalité des domaines sis hors de la Suisse, l'évêché formait une mosaïque d'Etats, aux constitutions el aux franchises très diverses, dont l'histoire sera étudiée sous le nom de chacun d'eux. Il se divisait en deuxparties, l'une relevant de l'empire et l'autre rattachée à la Suisse par des traités de combourgeoisie avec l'un ou l'autre des cantons.

A. Partie germanique, comprenant : 1. L'Ajoie (Elsgau), 29 communes. 2. La seigneurie de Delémont (Salsgau), avec 13 francs villages et 20 mairies. 3 La Prévôté et seigneurie de Saint-Ursanne, 7 communes. 4. Les Franches-Montagnes. 5 paroisses. 5. L'abbaye de Bellelay et sa Courtine, combourgeoise de Soleure, 4 com. 6. Les bailliages allemands de Zwingen, 10 communes, de Pfeffingen, 5 com., de Birseck, 7 com., et les enclaves de Schliengen etc., sur la rive droite du Rhin, 6 com. 7. La Prévôté de Moutier-Grandval divisée en prévôté Sur-les-Roches, protestante, et Sous-les-Roches, catholique, combourgeoise de Berne, 22 mairies. Elle était dans une situation politique singulière, relevant de la neutralité helvétique, mais tenue à payer une contribution à l'empire.

B. Partie helvétique. 8. La seigneurie d'Erguel, sur laquelle Bienno possédait le droit de bannière, 8 mairies. 9. La mairie de Bienne, combourgeoise de Berne et de Soleure, sur laquelle les évêques n'avaient qu'une faible autorité (nomination du maire), 5 com. 10. La seigneurie de La Neuveville, combourgeoise de Berne, dont l'évêque nommait le châtelain, 2 com. 11. La Montagne de Diesse, 4 com. 12. La seigneurie d'Orvin, où les Bernois possédaient la justice criminelle et ecclésiastique, tandis que l'évêque n'avait que la juridiction civile et quelques revenus, 1 com. 13. Les petites seigneuries de Franquemont, de Chauvilier et de La Bourg.

II. Histoire. De la Réformation à 1792. La Réforme ayant été introduite à Bâle, l'évêque Philippe de Gundelsheim se retira le 10 juillet 1528 à Porrentruy qui devint ainsi la capitale de la principauté. Son prédécesseur, Christophe d'Utenheim, avait déjàquitté son antique résidence pour aller mourir à Delémont (16 mars 1527). Quant au chapitre, il s'établit d'abord à Neuchâtel-sur-le-Rhin, puis à Fribourg-en-Brisgau (8 novembre 1529) et revint en 1678 à Arlesheim ; l'officialité alla habiter Altkirch qui appartenait alors à l'évêché. Bienne fut évangélisé par Thomas Wyttenbach et adopta la Réforme en 1528 ; en 1530, ce fut le tour de la vallée de Laufon, combourgeoise de Bâle. Guillaume Farel prêcha la nouvelle doctrine dans la prévôté de Moutier-Grandval, Sur-les-Roches (1530- 1531), en Erguel et à La Neuveville en 1533. Le chapitre de Moutier se réfugia à Delémont en 1534. A Porrentruy, aux Franches-Montagnes, à Delémont eurent lieu en vain diverses tentatives de conversion. Aux disputes religieuses s'ajoutèrent des difficultés financières. A la mort de Ph. de Gundelsheim (1553), une vacance d'une année se produisit : Melchior de Lichtenfels lui succéda, mais il ne fut sacré évèque qu'en 1559. En 1554, il confirma les franchises de Porrentruy. La vallée de Delémont et les Franches-Montagnes demandèrent à être reçues dans la combourgeoisie de

Bile et l'évêque ne pul l'empêcher. Le chapitre de avait hypothèque la seigneurie d'Erguel aux Biennois pour 70111) couronnes d'or, parce «pie les Erguéliens avaienl formé, l'année précédente, une alliance de combourgeoisie avec Soleure. En 1554, l'évêque dégagea l 'Erguel et signa en 1556, avec les habitants de ce p;i\s. sous la médiation de Soleure, un traité dénommé Franchises d'Erguel. A la mort de Melchior de Lichtentets. 17 mai 1575. la principauté était dans une situ t tes critique : divisions entre catholiques et protestants, revenus de l'Etat absorbés par les dettes, indécision du peuple devant les nouvelles doctrines, éloignemenl du chapitre, ruine de la résidence épiscopale, placée sous la juridiction spirituelle de l'archevêque de Besançon.

C'esl dans ces conjoncl uresqueful élu, le 22 juin 1 575, Jacques-Christophe Blarer de Wartensee, le restaurateur de l'é\ êché ■ . A peine nomme, il se mit à l'œuvre avec ardeur : en 1579 déjà, il conclut, à l.ucerne. une alliance avec les VII cantons catholiques, afin de s'assurer un appui dans la lutte qu'il allait entreprendre contre la Réforme. En 1581, il publia les décrets du concile de Trente et les nouveaux statuts diocésains qui lui donnaient l'autorité nécessaire pour combattre le protestantisme, il s'attaqua d'abord aux Réformés de sa capitale et, après quelque temporisation, il les expulsa. Puis il s'occupa de faire rompre le- alliances particulières de Delémont. des Franches-Montagnes et des bailliages allemands avec Bâle, ainsi que de l' Erguel, de la Neuveville et de Moutier-Grandval avec Berne. Au traité de Baden, en 1585, il obtint une indemnité de 200 000 fl. en dédommagement des droits qu'il possédait encore sur la ville de Bâle, ainsi que la suppression des traités de combourgeoisie de celte ville avec les diverses contrées de ses Etats. Puis il réussit, à force d'énergie et de ténacité, grâce aussi aux missionnaires jésuites, à ramener au catholicisme les habitants du Laufonnais (1595). Il fit les mêmes tentatives dans les vallées de Moutier et de Tavannes et proposa à Berne d'abandonner ses droits sur Bienne, si l'Etat bernois renonçait à sa combourgeoisie. In traité d'échange connu sous le nom de Bieler Tauschhandel fut signé en

Mais Bienne ne l'entendait pas ainsi, car elle aurait été privée de son droit de députation à la Diète. Elle s'adressa donc à ses combourgeois, Fribourg et Soleure, qui intervinrent et le traité d'échange resta sans effet. Pour asseoir plus solidement encore la religion catholique dans ses États. Christophe Blarer installa un couvent de Jésuites à Porrentruy en 1591 et construisit un collège à leur usage en 1604. Puis il fit rebâtir et fortifier son château. En 1592, une imprimerie fut établie à Porrentruy. afin d'aider à la lutte contre le protestantisme en imprimant surtout des ouvrages liturgiques ou classiques. Le château de Roche d'Or, sur le Lomont. qui pouvait devenir une menace pour sa sûreté, fut démoli en 1595. Pour fortifier son autorité, il refondit la constitution de la ville de Porrentruy et détermina exactement les droits de tous : prince et sujets, magistrats et bourgeois. Enfin il n'oublia pas les finances : il fallait payer les dettes de la principauté et les dépenses causées par ses institutions nouvelles ; avec bien des difficultés, il fit rentrer dans la mense épiscopale tous les fiefs de l'évêché menacés de caducité et dont, jusque-là, les bénéfices étaient perdus pour le trésor de l'Etat. Il reprit un privilège vendu au XIVe s. à la ville de Bâle, celui du monnayage, et mourut en 1608. Sous son successeur, Guillaume Rinck de Baldenstein, la peste éclata à Porrentruy et dans la vallée de Delémont. et elle fit une centaine de victimes. Un nouveau traité fut signé avec Bienne qui reconnut l'autorité du prince comme seigneur territorial et qui dut renoncer à toutes ses prétentions sur l'Erguel, sauf le droit de bannière. Un couvent de sœurs Ursulines fut établi à Delémont (1609) et un pareil à Porrentruy ( 1619).

Mais une catastrophe vint fondre sur l'évêché : la guerre de Trente ans. Le prince de Baldenstein adhéra à la Ligue catholique et renonça ainsi à sa neutralité. C'est dans ces circonstances que Henri d'Ostein monta sur le trône (1628). L'empire imposa à l'évêque

BALE (EVEGHÉ DE)

BALE (EVECHE DE)

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une contribution de guerre de 30 000 11. el une conscription de 300(1 hommes (1629). Les impositions accablèrent la principauté : 4000 11. durent être versés chaque mois. Réunis en 10-".> el en 1030. 1rs États du pays procédèrent à la répartition de ces charges énormes pour l'époque et surtout pour une contrée si pauvre. La famine et d'autres calamités s'ajoutèrent à la guerre; l'évêché lui-même devint le théâtre des opérations et le RMngrave Othon- Louis, venant de Belfort, assiégea Porrentruy. Le 20 mars 1034, il réclama la reddition de la ville. Grâce à l'intervention de la France. L'armée se retira enfin, non sans avoir mis le l'eu à quelques villages : Aile, Fontenais et Courtedoux.

Le marquis de Bourbonne soupçonnait le prince- évêque d'être favorable aux Espagnols et il l'obligea à entretenir une garnison française. Enfin des bandes pillardes de Hongrois, de Lorrains, de Croates, d'Ecossais el d'Allemands ravagèrent le pays. En 1635, le marquis de la Force, général des armées françaises du Rhin, assiégea Porrentruy avec 20 000 hommes. La ville se rendit au bout de deux jours. On évalua les frais de l'occupation qui s'ensuivit à plus de 80 000 lb. bâloises. Les habitants des Franches-Montagnes et de la vallée de Delémont souffrirent aussi de cette guerre. Quant à ceux de la partie helvétique, ils furent moins atteints. Bernard de Saxe-Weimar avait établi son quartiergénéral au château d'Angenstein. En 1646, le prince Henri d'Ostein, qui avait erré de Dornach à Birseck et à Delémont, mourut ; il avait assisté impuissant à la ruine de ses États. Son successeur Béat-Albert de Ramstein ne put prendre possession de sa résidence qu'en 1650, après que le capitaine de Vignancourt eut abandonné Porrentruy, conformément au traité de paix ; cette ville avait été occupée par l'ennemi pendant seize ans.

Le prince de Ramstein ne régna que deux ans et il fut remplacé par Jean-François de Schônau, à qui incomba le soin de relever l'évêché. Le château de Porrentruy fut restauré et un couvent de capucins construit en 1655 à Porrentruy. Delémont en possédait un depuis 1628, et, non sans difficultés, il en bâtit un autre pour les sœurs Annonciades en 1666. Pour couvrir les dettes de l'évêché provenant de la guerre de Trente ans, une assemblée des États décida, en 1659, d'instituer un impôt extraordinaire, l'accise, perçu sur certaines denrées, qui fut supprimé déjà en 1668, grâce à l'administration sage et prévoyante du prince Jean-Conrad de Roggenbach, élu en 1659. Un autre impôt, celui des petits mois, fut aussi établi ; il devait servir à l'entretien de la garnison suisse du prince. La conquête de la Franche-Comté par Louis XIV, en 1666 et 1675, ramena les Français dans l'évêché. Ils traversèrent le pays en y faisant de nouvelles réquisitions et en y commettant des déprédations de toutes sortes. Lors de la révocation de l'Édit de Nantes, de nombreux réfugiés traversèrent le Sud de la principauté et l'une ou l'autre famille s'établit à la Neuveville, à Bienne, dans l'Erguel ou la Prévôté.

Pour renouveler l'alliance avec les VII cantons catholiques, le prince Guillaume- Jacques Rinck deBaldenstein, élu en 1693, fit voter 30 OOO fl. et des fêtes brillantes furent célébrées à Porrentruy en l'honneur des délégués suisses. L'évêque envoya deux délégués à la paix de Ryswick (1697), afin d'obtenir la restitution des fiefs de Ribeaupierre et de Ferrette, retenus illégalement par Louis XIV. Le premier seulement lui fut rendu. Une contestation s'éleva en 1705 entre l'évêque et ses sujets de Moutier-Grandval. Le bandeUer Wisard ayant réservé d'un ton hautain la combour^eoisie de Berne lors de la prestation du serment de fidélité, le nouvel évêque, Jean-Conrad de Reinach, refusa d'accepter le serment et Wisard fut révoqué ; il recourut alors à Berne qui envoya 4000 hommes aux frontières. On négocia à Nidau (1700) : l'ancien état de choses fut reconnu et le bandelier dut s'humilier devant le prince. Peu de t emps après (1711; fut conclu le traité d'Aarberg qui sépara la prévôté en deux régions bien distinctes pour éviter tout nouveau conflit religieux : celle de Sous-les-Roches fut attribuée aux catholiques et celle de Sur-les- Roches aux protestants.

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L'évêque Jacques-Sigismond de Reinach ût construire à Porrenl ruy ( 1710) le séminaire du diocèse avec une pa-

gerie pour les jeunes nobles 11 lit aussi édifier le vaste Château de Delémont (1719-1728) dont les plans sont dus à l'architecte Racine, de Renan. C'est ce prince qui édicta l'ordonnance de 1720, cause des troubles de l'évêché (1730-1740) (voir AJOIE). L'agitation commencée en Ajoie s'étendit partout, dans la vallée de Delémont, aux Franches-Montagnes, à Laufon et dans l'Erguel. Les habitants de l'Ajoie furent soutenus par ceux des bailliages de Delémont et de Zwingen, par les abbés de Saint-Ursanne et de Bellelay. Le dénouement de cette lutte de dix ans eut lieu le 26 octobre 1740 ; les commis d' Ajoie furent décapités et écartelés et de nombreuses condamnations prononcées. C'est ainsi que les fils de Pierre Péquignat, Etienne et Laurent, furent condamnés à quinze et cinq ans de galères, Jean-Georges Bruat, secrétaire de la ville, eut le poing coupé et la tête tranchée, le maître bourgeois Pierre-François Choulat, convaincu d'avoir été favorable aux rebelles, ne dut la vie sauve qu'à de nombreuses interventions, entre autres à celle de l'archevêque de Besançon. Le clergé ne fut pas plus épargné : dix-huit prêtres de l'Ajoie subirent différentes peines, l'abbé de Bellelay, Sémon fut destitué de sa charge de président des États île l'Évêché. Ces condamnations impitoyables ont fait sur le peuple une impression profonde et qui n'est pas étrangère au mauvais souvenir laissé dans le pays par les princes-évêques en général. A ces châtiments s'ajouta le payement des frais de l'occupation française ; 230 000 lb. bâloises furent mises à la charge des États plaignants. L'accise fut rétablie et il fallut près d'un quart de siècle pour rembourser cette dette.

Le règne de Joseph-Guillaume Rinck de Baldenstein fit oublier le précédent. Prince doux et pacifique, il établit à Porrentruy une manufacture de coton et une de fer à Bellefontaine et rendit d'excellentes ordonnances de police et d'administration, fit construire des routes, rebâtit l'hôtel de ville et l'hôpital de Porrentruy. Simon-Nicolas de Montjoie fut un homme lettré et ami des arts ; il fit construire l'Hôtel des halles à Porrentruy, et c'est à cette époque que fut institué le régiment de l'évêque de Bâle au service de la France (1768-1792). En 1770, la principauté comptait 55 235 hab., 87 paroisses, 333 villes, villages et hameaux. Devenu vieux, l'évêque de Montjoie se choisit comme coadjuteur J.-B. Gobel qui devait jouer un si grand rôle dans la suite. Le prince Frédéric de Wangen de Géroldseck le remplaça et sut se faire aimer comme lui. Mais une grande disette causa d'innombrables misères en Ajoie, de 1770 à 1775. En 1776, Fréd. de Wangen fit une tournée triomphale dans ses États où il fut accueilli avec enthousiasme. A cette époque, la cour de Porrentruy reçut à diverses reprises la visite de la princesse Christine de Saxe, sœur de la dauphine de France, mère de Louis XVI. C'est à Fréd. de Wangen qu'on doit l'échange des paroisses dépendant de l'archevêché de Besançon contre celles d'Alsace (voir Ajoie). Le prince Joseph-Sigismond de Roggenbach fut moins heureux. Il promulgua diverses ordonnances concernant les incendies, les écoles, la vente du blé et il établit un orphelinat à Delémont, mais ces mesures n'apaisèrent pas le mécontentement du peuple. En 1790 déjà, à l'instar de ce qui s'était passé en France, les syndics et députés des États de l'Évêché rédigèrent un mémoire de doléances, dû à la plume de l'abbé L émane, dans lequel étaient exposés les griefs et réclamations du pays. Ce mémoire lut transmis aux Etals généraux de France le 19 avril 1791. Le mouvement révolutionnaire prenait corps. En tête se trouvait l'évêque Gobel, élu député aux États généraux de 1789 par le clergé de la Haute-Alsace, d'où il était originaire, et son neveu Joseph-AntoineRengguer, ancien membre du Conseil aulique et syndic des États de l'évêché depuis 1784. Le 20 mais 1791, 500 Autrichiens, appelés par le prince, arrivaient à Porrentruy. Les États se réunirent le 16 mai et critiquèrent ouvertement Joseph-Sigismond pour avoir fait venir des troupes étrangères à son secours. La mort de Léopold I,r d'Autriche (1er mars 1792) précipita les événements. La France déclara la guerre à l'Autriche el lit occuper

Août 1921

BALE (EVÉCHÉ DE)

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