‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 317 sur 329 · BANALITE · texte numérisé non relu

BANALITE

de Solis. transforma en 1866 et 1867 les bains d'Alvaneu et l'hôtel de Miïhlen. — ■ 3. Johann, hôtelier, émigra à Bnenos-Ayres. — 4. PE- TER, médecin, frère du n° 3, 1856-1911, pratiqua à t Alvaneu, JÈngelberg, Pallanza etAjaccio; grand connaisseur de l'histoire des Ligues. ■ — Voir Freier Râtier 1911, 305.— [L. J.] — 5. Paul, d'Alvaneu, * à Coire 1874, jésuite, prêtre 1907, chassé du Portugal par la révolution, il se rendit en Colombie comme professeur de sciences et mathématiques. ■ — (i. ,1 \ kob-Mathias, d'Alvaneu.

* 21 novembre 1854, prêtre 1878, chapelain d'Ems 1879-1882, chapelain de la cour épiscopale 1882-1888.

Jos. -Anton Balzer. curé de Brienz 1888-1909.

D'après un portrait à l'huilé de vicaire épiscopal 1900- J. R1Zzi de 1860 environ. 1909) doyen du chapitre de Schyn, rédacteur du calendrier religieux, le Directorium, depuis 30 ans, chanoine 1907, secrétaire épiscopal en 1909, censeur. — [S.] — 7. Simon, d'Alvaschein, * 1812, prêtre 1837, professeur au séminaire de St. Luzi à Coire, trois ans et demi vicaire à Bendern, curé de Triesenberg 1843, chapelain de la cour à Vaduz 1862, curé de Triesen 1864, où il mourut le 2 mai 1887. Il fut l'un des premiers champions de l'apiculture rationnelle, et publia en 1859 et 1860, avec les célèbres apiculteurs H.-C. Hermann et le curé Burr, de Ravensburg, le Râtischschwàbischer Bienenfreund. Il inventa les ruches qui portent son nom. — Voir Schweizerische Bienenzeitung 1911, p. 457-458. [L. J.]

BAMATTER, BANTM ATTER. Voir JOSSEN.

BAMBERGER, EuGEN, chimiste, * 19 juillet 1857 à Berlin, professeur de chimie à l'École polytechnique fédérale de 1893 à 1905, auteur de nombreuses publications scientifiques. — Voir Poggendorf : Biographisch - (iterar. Handwôrtcrbuch IV. — Festschrift eidg. Polytechn. I, 354. [C. B.]

BAMERT, BAMMERT, BANNWART. Ancienne famille de Tuggen (Schwyz) où elle est encore très répandue. Elle se divise en deux branches, les Weingarten, dont les armoiries sont une grappe de raisin, et les Holleneich, dont les armoiries sont trois petits sapins. Forme primitive du nom Bannwart = forestier. ■ — 1. Hans Bannwart, 1577 greffier dans la Marche. — 2. Sébastian, 1657 curé à Tuggen. — 3. Geop.g, 1830 landammann de la Marche. — 4. Leonz, conseiller d'État. [R-r.] BAN, BANNISSEMENT (ail. ACHT, Oberacht).

Aussi longtemps que la Confédération fut un membre de l'Empire germanique, les dispositions, grosses de conséquences, du ban de l'empire la concernaient aussi. Mettre quelqu'un au ban de l'empire, c'était le placer hors de la protection des lois sur tout le territoire impérial. Il en résultait immédiatement pour le banni la privation de tout droit, la destruction totale de la personnalité juridique et la perte du corps et des biens. Parfois cependant la perte de la protection légale se produisait au début à un moindre degré ; mais lorsque le banni persistait dans sa désobéissance, après un laps de temps déterminé, la mise hors la loi complète lui était notifiée et il tombait sous le ban aggravé. De tout temps, le roi s'est servi de ce moyen efficace de punition et de contrainte; cependant la mise au ban de l'empire ne fut régulièrement appliquée qu'à partir de la seconde moitié du XIIe s. L'expression latine est proscriptio regia ou proscriptio régis ;-on trouve cependant aussi le mot bannum. La notification du ban s'appelait forbannire. A côté de l'empereur, la cour ou tribunal de l'empire, et quelques tribunaux royaux avaienl aussi le droit de bannir, ainsi la cour de justice de Rottweil et celle de Nuremberg. En 1362, l'empereur Charles IV institua à Zurich, sur le modèle de la cour de Rottweil, une cour royale de justice et mit à sa tête Rudolf von

Aarburg. De nombreux verdicts de ce tribunal se trouvent dans les recueils de jugements, Achtbùcher, aux Arch. d'État de Zurich. Ce tribunal fut supprimé au début du XVe s'., mais la ville se fit confirmer son privilège impérial encore par l'empereur Charles-Quint en 1521.

Après l'assassinat d'Albert Ier, le roi Henri décréta, le 18 septembre 1309, le ban de l'empire contre Jean de Souabe, Rodolphe de Wart, Rodolphe de Balme, Walter d'Eschenbach, le chevalier Conrad de Tegervelt, ainsi que contre tous ceux qui logeraient ou hébergeraient les meurtriers. De même, pour lèse-majesté, les conseillers de l'archiduc Sigismond d'Autriche furent bannis le 1er octobre 1487 ; quelques-uns étaient en relations de droits avec les Confédérés ou entrèrent en relation avec eux par suite de leur opposition à l'empire ; ainsi le comte Jôrg von Werdenberg-Sargans, le bailli Gaudenz von Matsch, seigneur du Prâttigau, le comte Oswald von Thierstein. Leur protection par les Confédérés et les Grisons a été une des causes de la guerre de Souabe et de la séparation effective de la Suisse d'avec l'empire. Plus tard encore, la Suisse a accueilli souvent des bannis, ainsi les paysans révoltés et proscrits du « pauvre Conrad » en 1514, et en 1517, le duc Ulrich de Wurtemberg.

Il ne faut pas confondre la mise au ban de l'empire avec le bannissement que prononçaient de simples tribunaux, et qui n'avait d'effet que sur le territoire de leur juridiction. Ainsi en 1318 à Rifferswil, dans le Freiamt, un verdict semblable fut prononcé. Après le moyen âge, il n'y eut plus que le tribunal thurgovien qui fît usage de ces méthodes judiciaires et le recueil de ses jugements, de 1463-1498, est conservé aux archives de la ville de Constance. Le privilège de recevoir des bannis, tel qu'il fut concédé en grand nombre aux XIVe et XVe s. par les empereurs luxembourgeois à des villes et à des seigneuries ecclésiastiques de Suisse, ne créa nullement un droit d'asile sans restriction. — Voir Eberh. v. Kùnszberg : Acht. Eine Studie zur dlteren deutschen Rechls sprache. — Joseph Pcetsch : Die Reichsacht im Mittelalter (Untersuchungen z. Deutschen Staatsiind Rechtsgeschichte, von Gierke, 105, 1911). ■ — ■ A. Meier : Die Gellung der peint. Gerichtsordnung Kaiser Karts V. in der Schweiz, 230. — F. Hegi : Die gedchteten Rate des Erzherzogs S. von Oesterreich . [F. Hegi.]

BAN, BAAN et PAN. Famille de peintres et de peintres-verriers, d'origine inconnue ■ — 1. Ulrich, reçu bourgeois de Zurich 1513, travailla comme peintreverrier pour le gouvernement zuricois. — 2. Ulrich, fils du n° 1, * vers 1510, livra plus de 100 vitraux dès 1532 ; en 1566, il travailla pour l'abbé de Wettingen. Du Grand Conseil 1571, f avant 1576 — 3. Heinrich, * avant 1525, se rendit jeune à Berne ; bourgeois et peintre-verrier de la ville de Fribourg en 1541, retourna à Zurich vers 1550 où il décora des édifices et fit des tableaux. Orateur du Conseil 1576, huissier du tribunal matrimonial 1592, f 1599. — 4. Hans-Heinrich, * 1536, livra 18 vitraux au gouvernement zuricois de 1569 à 1582 f après 1583. — 5. Christoffel, * 17 décembre 1554, peintre et graveur sur bois, à Francfort s/Mein en 1596. — Voir SKL. [C. B.]

BANALITÉ. La banalité était le droit qu'avait un seigneur d'interdire à ses sujets, en sa faveur, l'exercice de certaines industries dans un territoire déterminé. Les moulins, les fours à pain, ainsi que les boucheries pouvaient être soumis à la banalité.

La banalité des moulins avait pour effet : 1 . de contraindre les habitants d'un certain district de venir moudre leur grain au moulin du seigneur, appelé moulin banal ; 2. d'interdire à toutes personnes de construire des moulins particuliers dans l'enclave de la banalité ; 3. d'empêcher l'entrée de la farine étrangère, autrement qu'en transit, dans ce même territoire.

La banalité des fours comportait également interdiction de cuire le pain ailleurs qu'au four banal. Des concessions permettant l'érection de fours particuliers furent peu à peu accordées et dans bien des endroits la banalité des fours fut remplacée par un droit de fournage. Les boucheries banales étaient en mains des communes qui les affermaient périodiquement aux meilleures conditions.

HANCIIINÏ

Page 1