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[ndépendammenl de ces trois banalités, la vente do vin étail aussi soumise, dans certains endroits, a de restrictions : Le seigneur pouvait interdire aux aubergistes la vente de \ms autres que le sien pendant un laps de temps déterminé, ordinairemenl un mois, ou six ;emaines. C'étail ce que l'on appelail le banvin. Il étail appliqué dans les évêchés de Coire et de Bâle, el à la fin du moyen âge par les comtes de Neuchâtel.
L'origine de la banalité esl controversée. Des unl'attribuenl aux seigneurs fonciers qui, étan) maîtres du sol, ont oblige leurs paysans à se servir uniquement du moulin ou du four domanial, moyennant un droil à payer en argent ou en nature. D'autres, par contre, fonl du four e1 du moulin des établissements créés parles communautés d'habitants sur lesquels les seigneurs auraient mis la main.
En Suisse les seules banalités qui subsistaient encore, celles du Tour et du moulin, furent supprimées avec les autres droits féodaux en 1798. Mais quelques années plus tard, elles réapparurent dans les cantons de Berne et de Soleure où elles se maintinrent jusqu'en 1834. A Neuchâtel, un arrêt du 30 juin 1828 abolit la banalité des moulins tandis que la redevance du tournage n'était supprimée qu'en 1831. — Voir E. Eichholzer : Ueber Zwangs- und Bannrecht. — A. Ribeaud : Le moulin féodal. — H. -F. Calame : Droit privé d'après la coutume neuchâteloise. — DHV. [L. M.]
BAIMCHINI. Famille de Curio et Neggio. Armoiries : coupé, au premier d'argent à une aigle de gueules ; au deuxième d'azur à un banc d'or. — Francesco, de Neggio, ingénieur,* 1823, t 26 juillet 1893. Etudia au collège des Bénédictins à Bellinzone et aux universités de Pise et Pavie ; député au Grand Conseil de 1863 à 1867 ; travailla aux études préparatoires de la ligne du Gothard ; de 1877 à sa mort, ingénieur cantonal. ■ — Voir BStor. 1908. — SKL. — AHS 1918. [C. T.]
BANCO (C. Tessin, D. Lugano, Com. Bedigliora.
l.a pierre de Banco avec l'inscription étrusque, d'après une photographie.
V. DGS). Anciennes formes : Bancho 1416, Bango 1421. En 1852 et 1886, on y découvrit des tombes préhistoriques (époque du fer) avec une inscription nordétrusque, et en 1913 une hache de l'âge de la pierre. Banco fut le chef-lieu de la circonscription ecclésiastique (plus tard paroisse de Bedigliora) jusqu'en 1599. Suivant Tamburini, le village fut ravagé parla peste en 1595. L'ancienne église a disparu et l'édifice actuel remonte au XVIe s. ; il a été restauré en 1757 et 1841. Banco faisait partie avec Bedigliora, Curio et Novaggio de la castellanza, c'est-à-dire bourgeoisie ou vicinanza générale du même nom. Population : 1900, 174 hab — Voir : Bivista archeol. délia città e antica diocesi di Como, 1916. — Maspoli : La pieve d'Agno. — Tamburini-Galli : Guida del Malcantone. [C. T.]
BANCO, Albertus de, prêtre, connu plus tard sous le nom de Albertus de Togninis de Pura. Le 11 mai
1479, Sixte iv ordonna de lui confie] le '-lises de Vezio, Aranno, Miglieglia Novaggio, Saint-Sauveur de Bedigliora, Caslano, I urio, Pura et Mugena. En 1509, il étail titulaire de L'église de Saint-Martin de Sessa. — VoirWirz :Regesten. Maspoli : La pieve d'Agno.
BAND dp bandinelli, François, profi ■ le- arts et iiu dessin à l'École centrale de Porrentruy de 1795 à 1802. C'est en 1792 qu'il changea Bon nom en Bandinelli. A la fermeture de l'École centrale. 1802, il lui occupé à la restauration de l'église Saint-Pierre à Porrentruy ; c'est lui qui reconstruisit les deux autels latéraux et remil en étal plusieurs peintures abîmées pendant la révolution, lîandmelli fut le premier maître de Negelen el île I ..'•' ipi tld Hubert, dont il a laissé un portrait. On lui doit en outre une remarquable galerie d'oiseaux peints, à Porrentruy, et la reproduction par le dessin des châteaux et ruines du dura bernois ainsi qui; dis anciens costumes de la contrée. 11 mourut en 1813. Voir SKL. [E. k.]
BAN DEL 1ER, famille de Sornetan (Berne). — 1. Simon-Pierre-ALPHONSE, * 1800, t 20 juin 1860 à Berne. H fui pasteur à Gênes de 1823 à 1831. à Bienne (diacre) de 1831 à 1834, à Saint-Imier de 1834 à 1848, à Corgémont de 1848 à 1853.' En 1853 et 1854 il était membre du Conseil d'État de Berne et puis du conseil communal de Berne. — 2. Adolphe- Eugène, * 1813, t 10 févr. 1897. Conseiller d'État du canton de Berne de 1844 à 1846, puis consul suisse à Highland aux Etats-Unis, où il fonda un institut de crédit. — [H. T.] — 3. ADOLPHE-FRANÇOIS-AXPHONSE, son fils, ethnologue et archéologue, * 6aoùt 1840 à Berne, t 7 mars 1914 à Séville (Espagne). Il fut emmené encore jeune en Amérique où il fit une brillante carrière scientifique. En 1877, il se rendit à Mexico et dans l'Amérique centrale pour l'étude des indigènes et de l'archéologie du Vieux-Mexique ; de 1881 à 1883, il fit partie de l'expédition Lorillard dans les mêmes contrées. En 1892, il se rendit avec l'expédition Villard au Pérou et en Bolivie, et en 1913, il fut chargé par l'Institution Carnegie des études préliminaires d'une Spcmish docnmentary history ofthe Pueblo Indians. — Voir sa biographie, par Hodge, dans American Anthropologist 16, n°2, 1914. [R.Zeller.]
BANDERA, Antonio, prêtre. D'abord curé dans la Léventine, probablement à Airolo ou à Quinto, puis banni de la vallée pour avoir travaillé à la réforme des mœurs du peuple et du clergé, fl dut se retirer à Altdorf. En 1567, on le trouve à Bellinzone. En 1572, il est à Giornico comme visiteur, c'est-à-dire vicaire général de Saint-Charles Borromée pour les trois vallées ambrosiennes. — ■ D'Alessandri : Atti di San Carlo. [C. 1 .]
BANDERET. Familles des cantons de Fribourg et Neuchâtel.
A. Canton de Fribourg. A Fribourg, une branche, originaire de Montagny, a été reçue bourgeoise en 1409 ; une autre, originaire de Vuissens, en 1693. [R,emy.]
B. Canton de Neuchâtel. Famille de Fresens (Neuchâtel), issue de Abraham Gaccon dit Banderet. juré à Saint- Aubin en 1662. — 1. Pierre, notaire 1674-1708, greffier de Vaumarcus. — 2. Jean-Jacques, fils du n° 1, notaire 1709-1762, lieutenant de Vaumarcus. [L. M.]
BANDIÈRES. Famille originaire de Corly en Faucigny, reçue à la bourgeoisie de Genève en 1445 en la personne d'Etienne. Elle s'éteignit au début du XVIIe s. - 1. Jean. En 1525, à la tête d'une centaine de citoyens, il protesta devant le Conseil de Genève en faveur des exilés Eidguenots et le força à reconnaître leur innocence. Il protesta aussi contre le Conseil des Hallebardes tenu la même année. Conseiller 1527-1528. — 2. Ami, fils du n° 1, Eidguenot zélé, il travailla contre les intérêts du duc de Savoie en 1525 lors de l'affaire du trésorier Boulet et fut obligé de quitter Genève. Il se réfugia à Fribourg où, avec ses compagnons d'exil, il travailla à renouveler l'alliance entre Fribourg et Genève. Bentré dans sa patrie, il fut envoyé à la Diète de Berne les 22 et 23 août 1527 à l'occasion des bannis ma inclus. Il fut envoyé encore deux fois en mission à Berne en 1536. En 1529, il fut blessé dans l'arrestation de M. de Pontverre, chef des gentilshommes de la Cuiller. Capitaine de quartier et conseiller 1532, syndic 1535 et 1541 ; capitaine général 1540. t 1544. — 3. Hugues, du
RANDIKRES GRISONNES
RANKVERE1N SUISSE
Conseil des Deux-Cents 1552, auditeur 1573, devint bourgeois de Strasbourg:, f 1589. — 4. Etienne, du Conseil des Deux-Cents 1555, auditeur 1570, t 1572. — 5. Loris, lils du n" 3, * 1556, «lu Conseil des Deux- Cents 1590. auditeur 1597. 11 fut tué à l'Escalade le 1-2 décembre 1602. — Voir Galiffe : Not. gen. — MDGl. — Sordet : Dict. des familles genevoises (nuis.). — Galiffa et Gautier : Armoriai. [M. L. G.]
BANDIÈRES GRISONNES. Dans le territoire des III Ligues grisonnes, les hautes juridictions, et çà el là aussi les juridictions inférieures, avaient chacune un drapeau autour duquel se rassemblaient les hommes en état de porter les armes, lors des mobilisations. Elles donnèrent lieu à la cérémonie du Fdhnlilnpf. Les hommes groupés autour de leurs bannières se rendaient en cortège à Coire ou ailleurs ; un tribunal populaire était constitué et prononçait des sentences sur les chefs politiques dont on ('tait mécontent dans le pays. Des tribunaux de ce genre siégèrent en 1572 et en 1607 à Coire, en 1618 à Thousis, en 1621 à Ilanz, etc. La landsgemeinde nommait le banneret dont la charge était inamovible. La dernière expédition avec les drapeaux de l'Oberland eut lieu lors du soulèvement de 1799 contre les Français et se porta jusqu'à Reichenau. Une relation sur le tribunal qui siégea à Coire en 1607 énumère 22 drapeaux et donne une description de la plupart d'entre eux. — Voir G. Muoth : Banner u. Bannerherren im Lugnez, dans JHGG 1888, p 57. — M. Valer : Die Bestrafung von Staatsvergehen in der Bepublik der drei Blinde, 7. [L. J.]
BANDINELLI. VoirBAND.
BANDLIN, Johann-Baptist, écrivain et pédagogue, * 1801 à LIntervaz, son village d'origine, f 1871. Il étudia le droit à Heidelberg, y fit son doctorat et se fixa à- Coire comme avocat. De concert avec Ludwig Christ, il publia en 1825 les Gedichte ans Rhàtien. Après avoir abandonné la pratique du droit, il devint professeur à l'institut de Niederer à Yverdon. Il fonda ensuite lui-même un institut à Schoren près de Langental et le transféra en 1849 à Wettingen. Sous le pseudonyme de JOH. Baldino, il publia un recueil de nouvelles peignant la nature et le peuple des Grisons. A 50 ans il quitta son institut et vécut à Zurich et à Glaris. Bandlin a publié seul ou en collaboration avec Vogel de nombreux ouvrages, entre autres : Pestalozzi u. seine Zeit, et Der Genius vonVater Pestalozzi. II collabora aux Allg. schweiz. Schulblàtter et à VHelvetia où parut en 1863 : Pestalozzi und Fellenberg. Le nom doit être dérivé de Pantaleon, peu probablement du nom ahd. Banto. — Voir JHGG 1917, 233-245. [L. J.]
BANDOL. Famille originaire de Veynes en Provence, bourgeoise de Genève en 1711, éteinte au commencement du XIX8 s. Armoiries : d'azur à la fasce d'or accompagnée de trois étoiles d'argent. — 1. Jaques, pasteur à La Mure en Dauphiné, professeur d'hébreu à l'Académie de Die, vint, à Genève où il fut reçu habitant et mourut à 85 ans en 1714. — 2. Jean-Jaques, 1685-1726, fils du précédent, reçu gratuitement à la bourgeoisie en considération de son emploi en 1711, ministre 1708, pasteur à l'hôpital 1710, de Céligny 1713, de Saconnex 1718-1726. — 3. Charles, fils du n° 2, * 1718, du Conseil des Deux-Cents en 1758, auditeur en 1770. — Voir Rec. gen. suisse I, 23. — Heyer : Eglise de Genève, 421, 422. — Sordet : Dict. des familles genevoises (rnns.). [H. Da.]
BANEA VALLIS. Voir Bagnes.
BANETI. Voir RlVETI, GlRARDUS
BANGA. — Famille de Mùnchenstein dont l'ancêtre Jakor vint de Riehen en 1681.— 1. Benedikt, étudia le dessin et la peinture à Genève; lors de la révolution bâloise de 1830, il se rangea du côté de Bâle- Campagne et fonda en 1832, pour ce canton, la première imprimerie à Liestal. Le 1er juillet, il fit paraître le premier journal cantonal : Der nnersehrockene Rauracher. Second secrétaire d'État 1832, puis premier secrétaire d'État de Bâle-Campagne 1839, conseiller d'État 1845, directeur de l'Instruction publique. Après la révision de 1863, il redevint, secrétaire d'État ; f 5 juillet 1865. Il fut un des fondateurs de la bibliothèque cantonale, du musée, de ï'Armenerzie-
hungsverein et de l'école secondaire des jeunes filles — Voir HJ 1919, p 65.— Landschàftleri 865, n° 84. - Baselland. Zeitung 1865, n° 80. — K. Gauss : Schul-
gesch. (1er Staài Lieslal.
1 10. — 2. HEINRICH, médecin, fils du n° 1, * 14 lévrier 1848 à Liestal, étudia à Prague et à Heidelberg, médecin - assistant dans la guerre franco-allemande.' En 1879, il prit la direction du grand Michael Reese Hospital de Chicago, f 25 décembre 1913. Il a légué 100 000 francs à l'hôpital cantonal de Liestal — Voir Baselland. Zeitung 1914, n° 8. — Landschàftler 1914, n° 11. IK. Gaus.s.1
BANGERTEN (C.Berne, D. Fraubrunnen, S.
GLS). Village. En 1840 environ, on y trouva des bractéates provenant des évêques de Bâle.
Benedikt Banga, d'après une lithographie.
AHVB 3. page 56. [R.W.]
BANKHAUW (PANKAUW). Famille de la ville de Berne, éteinte vers 1700. — Konrad, de Danzig, reçut en 1616 la bourgeoisie à titre de premier maître d'armes. Armoiries : écartelé de gueules, d'or, d'azur et d'argent ; aux 1 et 2 à deux mains unies tenant une flèche ; aux 3 et 4 à deux épées ailées posées en sautoir. [H. T.]
BANKVEREIN SUISSE (SOCIÉTÉ DE BAN- QUE SUISSE). La Banque fut fondée sous le nom de Basler Bankverein à Bâle le 12 février 1872. Des maisons suisses (Bâle, Zurich, Genève, etc.) et étrangères participèrent à sa fondation. Au début, la durée de la Société était limitée à 50 ans. Depuis 1898, cette durée est indéterminée.
Développement. Jusqu'en 1896, le Basler Bankverein limita son activité à son siège de Bâle. Il fusionna, en 1896, avec le Zùrcher Bankverein sous le nom de Basler und Zurcher Bankverein. En 1897, nouvelle fusion avec la Banque de Dépôts de Bâle et avec la Banque suisse de l'Union de Saint -Gall. C'est de cette série de fusions que sortit, le 5 février 1897, le Bankverein suisse. En 1898, le siège de Londres fut érigé en vue surtout de favoriser les relations économiques entre l'Angleterre et la Suisse. Le 1" janvier 1901, la maison Blake, Boissevain 4~ Co fut absorbée En 1906, érection du siège de Genève, la maison d'Espine, Fatio 4" C'e étant absorbée à cet effet. La Banque de Bâle (Bank in Basel), ancienne banque d'émission, entrant en liquidation en 1907, le Bankverein Suisse reprit la succession de ses affaires commerciales, en tant qu'elles ne rentraient pas dans le cadre d'activité de la Banque nationale suisse.
Voici les principaux développements enregistrés dans la suite : En 1907, création de l'agence de Rorschach ; 1908 agence de Chiasso; 1909, la Banque d'Appenzell Rhodes-Extérieures à Hérisau devient une agence du Bankverein. En 1911, ce dernier prend pied dans le canton de Berne (succursale de Bienne). En 1912, l'ancienne maison de Speyr 4' C*«, de Bâle, dont la fondation remontait à 1825 et qui avait été transformée en société anonyme en 1904, fut absorbée. La même année, un siège est créé à Lausanne, la Banque d'Escompte et de Dépôts de Lausanne disparaissant à son tour. En 1917, succursale de Nyon (absorption de la Banque de Nyon, ci-devant Banp 4 Ci'' ; 1908, érection du siège de La Chaux-de-Fonds, la banque Reutler 4" C'e étant reprise à cet effet ; 1919, succursale du Locle, la Banque du Locle fusionnant. Deux autres sièges ont été érigés en 1920, savoir à Neuchâtel (absorption de la maison Pury 4~ de, Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds) et à Schaffhouse (fusion avec la Banque de Schaffhouse).
En juin 1921,laSociétédeBanqueSuissedisposait donc de neuf sièges, de cinq succursales et de six agences.