‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 324 sur 329 · Banques transatlantiques · texte numérisé non relu

Banques transatlantiques

Totaux . . .

Voir Jôhr : Die schweiz. Notenbanken. — Stâmpfli : Die schweiz. Kantonalbanken. — ■ Weber-Schurter : Die schweiz. Hypolhekenbanken. — Wetter : Die Lokal- und Mitlelbanken der Schweiz. — Jenne : Die Spar- und Leihkassen der Schweiz. — Burckhardt : Zur Geschichte der Privatbankiers in der Schweiz. IMax Weber.]

BANQUES SUISSES(UNION DES) (all.SCHWEIzerische Bankgesellschaft). Le 1er janv. 1912, après cinquante ans d'existence, la banque de Winterthour et la banque du Toggenbourg fusionnèrent sous le nom de Union des Banques suisses. Le capital-action fut porté à cinquante millions. D'autres banques furent peu à peu absorbées par cette nouvelle institution, ainsi : la maison Ch. Masson $* Cle, à Lausanne, 1916 ; VAargauische Crédit- Anstalt, 1918 ; la maison William Cuénod 4' Cle S. A., à Vevey et Montreux, 1919 ; le Comptoir d'escompte du Val-de-Travers (Weibel & Clc), à Fleurier, 1919 ; la banque H. Bieckel $• C,e, à La Chaux-de- Fonds, 1919 : VUnionbank, à Genève, 1919. En 1920, l'Union fonda une succursale à Bâle, et créa des sièges à Lugano et Locarno par sa fusion avec la Banca Svizzera Americana. A cette date, le capital-action était de 70 millions de francs. L'Union des banques suisses a des succursales à Zurich, Winterthur, Saint-Gall, Aarau, Liechtensteig ; des agences à Bâle, Baden, La Chauxde-Fonds. Flawil. Fleurier, Genève, Laufenburg, Lausanne, Liestal, Montreux, Rapperswil, Rorschach, Vevey, Wil, Wohlen, des caisses de dépôts à Aadorf, Couvet, Gossau, St. Fiden, Rùti (Zurich) et Zurich

— Voir E. Wetter : Die Bank in Winterthur, 1863- 1912. — E. Walder : Die Toggenburger Bank 1864- 1912. — E. Wetter : Die Bank in Baden 1863-1913

— Rapports financiers de l'Union des Banques suisses. [Kern.]

ner, Fiissli, etc. En 1782 il écrivit une notice contre Schiller, qui avait touché aux Grisons dans les Brigands. Pasteur à Haldenstein en 1786. Ayant combattu l'influence et la domination de la famille Salis, il fut congédié à Haldenstein, puis le rôle qu'il joua dans la question de l'émigration des protestants de la Valteline lui rendit impossible l'exercice du pastorat dans les Grisons . Lorsque les Autricbiens occupèrent les Grisons eu 1798, il dut s'enfuir, avec 600 compatriotes, et entra au service de France. Il a publié : Der Grundriss der Geschichte gemeyner drey Bundlen Lande. Il laissa aussi une collection d'actes d'Etat de 1618 à 1797, qui se trouve dans les archives de Tscharner |à Coire. Il est également l'auteur de : Geschichtliche Nachrichten ûber den Julier und seine Alterliimer, dans Jahrbuch der Neuen Biindner Zeilung 1906. Il collabora à la fondation de la Société d'histoire et d'archéologie des (irisons. — Voir Martin Trepp : Heinrich Bansi. [M. S.]

BANTLI. Ce nom dérive de Pantaleon. Famille de la campagne zuricoise, originaire de Seegràben, répandue dans de nombreuses communes des districts

Heinrich Bansi,

d'apr<'-s un portrait à l'huile de

Wilhelm Tiscbbein en 17S0.

im

HANVIN

BAPTK.ME

de Uster et Hinwil. Elle portait à l'origine le nom de Stadmann. En 1470 Pantaleon Stadmann reçut en lief du couvent de Kiili le moulin d'Aathal. Sa descendance porta le nom de Bantu. [J. F.;

BANVIN. Voir BANALITÉ.

BANZ. Famille lucernoise établie dans diverses communes de l'Entlebuch et du centre, mentionnée dès 1583 à Russwil dont elle est ressortissante depuis 1636. Ce nom dérive du ahd. Banzo, apparenté Kanlo. — 1. Josepii-Eman., de Russwil, 1784-1838, curé à Hildisrieden dès 1824. — Voir Erinnerungen an ./. E. Banz, Sextar und Pfarrer in Hildisrieden. — 2. Johann-Baptist, de Russwil, 1804-1847, curé à Hildisrieden depuis 1839. — 3. Peter, de Hasle, 1847- 1914, conventuel d'Einsiedeln depuis 1870 (P. Placidus), vicaire à Willerzell 1874-1888, puis curé à Schnilis ( Vorarlberg) jusqu'à sa mort. — 4. Viktor, d'Entlebuch, 1863, avocat 1888, procureur général du canton de Lucerne depuis 1904. — 5. Romuald, de Russwil, * 26 juin 1866, Dr phil., conventuel d'Einsiedeln, où il est recteur du gymnase depuis 1916. fP.-X. W.]

BAPST. Famille de Pont-la-Ville (Fribourg). — 1. Joseph, * à La Roche le 11 février 1813, jésuite le le 29 sept. 1836, professeur au collège Saint-Michel à Fribourg 1841-1847. Expulsé par le gouvernement radical en 1847, il se rendit à Lyon où il fut précepteur et professeur. Rappelé en 1856 par le gouvernement conservateur, Bapst fut nommé professeur de philosophie et de littérature comparée, et, en septembre 1859, recteur du collège Saint-Michel. Il donna sa démission de recteur en 1873 et de professeur en 1878. f 6 avril 1879. — Voir Jaccoud : Notice sur le collège Saint-Michel, p. 97. — Ami du peuple. — Liberté. — Chroniqueur, 9-18 avril 1879. — 2. P. Jean, frère du n° 1, * à La Roche le 7 décembre 1815, jésuite, professeur à Fribourg. Expulsé en 1847 par le gouvernement radical, il reçoit de ses supérieurs l'ordre de se rendre aux Etats- Unis. Il est placé à Oldtown à la tête d'une mission d'Indiens Abanakies, dont il se met à étudier la langue. En 1854 il passe à Ellswerth où il subit le cruel supplice du taring and feathering : on lui enduit le corps d'une couche de goudron bouillant pour le rouler ensuite sur un tas de plume ; il est promené ainsi, à cheval sur un poteau, à travers la ville jusqu'à une mare dans laquelle il est jeté. Le P. Bapst est à Boston en 1862 et sept ans plus tard à la tête des missions de l'ordre, à New- York et au Canada, f 2 novembre 1877. — Voir Liberté, 30 déc. 1887. — Strea : Hist. des missions indiennes (avec portrait de Bapst). — Sommervogel : Bibliothèque de la Compagnie de Jésus I, 875. — Livre d'or du pensionnat de Fribourg, 1827-1847, 2e éd., p. 411. — 3. Pierre- Louis, * 11 décembre 1828, prêtre 1853, vicaire à Genève 1853, à Châtel-Saint-Denis 1854-1857, curé de Riaz 1857-1880, aumônier du collège Saint-Michel 1880- 1882, curé de Vuisternens-en-Ogoz 1882-1886. | 7 novembre 1886. [F. D.]

BAPTÊME. Le baptême a lieu, encore dans plusieurs cantons, si possible peu de temps après la naissance, soit le lendemain, soit au moins le dimanche suivant ; la raison en est la croyance très répandue que l'enfant non-baptisé est exposé aux influences de démons malfaisants. D'après l'opinion générale, les enfants morts avant le baptême n'entrent pas dans la béatitude complète ; ils vont dans un lieu où il n'y a ni joie ni peine, et sont appelés « enfants sans joie ». Selon la tradition populaire du canton de Schwyz, ces mêmes enfants sont soignés par « dame Zâlti », un génie bienfaisant ; d'après celle de Sargans, ils sont changés en feux-follets. Dans nombre d'endroits, ces malheureux sont enterrés de nuit et non en terre bénie. Les membres de ces enfants possèdent un pouvoir magique. — Le parrain et la marraine / Gôtti et GotteJ sont généralement choisis parmi les proches parents ; pour les premiersnés, ce sont de préférence les grands-parents. Souvent les parrains et les marraines sont des jeunes gens que l'on aimerait voir s'épouser. Les pauvres, pour des raisons matérielles, s'adressent fréquemment aux riches pour remplir ces charges. Le nombre des parrains et marraines varie beaucoup. Autrefois il était très grand : ainsi à Oberglattil s'élevait jusqu'à 16 ; et aujourd'hui

encore dans le canton de Vaud le nombre en est illimité. Le minimum est une marraine, cas très rare que l'on rencontre seulement dans la Suisse romande; le plus souvent l'on a un parrain et une marraine, mais l'on trouve aussi fréquemment pour un garçon, deux parrains et une marraine ; pour une fille, deux marraines et un parrain ; parfois même, ces proportions sont renversées. Dans plusieurs endroits, on adjoint à la mar-

Certilicat Je baptême de 1S16 d'après un dessin de la Collection des traditions populaires à Bàle.

raine une jeune assistante, ou bien elle se fait remplacer par une suppléante (dans le Jura bernois la lieutenane). — Les vœux de baptême sont généralement formés par le père dans un discours solennel composé d'ordinaire par l'instituteur. Les parrains et marraines doivent donner à l'enfant un cadeau consistant souvent encore aujourd'hui en une grande pièce d'or (autrefois une médaille spéciale) enveloppée dans un certificat de baptême artistement exécuté. Ces dernières années, le cadeau consiste ordinairement en objets pratiques. La mère reçoit également un cadeau de la part des parrains et marraines. Sur le chemin de l'église, l'enfant, revêtu d'un costume et coiffé d'un bonnet de circonstance, couvert d'un voile richement brodé, est porté par la marraine, parfois par la garde ou la sage-femme, et, à Gryon, par le parrain ; il est rarement placé dans un berceau ou un moïse. Dans le Bas-Valais, on marque en cette circonstance le sexe du poupon : sur le voile d'un garçon est fixé un bouquet, sur celui d'une fille, une couronne. De même, on place à côté de l'enfant du pain et du fromage pour qu'il n'en manque jamais du-

BAPTEMES

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