BAPTISTES
rant sa vie. En plusieurs endroits pend an 1 que le cortège se rend à l'église, nu tire avec des armes à feu et l'on sonne les cloches de l'église : souvent des cloches différentes désignent le sexe du nouveau-né Dans le canton de Zoug, la route est balayée avant le passage du cortège ; dans le Prâtigau, on se découvre devant le parrain. Quelquefois le baptême ne se fait pas dans, mais devant l'église, ou bien le prêtre asperge l'enfant d'eau bénite avant son entrée dans l'église. Ce cortège
fortunés l'ont présenter l'enfant baptisé à leurs parents cl amis, lesquels offrenl des cadeaux à la garde. — Voir E. Hoffmann-Kràyer : Feste und Br&uche. — Gauchat, dans Bulletin du Glossaire, 9, 7. [E, ii.-k.]
BAPTJSTA, de. Famille originaire de Messine en Sicile, reçue à la bourgeoisie de Genève en 1537, éteinte à la fin du XVIIe s. Armoiries : un cœur en abîme accompagné de deux étoiles en chef cl d'une rose en pointe (émaux inconnus). — 1. Aimé, 1545-1590, librai-
l"n baptême au canton de Berne, d'après un tableau de R. Kônig (1765-1832).
baptismal a donné lieu à de nombreuses superstitions. On marche d'un pas alerte afin que l'enfant ne devienne pas paresseux ; on ne doit prendre aucun chemin de traverse, sans cela il deviendra voleur ; si le porteur se retourne, l'enfant louchera Pendant la cérémonie, il faudra tenir le nouveau-né haut au-dessus des fonts baptismaux, et il deviendra grand. S'il neige, il sera bon chanteur ou mourra prématurément. La mère de l'enfant, si elle s'est déjà relevée de ses couches, n'assistera pas, en plusieurs endroits, au baptême ; ailleurs, il lui est interdit de franchir le seuil de l'église avant six semaines à partir de ses couches ou de sortir de la maison avant le baptême. Lorsque plusieurs enfants sont présentés au baptême, les garçons sont baptisés les premiers : si cette coutume n'est pas observée, ils n'auront point de barbe. — Après la cérémonie à l'église, mais les samedis ou les dimanches seulement, on célèbre, dans plusieurs endroits, chez le père, le parrain ou à l'auberge, le repas de baptême où certains mets doi\ en1 être servis. Dans le Kurzenberg (Appenzell), les parents
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re, du Conseil des Deux Cents, 1576, 1582, auditeur 1583 ; il périt d'un coup d'arquebuse à la prise du fort de l'Ecluse par les Genevois. — 2. Abraham, 1562-1G02, neveu du précédent, capitaine commandant des Genevois à la prise du château de Monthoux (1589), fut tué à l'Escalade en cherchant à empêcher les Savoyards de pénétrer dans la ville par la maison Piaget. — 3. Jaques, 1570-1589, frère du précédent, tué d'un coup d'arquebuse au combat de Pinchat. — Voir Galiffe : Not.gen. V, 331. — Galiffe et Gautier : Armoriai. [H.Da.j BAPTISTES. Communauté religieuse libre, soumise à une stricte discipline et admettant le baptême des adultes, fondée en 1640 à Londres et répandue en Amérique. Les baptistes allemands (une paroisse fut fondée à Hambourg en 1834) firent des adeptes dans les pays voisins, un millier environ en Suisse. Dans tout le continent, les baptistes, qu'il ne faut pas confondre avec les anabaptistes, comptent 71 509 communautés, 47 937 prédicants et 6 995 929 adhérents. — Voir: Die Religion in Geschichte und Gegenwart 1, 910-911. [E. il.]
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KAItA
BAHHKHKCIIË
BARA, Jérôme de, peintre el vitrier, * à Paria vers 1540, réfugié à Genève dès 1569. Il a publié à Lyon, en 1579, un Blason des armoiries qui a eu au moins six éditions. Il a collaboré à la peinture de monuments destinés à célébrer l'alliance de Genève avec Zurich el Heine. — Voir SKL I et IV. [A. Ch.]
BARABAN. Famille originaire d'Aubusson reçue à la bourgeoisie genevoise en 1636, éteinte au XIXe s. Armoiries : d'azur à la barre d'or, chargée de deux compons de sinople, accompagnée de deux étoiles d'argent. — 1. François, du Conseil des Deux-Cents 1677.
— 2. Louis, fils du n° 1, des Deux-Cents 1704. — 3. André-Jacques, fds du n° 2, des Deux-Cents 1752, syndic 1774, 1778, 1782, 1786, grand forestier de la République, chargé de l'entretien des plantations et des boulevards. — Voir Galiffe : Not. gen. III, 30. — Armoriai genevois. — Sordet : Dict. des familles genevoises (mns.). [H. Da.]
BARAGIOLA. Famille établie au Tessin depuis 1852. — 1. Joseph, professeur de langue italienne au gymnase de Mendrisio 1852 ; de 1863 à 1877 il dirigea cet établissement en même temps qu'un collège à Côme.
— 2. Emilio, 1852-6 août 1916, fils du n° 1, professeur à Mendrisio jusqu'en 1877 ; il fonda ensuite, avec son frère Paul, le collège international pour garçons qui porte son nom à Riva San Vitale. Il fut un des fondateurs de l'Association Dante Alighieri. — Voir BStor. 1902. — NZZ, 11 août 1916. l'a T.]
BARAGIOLA.Wilhelm-Italo, Chimiste, *23juillet 1879 à Strasbourg d'un père italien, bourgeois de Zurich en 1912. Dès 1908 directeur de la division de chimie à la station d'essais viticoles et horticoles à Wadenswil, 1917 secrétaire de l'Association suisse des marchands de vin, 1919 chimiste cantonal zuricois. fC. B.l
BARANDUN, Johannes, * en 1787 à Feldis, pasteur en 1847 à Ortenstein am Rerg. Il écrivit La giuvantegna digl J. Barandun, contenant des souvenirs de jeunesse ; il a aussi écrit sur Guillaume Tell dans la Chrestomathie de Decurtins, vol. I. [P.]
BARAZETTI, César, * à Mannheim 1844 d'une famille italienne, avocat à Mannheim, professeur à Heidelberg, puis professeur de droit romain à l'Université de Fribourg dès 1898. f à Fribourg le 5 juillet 1907. Il avait acquis la nationalité suisse et la bourgeoisie de Nierlet-les-Bois (Fribourg). — Voir Biographisches Jahrbuch XII, 230. [F.D.]
BARBANÈGRE, Joseph, général français, * à Pontacq (Basses-Pyrénées) le 22 août 1772, f à Paris le 9 novembre 1830. Pendant les Cent-Jours, il reçut de Napoléon le commandement de la forteresse d'Huningue aux portes de Bâle. Le 28 juin 1815 ce fort fut investi par les Autrichiens sous les ordres de l'archiduc Jean ; Barbanègre répondit en bombardant Bâle. Il lança de nouveau 40 à 50 projectiles sur la ville le 26 juillet, et le 30, il somma les autorités de Bâle de lui remettre 30 000 fr., s'engageant à ce prix à cesser le bombardement. Le 24 août Huningue capitula et le 27 Barbanègre en sortit avec les honneurs de la guerre. — Voir Dierauer V. — Muret et Cérenville : La Suisse en 1815. [L. M.]
BARBARIGO, Gregorio, diplomate vénitien, * 27 mars 1579, f 1616. Après avoir représenté Venise à Turin, de 1608 à 1612, il fut chargé, d'octobre 1613 au 17 août 1615, d'une mission diplomatique près des Ligues Grises et de la Confédération. Il chercha à renouer l'alliance de 1603 avec les III Ligues, qui avait été dénoncée par elles en 1602, mais celles-ci lui interdirent toute activité. De retour en Suisse, Barbarigo réussit à conclure une alliance avec Zurich et Berne, mais ses efforts pour y faire entrer Glaris échouèrent. Les Grisons, de leur côté, refusèrent d'accorder le passage aux troupes de Zurich et de Berne. — Voir LL. — Cérésole : La République de Venise et les Suisses — AS I. — Rott : Représentation diplomatique III. [A. R.]
BARBARIN, Thomas de la Planche dit Barrarin. Pasteur et réformateur, natif de la Coste, en Dauphiné, f à Boudry (Neuchâtel) après le mois de mai 1551. Il fit ses études à Paris et à Bâle, puis devint le premier pasteur de Boudry, en 1536, après avoir prêché la réforme dans le Chablais et dans les bailliages
de Ternier et de Gex. En 1539, il fut élu doyen de la Compagnie des pasteurs du Comté de Neuchâtel, et présida la conférence qui eul lieu à la Neuve ville, en cette année, entre Farel, Viret el d'autres el Pierre
Caroli. Il fut sans doute réélu doyen en 1543. Ses tentatives d'introduire la réforme à Cressier (Neuchâtel)
échouèrent, et l'on raconte même qu'il mourut de suites des blessures qu'il avait reçues dans cette localité en 1546. — Daniel, Bon fils, pasteur à Engollon el Boudevilliers 1561-1563, à Valangin 1563-1574 <-t à Fontaines 1574-1587, année de sa mort. Des descendants de Thomas Barbarin ont subsisté à Boudry jusqu'à la fin du XVIIIe s. — Voir Herminjard : Correspondance des réformateurs. — Piaget : Documents inédits sur la Réformation. — A/A', 1875, p. 123 ; 1880, p. 285 ; 1881, p. 15 et 43. [L.T.l
BARBARO, Giacomo DEL, fut en 1517 nonce du pape en Suisse et aux (irisons, séjourna quelque temps auprès de l'évêque Paul Ziegler à Coire. — J.-G . Mayer : Gesch. des Bistums Chur II, p. 14 [L. J.]
BARBE, BARBA, BARBAZ. Nom porté par des familles bourgeoises de Genève originaires de pays différents. 1° du Pays de Gex : c'est des Barbe gessiens que descend la lignée d'orfèvres citée dans le SKL et à laquelle il faut ajouter Ahraham orfèvre, au milieu du XVIIe s. ; 2° de Provence ; 3° d'Italie : les Barbe dit Catllate (voir ce nom). — Joseph-Marie, 1835-1910, qui fit une carrière de dessinateur et de peintre aux Etats-Unis, était originaire de Presinges. — Voir SKL I et IV. IC. P..]
BARBEN. Famille éteinte de Gessenay, mentionnée en 1574. Au commencement du XVIIIe s. Niklaus était Obmann à Aigle et Johannes notaire et chapelain à Orbe. [R.M.-W.]
BARBENGO (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Com. et sous-paroisse du décanat de Lugano. Ancienne forme : Barbengho 1591. Au début du XXe s., on a découvert des tombes romaines à Casoro et Cernesio, deux hameaux de Barbengo. La chapelle de Saint-Ambroise est mentionnée au XVe s. En 1472, Barbengo qui dépendait au spirituel de Lugano, en fut détaché avec San Pietro Pambio pour former une paroisse autonome ; on ne sait, pas quand il se sépara de ce dernier village. En 1591, Barbengo était une sous-paroisse comprenant aussi la paroisse actuelle de Agra. Population : 1591, environ 120 hab. ; 1643, 302 (avec Agra) ; 1801, 425 ; 1870, 475 ; 1900, 481 ; 1910, 496. Registres de paroisse dès 1749. — VoirMagni : Notizie archeologiche délia Provincia di Como. — Monti : Atti... — BStor. 1896. [C. T.]
BARBERÊCHE (allem. B/ERFISCHEN) (C. Fribourg, D. Lac. V. DGS). Commune et paroisse. Anciennes formes : Barberesche. Barbereschi, Barbarochem (XIIe s.), Barbarica (XIIIe s.), Barbareche (XIVe s.), Berverschen (XIIIe s.), Berverschin (XIVe s.), Berferschen (XVe s.), Berfuschen (XVIe s.). Armoiries : Barberêche avait pour emblème au XVe s. une rose rouge ; les armoiries, adoptées en 1915, portent : de gueules à la fasce ondée d'argent, chargée d'un poisson au naturel et abaissée sous une croix de Saint-Maurice du second. On a trouvé à Barberêche des tumuli de l'époque de Hallstatt et de la Tène. A l'origine, c'était une villa gallo-romaine dont le nom paraît dériver, avec le suffixe locatif gaulois isca du gentilice Bar, barius ou du cognomen barbarus (Jacrard : Toponymie). Au XIIIe s., le village appartenait à une famille de Barberêche ; il passa à la famille de Mettlen puis, au milieu du XIVe s., à Aymon de Chastonaye. A ce moment, 1342, Barberêche était pour les trois quarts terre allodiale et pour un quart fief des comtes de Tierstein. La propriété passa ensuite successivement à Huguet Chinuz, aux Mossu. Diesbach, Arsent, Falk et Praroman. De 1662 à la fin du XVIIIe s. elle appartint à la famille d'Estavayer-Mollondin ; en 1799, elle fut vendue à David et Jacob Burnand, puis acquise en 1829 par Emmanuel-Amédée-Charles Hartmann, de Berne, qui la revendit, le 15 juin 1836, à Alexis de Zurich, dont les descendants la possèdent actuellement. Le château, construit entre 1522-1528 par Petermann de Praroman et restauré au début du XIXe s., a remplacé une ancienne maison forte mentionnée en 1507 et 1519. Après