‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 327 sur 329 · HARDE · texte numérisé non relu

HARDE

Otto Barblaa. d'après une photographie (coll. Maillart).

Domenic, fils du ii" I. * 1815 à Ilini errhein, consacré en 1840 ;') [lanz, pasteur à Pontresina et en dernier lieu à Santa Maria dans la vallée de Munster.

Il publia en 1855 un ouvrage pour catéchisme :

Succinl intraguida maint nella reliffiun eristianaper il pôvel hiilin. | en 1865 à Santa Maria. — 4. ()lto, fils du n° 2, organiste cl directeur de musique, * 22 mars 1860 à Scanfs. Il fit des études d'instituteur à Coire, puis de musique à Stuttgart de 1878 à 1884 ; professeur de musique à Coire 1885-1887. En 1887, il fut nommé organiste de la Cathédrale de Saint- Pierre à Genève et professeur au Conservatoire de cette ville ; directeur de la Société de chant sacré dès 1892. II a composé notamment la cantate d'ouverture de l'Exposition de Genève en 1 890, la musique pour les Fêtes de Calven. 1899, la cantate Post tenebras lux pour le Jubilé de la Réformation à Genève en 1909. — [L. J.] — 5. GAUDENZ, 1860-1916, instituteur à Sent et à l'école d'agriculture de Plantahof. Il collabora au Bundnér Bauernblatt, et aux Annalas, et en 1908 publia des Poesias ladinas. — Voir RM 1916, p. 400. [Ch. B.]

BARBLETTA, Joh.-Simon, de Lavin, un des 36 otages que les impériaux emmenèrent à Meran après l'expédition des incendiaires, de mars 1499, en garantie d'une indemnité d'incendie de 2000 florins (fr. 46 000). Il y périt avec tous les autres otages qui furent mis à mort par les Tyroliens, furieux de leur défaite de Calven (22 niai 1499). — Voir LL. — Campell : Zwei Bûcher ràtischer Geschichte II, p. 187-188. [L. J.l

BARCA ou BARCH1. Famille d'Arosio, Gravesano et Bioggio. — 1. GlOV.-ANTONlp, d'Arosio, archiprêtre de Montrovio (Valteline), fonda le bénéfice de la Madonna di Cimaronco(Arosio)par testament du 16 octobre 1636. — 2. Giacomo, de Bioggio, prit une part active à l'expédition des Cisalpins, le 15 février 1798, contre Lugano et, Mendrisio. Il dut se réfugier à Milan où il entra au service du gouvernement français. Lors du soulèvement du district de Lugano contre la République Helvétique et de la constitution du gouvernement provisoire, 29 septembre 1802, il fut nommé commandant de la garde nationale : comme tel il négocia, avec le commandanl de place Comte la reddition de la ville et en prit possession le 5 octobre. — Voir Monli : Atti... — Maspofi : La pieve d'Agno. — Franscini-Peri : Storia délia Snzzera italiana. — Baroffio : Dell' Invasione francese. [C. Trbzzini.]

BARCHETTA, Giov. Battista, de Barca (Tessin),

maître-constructeur, * vers 1728, f à Milan le 15 avril

1807 ; bienfaiteur du grand hôpital de Milan, auquel il

légua la moitié de sa fortune. — BStnr. 1906. [C. T.]

BARDE. Famille genevoise originaire de Valence en

Dauphiné. Le premier du nom établi à

Genève est Pierre, * 1646 à Valence.

t 1731. Il dut quitter Valence en 1685

pour cause de religion et s'établit dans

w Vrf wf le pays de Vaud. Armoiries : d'argenl

SE ^L/ sable, accompagné en pointe de trois

copeaux <le sinople, au chef barré d'or et d'azur. Bourgeoisie genevoise le 22 août 1731 par François, fils de Pierre, reçu avec ses fils. — 1. JEAN, 1737-1819, l'un des vingt-quatre commissaires élus le 14 avril 1766 par les citoyens el bourgeois pour les représenter auprès des plénipotentiaires des puissances médiatrices, France, Zurich el Berne, membre du

Conseil dit « illégal « de 1782. — 2. Jean-François, dit Barde-Jolivet, 1771-1842, avocat, secrétaire de la

Jean-Chàrles Barde, d'après une photographie (coll. Maillart).

Chambre des appellations en 1798, greffier du tribunal de commerce, membre du Conseil Représentatif 1814, conseiller d'Étal 1824, juge puis président de la Cour suprême. — 3. FRANÇOIS, dit Barde-liordier, 1775-1848, fils du n9 1, membre du Conseil Représentatif 1814, conseiller d'Étal 1831-1841. — 4. CHARLES-PlERRE, dit Barde- Viollier, 1777-1862, fils du n" I, membre du Conseil Représentatif 1814, maire de Vernier 1824-1839. — 5. PIERRE-AUGUSTE, 1800-1860, fils du n° 3, employé de commerce à Livourne 1819, rentra au pays en 1830. Il fut successivement secrétaire de la Chambre des comptes 1832, membre du tribunal de commerce, conseiller municipal de Genève 1833, du Conseil Représentatif 1833, député à l'Assemblée constituante 1841, conseiller d'État 1842 et chargé des finances jusqu'en 1846. Deux fois syndic en 1844 et 1846, il déploya une grande activité. La révolution de 1846 ('éloigna des affaires publiques. De 1832 à 1839 il rédigea le journal le Fédéral. — Voir JG du 11 septembre 1860.

— 6. Jean-Charles, 1803- 1878, frère du n° 5, ministre du saint Evangile, consacré en juillet 1827.

Après divers séjours et suffragances en France et en Angleterre, il accepta en décembre 1831 la direction de la paroisse de la Fusterie. Démissionnaire en 1852, il reprit au bout de quelques mois un ministère non officiel non moins important qui dura plus d'un quart de siècle.

Il se consacra plus spécialement à l'instruction religieuse de la jeunesse, au comité des Missions, qu'il présida pendant plus de 40 ans, à l'Alliance et à l'Union évangéliques, à l'Union chrétienne de jeunes gens, et à un grand nombre d'autres institutions religieuses. — Voir Une jeunesse d'autrefois. — F. Chaponnière : Pasteurs et laïques de l'Eglise de Genève au XIXe s. — 7. Jean-Alphonse, dit Barde- Vernet, 1804-1848, fils du n» 4, du Conseil Représentatif 1839, maire de Vernier 1840-1847, député à l'Assemblée constituante en 1841 et au Grand Conseil, auteur d'un manuel à l'usage des maires, adjoints et conseillers municipaux (1845). — 8. Hélène, 1834- 1907, fille du n° 6, s'est consacrée entièrement à l'École du dimanche de l'Église libre. Elle a publié : Le culte du dimanche pour les enfants. — 9. Jean-Edouard, 1836-1904, fils du n° 6, pasteur et professeur. Il étudia la lliéologie à Genève, Berlin et Tubingue, et fut successivement rédacteur de la Semaine religieuse, de Genève, 1863-1865 et pasteur à Vandœuvres 1865-1879. En 1869, il prit une grande part à la défense du christianisme évangélique et soutint contre Ferdinand Buisson une discussion publique et conlradictoire restée fameuse. Dès juin 1879, il professa l'exégèse du Nouveau Testament à l'École libre de théologie, et reprit en même temps le service d'études bibliques ou « catéchisme supérieur » de l'Union nationale évangélique. Dès 1881, membre du comité central international des Unions chrétiennes de jeunes gens, vice-président puis président de 1895 à sa mort. Rédacteur du Missionnaire, oiga ne du comité bâlois des Missions, président /du comité des Missions de Genève. Barde a publié une foule de sermons, traités, brochures de circonstances, ainsi que des études bibliques. Son ouvrage principal est son Commentaire sur les . Ictes des . Vpôtres ( 1898). — Voir F. Chaponnière : Edouard Barde, pasteur et professeur. — Trait d'Union, 20 novembre 1904. — Le Missionnaire, octobre 1904. — 10. JULES-AUGUSTE, 1841-1914, fils du n" (i, oculiste. Il étudia à Berlin et Paris et ouvrit à Genève la première clinique ophtalmologique, puis accepta la direction de l'hôpital ophtalmologique Rothschild à Genève. Privat-docenl àl'Université, président de la Société médicale en 1882. Il fut

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