‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 328 sur 329 · HARDE DE RIVA · texte numérisé non relu

HARDE DE RIVA

BARGEN

président du Comité des « Concerts classiques i qui devinrent les «Concerta d'abonnement . de 1879 à 1884, puis de 188'.i à sa mort. — Voir JG 28 novembre 1914. — Revue médicale de la Suisse romande. — il. CHARLES, * 1848, (ils du n° 6, architecte et hygiéniste, député au Grand Conseil 1802-18',)'). Il a mené de vigoureuses campagnes pour la salubrité publique et l'amélioration des Logements; a publié : La salubrité des habitations et l'hygiène des villes. — 12. PAUL-HENRI, * 1866, iils du n° 9, étudia la théologie à Neuchâtel el Montauban. Pasteur suffragant à Aubenas (Ardèche) 1891-1892, à Hénin-Liétard (Pas-de-Calais), puis à Sin-le-Noble (Nord), dès 1904 directeur-adjoint puis directeur de la Société centrale d'évangélisation en France. — 13. Charles-Louis-Edmond, * 1874. fils du n° 10, avocat, rédacteur au Journal de Genève dès 1899. — Voir GalifTe : Not. gen. VI. [E. lie.]

BARDE DE RIVA. Voir BERNOLI), F.-J.-B.

BARDET. Nom de famille répandu dans les cantons de Fribourg, Genève et Vaud.

A. Canton de Fribourg. Famille d'origine bourguignonne, reçue bourgeoise d'Estavayer-le-Lac en la personne de Jacques, le 1er août 1653, pour le prix de 50 écus ; éteinte au XIXe s. — 1. Jacques, prêtre, desservant de la cure de Carignan 1676-1677, membre du clergé d'Estavayer 1689. — 2. Jacques, grand sautier, puis gouverneur d'Estavayer 1745. — Voir Grangier : Annales d'Estavayer. — Dellion : Dictionnaire. [H.V.]

B. Canton de Genève. Nom porté par des familles genevoises autochtones ou réfugiées. — 1. Jean, originaire des environs de Genève, membre du Conseil des Cinquante en 1512. — 2. Claude (ou Clément), orfèvre, de Lyon, bourgeois de Genève 1572, t 1627. — 3. Isaac, orfèvre, * 26 février 1646, f 16 janvier 1698. — Voir Covelle : LB. — SKL. [C. R.]

C. Canton de Vaud. Familles de Villars-le-Grand et de Villeneuve, mentionnées en 1420, de Lausanne au XIXe s. [L. S.]

BARDIN. Famille originaire de Puisieux en Gâtinois (France), reçue à la bourgeoisie de Genève en 1583, éteinte au milieu du XIXe s. Elle s'est presque exclusivement vouée au commerce de la librairie. Armoiries : d'azur au chevron d'or accompagné de trois têtes de daims d'or. Variante : d'azur au daim d'argent à la barre d'or brochant. A citer parmi les libraires : I.Noel I, 1508-1588. — 2. Noël II, son fils, 1556-1595. — 3. Noël III, fils du précédent, 1590-1618. — 4. Jaques, f!659, frère du précédent. — 5. François, 1607- 1678, fils de Jaques. — 6. Jaques-François, 1653- 1730, petit-fils de Jaques. — 7. Isaac-Marc, 1688- 1762, fils du précédent. Il édita une gazette, paraissant deux fois par semaine, dont le résident d'Angleterre à Genève se plaignit en 1748. — 8. Jaques, frère du précédent, docteur en médecine à Reims 1721. agrégé 1725, médecin de l'Hôpital de Genève 1730. Il collabora avec Manget à la Bibliotheca medico-practica et publia plusieurs poésies dans le Mercure^de France et dans le Journal helvétique de 1735.

— Une autre famille Bardin, venue de Seyssel, fut reçue à la bourgeoisie de Genève en 1487 et 1499 ; elle s'éteignit après deux générations. — Voir Galiffe : Not. gen. V, 242. de Montet : Dictionnaire.

— Gautier : Médecine, 323, 330, 435, 507. — Journal helvétique, mai 1747, p. 468.— Galiffe et Gautier : Armoriai. [H. Da.]

BARDOLA. — l.CASpar, poète populaire romanche * 7 déc. 1831, t 16 juin 1919 à Manas (Basse-Engadine) Il fut 30 ans] instituteur dans son village natal et 10 ans à Sent ; en outre agriculteur, juge, président du

Caspar Bardola, d'après une photographie.

cercle et député au Grand Conseil pour le cercle de li< mus. Il a publié des poésies épiques et dramatiques, des drames, des pièces de circonstances, de- Bonnets, des légendes, des contes, des morceaux en prose, etc. Quelques-unes se trouvent dans la Roman. Chrestomathie de Decurtins, vol. XI. — 2. Christoffel, fils du n° 1, *le28 déc. 1867 à Manas, instituteur à Sus, à Angri près de Naples, et à l 'institut de Schiers.à Davosl'Iatzet depuis 1900 à Samad en II publia dans les/1 nnalas, vol. XXVII, un recueil de poésies et de chants ladins sous le titre de Dasper la via ; en outre des narrations et les biographies de Andréa Vital et de Gaudenz Barblan, ainsi qu'une étude historique sur la Heformaziun in Engiadina. [Ch. Bardola.]

BARDONNEX (C. Genève, Rive gauche. V. DGS). Com. et vge. Sa chapelle, qui dépendait du couvent de Saint-Jean près Genève est mentionnée en 1153 et 1250 ; elle était dans le décanat de Vullionnex. A la fin du XVe s., l'église de Bardonnex possédait comme annexe une chapelle fondée par les nobles de Veyrier. Les restes en sont encore visibles au premier étage de la maison forte de Bardonnex. Celle-ci, construite au XVe s., fut vendue avec le cimetière par les Bernois au bailli de Ternier lors de la conquête du pays en 1536. Au XVIIIe s., la maison forte appartenait aux nobles de Brune. Bardonnex, dès son retour à la Savoie, 1564, fit partie de la paroisse de Compesières. Au XVIIIe s., ses habitants s'efforcèrent de rassembler des fonds pour reconstruire une église, en ayant obtenu l'autorisation de l'évêque d'Annecy. En 1816, Bardonnex était compris dans la commune de Compesières, réunie à Genève à cette date, mais s'en sépara en 1851. Registres de naissances depuis 1754, de mariage depuis 1755, de décès depuis 1754. — Voir Arch. d'Etat Genève : Grosse de Peney I ; Tabellion de St. Julien. [F. Fossé.]

BARENGO, Michèle, de Milan, nommé archiprètre de la collégiale de Bellinzone en 1460. En 1476, il fut accusé d'avoir trempé dans l'assassinat du duc Galeazzo-Maria Sforza à Milan, le 26 décembre. Emprisonné à Milan, il est probable qu'il réussit à se laver de cette accusation puisqu'on le trouve encore comme archiprètre à Bellinzone jusqu'en 1483. — Voir BStor. 1883, 1906, 1915. — Borrani : Bellinzona e i suoi arcipreti. — Wirz : Regcsten. [C. T.]

BARETTLITOCHTER. La barette était la coiffure officielle des membres du Conseil des Deux-Cents à Berne, dont il était indispensable de faire partie pour arriver aux hautes fonctions publiques. Tous les dix ans on procédait à des élections pour combler les vides, et cela sur présentation du Petit Conseil et des Seize. Ceux-ci faisaient naturellement nommer leurs fils ou leurs proches parents ; mais lorsqu'il n'y avait pas de fils, leurs filles, les Barettlitôchter, étaient très recherchées par les jeunes gens des familles patriciennes. Les mariages avec les filles des membres du Petit Conseil ou des Seize n'étaient pas rares avant les élections. Une Barettlitôchter représentait une fiancée ayant 30 000 livres de dot. — Voir J. Bosshart : Die Barettlitôchter. — Œchsli. [W.-J. M.J

BARGEN (C. Berne, D. Aarberg. V. DGS). Village, a donné son nom à l'ancien comté de Bargen. Il est fait mention de l'église en 1228. Le droit de patronage appartenait au XIVe s. aux von der Fluh (de la Roche) ; en 1415 il passa à.Frienisberg et, lors de la Réformation, à Berne. La paroisse de Bargen fut réunie à celle d'Aarberg de 1806 à 1832 et de 1879 à 1897. On y a trouvé sur le Bargenfeld et dans la Bargenschanze des haches de l'âge du bronze moyen. Dans une grotte de la Rappenfluh, vis-à-vis de Bargen, sur la rive droite de l'Aar, on a découvert des squelettes d'un âge indéterminé. A l'époque romaine, la route d'Aventicum à Petinesca passait sur le Bargenfeld (en 1846, trouvaille de monnaies d'argent de Marc-Aurèle). La colonie romaine d'une certaine importance et la plus rapprochée se trouvait à Radelfingen. Registres de naissances depuis 1627, de mariages 1638, de décès 1733. On y voit encore des vestiges des trois remparts qui y furent construits en 1831 et 1832. 1764: 74 feux, 243 hab., 1818: 95 mais., 488 hab., 1850: 673 hab., 1920: 692 hab. — Voir A. Jahn : Kt. Bern, p. 3o7.

RARGEN

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