BARMAN
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— v Mùlinen : Heimatkunde VI, G9. [R.W. et O.T.] BARGEN (C. et D. Schaffhouse. V. DOS). Ce nom, comme le précédent, est d'origine romane (râto-roman bargia, dialecte français barge — loges à foin) et pourrait signifier cabane, abri (voir SI IV 1549; — Meyer- Lùbke ■ Etymol-roman. WBp. 66, n° 958). Bargen était primitivement propriété du couvent de Saint-Gall, qui en 884 échangea avec le comte Peringer ses propriétés à Paragen contre d'autres situées à Merishausen, ancien passage du Randen.Aux XIV* et XVe s., les Rolen von Randenburg, les Wiechser Imthurn, Fulach et Winkelsheim furent également possessionnés à Bargen. C'est d'eux que l'Hôpital du Saint-Esprit à Schaffhouse acheta peu à peu la localité tout entière avec prairies, forêts, revenus et dîmes. De la fin du moyen âge et jusque dans le cours du XIXe s., l'hôpital fut le seigneur foncier de Oberbargen et Niederbargen. Il y possède encore aujourd'hui de grandes propriétés, entre autres 300 hectares de forêts. L'avouerie (basse justice) d'Oberbargen et d'Unterbargen passa peu à peu, en 1375, 1378 et 1510, à l'hôpital, et après la Réformation aux mains du Conseil de Schaffhouse. Jusqu'en 1798 Bargen fit partie du haut bailliage de Merishausen. Primitivement Bargen faisait partie du comté du Hegau, puis landgraviat de Xellenburg ; après la fondation du couvent de Allerheiligen à Schaffhouse, il fut compris dans le territoire de' son immunité qui, au XVe s., passa à la ville de Schaffhouse. Au XIIIe s., Bargen était une paroisse indépendante Le patronage en fut donné à l'hôpital en 1373 par les Roten von Randenburg ; en même temps l'évêque de Constance incorpora l'église à l'hôpital. Après la Réformation, la chapelle de Bargen fut délaissée et dès lors le village dépendit de Merishausen au spirituel. Des questions de frontière concernant le «district en litige », au Nord et à l'Est de Bargen, furent réglées en 1839 par une convention avec le Grand-Duché de Bade. On a trouvé à Bargen des traces d'ancienne exploitation du fer. Le sceau de la commune porte un niveau de maçon surmonté du chapeau de la liberté helvétique. — Voir Baumann : Forsch. z. schwàb. Gesch. 387. — UStG II. — Rùeger : Chronik. — Schaffhauser Festschriften 1901. — Bâchtold : Schaffh. Pfarrpfrunden. — Schaffh. Bauer 1919, n° 74-76. — Schaffh. Intelligenzblalt 1902, 192-201. [H.Werneh.]
BARGEN (COMTÉ DE). Il s'étendait depuis le Jura moyen jusqu'au Stockhorn. En 965. Rodolphe II de Bourgogne confirme à l'abbaye de Moutier-Granval la possession de terres dans le comté de Bargen (Nugerol, Ilfingen, Sombeval, Tavannes, Saint-Imier, Courtelary, Péry, Reconvilliers). En 1019, Kôniz est mentionné dans le comté de Bargen, et en 1076 l'église de Rueggisberg, dans un acte de confirmation, qui est contesté. — Voir FRB. — v. Mùlinen : Heimatkunde VI, 69. — Poupardin : Royaume de Bourgogne. [R. W.] BARGEN, von. f Famille de la ville de Berne, mentionnée dès 1318. — Voir FRB. — v. Mùlinen : Heimatkunde VI, 73... [R. W.]
BARGENBRÙCK. Prieuré clunisien, fondé à Bargen, près d'Aarberg, parBertold de Douanne, qui le remit en 1139 au Saint-Siège et en 1140 à l'abbaye de Cluny. Dans la suite, l'hôpital, de même que celui de Leuzigen, fut réuni au prieuré de Hettisvvil. ■ — Voir l'art. Aarberg. — v. Miilinen : Helvetia sacra, 135. — BT 1921, p. 174. — ASG 8, p. 425. [L. K.]
BARGETZI, Oswald, ingénieur, * 15 mai 1856, t 27 mai 1914 à Soleure, étudia à l'Ecole polytechnique de Zurich 1875-1879, travailla à la construction de la ligne du Gothard jusqu'en 1882, en Italie 1885— 1890, à Aarau 1890-1908. Dès 1908 ingénieur à Soleure et conseiller de commune. — Voir SB 63, 1914, p. 341 (avec portrait) [H. Br.]
BARILLIER, BARELLIER. Famille bourgeoise de Neuchâtel, mentionnée au XVe s. et fixée à Corcelles au siècle suivant. Armoiries : d'azur au compas de tonnelier d'or. — 1. Pierre, f av- 1534, lieutenant du maire de Neuchâtel 1521-1522. — 2. Pierre, banne-
itI «le Ncuehàlel 1530, châtelain du Landeron 1536, t aux Verrières le 21 mai 1537 au retour d'un voyage auprès de Jeanne de Hochberg. — 3. Jean, frère du n° 2, notaire 1525, assiste aux Audiences générales de 1532 en qualité de commissaire général du comté, secrétaire d'État 1529-1553, receveur 1544 et châtelain de Boudry 1546-1550, conseiller d'État avant 1548, t 1553. Il fui anobli en 1550. — 4. LOUIS, fils du n° 3, maire de La Côte 1579, receveur de Colombier 1582, conseiller d'État 1583, t 1599. — 5. Jonas, fils du n° 4, notaire 1588, des Quatre-Ministraux de Neuchâtel 1599, maire de Cortaillod la même année, maire de La Côte 1601, maître bourgeois de Neuchâtel 1610, conseiller d'État 1611, f 1620. Il a laissé un manuscrit sur les Monuments parlons de Neuchâtel, dont on ne possède que quelques fragments qui ont été publiés dans MHN I-II, et dans MN 1899-1900. — 6. Louis, fils du n° 5, maire de Lignières 1648-1684. La famille Barillier s'est éteinte au XVII Ie s.
— Voir Biographie neuchâteloise. — Quartier-la-Tente : Les familles bourgeoises. — MN 1904, p. 120. — Piaget : Doc. inédits sur la Réformation. [L. M.]
BARINE, Arvède. Pseudonyme de Ml,;e Ch. Vincent. Voir ce nom.
BARISCOURT, de. Famille noble qui tirait son nom du village de Bariscourt, ancien nom de Bassecourt; elle porta aussi le nom de VON Altdorf. Armoiries : d'or emmanché de sable à trois pièces mouvantes de dextre. — Mangold et CONO sont mentionnés en 1181.
— Henri, prieur puis abbé de Bellelay de 1337 à sa mort 1350. — Jean, abbé de Bellelay 1358-1365. — Jean-Henri, châtelain du Schlossberg 1399. La famille s'éteignit en 1535. Une
branche de la famille, les Blayer de Bariscourt, a joué un certain rôle dans le comté de Neuchâtel au XVe s.— V. Art. Blayer.
— Trouillat. — Notes de A. Daucourt, archiviste à Delémont. |L. M.]
BARLATAY, BAR- LATHAY. Famille d'Outre-Vièze dans la Châtellenie de Monthey (Valais).
— Cyprien, * 1827 à Monthey,juge de sa commune, président du tribunal de district, député au Grand Conseil, conseiller aux Etats, juge, puis président de la Cour d'appel du canton du Valais. Il prit part en qualitédecapitaine à la campagne du Rhin en 1856. Dans l'industrie hôtelière, il contribua à faire connaître le vallon de Morgins, où il construisit le grand hôtel, f Ie 22 fév.
1891. [Ta.]
BARMAN. Famille de Sain t-Maurice( Valais), Daviaz (Massongex) et Vérossaz, qui a compté plusieurs officiers au service étranger. — 1. Maurice, chanoine de Saint-Maurice,
* à Saint-Maurice le 26 juillet 1785, curé de Bagnes 1815, puis de Choëx où il mourut en 1858. — 2. Joseph- Hyacinthe,
* 1800, docteur en droit à Turin, président du tribunal du district de Saint- Maurice et député au
Grand Conseil. Après les Joseph Barman,
événements de 1839-1840, d'après une photographie.
Cyprien Barlalay, d'après une photographie.
BARMKS, BARMAZ
HAROCIIK
Maurice Barman, d'après une photographie.
il présida le nouveau corps législatif élu selon le système proportionnel. Mais après la défaite- du Trient, de 1844, il fui forcé «le s'exiler el se retira à Vevej puis j Lausanne, où il ouvril un coursa l'académie. Il se rendit ensuite à Paris où il entra eu relations avec Lamartine el Thiers Le 22 mai 1848, la Confédération suisse le nomma chargé d'affaires auprès de la République française el le désigna comme commissaire à l'Exposition universelle de 1855 Promu ciiliiru'l fédéral le. 'il janvier 1852; auteur d'un opuscule : Les chemins de jer à bon marché. En 1856, il publia un rapport sur l'affaire de Neuchâtel. Le 26 juin 1856 il devint ministre de la Confédération à Paris, mais fut rappelé le 23 septembre 1857 et remplacé par Kern. Il quitta Paris à la veille du siège de 1870. Il avait été fait chevalier de la Légion «l'honneur. — 3. Louis-Gaspar, frère du n° 2, 1805-
1890, s'engagea au service papal puis eui ra dans l'armée fédérale donl il devint colonel. Conseillernal ional del861 à 1872, commissaire de la Confédération à Genève lors des t roubles du 22 août 1864. — 4. Ambroise, frère du n° 1 , chanoine de Saint-Maurice, où il naquit en 1807, prieur de Yôtroz 1836, procureurgénéral 1849, puis curé d'Evionnaz, t au couvent de Saint-Maurice le 15 mars 1890. - 5. Maurice, * 1808 frère des n°s 2 et 3. Président de Saillon, député au Grand Conseil, il joua un rôle en vue dans les événements de 1840 en conduisant les Bas- Valaisans jusqu'à Sierre après le combat de Saint- Léonard, ce qui entraîna la chute du gouvernement sécessionniste haut-valaisan de 1839 a 1840. Devenu, avec Joris, l'âme du soulèvement de 1844, il dut quitter le pays après la défaite du Trient et se retira à Vevey où il écrivit La contre-révolution en Valais. Rentré dans son canton en 1847, après la chute du Sonderbund, il ouvrit l'Assemblée populaire du 2 décembre 1847, fit partie du nouveau Conseil d'Etat dont il fut le chef autorisé jusqu'à 1853. Conseiller national de 1848 à 1857, colonel en 1851. 11 mourut le 5 août 1878 à Saillon. [Ta.]
BARMES, BARMAZ. Famille genevoise originaire de la région de Vétraz (Haute-Savoie) ayant donné un membre du Conseil des cinquante en 1513, reçu à la bourgeoisie en 1487; et un membre du Conseil des CC en 1528, reçu à la bourgeoisie en 1525, tous deux nommés Claude. — ■ Voir Covelle : LB. — Galiffe et Gautier : Armoriai. [C. Ri
BARMETTLER, (an BARMETTLEN, an PAR- METTLEN). Famille du Nidwald, éteinte à Engelberg, originaire de Barmettlen, propriété dans la vallée d'Engelberg. La famille se répandit déjà au XVe s. dans le Nidwald ; avant 1498 à Ennetmoos, dès 1537 à Stans, 1555 et 1580 à Wolfenschiessen, 1636 à Buochs. Armoiries : d'or à un bouquetin rampant sur trois monts de sinople. — 1. Heinrich, du Nidwald, représente en 1498 Ennetmoos dans un différend avec le gouvernement ; il est probablement l'ancêtre de la branche d'Ennetmoos. — 2. Peter, représentant de la vallée d'Engelberg, est nommé administrateur du couvent d'Engelberg en 1558 par les cantons protecteurs. — 3. Philipp, de Wolfenschiessen, trésorier du pays 1614- 1623, bailli de Baden 1624, t de la peste le 14 décembre 1029. — 4 Matiiias, d'Ennetmoos, chapelain à Stans 1604, curé à Geiss (Lucerne) 1607-1614, à Lotschen (Valais) 1615, vicaire 1620, puis curé à Stans 1626. Il entra en conflit avec les capucins pour avoir osé s'élever
contre les nombreuses persécutions infligées aux sorciers. Il dut résigner ses fonctions en l<;:i-', rentra danla vie privée en devenanl le confesseur du nouveau couvent de femmes de Santa Klara et fonda i deniers la prébende du chapelain de cette maison en '•■ le m janvier 1658. (Von Nidwaldner Kalender 1882.) "i Kaspar, prêtre el chapelain a Beckei 1661-1684, construisit la chapelle de Dallenwil et de ses propres ressources l'église du couvent de Seedorf, où il
fui enterré; t le lit juillet I7U3. Son portrait est au
couvent de Seedorf. Voir Collections du chapelain \. Odermat i (au Musée hist. de stans). — Stammbiieher von Ntdwaiden. ir.I)ikhi.r.]
BARMIS von, de BALMIS, de BAUMES, Peter, d'abord moine à Rueggisberg, puis de 1383 env à 1429 prieur du prieuré clunisien de Hettiswil. — VoirAHVBXl, 356. - BT — KF II, 194. [h. T.]
barnaud, Barthélémy, 1692-1747, de La Mure
en Dauphiné, d'une famille réfugiée pour cause de religion à Lausanne. Pasteur à Rossinières 172"). à la Tour 1728-1747, il refusa de signet» la formule du Consensus.
II a écrit des Mémoires pour servir ïi l'histoire '1rs troubles arrivés en Suisse à l'occasion il" Consensus, 1720, puis des commentaires sur le Nouv. Test — Barthe- LEMY-ABRAM-Loi ls, 1732-1775, neveu du précédent, chirurgien à Lausanne. Dans la descendance de celui-ci se trouvent trois pasteurs : SAMUEL-LOUIS, 1765-1845, past. à Bière, Commugnv et Etov : CH. FRANÇOIS- Lotjis, 1808-1864, past. à Apples, et EUGÈNE, 1840- 1915, past.de l'Égliselibre à Coppet. Moudi n. Yverdon; auteur de diverses brochures de circonstam e. [G.-A. Ii.l
BARNI, Jules-Romain, * à Lille le 30 mai 1818, fut nommé le 25 juin 1861 prof, d'histoire générale à l'Académie de Genève. L'année suivante il soulève de violentes protestations pour avoir attaqué Calvin et fait l'apologie de Servet. Il démissionna de ses fonctions et fut nommé professeur honoraire le 2 juin 1868 : il continua cependant ses conférences publiques très fréquentées, faites à l'Hôtel de Ville. En 1807. Barni fonda la Ligue internationale île la paix et de la liberté, et du 9 au 12 septembre 1868 il présida à Genève le Congrès international de la paix. Après la chute de Napoléon 111 il retourna en France, devint inspecteur général de l'instruction publique et député, t le 4 juillet 1878 à Mers (Somme). De ses œuvres écrites à Genève les principales sont : Les martyrs île lu libre pensée : Napoléon et son historien, M. Thiers : Histoire des 'niées lunules et politiques en France au X VIIIe s. : La morale dans la démocratie. — Voir A. Dide : Jules Barni. — Otto Karmin : Jules limni wnd seine Verdienste um die Ausbreituna der deutschen Philosophie in Frankreich (avec bibliographie). [t O. K.)
BARNI, Jean-Baptiste de, de Lodi, archevêque d'Edesse, nonce du pape près la Confédération du 23 avril 1731 au 3 mars 1739. Il ramena d'abord le siège de la nonciature d'Altdorf à Lucerne, ville qui avaU été abandonnée par son prédécesseur le 28 octobre 1725 à la suite de l'affaire de Udligenswil. Le 27 octobre 1731, il obtint du Conseil de Lucerne la levée du bannissement prononcé contre le curé d'Udligenswil six ans auparavant. En 1732, il prit part à la consécration des reliques de Nicolas de Flue à Sachseln. Il devint cardinal en 1743 et mourut à Ferrare le 26 janvier 1754. — Voir Balthasar : Helvetia. — Steimer : Die pâpstlichen Gesandten in der Schweiz. — AS I. [l'.-X. \v.]
BARO ou BARRO. Voir TORRICELI.A
BAROCHE (C.Berne, D. Porrentruy). Région comprenant le village de Charmoille. qui en était autrefois le chef-lieu, ainsi que ceux de Miécourt, Fregiécourt, Pleujouse et Asuel. Sous les évèques de Bâle elle formait une seule paroisse. Il est possible que ce fut l'évèque Bourcard de Fenis qui, en sa' qualité de souverain de cette partie de l'Ajoie, en fit don à l'église de Bâle. Elle était la seule paroisse de l'Ajoie relevant du diocèse de Pâle et ne fut donc pas comprise dans l'échange de 177!» —Voir art. Ajoie et Charmoille. — Vautrey : Notices I. [O. A.]
FIN" DU TOMK l'Itl-'.MIER.
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