Voir pour Zurich : HOCHSCHOLVERBN (ZÛRCHI
ACADÉMIQUE (ANCIENNE SOCIÉTÉ). Voir l'article ACADÉMIE DE GENÈVE.
ACADÉMIQUE (COMPAGNIE). Voir l'article Ar.Adéhie de Genève.
ACAURAT ou accaurat. Famille originaire d'Uzès, genevoise par PIERRE A.. DANIEL et Daviii ses fils, B.G., 15 juillet 1555. — Pierre A. fut membre du Conseil des CC. - Son lils Daniel et lui exerçaient la pi sion d'apothicaire. — Genève A.E. — Gautier : Médecine. C. I!
ACCARIA. Nom de l'ingénieur qui a dirigé, en 1287, le siège du château de l'Ile, à Genève. Cf. Regeste genevois i 1249). n.
ACCIAJUOLI ou ACCIAIOLI, l>lii\i\>\><\ cardinal. D'une famille notable de Florence, *à Lomé le 12 mars 1700, vint le 11 janvier 1744 à Lucerne en qualité de nonce apostolique de Suisse, sous Clément XII. —Le Conflit du Seraient entre le gouvernement lucernois et la nonciature du pape 1 1747-17'i8 lui donna fort à faire. Deux moines espagnols de l'ordre des Franciscains avant commis un délit dans l'Entlebuch, devaient sur l'injonction du Conseil de Lucerne prêter avant tout sermenl entre les mains du bailli pour être déférés ensuite à la juridiction du nonce. Le nonce Acciajuoli prétendit que les deux moines n'avaient à prêter serinent que devant la juridiction ecclésiastique et ca aucune façon devant la juridiction temporelle. Le Conseil maintenant sis exigences appuyées sur un droit usité, le nonce lui lit remettre un mémoire détaillé (publié par Joli. Jak. Siinler: Sammlung alter undneuer Urkunden :ar Beleuchtung der Kirchengeschichte, II, 1,325 et suiv.). Lien que le pape Benoît XIV eût écrit lui-même au Conseil de Lucerne, le 1" mars 1748, puis une seconde fois le 5 juillet 1748 (voir Simler, 1. c, p. 334 et 339-347), le nonce ne put rien obtenir. François-Louis Pfyffer, capitaine de la garde pontificale, homme considéré, s'entremit pour régler le conflit. Le Conseil obtint gain de cause. Le peu souple Acciajuoli se rendit le 19 janvier 1754 comme nonce en Portugal, fut élevé par le pape Clément XIII (1759) au cardinalat, mais fut contraint de se retirer à cause de son zèle en faveur des Jésuites, le 15 juin 1760. 11 mourut le 4 juillet 1766 à Ancône. — Voir Ant.-Ph. von Segesser : Rechtsgeschichte der Stadt und Republik Lucern, IV (1858), 650-664. - Bufin Steimer : l),e papstlichen Gesandlen in der Schweiz i013-18~3. Stans 1907. [Wilh. Jos. Mkyer.1
ACCORD. Nom d'une des cloches de la cathédrale de Saint-Pierre de Genève, connue sous ce nom dans l'histoire de cette ville. Voir Cloche.
ACCOSTE, Jean d'. Surintendant des sauneries de Salins. Il fut chargé par le gouvernement de FYanche- Comté de plusieurs missions auprès des Confédérés. Une première fois, en 1630, il se rencontre à Yverdon avec les fermiers bernois du sel. Puis, de 1638 à 1647, il fait plusieurs voyages en Suisse, dépêché par les autorités comtoises. Envahie par l'armée française et par celle de Bernard de Saxe-W'eimar, la Franche-Comté était dans une situation si critique qu'elle résolut, au début de 1638, d'envoyer à nouveau un représentant en Suisse. A. fut désigné. Il avait pour mission de tenter toutes les démarches propres à faciliter le rétablissement de la neutralité des deux Bourgognes ; en cas d'insuccès, il devait chercher à obtenir des cantons le libre passage des secours acheminés d'Allemagne et d'Italie vers Dôle et Salins. Malgré l'appui des Confédérés, A. ne put accomplir l'objet de sa mission ; il revint en Suisse à tin 1638, en 1639 et dans les années qui suivirent. Louis XIII accorda en 1641 seulement un armistice de six mois en échange d'une levée de 6000 Suisses. A. fut encore mêlé de 1643 à 1647 aux négociations tendant à renouveler l'armistice ou à rétablir la neutralité de la Bourgogne, mais sans meilleur résultat. — Bott : Histoire de la représentation diplomat. de In France auprès des cant. suisses, V et VI. [L. M.
ACÉTYLÈNE. Voir ECLAIRAGE.
ACH. Voir A ou AA.
ACHAIE, d', princes. Nom porté par une branche de la
ACHALM, COMTES D'
ACHARD
maison de Savoie, dont l'auteur, Philippe (1278-1334], fils du comte Thomas III, fut inféodé du Piémont et devint par son mariage (1301) avec Isabelle, fille héritière deGuillaume de Villehardouin, prince d'Achaïe, un des Etats créés en Grèce par les croisés. Cette branche de la maison de Savoie s'éteignit en 1418 avec la descendance mâle et légitime dans la personne de Loris, petit-fils de Philippe. La nièce de ce Louis, Marguerite, porta le titre de prince d'Achaïe, par son mariage avec Théodore II de Montferrat (1403) dans cette maison. La maison de Savoie-Achaïe intéresse la Suisse par quelques-uns de ses membres; ainsi un fils de Philippe de Piémont, Edouard (voir ce nom) fut de 1370 à 1385 évêque de Sion. — Amédëe, petit-fils de Philippe et frère aîné de Louis sus-mentionné, joua un certain rôle dans l'histoire du comté de Savoie à la mort de son parent Amédée VII, le comte Rouge, et pendant la minorité de son fils et successeur. Il eut comme tel à intervenir en 1393 dans les affaires du Pays de Vaud à la suite de la condamnation d'Othon de Grandson qui était accusé de complicité dans l'empoisonnement du comte Rouge et dont les biens venaient d'être confisqués. Amédée de Savoie-Achaïe présida les Etats de Vaud à Moudon, au commencement du mois d'août 1393, et à Morges au milieu du même mois. C'est de cette dernière ville qu'il date 17 août) le brevet par lequel il nomme provisoirement Gérard d'Estavayer châtelain des chàtellenies de Grandcour et de Cudrefin qui venaient d'être conquises sur Othon de Grandson. — Son frère Louis est présent au pays de Vaud et à Genève en 1397. Il obtient alors 00 livres de la ville de Vevey pour faire la guerre au marquis de Montferrat. — Perrin-Mancini : Manuele di Genealogia (casa di Savoia), Osimo 1870. — H.Gay : Histoire duValais, p. 95, Genève 1903. — F. Gahotto : Gli ultimi principi di Achaia 1383-1391. — K. liehr : Généalogie der in Enropa regierenden Fûrstenhâuser, Leipzig 1854. — E. Cornaz : Quelques renseignements inédits sur Othon de Grandson, Gérard d'Estavayer etHwmbert le bâtard de Savoie dans la BHV. 1916, p. 245.
ACHALM, COMTES d'. Cette famille apparaît au XI» siècle ; ne pas la confondre avec celle des comtes d'A.- Gamertingen au XIIe siècle. Aïeux, les frères Eoino et Rodolphe, sous l'empereurConrad II (1024-1039), constructeurs du château d'A. (actuellement ruines au-dessus de Rsutlingen sur le Neckar, Wurtemberg). De par son mariage avec Adélaïde, fille de Liuto et de Willibirg de Montbéliard-Wùlflingen et soeur de Hunfrid, évêque de Ravenne et chancelier italien de l'empereur Henri III, Rodolphe entra en possession de biens considérables en Thurgovie (château de Wùlflingen et biens sis à Buch et à Dietikon). Les possessions des A. dans lesGrisons (Maienfeld, Flàsch) paraissent également provenir d'Adélaïde. Des fils de Rodolphe, les cinq plus jeunes, et certainement aussi E(;ino, moururent sans postérité en sorte que les deux aînés Liutold et Cuno entrèrent en possession de la totalité des biens de leurs parents. Une notable partie de l'héritage, en particulier les possessions suisses, fut affectée à la fondation du couvent de Zwiefalten (1089), mais Buch et Dietikon ne tardèrent pas à en être détachés. Liutold résidait au château d'A., Cuno à Wùlflingen où de 1055-1056 il détint prisonnier l'évêque Gebhard III de Ratisbonne que l'empereur Henri III avait confié à sa garde. Dans la querelle des Investitures les deux frères furent de zélés partisans du pape. Cuno de Wùlflingen mourut le 16 octobre 1092 en laissant trois fils illégitimes d'une serve du comte Hartmann de Dillingen-Kibourg : Liutold et Marquart. chevaliers et Tiiéodoric, ce dernier devint plus tard abbé de Petershausen. Le frère de Cuno, Liutold, mourut le 18 août 1098. Avec lui s'éteignit le dernier représentant mâle de la famille. Leurs armes apocryphes portées par l'abbaye de Zwiefalten figurent dans von Alberti : Wùrttemberg. Adels- u. Wappenbuch. — Voir Ortliebi De fundatione monasterii Zwivaldensis et Bertholdi de constructione monasterii Zwivaldensis [MGSS XI. — Casus monasterii Petrishusensis (MGSS XX). — VZ 1 p. 126, note 1. — SSU Zurich 2, p. 348. — Merz : Burgen des Sisgaus 1, table généal. 1. [C. Brun.]
ACHARD. Au moins cinq familles distinctes de ce nom ont acquis à diverses époques la bourgeoisie de Genève.