‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 33 sur 329 · ACHA1E (D · texte numérisé non relu

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ments d'expérimentation ou des collections diverses, augmenter le traitement de quelques professeurs, organiser des cours et des conférences, etc.

Parmi les fonds spéciaux, l'un, le Fonds Naville, a servi à installer une salle de travail destinée aux professeurs, un autre, le Fonds Schwitzguebel, est alfecté spécialement à l'achat d'ouvrages pour la Faculté des Lettres, un troisième, le Fonds Gustave Moynier, eslconsacréà l'abonnement à des publications périodiques, un quatrième, le Fonds auxiliaire de la Bibliothèque publique et universitaire, sert à l'achat d'ouvrages, un cinquième, le Fonds Edouard Claparède, consacré à l'établissement d'un» station de zoologie lacustre, a servi à l'achat d'un bateau utilisé pour les recherches sur- la faune et la limnologie du lac Léman, un sixième, le Fonds Agénor Boissier, n'a pas encore de destination particulière, un septième, le Fonds du Jardin alpin J.a Linnaea, est destiné à l'entretien de ce jardin devenu la propriété de la Société Académique qui en confie l'entretien et l'administration àl'Institui de botanique de l'Université, un huitième, le Fondsde l'Institut J. .) . Rousseau, destiné à subventionner cet Institut, et enfin le Fonds Gillet, quiserl à fournir des allocations à divers enseignements et à créer des bourses de voyage pour élèves du collège. Depuis 1916 la Société académique accorde chaque année une bourse de 800 francs à un étudiant confédéré désireux de continuer ses études à l'Université de Genève.

Enfin, non contente d'accorder des allocations à l'Université, cette société subventionne souvent d'autres institutions, parfois même d'autres sociétés concourant au même but.

Voir : Rapports sur les exercices de la Société Académique de Genève (de 1889 à 1917). — J.a Société Académique de Genève pendant les z5 premières années de son activité : Discours et souvenirs, Genève, 1913. [Albert Roussy.]

4. Société académique neuchâteloise. Constituée le 15 octobre 1889, elle a pour but d'encourager le développement des hautes études et de s'occuper de toutes les questions qui touchent à l'enseignement supérieur, en s'intéressant financièrement à toutes les recherches et entreprises scientifiques et en créant un lien entre le pays de Neuchâtel et son université.

Les débuts de la Société académique furent difficiles et ne répondirent pas tout d'abord à l'espoir de ses fondateurs ; on lui reprochait d'être une institution officielle, puis l'insuffisance de ses ressources paralysait son activité ; en 1890, son effectif n'était que de 150 membres, pour tomber même à 102 en 1902. Grâce à la générosité de plusieurs amis de l'enseignement supérieur, de MM. Alfred Borel et Frédéric de Perregaux en particulier, elle vit s'accroître ses ressources et put prendre un certain nombre d'initiatives pour intéresser le public neuchâtelois aux études scientifiques. Dès 1910, elle organisa régulièrement, chaque hiver, une série de conférences publiques, subventionna largement les diverses publications périodiques de l'Université, ainsi que les missions et délégations scientifiques, les voyages d'études, l'achat des instruments de laboratoire, les concours universitaires.

Les présidents delà Société académique ont été de 1889 à 1899, M. le conseiller d'Etat John Clerc, de 1899 à 1902, M. Alphonse DuPasquier, de 1902 à 1909, M. Alfred Borel, et depuis 1909, M. Armand DuPasquier. Depuis sa fondation jusqu'à fin 1916, la Société académique a fourni à l'Université et aux études supérieures des subventions pour un montant de fr. 22 778,35 et a fait à l'occasion du cinquantenaire de la fondation de l'Académie en octobre 1916 un don de 5000 francs à la caisse de retraite des professeurs de l'Université. — Voir La Société académique, discours de M. Armand DuPasquier, président, 1917. (E. J.l

5. Société académique vaudoise. Elle a été fondée à Lausanne le 17 mai 1890 dans le but de réunir des fonds pour soutenir l'Université de Lausanne qu'on venait de créer; son premier président a été le Dr Languier; ce fut plus tard M. J. Bonnard, prof; c'est maintenant M. le Dr Ch. David. Pour se procurer des ressources et intéresser en même temps le public aux progrès des sciences, elle a fait donner des conférences. Elle a aussi reçu des dons. Son capital dépasse aujourd'hui 80000 fr.,

quoiqu'elle ait dépensé près de 20 000 fr. en subsides pour voyages d'études, publications scientifiques, achats de livres ou de pièces de musées. [c. G.1

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