‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 36 sur 329 · III. Deux branches de cette famille originaire de Die · texte numérisé non relu

III. Deux branches de cette famille originaire de Die

en Dauphiné se réfugièrent à Genève au XVII' siècle pour cause de religion. La première de ces branches est issue de TlMOTHÉE Achard de Die, dont le fils Jean-François fut reçu habitant de Genève le 30 janvier 1697 et bourgeois le 21 août de la même année ; la seconde descend d'ABRAHAM Achard, pasteur à Poyols, 1659-1660, à Aouste, 1664, à Salles près Taulignan Danphiné). 1682, probablement frère de Timothée. — Abraham II fils du pasteur Abraham, reçu habitant de Genève, le 30 mars 1689, acquit la bourgeoisie le 17 juillet 1699. La descendance de Timothée se prolonge jusqu'à nos jours à Genève ; celle d'Abraham passe au XVIIIe siècle en Prusse où elle semble s'être éteinte au XIXe s. Armoiries : d'azur au dextrochère vêtu d'or et tenant une hache d'armes d'argent, accompagnée de trois étoiles du même. Devise : Esse non vidert. — Voir : Gen. AE. Etat civil et fonds divers, MS. généal. de J.-A. Galifîe ; Dossiers généal. de ,1. B G. et Aymon Galiffe. — Sordet : Dictionnaire des familles genevoises, MS. de la Soc. d'Ilist. et d'Arch. de Genève. — Gai. : Not. gén. t. III (1836), p. 2-5. — Almanach généal. suisse, 1907, p. 781-784. —[Henry Deonna] Famille Deonna, Ascendances et Alliances (1908), p. 1-6.

A. Branche de Timothée Achard. Philippe (Achard- Rigaud) (1713-1778) fils de Jean-François, appartenait au parti de la Bourgeoisie. Il fut désigné le 26 juin 1766 parles cercles îles Représentants comme l'un des 24 commissaires qui doublaient les 24 délégués ordinaires pour discuter les termes d'une « représentation » au chevalier de Beauteville, médiateur pour le roi de France dans les troubles politiques de Genève.

Son fils Jacques (Achard-Bontems) * à Genève le 28 juin 1747, figure au contraire en 1782, au premier rang

du parti de l'Aristocratie dans le petit groupe des .< Cons-

titutionnaires i (Cf. Cornuaud : Mémoires sur Genèveei

la Révolution de 1110 à i795 (1912), p. 346). Entré au

Con eil des CC en 1775, il y siégea jusqu'en 1792. Le

Conseil général du 20 janvier 1782 l 'élut membre du

iviii Conseil : mais il sollicita et obtint sa décharge le

23 janvier suivant. Après avoir dirigé une maison de

banque à Paris el à Londres, il fut, à la Restauration,

il représentatif de 1815 à 1819 et mourut

i . 26 avril 1828.

i ,, tutre fils de Philippe, .Ir.ui \chard-Trembley), joua

lin pôle importanl dans la politique et l'administration

*à Genève le 2 novembre 1755, il fut adjoint

mseil des CC en 1791, el membre de l'Assemblée

ACIIARD

ACHARD

nationale en 1793. Privé à perpétuité de ses droits politiques par le second Tribunal révolutionnaire de 17M, il revêtit à nouveau îles fonctions publiques à l'époque de

la domination fiançai se. Membre du collège électoral du Département du Léman sous l'Empire, conseiller municipal de l Ht ) l à 1813, il remplit à Paria diverses missions de confiance pour la ville de Genève et la Société économique; en I8ll il est délégué aux fêtes du baptême du roi de Rome ; il fail des démarches pour obtenu' milation de la rouie du Simplon à celle du Mont-Cenis en matière de droit de passage des marchandises ; le l'i octobre 1813, il porte à .Marie-Louise une adresse au nom de la ville de Genève. La même année (13 aoùt-17 septembre) il avait fait partie de la délégation chargée de sauver de la vente des biens communaux les propriétés delà Société économique. C'est en elfet à l'administration de cette institution, dont il lit partie dw sa création en 1798 et qu'il présida plusieurs l'ois de 1798 à 1811, qu il prêta toute son expérience d'habile homme d'affaires. Son aide et ses conseils furent également profitables à Pictet-de-Rochemont, durant sa seconde mission à Paris en 1815, spécialement dans la question de la fourniture du sel à la République de Genève. Député au Conseil représentatif de L814 à 1819 et en 1820-1821, Jean A. mourut à Genève le 21 décembre 1821. — Voir Charles Borgeaud : L'Académie de Calvin ((uns l'Université de Napoléon 1798-1814 (1909) p. 224. — Ed. Chapuisal : La Municipalité de Genève pendant la domination franc. t. Il (1910), p. 173, 476, 522, etc.. — Correspondance diplomat. de Pictet-de-Rochemont (1914), t. I, p. 102; t. II, p. 180 et 238.

PiERRE-.lAr.Quiîs-^/ijert (Achard-de Gallatin), lils de Jean Achard-Trembley, * à Genève le 28 décembre 1798. Reçu docteur en droit de l'Académie de Genève avec une thèse sur L'enquête par témoins en matière civile, le 23 novembre 1822, puis avocat le 6 décembre suivant, il appartint à la magistrature genevoise du régime de la Restauration. Auditeur en 1827, substitut du procureur général de 1828 à 1839, il occupa le siège du ministère public, de 1839 à 1842 et celui de juge à la cour de justice, de décembre 1843 à mars 1848. En même temps il prenait part aux assemblées législatives antérieures à la Révolution du 7 octobre 1846, en qualité de député au Conseil représentatif, 1829-1838, 1839-1841, à la Constituante de 1841, et au Grand Conseil de 1842 à 1846 ; il mourut à Genève le 12 janvier 1881. — Voir JG 18 janvier 1881.

Son cousin Louis (Achard-Gaulier), fils d'Isaac Achard- Baraguay (1756-1803), fils de Philippe, était né à Rouen le 27 août 1793. Licencié en droit de Grenoble, avocat à Genève, le 27 août 1814, il offre en 1815 ses services au gouvernement de la République restaurée et après avoir été employé à diverses missions administratives, revêt bientôt les charges d'une double carrière de magistrat et de militaire. Auditeur, 1821 à 1823, juge suppléant à la Cour de justice, 1821 à 1839, membre de la direction de l'Hôpital général, 1825 à 1839 et 1842 à 1847, il siège au Conseil représentatif de 1821 à 1830, de 1831 à 1841, à la Constituante de 1841, et au Grand Conseil de 1842 à 1846. En même temps il prend part à l'organisation et aux exercices de la nouvelle milice cantonale. Sous-lieutenant le 11 mars 1815, il commande le corps de la cavalerie genevoise comme lieutenant à partir de 1824 et comme capitaine dès 1825 ; major de cavalerie le 7 avril 1837, il est, en 1838, lieutenant-colonel d'infanterie et commandant d'un bataillon de la réserve. Elu Conseiller d'Etat le 3 avril 1839, il devient en même temps conseiller-major et inspecteur de la milice. Sorti de charge le 8 juillet 1842 et progressivement éloigné des fonctions officielles par la nouvelle orientation politique du pays, Louis A. mourut à Cologny (Genève) le 2 septembre 1864. — Voir JG 13 septembre 1864.

jEAN-ViCTOR-ylrtiiur, * à Genève le 29 octobre 1836, fils d'Albert Achard-de Gallatin, s'est fait connaître, à côté de son activité professionnelle par de nombreuses publications scientifiques. Après ses études à l'Académie de Genève et, comme auditeur, à l'Ecole polytechnique de Paris, il a passé en 1858 sa licence ès-sciences mathématiques eu Sorbonne. Entré dans l'industrie, son stage à l'Ecole des mines de 1858 à 1861 terminé, il prend

part comme ingénieur civil à Genève, à partir de 1863, aux études et aux expertises relatives à plusieurs installations hydrauliques de la Suisse romande. Principal e\ert du gouvernement de Genève dans son litige Etat de Vaud à propos du niveau du Léman, il collabore aux travaux qui ont abouti à la régularisation du lac et à la création des forces motrices de la ville di nève \ cette époque ilfut député au Grand Conseil de novembre 1878 a novembre 1886. Membre de la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève. dès 1865. Arthur A. a publié les résultats de ses recherches dan- le 1 1 • . — maine de l'hydrographie et plusieurs travaux s,,, des questions d'électricité et de physique. Attaché de 1*80 à 1897 à une société financière à Paris, il collabore sous divers pseudonymes au Signal de Paris, de 1891 à 1903, et adresse à ce journal, à son retour à Genève, une' correspondance de Suisse. L'expérience des affaires et de l'industrie l'ont également spécialisé dans l'étude des questions .' iniques et financières. Ses monographies sur les impôts, l'organisation du travail et la mumcipalisation des services industriels ont été publiées dans la Revue d'Economie politique de 1888 à 1916 et en deux volumes séparés : L'existence du rentier (1894) sous le pseudonyme de A. de Rennet, et La justice dans l'impôt (1904). — Voir Publication des membres actuels île tu Société de physique (1883) p. 1-3; Supplément (1896J, p. 1. — Poggendorlf : Handwôrterbuch, 3"' vol. i 1898 . p. 8; 4"* vol., tome I (1904). p. 6.

ALEXANDRINE-jLuCie appartient aussi aux lettres romandes. Petite-fille de Louis Achard-Gautier et fille d'Ernest Achard-Rigaud (1821-1860), elle esl née à Genève le 1er février 1852. Elle a écrit, pour la jeunesse, de 1883 à 1912, des histoires publiées en cinq volumes à Genève, Xeiii hâtel et Lausanne. En recueillant et en commentant les lettres du temps et les papiers de famille M11, A. a fait revivre la figure de son arrière-grande-tante, la cousine de Benjamin Constant, à laquelle elle a consacré une biographie sous le titre de Rosalie de Constant, su famille et ses amis, ln partie, 1 758-1782, (1901), 2** partie, 1183-1834, (1902). Rédactrice de la revue bibliographique La Lecture de 1896 à 1900; elle a publié avec M. Edouard Favre les témoignages des contemporains de La Restauration de la République de Genève, 1813- 1814. (Genève, 2 vol. 1913). — Voir Alex. Jullien: Catalogue des Editions de la Suisse romande (Genève 1902), p. 1. ; Supplément (1912), p. 1.

B. Branche d'Abraham Achard. Antoine, lils d'Abraham II, *à Genève le 14 décembre 1696. I )ès le temps de ses premières études à l'Académie, il montra ungoûl particulier pour la philosophie et soutint en 1712 une thèse publique sur le bonheur. Un voyage qu'il lit à Paris en 1719 ou 1720, comme précepteur, lui permit d'entrer en relations avec divers savants parmi lesquels le l'ère jésuite Tournemine. Revenu à Genève, il lit sa théologie sous la direction du professeur Jean-Alphonse Turrettini et publia en 1721 sa thèse Decharactere Magistri et primorum prœconum. Consacré au saint ministère le 21 avril 1722, il fit la même année un nouveau voyage à Paris. Antoine A. faisait à ce moment partie d'un groupe de jeunes gens qui se livraient à l'explication d'auteurs philosophiques ; il renonça cependant à briguer la chaire de philosophie de l'Académie contre son ami Ezéchiel Gallatin en 1723, puis quitta Genève en 1724 pour Berlin où, après avoir révélé un très réel talent de prédicateur, il ne tarda pas à être choisi comme pasteur de l'église française du Werder. Dès lors et malgré une santé chancelante, ses succès, grandissants d'orateur, d'homme du monde et de penseur attirent sur lui l'attention de la cour et du monde savant de la capitale prussienne. Conseiller du Consistoire supérieur de l'église française, en juillet 1738, conseiller privé et membre du Grand Directoire français le 28 septembre 1740, il est agrégé en 17ï'i à la classe de philosophie spéculative de l'Académie royale des sciences. Inspecteur du Collège français, directeur de l'hospice dit « Maison française ». il reste en rapports avec sa ville natale et reçoit du Conseil de Genève, le 8 décembre 1724; l'introduction à la Compagnie de- pasteurs. Son activité ecclésiastique, ses devoirs sociaux et les soins qu'exigeaient sa santé lui laissèrent peu de loisirs Dour la publication de ses travaux. Il avait projeté

ÀCHARD

ACHARD

(il

d'écrire un grand ouvrage sur la question de la liberté, discussion des doctrines des philosophes et réfutation de Spinoza, Bayle et Collins, dont il communiqua le plan à l'Académie royale en 1745 (Mémoires de l'Académie de Berlin. 1145 (1746). Histoire, p. 91-93). Il revit aussi les manuscrits de ses principaux sermons dont l'édition complète ne parut qu'après sa mort survenue à Berlin le 2 mai 1772 {Sermons sur divers textes de L'Ecriture sainte, Berlin 1774, 2 vol.). —Voir son éloge par Formey. dans les Nouv. Mém. de l'Acad. royale des sciences et des lettres de Berlin, 1112, (1774) Hist. de l'Acad. p. 58-68. — Henri Heyer : L'Eglise de Genève (\909) p. 418. — Pour sa bibliographie, voir Sénebier : Histoire littéraire de Genève, t. III (1796), p. 34-35. — Henri Heyer : Catalogue de la Bibliothèque des pasteurs (1896), p. 82. — O. Kôhnke, dans Harnack : Gesch. der Kônigl. Preuss. Akademie der Wissenschaften zu Berlin, t. III (1900), p. 8. — Cf. De Montet : Dictionnaire biogr. des Genevois et Vaudois (1877), t. I, p. 2. — La France protestante, 2m> édition, t. I (1877), col. 30. — Lichtenberger : Encyclopédie des Sciettces religieuses, t. I (1877), p. 48. — Biographie universelle, t. I (1854), p. 114. — Nouv. Biogr. générale, t. I (1857), p. 114.

François, frère cadet d'Antoine, suivit à Berlin la brillante carrière de son aîné. * à Genève le 23 juillet 1699, après ses études à l'Académie de Genève et à Lausanne, il chercha tout d'abord sa voie comme précepteur à Lyon, puis pendant trois ans à Genève comme gouverneur d'un fils du maréchal-comte de Finckenstein, gouverneur du prince royal de Prusse. C'est avec lui qu'il fit en février 1735 un premier voyage à Berlin ; un autre voyage avec le frère de son élève le retint jusqu'en décembre de la même année à Francfort. On !e trouve peu après dans la suite itinérante d'un baron Mùller. Une charge de conseiller de la justice supérieure française le fixe définitivement à Berlin en 1738. Dès lors, on le voit prendre place à côté de son frère parmi les savants de langue française réunis autour de Frédéric-le-Grand. A l'avènement du nouveau roi il se rendit en France de juin a décembre 1740, comme secrétaire de la légation prussienne ; le reste de son existence que traversèrent les vicissitudes de la Guerre de Sept Ans et dont il nota les particularités dans un journal resté, semble-t-il, inédit, fut consacré à ses devoirs de conseiller de justice et à l'étude des mathématiques, science qu'il cultiva avec quelque succès. Ses Béflexions sur l'infini mathématique /Mémoires de l'Académie roy. des sciences de Berlin, 1145- 1146, Classe de physique, p. 143-154), tentent une réfutation de la doctrine de Fontenelle sur la réalité de l'infini. Membre de l'Académie royale, classe de physique, dès 1744, François mourut à Berlin le 22 avril 1782. — Voir son éloge par Formey dans les Nouveaux mém. de l'Acad. de Berlin, 1182 (1784), Hist., p. 78-80. — Pour sa bibliographie, v. Poggendort, t. I, p. 7. — O. Kôhnke : loc. cit. — Sénebier : Hist. litt. t. III, p. 169-170. — Cf. Biogr. univ. t. I, p. 114. — Nouv. Biogr. gen., t. I, p. 178.

Guillaume, fils de Melchisédec, frère aîné d'Antoine et de François, rejoignit également ses oncles dans la colonie huguenote de Berlin. * à Genève le 30 août 1716, consacré au saint ministère le 2 janvier 1742, après ses études à l'auditoire de théologie, et la soutenance en 1740 de ses thèses sur le droit d'examen opposé à l'autorité du Pape, il fut, en 1744, nommé adjoint en « survivance » de son oncle Antoine, comme pasteur de l'église du Werder. Sa carrière fut interrompue par une mort prématurée survenue à Berlin en 1755. — Voir Heyer : L'Eglise de Genève, p. 417.

François-Charles est, sans contredit, le représentant de la famille dont le nom, resté attaché à la création d'une industrie florissante, est le plus universellement connu. C'est également à la Prusse qu'il apporta les ressources de son esprit d'observateur et les expériences remarquables de son génie inventif. * à Berlin le 28 avril 1753 et fils du pasteur Guillaume A., il se fit connaître dès l'âge de vingt ans par ses publications scientifiques dans les domaines les plus variés de la physique, de la chimie, de la physiologie et de la météorologie. Dès 1794, mais après Chappe, il étudie puis construit un télégraphe optique qui relie Spandau a Bellevue et rédige à son usage un dictionnaire en français et en

allemand. Nommé membre ordinaire de l'Académie de

Lui lin le 15 juin 1776, il y recueillit, en 1782, la suc sion de son maître, le chimiste Marggraff comme directeur de la classe de physique. Marggraff avait réussi en 1747 à extraire le sucre de la betterave. A. chercha sur ses traces à rendre son procédé industriel, tout d'abord dès 1789 à Kaulsdorf près de Berlin, par la culture et L'étude tles plantes à sucre. Après l'incendie et la vente de son domaine, il transporta son laboratoire à Buchholz, puis en Silésie, à Kunern, où, grâce à l'appui du roi, il put établir une première fabrique. Ses efforts furent, après six années d'essais, couronnés d'un succès définitif. La fabrication du sucre de betteraves selon ses méthodes, propagée par l'école fondée à Kunern et popularisée par ses écrits de 1800 à 1812, dota son pays d'adoption d'une industrie destinée à une considérable expansion. Membre honoraire de l'Académie royale à partir de 1819, François- Charles A. mourut à Kunern le 20 avril 1821. —Voir ADB, t. I (1875), p. 27-28. — Sénebier : Hist. litt. t. III, p. 209- 216. — Poggendorf : op. cit. p. 7. — O. Kôhnke : op. cit. p. 1-7. — Biogr. univ. t. 1, p. 114-115. — Biogr. des contemporains, t. I (1836), p. 36. — DeMontet : Dict. des Genevois, t. I, p. 3-4. — France protestante, t. I, col. 31. — Grande Encyclopédie, t. I (1886), p. 375. — Scheibler : Aktenstùcke zur Gesch. der Rubenzuckerfabrikation in Deutsc/iland, Berlin, 1875. — Aug.-W. Ilofmann : Ein Jahrhundert chemischer Forschung unler dem Schirme der Hohenzollern, Berlin, 188), réimpr. dans Chemische Erinnerungen aus der Berliner Vergangenheit, Berlin, [1882J. — E. Du Bois-Beymond : dans Sitzungsberichte der K. Akad. der Wissenschaften zu Berlin, 1886, t. I; p. 326-328.

[Note : Les recueils biographiques varient sur les dates de la vie de François-Charles A., sur ses prénoms et sur le nom de son père. C'est sur la foi de renseignements généalogiques dont l'origine doit être cherchée aux archives de l'église française de Berlin que nous le considérons comme le flls du pasteur Guillaume A., ce qui concorde d'ailleurs avec les dates de la vie de ce dernier, et avec Bartholmes, Histoire philos, de l'Acad. de Prusse, t. II (1851), p. 113. Dans la colonie française de Berlin on signale au XVIII' siècle une famille Achard, originaire d'Orange. Une autre famille du même nom existe encore à Hriedriechsdorf près Francfort. Elle descend de Louis Achard, d'Establet (Drôme, arr. de Die), l'un des trente-six chefs de famille établis en 1687 sur les terres du landgrave de Hesse.]

Dans la descendance d'Abraham A. demeurée à Genève, il faut encore signaler un neveu du pasteur Guillaume A. : Jean-Charles, fils d'Abraham III Achard- Deonna (1715-1792), fils de Melchisédec Achard-Bellamy. * à Genève le 23 avril 1749, membre du Conseil des CC en 1782, entra au gouvernement par la révolution du

9 avril 1782, comme l'un des membres les plus actifs du parti des Représentants. Confirmé par le Conseil général du 12 avril comme nouveau membre du Petit Conseil, il entre le 16 avril dans la Commission de sûreté créée extraordinairement pour deux mois. L'intervention des troupes des Puissances garantes ayant entraîné le 2 juillet la chute du gouvernement représentant et le 4 juillet la réintégration de l'ancien Petit Conseil, Jean- Charles A. fut banni de Genève par les plénipotentiaires des Puissances, puis compris dans une amnistie partielle sous la réserve de sa soumission à l'Edit de Pacification du 21 novembre 1782 ; dès lors on retrouve sa trace à Bruxelles en 1787 et 1788, avec d'autres Genevois réfugiés, puis de nouveau à Genève après l'amnistie générale du

10 février 1789. C'est le 29 novembre 1790 qu'il reprit sa place au Conseil des CC auquel il appartint encore en 1791 et 1792. Il mourut à Perroy (Vaud) le 4 novembre 1793.

IV. Jean-Pierre (Achard-Audibert), fils de Pierre, * le 25 juin 1729, originaire de Crest en Dauphiné, fut reçu bourgeois de Genève le 18 août 1764. Adjoint au Conseil des CC en 1783, il est en 1793 secrétaire du Club fraternel et révolutionnaire genevois et membre du Club de l'Egalité en 1795. C'esl en cette année qu'il s'attira quelques désagréments par la publication de trois brochures extravagantes sur les enfants abandonnés, le mariage, la pater-

! la liberté des femmes. — Voir Cov. LB, p. 437. — Ed Chapuisat : Le tu terreur " l'annexion, p. 112. — Emile Bivoire : MDG (1897) t. XXVII, n-> 5020,5058, 5072.

V. Cette famille, originaire d'Aouste en Dauphiné (Drôme, arr.de Die), a comme auteur à Genève Geohge A. (1746-1813), fils de François, reçu habitant le26 février 1773

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