‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 37 sur 329 · ACHATES · texte numérisé non relu

ACHATES

ACIIEHMANN

•■I bourgeois le II mai 1791 avec quatre Mis mineurs. L'un d'eux fut Jean-Antoine (Achard-Rehn), * à G> ai v< le 8 février 1797 et f aux Eaux-Vives le 20 juillet 18G7. Député au Grand Conseil do 1848 à 1854, il avait été nommé commissaire de police en 1842 et juge de paix de l'arrondissement du Petit-Saeonnex le 24 mars liS'iM. Il occupa ensuite de 1859 à 1802 le poste de directeur de l'arrondissement de Genève des postes et messageries fédérales. — Voir Documents... [publiés par J.-A. Achard], Genève, 1802, 12 p. Deux des petits-fils de George A. reprirent la nationalité française et se firent connaître dans la politique et les lettres. Antoine-Phiuiti:- Adrien A., fils de Jean-Pierre-Gabriel Achard-Galland (1774-1857), naquità Genève en 1814. Maire de Lesparre, en 1848, il fut proscrit comme républicain, après le coup d'état du 2 décembre 1851. Rentré en France après l'amnistie générale de 1859, A. fut envoyé à la Chambre des députés par les électeurs de Bordeaux en 1879, puis par ceux de Paris en 1885. A la Chambre, il fui un des fondateurs de la Gauche radicale et de la Ligue républicaine pour la révision de la constitution de 1875. Candidat radical et révisionniste, il échoua à Bordeaux le 22 septembre 1889 et mourut à Castelnau de Médoc le 20 juillet 1890. — Voir Grande Encyclopédie, t. I (1880), p. 370. - Vapereau : Dict. des Contemporains (1893), p. 5.

Lovïs-Amédée-Kuyène, fils de Marie-Antoine, fils de George, * à Marseille le 21 avril 1814, après avoir dirigé un domaine agricole en Algérie, fut, en 1835, chef du cabinet du préfet de l'Hérault et débuta dans la littérature en collaborant au Sémaphore de Marseille. Fixé à Paris en 1838, il donna des articles de critique littéraire au Vert-Vert, à l'Entracte, au Charivari, puis rédigea leCourrier de Paris et, sous le pseudonyme de Grimm, des Lettres parisiennes, dans l'Epoque, 1845. Son premier roman, Nelly, est de 1842, suivi de Belle Rose en 1847. Il assista en 1840 aux fêtes du mariage du duc de Montpensier, en Espagne, et en rapporta Un mois en Espagne (1847). Après la révolution de février, il collabora au Pamphlet et combattit comme garde national en juillet 1848. La même année, il entre au journal l'Assemblée nationale ; après avoir accompagné l'armée d'Italie pour le Journal des Débats, il réunit ses lettres en un volume, Montebello, Magenta, Marignan (1850). Ses Récits d'un soldat, souvenirs de 1870, publiés par son fils, sont inspirés par la guerre franco-allemande, qu'il suivit pour le compte du Moniteur. Ce fut un auteur fécond et distingué, qui jouit comme romancier d'une grande notoriété. Ses romans, plus de cinquante volumes, parurent tout d'abord dans les feuilletons des journaux auxquels •il collaborait, puis dans la Revue des Deux Mondes et le Journal pour tous. Sans laisser d'oeuvre durable au théâtre, il aborda bien souvent la scène, en particulier au Théâtre français et à l'Odéon. Il mourut à Paris le 25 mars 1875. Il avait recueilli ses souvenirs d'enfance dans l'Histoire de mes amis (1874), et publié en 1872, ses Souvenirs personnels d'émeutes et de révolutions. — Voir Lichtenberger, dans la France protestante, 2me édit. t. IV. (1884), col. 1028-1030. — Maurice Tourneux dans la Grande Encyclopédie, t. I, p. 375-376. — Vapereau : Dict. des Contemporains (1888), p. 10. |P-E- M."|

ACHATES, Leonhard, imprimeur à Bâle. Voir Agtstein.

ACHDORF, von. Famille noble badoise mentionnée depuis 1094 (D. Bonndorf, Bade). 1. Henri fait prisonnier par les Zuricois en 1308. Son frère Hartmann, assisté de quelques bourgeois de Schatîhouse, promet de rétablir la paix entre lui et Zurich (sceau de Hartmann dans Zùrcher. Siegelabbildungen 8, N° 30). — 2. Elsa, 1466, veuve d'Ulrich de Bùmlang l'aîné. — Voir: UZ8. — JSG. 32, p. 65.— Oberbad. Geschlechterbuch. — Là ferme d'Achdo) f, à Beringen (C. SchafThouse), mentionnée depuis 1374, a pris son nom d'un paysan Konrad A. [F. 11.1

ACHERI (C. Obwald). Prairie à Wisserlen, dans la commune de Kerns. Elle s'étend à environ 1 km. au sud de la frontière Obwald-Nidwald, coupée par la route de Stans à Kerns. Au moyen âge, elle était le lieu de réunion de la Landsgemeinde commune des deux parties du pays. On en connaît jusqu'à présent de 1382, 1470, 1473, 1474, 1484, mais un écrit du jour de Saint-Jacques de 1432, prouve que ces Landsgemeinde en commun à Wisserlen sur le Acker étaient un événement

très ordinaire se répétant presque toutes les années. Au X \ l siècle, les conventions de 1548 et en particulier celle de 1589 garantissant l'indépendance du Nidwald, mirent lin aux Landsgemeinde communes. A l'extrémité sud de l'Acheri, à proximité immédiate de la chapelle de \\ li n, se trouvait le gibet. Jusqu'à la lin du XVII' siècle, des conférences entre magistrats des deux demi-cantons eurent encore lieu à Wisserlen. — Voir Durrer : Einheit Unteriealdens. [Al. Trcttma.n

ACHERMANN (voir aussi ACKERMANN). Nom très ancien et très répandu, de familles bourgeoises et campagnardes des cantons de Nidwald, Argovie, Fribourg, Lucerne, Schwyz et Soleure, et dont certaines sont éteintes. La branche des Achermann de Nidwald est la plus ancienne, et. c'est d'elle au surplus que sont issus les plus éminents porteurs du nom.

A. Nidwald. Ancienne famille campagnarde dont le berceau était à Ennetbùrgen. Aujourd'hui encore ses membres n'ont droit de bourgeoisie que dans l'ancienne paroisse de Buochs « au delà de l'eau », à Ennetbûrgen, Buochs, Beckenried ; une branche de la famille qui, au XVIe siècle, habitait Wolfenschiessen, racheta le droit de bourgeoisie à Buochs en 1014.

On trouve comme premier du nom : — 1. Walter, 1326, qui vend sa propriété de Langenacher sur la MiXrge au couvent d'Engelberg. — 2. CLAOS, de Bùrgen, mentionné pour la première fois en 1366, réside au Spielhôfen ; tué en 1386 à Sempach. A partir de cette époque, on peut reconstituer la lignée ininterrompue des générations successives de chaque branche, en consultant le vieil obituaire de Buochs, les archives, rentiers et livres d'amis des landammanns Lemo et Biinti (Voir ces articles). — 3. Claus, fils du précédent, fait partie des conseils du pays de 1427-1441. Ses enfants naturels, — 4. Marguard, — 5. Hans, — 6. Walter, — 7. Marguerite l'aînée, — 8. Anne, — 9. Vérène et — 10. Marguerite (plus jeune) sont légitimés par un comte palatin de l'Empire, entre 1433 et 1437. L'un d'entre eux, probablement Hensli, est tué le 24 mai 1443 dans le combat du Letzi au Hirzel. Walti est nommé comme député de la région en 1483, à l'occasion d'un procès. Dès ce moment-là, la famille est presque constamment représentée dans les conseils et les tribunaux.— 11. Gaspard, réside au château de Biirgen ; en 1557, bailli des grands-bailliages libres. — Son descendant — 12. Gaspard, également à Bùrgen, est nommé vice-landamman en 1030, — 13. Jean-Gaspard, fils aîné du précédent, est, en 1034, bailli de la Riviera, en 16 16 commissaire à Bellinzone, et laisse un fils, — 14. Jean-Gaspard, qui prend part, comme lieutenant-colonel, à l'expédition de Morée, en 1688. — Le fils cadet du vice-landammann. — 15. François, est boursier, de 1659-1665, bailli à Bellinzone en 1666, vice-landammann de 1671-1674, commandant des milices en 1674, landammann régnant en 1675, 1679, 1684, 1694 et 1698. Sa seconde femme, Marie-Madeleine Lemo, lui apporte en dot la belle résidence d'Ennerberg près Buochs, qui appartient, aujourd'hui encore, à ses descendants. Il meurt le 11 avril 1708, âgé de 88 ans. Son épitaphe lui attribue la gloire d'avoir laissé après lui 152 enfants, petitsenfants et arrière-petits-enfants. — L'un de ses fils, 16. François-Antoine fut en 1714 commissaire à Bellinzone. Deux autres succédèrent à leur père dans la plus haute charge du pays. — 17. Jean-Gaspard, * 1642, boursier de 1681-1687, bailli à la Riviera de 1688-89, commissaire à Bellinzone en 1690, vice-landamman de 1695-1702, landammann régnant 1702. f 10 mars 1705, à Varèse. — 18. Jean-Jacques* 1005, entre au service delà France, fait les guerres de Louis XIV, est blessé à Steinkerque le 3 août 1692, à Neerwinden le 24 août 1694, et nommé Chevalier de Saint-Louis. De retour dans son pays, il fut porte-étendard en 1704, commandant militaire en deçà et en delà du Kernwald en 1700, bailli de Thurgovie en 1708. Son nom rappelle la seule opération qui fut favorable aux catholiques pendant les guerres de Vilmergen : le 20 juillet 1712, aidé des Schwyzois et des Zougois, il attaque et défait une division bernoise près de Sins. En souvenir de cette victoire, il fit construire, avec le concours de la famille Zurlauben, de Zoug, une chapelle commémorative sur son domaine d'Ennerberg. En 1714, Jean-Jacques est nommé vice-landammann, en 1715 il est envoyé extraordinaire pour le renouvellement du

ACI1ERMANN

ACHEY

traité d'alliance avec la France, en 1724 bailli du Rheintal, en 1723, 17*27, 1732, 1736 landammann régnant, -j- 12 déc. 1732. L'un de ses lils — 19. FRANÇOIS-XAVIER, est colonel au service de la France et Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis en 1705 ; commandant militaire du canton. ;- 1780. Un autre lils, — 20. PrançOIS-AlOïS, * 1708, est boursier en 1736, vice-landammann en 1740, landammann en 1743, 1747, 1752. I756, 1760. 1769, 1770 et 1776. Bailli de Thurgovie en 1758. f 2 déc. 1779. Le lils de ce dernier, le lieutenant-colonel — 21. Fidèle, est Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, porte-étendard en 1761. f 1809. C'est d'un second fils, — 22. Victor, lieutenant, que descend le dernier landammann du nom, — 23. Stanislas A. * 1780, prévôt en 1810, gouverneur en 1811, landammann dirigeanl en 1816, 1820, 1824. 1828,1832, 1836, 1840, 1843 et 1847. Banneret en 1840. f 1858. — A mentionner parmi les hommes d'église de cette famille, — 24. François- Joseph, de Buochs, * 1696, chapelain à Ennetmoos en 1724, curé à Hergiswil en 1729, prévôt du Chapitre des Waldstàtten, f 1762. — 25. Jean-Henri, cure à Emmetten 1726, à Beckenried 1729, -j-21 mai 1753.

— 26. Matthieu-Joseph, * à Buochs en 1725, vicaire de cet endroit de 1751-1776, curé en 1776, f 2 juillet 1777. — 27. Joseph-Aloys, * 1767, nommé curé de Buochs en 1798 par le gouvernement helvétique ; doit résigner son poste en été 1800; devient curé de Grosswangen, où il meurt en 1831 — 28. Xavier, 1854-1914, étudia la théologie à Eichstàdt puis au séminaire de Coire. En mai 1878 chapelain à Oberrickenbach, en 1881 prêtre de première messe matinale à Wolfenschiessen, où il fut nommé curé en janvier 1889. Il fut l'initiateur de la restauration de l'église, exécutée en 1907 et 1908, président de la commission scolaire, maître à l'école de perfectionnement. Président de la commission de construction de la nouvelle maison d'école, et en 1901, il fut nommé inspecteur scolaire cantonal. — 29. Félix, * 28 oct. 1866, f 12 nov. 1912, après des études à Monza et au séminaire archiépiscopal de Milan, devint professeur au séminaire de Rickenbach (Schwyz) de 1891 à 1893; en septembre 1893 curé, à Emmetten, en mai 1901 jusqu'en 1908 curé-missionnaire à Kùsnacht (Zurich). De 1908 à 1912, il est à Beckenried comme chapelain et maître à l'école secondaire. Dès lors chapelain à Stans, et inspecteur des écoles du Nidwald.

- Voir : Gfr. 68, 1913, p. XIV.

Les armoiries des branches nobles de la famille sont, au milieu du XVII0 siècle : d'azur à trois épis d'or mouvant d'un mont à trois coupeaux de sinople ; cimier : un cheval issant d'argent. Deux chevaux d'argent forment fréquemment le support de l'écu. Les armoriaux présentent d'autres variétés plus anciennes: sur champ de sinople une « marque de maison » d'or ou d'argent en forme de crochet ou chiffre 7 à la jambe traversée d'un trait ; de sinople au cerf élancé d'or ou d'argent, accompagné de deux étoiles ; d'argent au paysan naissant, vêtu de brun au chapeau de sable, tenant dans la dextre un fléau, dans la senestre, trois épis. — Sources : Table des matières du Gfr. et des AS I. — Livres d'amis du Nidwald. — Notes recueillies par le chapelain Odermatt. — Recherches personnelles. [Robert Durrer.1

B. Lueerne. Famille des plus répandues. Au XVe siècle déjà, on trouve des Achermann dans presque toutes les communes du canton. — 1. Gaspard, de Lueerne, membre du Grand Conseil en 1518, du Conseil des Neuf en 1521, f 1536. — 2. Pierre, de Sempach, bourgmestre de cette ville de 1528-1550. — 3. Nicolas, de Lueerne, sert, en 1527, dans la garde du Duc de Lautrec. En 1539, Grand Conseiller, f 1567. — 4. Frédéric (Fridli), de Ruswil, huissier 1573-1586. — 5. Jean, de Schùpfheim, ancien banneret en 1605. — 6. Jean, de Schôtz, juge en 1662. — 7. Le P. Bf.nno, de Sursee *1702, capucin en 1724, custode, définiteur et prédicateur à Baden, en 1758. — 8. Joseph-Antoine, d'Escholzmatt, *1793, curé à Ballwil de 1821-1841, doyen 1837, à Emmen 1841-46. Auteur d'écrits pieux. — 9. Melchior, d'Oberkirch, * 1798, f 16 août 1871. Est curé de Nottwil depuis 1840, d'Emmen dès 1846. — Voir Nikl. Schùrch : Grabrede, 1871. - AAZ1871. - 10. Jean-Joseph, de Schùpfheim, 1790-1845. Peintre portraitiste, historique et reli-

gieux. Vécut successivement à .Munich 1820, Vienne el Pai i- [841-43, liai-, Zurich, Paris, Vienne, Francfort. Carlsruhe,

Stuttgart, Munich et Escholzmatt. — Voir . S'A'/.. — il.

Michel, de Malters, I8<m;-72, entre chez les frères ermites à

Luthern, en 1832, modeleur de statuettes en terre cuite, sculpteur sur bois. — Voir SKL Suppl. — 12. AloïS, d'Altbûrpn,*1822,f21 marsl897. Régent à Altbùron 1845, maître à l'école secondaire de Munster I848, à celle de Lucerne1860. Etudes dans le Jahrbuch der Luzemer Lehrer- Konferenz, 1857-1882. Voir Jahresber. d. Stadtschulen, 1S97. - 13. Joseph-Antoine, de Richental, curé à Udligenswil 1839, à Eschenbach 1860, f 1871. - 14. Antoine, à Escholzmatt, luthier, f après 1880. — VoirSA'L Suppl. — 15. Isidore, de Schùpfheim, Grand Conseiller en 1847, membre du gouvernement en 1848, greffier de l'Kntlebuch en 1849, adjoint à la préfecture. — 16. Antoine, d'Escholzmatt, contrôleur des monnaies pour l'Entlebuch, en 1848, inspecteur forestier en 1857, vérificateur des poids et mesures, 1863. — 17. Pierre, d'Entlebuch. 1858-1911. Curé à Pfaffnau 1888, inspecteur des écoles 1892. — 18. Albert, 1873-1906, originaire de Bichental fréquenta l'école normale de Hitzkirch, étudia à l'Université de Fribourg, obtint le grade de licencié es lettres et fut nommé en 1897 maître à l'école normale de Hitzkirch. Il devint un membre très actif du comité de l'Association catholique suisse de maîtres d'école et de la rédaction du journal Pùdagogische Blâtter. — Voir Gfr. 61, 1906, XXV-XXVII.

— F. X. Kunz: NachrufaufA.A., dans le Jahresber icht ûber das Lehrerseminar in Hitzkirch, 1907. [P. X. W.l

C. Schwyz. Famille éteinte de la campagne schwyzoise deKussnacht, jouissant des droits d'habitation et d'alpage. Le 15 janv. 1407 Bodolphe est fait prisonnier par l'Alliance autour du Bodan ; jure à Saint-Gall de ne pas se venger. En 1420, Jôrg obtient ou renouvelle les droits de bourgeois de Lueerne. Une branche de cette famille s'établit vers cette époque à Lueerne, où plusieurs de ses membres parvinrent dans les Conseils au cours des XVe et XVI' siècles. Un Jôrg et sa femme Ursule quittèrent Kussnacht pour s'établir sur territoire lucernois. Ils menacèrent des paysans de Kussnacht de les assigner devant des tribunaux étrangers, c'est-à-dire lucernois. Schwyz écrivit à ce sujet le 21 décembre 1467, à Lueerne, de faire prêter serment à Jôrg et à sa femme de ne plus traduire des Schvvyzois devant des tribunaux étrangers. A Kussnacht, la famille s'éteignit au cours des XVI» et XVIIe siècles. — Berglade Kussnacht, le plus ancien rôle des bourgeois de Lueerne, fonds Schwyz aux arch.de Lueerne.

— Dettling : Gesch. Kalender i901 '. IAl. Truttmann.1

D. Soleure. Famille éteinte d'anciens bourgeois de la

ville de Soleure. — Hans, bourgeois, 1588. La famille s'éteint à la fin du XVIIIe siècle. Armoiries : de gueules à 3 trèfles de sinople mouvant de 3 monts de même et accompagnés en chef de deux étoiles d'or. A mentionner : François, commissaire de l'évêque de Bâle pour le canton de Soleure. *le 22 août 1708 à Bamiswil, f le 13 février 1781 ; ordonné prêtre en 1734, chapelain de la collégiale de Schônenwerd en 1735, curé de Trimbach en 1742; depuis 1761, camérier du chapitre de Buchsgau en même temps que commissaire épiscopal. — LL-Suppl. I, 19. — Schmid: Kirchensàtze, 224. — Schmidlin : Kirchensàtze II, 268. [J- M-l ACHEY, Charlotte, de Neuchâtel-Gorgier, baronne d'Achey (1636-1718J. Fille de François-Antoine de Neuchâtel, baron de Gorgier, et de Louise de Scey, elle épouse en 1656 Philippe- Eugène d'Achey, baron de Thoraise, seigneur bourguignon, dont elle eut deux filles : Marguerite-Eugénie, femme de Gabriel-Philibert, comte de Grammont, qui devint seigneur de Gorgier, et Marie-Françoise, religieuse à Baume. En 1678, à la mort de Jacques-François, dernier baron de la mais le Neuchâtel-Gorgier, sa

tante, Charlotte d'Achey, demanda l'investiture de Gorgier. Le tribunal des Trois-Etats lui accorda, en 1680, la possession et jouissance de la seigneurie sa vie durant. Pour l'investiture, elle fut renvoyée au suzerain, mais cette formalité n'a jamais été remplie. A sa mort, elle institua pour héritiers conjointement son gendre Ga-

ACHIVUS

ACKEHET

briel-Philiberl de Grammonl et Jeanne-Louise-Philippe,

comtesse de. J'oitiers, qu'il avait épousée en secondes noces. Un monument funéraire à la chapelle des Pères Minimes d'Estavayer (chapelle de Rive) marque la tombe de Charlotte d'Acney, — Armoiries : de gueules à deux haches d'armes adossées d'or. — Voir Bovve : Annales, IV. 229, 2:30, 237, 238; V 439-42, 449-51. - F. Chabloz : La Béroche, 302, 345-46. — Quartier-la-Tente ; Le canton de Neuchâtel, IIe série, p. 779-780. (L. Ml

ACHIVUS, troisième abbé d'Agaune (Saint-Maurice), ■f 530. En 515, Sigismond, roi de Bourgogne, fonda le monastère d'Agaune, appelé dès le IXe siècle Saint- Maurice, dans le Valais. Il y appela comme premier abbé le moine Hymnemodus alors abbé du couvent de Grenencense ((Jrigny près Vienne, France). Plusieurs religieux de cette maison le suivirent à Agaune, parmi lesquels il faut mentionner les presbytres Probus et Achivus. Ce dernier était originaire de la contrée de Grenoble. D'abord soldat, il entra plus tard dans le couvent de Grenencense, et, cédant au désir de son frère germain, Pragmatius, évêque d'Autun, il se rendit à Agaune en 515. Le premier abbé Hymnemodus mourut déjà en 516 et Ambroise I*' lui succéda ; enfin, en 526, Achivus devint le troisième abbé. On loue beaucoup son activité; il contribua à l'achèvement de la nouvelle église et travailla beaucoup à la vie intérieure et à l'ordre du monastère. Il se distingua aussi par sa science et la lecture de l'Écriture sainte et par son ascétisme. Un de ses élèves écrivit la Vita abbatum Agaunensium, la vie des trois premiers abbés d'Agaune. Cet ouvrage est la seule source qui nous soit parvenue et qui nous donne des renseignements sur lui. L'auteur, dont le nom est inconnu, ne tarit pas d'éloges sur l'abbé Achivus qui fut durant quatre ans et onze mois à la tête du monastère et mourut en 530. — Voir son épitaphe dans Em. Egli : Die christl. Inscliriften der Schweiz vom 4.-9. Ja/irh. (dans MAGZ, XXIV. p. 11). — E. Egli : Kirchengesch. der Schweiz. Zurich 1893, p. 39- 40. — Et surtout M. Besson : Monasterium Agaunense, Fribourg 1913, p. 141-149. [Wil.-Jos. Mkyer.]

ACHSHALM. Nom d'une famille bourgeoise de Berne aujourd'hui éteinte, dont on trouve des représentants au XIVe, XVe, XVIe siècles, probablement originaire de la contrée de Schûpfen. — 1. Hentz, mentionné en 1389 dans le rôle des redevances de la ville de Berne comme ayant été chargé d'un impôt de 15 sch. Siège en 1402 au Gd Conseil et au tribunal. — 2. Pierre, siège au Gd Conseil jusqu'en 1442. f 1442 ou 1443. Il eut deux fils : 3. Pierre, membre du Gd Conseil de 1443 f 1452. — 4. Gilles, Banneret de Berne. Entre en 1447 au Gd Conseil, en 1469 au Petit Conseil. Lors de la querelle des t Seigneurs justiciers » (Twingherrenstreit) en 1470, il fait partie du tribunal extraordinaire qui condamne les nobles coupables de s'être rebellés contre les somptuaires. En 1473, banneret des Maréchaux ; en 1474, va comme capitaine à Héricourt, puis en avril 1475, se joint à une troupe de Bernois, de Soleurois et de Lucernois qui font une expédition en Bourgogne, et prennent Pontarlier au retour. En octobre de la même année, il part comme porte-bannière avec les Bernois qui vont assiéger Morat. Après que les Bourguignons se sont emparés par ruse de Brandolf vom Stein, chef de la garnison du château de Grandson, Achshalm est envoyé à Yverdon en qualité de capitaine et conseiller du banneret Antoine Archer ; ce fut lui qui, dans la nuit du 1-2 mars 1476 rapporta à Berne la nouvelle du massacre de la garnison de Grandson. Peu de jours après, il est envoyé à Morat comme capitaine des troupes. r>e 1476/78, il est avoyer de Thoune. Envoyé de la ville de Berne en 1474 à Soleure avec le chroniqueur Diebold Schilling, il passa de nouveau en 1482 dix-sept jours en voyages, chargé de missions pour la ville de Berne. Il testa le 7 janvier 1494 et mourut peu après de la peste. — 5. Pierre, fils de Gilles, au Gd Conseil depuis 1469, nommé membre du Petit Conseil en 1497, banneret de l'Abbaye des Maréchaux en 1500, et collecteur des impôts du Conseilintendant de l'hôpital du Saint-Esprit en 1505. En 1500, un certain nombre de mercenaires bernois s'étant rendus au service de la France, en dépit de la sévère interdiction qui en avait été faite, Pierre A. est envoyé à leur suite avec Hans Krouchtaler, pour les dissuader de leur

projet. Il est à plusieurs reprises député de la ville de Berne à la Diète fédérale, f 1511. — 6. Mans, tils du n°5. Entre en 1505 au Gd Conseil. Il est le donateur d'un des tableaux de la « Danse des Morts » de Nicolas Manuel. (Voir Fluri, dans le BT II, 1901.) En 1516. est mis sous tutelle pour dilapidation de ses biens, à la demande de sa femme, f 1517. Dernier représentant masculin de sa famille. — 7. Bartholomé, fut justicier, en 1482. — 8. Marguerite Allwand. née Achshalm, épouse en secondes noces, en 1497, Gilles Spilmann. — Voir DHVB. — LL. — Les Chroniques d'Anshelm et de Schilling. — Ratsmanuale. — Oster- und Testamentenbùcher . — Ausgestorbcne Bernergeschlechter, aux Archives de l'Etat, à Berne. [e. Mbtbr.]

ACHTBURGER (les m rr rolrgeois). Depuis le commencement du XIVe siècle, nom du patriciat bâlois qui était représenté au conseil par huit personnes. Elles appartenaient pour la plupart aux quatre corporations de patriciens (Herrenzùnfte) : la corporation de la Clef, celle des Orfèvres et Changeurs (Hausgenossen), des Vignerons et du Safran. Ces huit bourgeois se recrutaient parmi les commerçants, marchands et banquiers. En leur qualité de patriciens c'étaient des « oisifs » sans métier, vivant de leurs rentes ou des revenus de leurs campagnes. Depuis le commencement du XVe siècle ils n'avaient que quatre représentants dans le conseil faute de personnes capables ; depuis la fin du siècle ils ne comptaient que deux représentants et en 1542 on leur enlève toute participation au gouvernement de la Ville. [A. B.]

ACHTSINIT, Jean. Auteur du lied Ein Badenfa/irt guoter gsellen, où il célèbre et défend Zwingli et Zurich, à l'occasion de la Dispute de Baden de 1526 (voir Bàchtold, Niklaus Manuel, p. ccxiv-ccxv). Le nom A. n'est certainement pas un pseudonyme, comme l'admettent Bàchtold et Frida Humbel dans Quellen und Abhandl. zur schweiz. Reformationsgeschichle (U. Zwingli und sein Reformation im Spiegel der gleichzeitig., schweiz., volkstùml. Litteratur), mais bien un nom de famille réel. Une famille A. apparaît notamment dans le Zùrcher Glùckshafenrodel de 1504, indiquée comme habitant Bremgarten. F. H.]

ACHTZEHNER VOM RÙDEN (LES DIX-HUIT).

C'est ainsi que l'on appelait depuis la lettre de franchises de Waldmann, 1489-1498, les dix-huit représentants à vie des Constables (groupe du Conseil, composé de chevaliers et de bourgeois) dans le Grand Conseil de Zurich en opposition aux Douzeniers (les douze représentants de chaque corporation au Grand Conseil), également nommés à vie. Selon décision du Conseil, du 11 avril 1644, ils suivaient, sur le tableau des membres suspendu dans la salle du Conseil, les deux maîtres des Constables. Les réceptions parmi les Constables devaient se faire en présence des Constables et des Dix-huit réunis. L'accord, sanctionné par l'autorité le 23 janvier 1679, conclu entre la corporation noble, le « Stùbli » ou les seigneurs du Ruden d'une part et les membres bourgeois des Constables d'autre part, fixait que les Dix-huit devaient se composer de douze membres de la noblesse et de six membres de familles bourgeoises, mais que tous seraient élus par les conseillers des Petit et Grand Conseils des Constables et que deux des six membres du Petit Conseil seraient choisis par les Conseils et Bourgeois (c'est-à-dire par le Grand Conseil) dans l'ensemble des Dix-huit. L'institution et le nom des Dix-huit disparurent avec le changement de régime de 1798. — Voir Simler- Leu : Von dem Régiment der Eydgenossenschaft II, 1734, p. 443 note d. — David Wyss : Polit. Handbùchlein 1796. p. 54 s. — ZT 1907, p. 163-180. [F. Hegi.]

ACKER, im. Voir Im Acker.

ACKERET, AKERET et ACKRER. Ancienne famille de paysans, aujourd'hui encore florissante, des cantons de Zurich, Schaffhouse et Thurgovie, dont les membres se sont distingués aussi en d'autres domaines.

1. Ackeret, s'écrit Ackrer ou de différentes façons au XVe siècle. Vieille famille de paysans, originaire de Seuzach près "Winterthour où elle est encore florissante ; elle tire son nom de l'antique ferme disparue d'AcKERN (voir ce nom) sur le Lindberg. Les Ackrer de Seuzach possédèrent jusqu'en 1483 deux grands fiefs à Oberwinterthur. Le chroniqueur de Winterthour, Laur. Bosshart,

AGKERKNEGHT

ACkKIiMANN

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