‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 70 sur 329 · AIMON · texte numérisé non relu

AIMON

Dil

Saint-Sulpice 1500, prieur de Nyon 1512, il fut enfin élu en 1513 évêque de Genève par le chapitre, mais Rome ne ratifia pas l'élection. Il se \it dépossédé en 1536 de plusieurs de ses bénéfices et mourut l'année suivante, à 84 ans. après avoir légué ses biens à la ville de Berne. — AH S, 1919. n-2.

li. Evêques de Lausanne. — Ainmn (DE Cossonay), lils de .Iran II. sire de Cossonay, chanoine de Lausanne 13-28. 11111111111.'' évêque de Lausanne le 8 juin 1355, en op<position avec Thomas de Savoie, archevêque de Tarentaise. Ce fui un prélal très énergique qui résista à la main mise de la maison de Savoie sur le pays de Vaud. ('.'(•si ainsi qu'il s'opposa en 1356 à la nomination du comte Âmédée VI comme vicaire impérial dans son diocèse, codifia en 13li8 dans le « Plaid général » le droit coutumier de la \ille i\c Lausanne obtint en 1365 de l'empereur Charles IV (alors à Lausanne) la reconnaissance des droits régaliens de l'évêque sur le ronde de Vaud. 11 institua rn 1370 la confrérie des avocats i\c Lausanne dite i\r Saint-Nicolas. Il mourut le 6 mars 1375. — Aimon (de montfalcon), évêque de Lausanne (1491- 1518) * vers 1440, fils de Guillaume, seigneur de Flaccieu en Bugey. Aimon entra en religion chez les Bénédictins et fui à la tête de plusieurs prieurés de Savoie, entre autres relui de Ripaille. Mais, intelligent et habile, il fut appelé dès 1471 à la cour du duc de Savoie pour siéger dans son conseil, et en 1489 le roi de France, Charles VIII, le nomma aussi son conseiller. Il venait d'être nommé ahhé de Ha u ter et (Vaud) en 1489. lorsque, a la sollicitation du duc. le pape le nomma (16 mai 1491) évêque de Lausanne. Aimon fut l'un des plus grands prélats qui illustrèrent ce siège. 11 eut tout d'abord à rétablir la discipline dans son diocèse, promulgua des Constitutions synodales (1493), lit imprimer un Missel (1493). un Rituel (1500) et un Bréviaire lausannois (1509). On le voit veiller avec énergie sur 1rs mœurs du clergé ; il eut à se prononcer sur l'affaire Jetzer et des Dominicains de Renie (1508) et différentes affaires de sorcellerie. Il fonda le couvent de carmes de Sainte-Catherine du Jorat (1497) et celui des cordeliers de Morges (1497), contribua à l'élévation de la collégiale de Saint-Nicolas à Fribourg (1512). Il

Aimon de Montfalcon, d après un vitrail do l'église de Curtilles.

l'ut de 1197 à 1510 administrateur de Pévêché de Genève, travailla à rétablir la paix politique à Lausanne, compromise par les rigueurs de son prédécesseur, Benoît de

Montferrand, et il y réussit pleinement. Quoique sujet du duc de Savoie, il s'opposa à ses empiétements à Lau-

Annoiries d'Aimon de Montfalcon, d'après un relief au Musée National de Zurich.

saune. Mais bon serviteur, il fut à plusieurs reprises, de 1495 à 1509, son ambassadeur auprès des Ligues suisses, avec lesquelles il discuta longtemps du renouvellement de l'alliance avec la Savoie. Il fut encore, en 1507, ambassadeur du duc à la cour de France, au sujet d'approvisionnements de blé et d'affaires délicates concernant des pensions. Au retour, et en 1509, ce fut l'évêque de Lausanne qui alla à Lucerne auprès des Ligues suisses pour demander le renouvellement de l'alliance entre la France et les Confédérés. Il fut alors aux prises avec Mathieu Schinner, évêque de Sion. que l'on voit à la même époque intervenir à Rome pour imposer à Aimon un coadjuteurà sa dévotion, Nicolas de Diesbach. Ron évêque, liabile diplomate, Aimon était en outre un lettré, épris des arts de la Renaissance. On lui attribue des poésies, entre autres les vers qui décorent les peintures du château de Lausanne. Il fut le mécène du poète franc-comtois Antitus. Il restaura et agrandit le château épiscopal de Saint- Maire, où l'on voit encore de lui la « chambre de l'évêque >> et de très curieuses peintures, scènes de mœurs. Il aimait la musique, fit placer dans l'église de Curtilles un vitrail reproduisant son portrait, construisit à la cathédrale de Lausanne le grand portail de style renaissance et la chapelle des saints Martyrs Théhéens avec ses belles stalles. C'est là qu'il fut enterré, le 11 août 1517, au lendemain de sa mort. Aimon avait pour devise : Si qua fata si u mil. Cette devise etsesarmê.s: écartelé d'argent a l'aigle de sable, contre-écarlelé d'hermines et de gueules, se retrouvent à la cathédrale de Lausanne, au château et en d'innombrables endroits, jusqu'à Paris, au musée de Cluny, qui conserve un bran bahut lui ayant appartenu. — Schmidt et Gremaud : Histoire du diocèse de Lausanne, t. IL p. 116-127. 240-256. — Charrière : Dynastes de Cossonay, 112-116. — Reymond : Dignitaires de l'Eglise de Lausanne, 307, 389, 390 et une étude en préparation. [Maxime Reymond.]

C. Ecclésiastiques valalsans. Aimon de Briançon, vicomte de Tarentaise, fut nommé en 1053 par Humbert de Savoie, abbé-commendataire de Saint-Maurice. — B. de Montmelian : St. Maurice I. — Aimon DE Séchai., fils de Jean, de Tarentaise, prévôt du Grand-Saint-Bernard en 1374, reçut le titre de patriarche de Jérusalem pour avoir pris la défense des Arméniens contre les Turcs. Vers la même époque, il administrait le diocèse de Saint-

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