ALB1CIN
par Napoléon: il en lit un registre qui est conservé aux archives de s. Pedele de Milan. Comme architecte, il travailla à Milan, Vérone el Venise; en 1824 il s'établit à Gênes où il fil des constructions de Btyle classique; il dessina les maîtres autels en marbre des églisee d'Âgno (1829) et de Sonvico et le monument du duc de Lodl dans la villa Mel/.i sur le lac de CÔme. A Milan, il construisit la façade du palais du comte Paolo Faverna ; à Casalino Novarese, l'église: il lit de nombrem monuments funéraires, entre autres celui de Mgr Stanislao Faverna de l'église il Arconate. En 1824 il publia le volume in-folio Fregi del Foro traiano, contenanl des dessins rapportés de ses voyages à Rome, Naples el Pompeï. Il fut membre correspondant de plusieurs Académies et, avec Itominique Moglia, est considéré comme le père de la décoration italienne moderne. — 10. Fidèle, * à Bedano 1789, •]• Monza le 21 février 1832, peintre-décorateur. Elève de l'Académie de Venise sous Dorsato, il acquit une grande perfection dans le grotesque à la manière de Raphaël. En 1812, il se rend a Milan et y décore plusieurs palais ; il laisse aussi une salle de bains très richement décorée dans le palais royal de Mon/.a. — 11. CHARLES, capitaine en 179!) de la première compagnie du contingent de l'élite luganaise. Lors des troubles et des révoltes de 1799 contre l'Helvétique et contre la domination française en Suisse, Carlo fut envoyé avec sa compagnie en aide au gouvernement central. S'étant arrêté dans sa marche à Airolo. il est désarmé avec ses hommes par les gens d'Airolo et de Quinto et tinit par être consigné comme prisonnier aux troupes autrichiennes qui avaient envahi le Tessin. — 12. Giocondo, sculpteur contemporain, de Torricella. Il exposa deux œuvres à Zurich en 1883: 77 biricchino et la Melancolia. — 12. Giocondo, *à Bedano le 28 sept. 1870. architecte. Ilémigra en Argentine où, en 1893, il fut nommé premier architecte au bureau des travaux publics de Buenos-Ayres; f 1919. - BStor. 1884, 1888, 1893, 1P05. - Weiss : Die tessin. Landvogteien. — Lavizzari: Errcursioni. — Bianchi : Artisli Ticinesi. — Monti : AttilIL — Oldelli : Dizionario. — ALHK. — SKL. [D' Trbzzini.]
ALBERTOLLO, DE Bellinzone, cité en 1471 parmi les artistes qui travaillaient au Dôme de Milan. — Allgem. Lexikon. [D'T.]
ALBERTUS, monnaie d'or, simple et double, frappée vers 1620 par Albert, archiduc d'Autriche et duc de Bourgogne ; elle est tarifée le 11 mai 1620, dans les AS I. V, 2 p. 127. — Voir Schneider : Handworterbuch der gesamten Mùnzkunde, p. 15. [E. H.j
ALBERTUZ, doyen de Lucerne en 1168, fut le premier doyen authentique du chapitre des prêtres des Waldstiitten. [P. X. W.j
ALBEUVE (C. Fribourg, D. Gruyère. V. DGS). Com. politique et scolaire, paroisse. Aussi loin que l'on peut remonter dans l'histoire, le territoire d'Albeuve apparaît comme distinct du comté de Gruyère : peut-être estce une donation très ancienne faite par les comtes à l'évêque de Lausanne. Toujours est-il qu'au XIe siècle, Albeuve changea de propriétaire : Hugo, évêque de Lausanne, donna ce village, en même temps que Riaz et Crans (près Nyon) au chapitre de la cathédrale ; dans un acte de 1200, il est même spécifié qu'Albeuve appartenait uniquement au Chapitre et au prévôt : le doyen et l'évêque n'y avaient aucun droit. En 1291, nouveau changement de possesseur : par acte du 6 août de cette année, en effet, l'évêque Guillaume de C.hampvent céda au Chapitre son droit de patronage sur les églises de Pontareuse et d'Ependes, entre autres choses, et reçut en échange les droits que possédait le Chapitre et le prévôt sur les églises de Riaz et d'Albeuve, certains biens à Vuadens, ainsi que la forêt de Voucens (Bulle). — Après la conquête du Pays de Vaud par les Fribourgeois, en 1536, Albeuve, de même que Bulle, Riaz et la Roche, demeurèrent la possession de Fribourg qui, dès lors, se considérant comme successeur de l'évêque, se réserva le droit de procéder à la nomination des curés. Albeuve fit alors partie, non point du bailliage de Gruyère, mais bien de celui de Bulle, de même que les autres terres épiscopales mentionnées plus haut; en 1561, par exemple, on donna l'ordre au commissaire des extentes de faire des grosses particulières pour Albeuve et Bulle. La position excentrique d'Albeuve, au milieu des terres du comte de Gruyère,
n'alla pa^ sans susciter certaine embarras. En 1200, par exemple, eut lieu un arrangement entre les comU Chapitre de Lausanne, arrangement par lequel les comtes abandonnaient au chapitre leurs possessions a Albeuve et a Riaz. En 1237, nouvelle difficulté, entre Rodolphe III et le Chapitre, au sujet d'un certain nombre d'hommes relevant de celui-ci qui axaient épousé dee Gruyériennes du comté. Pour prévenir tout ennui clan- la suite, on décida que les femmes du comté qui épouseraient des sujets du chapitre, soit à Albeuve. soit ailleurs, appartiendraient a celui-ci, elles et leur postérité, et vice-versa En 1370, autre difficulté encore entre Rodolphe IV et l'évêque Ayinou de Cossonay, relative aux limites d'Albeuve : la question fut réglée par une sentence arbitrale.
Albeuve, Alba aqua dans tous les documents latins du moyen âge, devait être jadis un assez gros village. Le terrier de 1339, rédigé par le notaire Raymond Ronediei, mentionne un certain nombre de familles qui se sont presque toutes éteintes dans la suite : Tavernier, de la Charrery (actuellement Charriera), Darberg, Wadens, Riboley, Willy, de Cuves, Cugnieu, Bruclin, de Gex, Pappiod, Baud, Mermilliod, etc. Le 20 juillet 1876. pendant le tir fédéral de Lausanne, le village fut ravagé par un formidable incendie qui, en deux heures, brûla plus de 160 maisons, l'église, la cure avec les archives et les registres d'état civil. La paroisse d'Albeuve est très ancienne : elle existait déjà au XIe siècle ; probablement fut-elle détachée de celle de Bulle vers le X» siècle. L'église paroissiale a été reconstruite, et consacrée le 18 septembre 1883. En 1623, les frères Pierre et Antoine Beaud fondèrent la chapelle des Sciernes, où le vicaire d'Albeuve devait dire la messe trois fois par semaine en été et deux fois en hiver. — Dellion : Dictionnaire des paroisses I, p. sqq. [Paul .Khisc:hek."
ALBGAU (ALBEGAU, ALBIGOUVE. ALPE- GOVE). Ancien comté dans l'actuel Grand Duché de Bade, sur la rive droite du Rhin, limitrophe de l'Argovie. Il est mentionné pour la première fois en 781 et pour la dernière en 1120. Plusieurs comtes de l'Albgau furent en même temps seigneurs en Suisse. Ainsi Ulrich (780-804) fut aussi comte de Thurgovie ; Chadaloch (891) administra la Basse-Argovie ; Liutho (929) était comte du Zurichgau, 924-952, et avoué du chapitre de Zurich. D'autre part, on compte parmi les landgraves de l'Albgau, Rodolphe de Lenzbourg au XID siècle. — Voir G. Tumbult: Die Grafschaft des Albgaus (dans ZGOR nouv. série VII). — Rader, dans divers tomes de ZGOR. Sur d'autres Âlbgau souabes voir Stâlin : Wûrtt. Gesc/iic/ite I, 279 s. Le nom est d'origine incertaine ; Alb nom du Jura de Souabe et de plusieurs rivières ; voir Fôrstemann II ' 47. [F. W.l
ALBI (Blanc). A. Canton de Genève. Nom de plusieurs familles ayant vécu à Genève dès le XVe s., originaires de Saint-Gall, de Vaud, de Savoie. Divers membres de ces familles furent reçus bourgeois, quelques-uns remplirent des charges publiques. Pierre, syndic en 1376. — Voir Genève AE. — Covelle: LB. — Grivel : Liste chronologique des syndics. [H- d'A.1
B. Canton de Vaud. Nom de nombreuses familles vaudoises qui donnent à Lausanne des chevaliers et des chanoines au XIIe s., à Vevey le jurisconsulte Girard Albi au XV' s., à Aigle et Villeneuve, des curés d'Aigle, des chanoines de Saint-Maurice et de Sion ou Montjoux XIV' et XV" s. [MR.]
ALBI, ALBUS, Henri, de la famille des seigneurs de La Tour, possédait à Granges et environs de grandes propriétés. Il avait épxmsé Aymonde, fille du vidame Guillaume d'Anniviers. Dès le 1er décembre 1239, il paraît dans les documents en qualité de gentilhomme et dès le 17 juillet 1252 de chevalier de Granges. En politique, Albi joua un certain rôle. A plusieurs reprises il est nommé à côté des seigneurs du pays, de l'évêque de Sion et à la tête de la noblesse de la contrée; ainsi dans l'alliance conclue le 17 juillet 1252, par l'évêque Henri Ier de Rarogne avec Berne, dans les traités que le même évêque signa avec Pierre de Savoie les 5 septembre 1260 et 27 février 1265, etc. Il paraît pour la dernière fois dans les documents le 6 mars 1278. — Gfr. I et II. [t>. I]
ALBICINI (Fra Valeriano nA Forti) * à Forli 1753, f 1832, de la famille des marquis Albicini. Après une vie
ALBIEZ
ALBIS
aventureuse, il se retira en 1817 à l'ermitage de Saint- Rernardo, au-dessus de Comano, où il vécut saintement et dans la pénitence. Grand orateur, il tint, à partir de 1821, plusieurs missions au Tessin et en Italie. — BStor. 1893. — Rorrani : Ticino Sacro. — Monli : Atti 111. [D'T.l
ALBIEZ (Ai. bietz, Albutz), Pierre *à Faulenfûrstl787, de Tiefenhàusern (Forêt-Noire), lils de Michel et de Liberata lîurgerin. Son père, marchand de fer, vint se lixer à Fribourg vers la fin du XVIIIe siècle, où Pierre fut élevé. Ce dernier fut naturalisé FYibourgeois en 1826, bourgeois d'Ueberstorf. Pierre épousa la même année Suzanne-Anaïs-Célestine-Clémence Julian, de Nîmes. En 1806, il s'engagea au service de France ; en 1810, il fait la campagne d'Espagne, où sa bravoure lui vaut les galons de sergent-major; puis il fait la campagne de Russie, il est blessé à Polptsk. 1815, sous-lieutenant des voltigeurs à Fribourg ; 1821. à Foix, capitaine-adjudanl-major dans le régiment de Steiger ; en 1828, créé chevalier de la Légion d'honneur et chevalier de St-Louis ; 1831. à Nîmes. Après son licenciement, il revint à Fribourg: 1837, il fait partie du Conseil de guerre, lieutenant-colonel, commandant de gendarmerie ; 1845, adjoint de l'inspecteur général des troupes cantonales, instructeur en chef de l'infanterie fribourgeoise. En 1847, s'étant distingué au service du gouvernement conservateur, il fut destitué par les radicaux. Albiez mourut le 25 mai 1852. Il a publié: Extrait du règlement sur le service des troupes dans les places et en campagne, à l'usage des officiers... et caporaux d'infanterie, Paris 1825. — Voir aux AE de Fribourg. Doss. individuels A, Albiez ; Tobie de Raemy : Recueil de généalogies, pi. 23. — H. de Schaller: Histoire des troupes suisses au service, de France, p. 305-421 dans ASHF III. — A. Maag : Gescli. der Schweizer. Truppen infranz. Diensten, p. 82, 304,814. — Catalogue de laBibl. économique de Fribourg, p. 69. — Gazette de Fribourg 1852, nn 64. — Le Narrateur fribourgeois, 185"*, n° 65 — Annuaire officiel du Canton de Fribowg, 1838 et s. [R.kmy.]
ALBIN, Apollinaire, conseiller d'état et médecin de la cour de Russie, 1773-1830. Fils de parents pauvres, originaire de Tersnaus dans le Val de Lugnez, le jeune garçon, fort doué, eut à surmonter les plus grandes difficultés avant de pouvoir entrer à l'école du couvent de Pfàfers et d'être reçu, en qualité de futur curé, dans l'Alumneum grison à Dillingen. Cependant une aversion intime pour la théologie et une maladie de poitrine l'obligèrent à abandonner ses études. Une tante riche et deux Messieurs von Rlumenthal, d'Obercastels, s'intéressèrent à lui et lui avancèrent l'argent nécessaire aux études de médecine. A Vienne, il fut bientôt l'élève favori du célèbre Pierre Frank qui put abandonner à cet étudiant consciencieux et intelligent, durant la dernière année de ses études, une partie de son activité policlinique. Ayant obtenu quelques guérisons remarquables parmi des patients de la haute noblesse, le prince russe WolUonsky, qu'il avait soigné, l'engagea comme médecin personnel. A Moscou où il avait suivi le prince, il se fit bientôt une grande clientèle et devint plus tard médecin du prince Galizin à Pétrograde. Introduit par ce dernier dans le monde de la cour, il se vit confier plusieurs missions importantes par l'Empereur Alexandre Ie1 qui pour lui témoigner sa reconnaissance, le nomma Conseiller d'Etat et médecin de la cour. Durantrhiverl812-18l3, Albin soigna des milliers de blessés russes et français dans les hôpitaux de Moscou. En 1829 il voulut rentrer avec sa famille dans ss patrie pour y passer les dernières années de son existence. Mais en 1830 le choléra éclata à Moscou et l'empereur lui confia la direction de trois des hôpitaux les plus importants de la ville. En octobre, le mal l'atteignit aussi et l'emporta en quelques heures. — Voir A. Sprecher: Gesch. der Republ. der Drei Bùnden II, p. 492-93. [L. J ]
ALBINEN iC. Valais, D. Loèche. V. DGSL Com. politique comprenant les hameaux de Tschinjeren, Rulies, Cudry. Planedry, lîoruri, Dorben, Dieten et Zerdalen. Cité en 1264 Arbignon, en I336 Albignon (Gfr.ll), c'était peut-être un domaine des nobles d'Arbignon (voir ce nom). Les hameaux et les terres portent presque tous des noms romans ; la langue allemande n'a pas dû être employée à Albinen avant le XVe siècle. Albi-
nen appartenait à la paroisse de Loèche jusqu'en 1737, et construisit son église en 1739. Habitants : 1798, 226 ; 1910, 359. Les registres de paroisse datent de 1853 (?).
— Voir J. Zimmerli: Die Sprachgrenze im Wallis, Râle 1899. [L. Mk.1
ALBINEUS. VoirAUBIGNÉ.
ALBINI, Joachim (JACQUES), abbé d'Engelberg de 1694-1724, était fils d'un maçon du Maienthal, un « homme corpulent et puissant », selon le chroniqueur Riinti du Nidwald. Il ne s'agit pas du Maienthal du canton d'Uri, mais du val Maggia dans le Tessin, où, dans cet îlot linguistique allemand qu'est le village de Rosco, se trouve encore la maison paternelle d'Albini. Ses parents sont Jean et Anna im Herd. Le père habitait vers 1685 à Einsiedeln, probablement retiré des affaires ; cependant, il s'occupait beaucoup à celte époque de l'expédition de reliques des catacombes, de Rome à Engelberg, FYauenfeld et à Rosco son village natal. Son lils, le futur abbé Joachim, naquit le 22 mai 1666 ; en 1687 il est moine à Engelberg, 1690 prêtre et en 1694, étant le plus jeune des prêtres, il devint abbé. Il est rangé parmi les plus capables des abbés qui ont dirigé cette maison religieuse, tant pour les soins qu'il apporta au progrès de la vie spirituelle que pour son intelligence dans l'administration. Il brilla au milieu de ses frères par sa vie ascétique, fut pour eux un exemple et devint, selon le témoignage de son contemporain, le P. Ildefonse Straumeyer, l'abbé « en toute chose et de tous ». Il encouragea les études et les recherches scientifiques par l'achat pour la bibliothèque d'ouvrages nombreux qu'il munit de son ex-libris, il orna la sacristie de pièces d'orfèvrerie de valeur qui ont été conservées pour la plupart. En qualité d'économe, il continua avec l'Italie le commerce assez important de bétail et de fromage, pratiqué par ses prédécesseurs. Son compatriote Rrunnez, de Rosco. lui servait de secrétaire-correspondant et le maître-fromager Christian Cattonich ou Cattani, originaire de Tavetsch (Grisons), à Engelberg, était chargé des expéditions. L'abbé Joachim projeta la reconstruction totale du couvent d'Engelberg. composé de constructions de tous les siècles, et éleva dans ce but en 1722 le gros bâtiment servant à l'économie rurale qui limite la cour du monastère au Sud et à l'Ouest ; il devait servir d'habitation à la famille religieuse durant la période des travaux. Cependant l'abbé ne devait pas pouvoir mettre ses projets à exécution ; il mourut le 11 juillet 1724 après une activité administrative de trente années. Mais il avait posé les bases financières pour la reconstruction du monastère actuel qui se fit après l'incendie de 1729. Joachim lit don à l'église paroissiale de Rosco du corps de saint Théodore, martyr, et de nombreux objets de valeur. Les armoiries d'Albini portent un lion issant avec un R entre les pattes. Une grille de fer avec ces armes doit se trouver à Genève. Le portrait à l'huile de Joachim se voit dans la salle de réception du couvent. Son successeur, Emmanuel Crivelli, paya, en février 1739, 133 florins au lieutenant et peintre François-Jean auf der Maur, de Schwyz, pour ce portrait et d'autres peintures ; il reçut ensuite en don gratuit du « fils du peintre Thuring», un second portrait de Joachim, peut-être une copie du premier. — Voir Album Engelbergense, 1882.
— R.Durrer, dans liahn : Slatistil; schweiz. Kunsldenkmuler : Unterwalden. — E. A. Stùckelberg : Geschichte der Religuien in der Schweiz, 1902. - Regesten 1145-1 157, 1158, 1162, 1166 et 1168. — Dr P. Ignaz Hess: Der Kloslerbau in Engelberg (Jubilàumsgabe, 1914). — Rorrani : Ticino sacro. — Oldelli : Dizionario. — Monti : Atti jy (P. ignaz Hess.-]
ALBINNA, ALBUNA, etc. Nom primitif, d'origine celtique, de la rivière et de la ville d'Aubonne (Vaud). Voir AUBONNE. Cité dès le Xe siècle [M. H.]
ALBINUS. Nom latin de Nicolas VVyss (voir Journal de Rullinger, éd. Egli. p. 41). [V.H.]
ALBIS (latin MONS ALBIS) (C. Zurich. V. DGS). Chaîne de montagne comprenant jadis l'Uetliberg; la partie nord porte lesnomsdeAlbishof, Albis (gûtli)et Albisrieden, tandis que l'on réserve aujourd'hui plus spécialement letlOm d'Albis pour l'extrémité sud de la chaîne : le passage de l'Albis et le territoire et les fermes qui s'étendent de là jusqu'aux gorges de la Sihl. Le nom est probablement
ALBIS
d'une manière quelconque en rapport avec Alpi's : mhd. albe(ahd. alpa), en allemand suisse encore prononcé en partie avec b, aussi bavarois Alt/'n, Alm «alpage, alpe comparer aussi Atbinen. nom d'un haut village de montagne dans le Valais ; un mot alh «montagne, hauteur est probablement d'origine pré-indogermanique et est répandu comme noms d'endroits dans l'Kurope occidentale : Albion, irlandais Alba, Kcosse, italique Alba; noms de villes situées à une grande altitude, Albumus, montagne dans la Lucanie ; en nhd. la signification de montagne est encore conservée dans la a raulie Alb d, avec le son primitif; voir Weigand : Deutsches U'H • p. 43 b. - A. Walde: l.atein. etym. WB* 1**10, p. 23, '28, sous allais, Alpes. C. Tiirst écrit Aipis dans sa
ALBIS
nos jours. Ainsi le hameau de Medikon (Stallrkon) ne compte plus qu'une maison d'habitation ; les métairies Schnabelberg et Jâger (Langnau) étaient déjà déserte! au X VIII" s. La vigne que l'on trouvait encore au milieu du XVIII1 s. à l'nter-Albis, à 000 m. d'altitude, a diminué du liane Sud-Est de l'Albis ces derniers temps. — Voir aussi Ebel : Anli'itujtg die Schweit tu bereiten, Il 1809, p. i'i- 28. Le passage de l'Albis, point stratégique souvent mentionné dans I histoire militaire, a été occupé en 1799, entre les deux batailles de Zurich, par le général Masséna (\>. Becker: Die i.Schlacht bei Zurich, p. 84). Il existe, du cartographe H.-C. G\ger, uni' jolie petite carte de l'Albis, du XVII«s., avec les armoiries du bailliage de Knonau (AE Zurich, 11.1152). — Voir Ed. Attenhofer: Albisbriefe,i8S0,
La]chaine de 1 Albis. Reproduction d'une partie de la carte Murer de 1566 (Bibliothèque Nationale).
Descriplio de situ Confœderaiorum \<JSG VI) ; Albisi, dans Geographus Ravennensis IV 26; 820, mons Albis ; 853, nions qui Albis vocal ur. Sur la crête de l'Albis il y avait trois châteaux-forts : 1. l'Uetliburg, refuge préhistorique et poste de garde romain ; au moyen âge château des barons de Regensberg, détruit en 1267 ou 1268. —2. Iîaldern, château impérial et de bailli royal. Suivant la tradition, il aurait aussi été détruit dans le combat contre les Regensberg. Le château élevé et solide que cite Vitoduran sur l'Albis près Zurich (Castrum excelsnm et firmum in monte dicta Albis prope Thuregutn) doit être plutôt l'Uetliburg. — Voir Turicensia 1891, p. 32. — 3. La Schnabelburg, propriété des barons von Eschenbach-Schnabelburg, fut détruite en 1309 par les ducs d'Autriche (Z7M894,' p. 128). Sur le versant Est de la montagne se trouvaient les châteaux de Friesenberg et Manegg ainsi que le petit couvent de femmes deMarienberg ; sur le versant Ouest, le château des barons de Sellenbùren. Suivant A. Schoch : Beitrâge zur Siedelungs- u. Wirtschaftsgeographie des Zûrichseegebietes (1917), les établissements les plus élevés sur l'Albis et le nombre de leurs habitants ont diminué ou même disparu de 1634 à
tirage à part du Stadtbote (avec de courtes notices géographiques et historiques sur l'Albis). — (îoltlich Binder : Der Uetliberg u .die AlbiskelteA&xt'c cartel dans OrellFussli's Wanderbilder n« 339-340. - [H.Weber]; Der Albis. Ein Gedicht in Hexametern. Zurich, 1842. — J.-C. Heer: Bilder vom A Uns, 1897. — 2 panoramas par H. Keller ( 18(i9i et M. Hùni(1902); voir Bibliogr. Landeskunde !l a. p. 479. La section Am Albis du C. A. S. fut fondée en 1897, comprenant des membres 'du district d'All'oltern. [F- Hbgi.]
ALBIS (C. Zurich. V. DGS). Hameaux et fermes. I. Hinter-, MiTTLER-et Ober-Albis ou Bkitieu-Alhis, de la Com. llausen. II. Unter-, OfiER-et Hintkr-Albis, et l'ancienne Com. civile Albis, de la Com. Langnau.
I. Ces fermes s'appelaient autrefois Haïti, isrerg, désignation qui se rencontre encore dans la carte du canton de Keller, de 1831 (Ober- et Cnter-Rattlisberg). En 1189, le pape Clément III confirma au couvent de Mûri la possession du domaine Ratolfesperc. En 1255 les habitants de la montagne Ratlielsperc reçurent l'ordre d'assister aux trois grandes fêtes de leur église-mère à Baar, mais d'aller au culte au couvent de Cappel. En 1260, l'abbaye de Mûri remit en fief héréditaire ses possessions
ALBIS
ALBIS
loi
dites Ratholtsperck à l'abbé de Cappel et les serfs qui en dépendaient, parmi lesquels les intendants de Ratolsperch, au couvent de C.appel. Sept ans plus tard, les nobles de
Vue du Mont Albis d'après un dessin de Fr. Schmied, gravé par Siegfried (Bibliothèque centrale, Zurich).
Schnabelburg vendirent aussi à Cappel l'avouerie de leurs possessions sur la montagne dite Ratolsperch ; la dîme de ces terres passa à l'Abbaye en 1288. Le nom de Rruderalbis fut porté du XVIe au XIXe s. par les fermes de Ober- et Unter-Battlisberg à cause de la famille Bruder (Bullinger : Reform.-Gesch. I p. 279). Sur la carte de Gyger, 1667, le nom de Bruderalbis se trouve entre les deux fermes.
II. Dans la banlieue de Langnau se trouvent les hameaux de Unter-, Ober- et Hinter-Albis sur la voûte de l'Ai bis. Jusqu'au milieu du XIXe s., il existait une commune civile Albis. Les tables de population 1634-1910 des 3 hameaux se trouvent dans A. Schoch : Beilrâge... des Zùrichseegebietes, Tableau VII.
Le haut du passage, où se trouve l'ancienne auberge du Cerf à côté de la nouvelle zum Windegg, s'appelait zur Buchen déjà au XVe s. (Brennwaldclir. II, p. 85 et cartes de Murer et de Gyger). Après la bataille de Cappel, les Zuricois se réunirent sur l' Albis à zur •Buchen, y reçurent .des renforts, mais se retirèrent sur Bremgarten (Bullinger : Reform.-Gesch. III, p. 104). — En juillet 1799, le général Masséna avait là ses quartiers (vue de l'auberge dans ZWChr 1901, p. 320). Il y avait déjà en 1547 un établissement de bains sur l'Albis ; en 1643 une société de tir, qui comptait 127 membres en 1708, y fut fondée. Le pasteur de Thalwil devait tenir le catéchisme sur l'Albis avant la construction de l'église de Langnau ; il recevait un cheval pour cela.
La veuve du colonel von Escher-von Meiss construisit en 1871 une villa entre Ober- et Mittler-Albis, dont sa tille, le délicat poète Nanny von Escher, fit le rendezvous des amis de la littérature et de l'histoire (ZWChr. 1908, p. 294-295 avec vue). Ses recueils de poésies, Gedichle. Frauenfeld, 1895, et Meine Freunde, Zurich, 1917, contiennent plusieurs morceaux se rapportant à l'Albis. Un monument commémoratif des batailles de Zurich de 1799, le F ranzosenbriinneli , a été érigé entre Mittler- et Unter-AlbislAttenhofer: Albisbriefe, p. 30). [F- Hegi.]
ALBIS (ROUTE ET COL) (C. Zurich. Voir DGS). Deux routes conduisent sur la chaîne de l'Albis, l'une, autrefois peu connue, de Albisrieden à liirmensdorf par l'Unter-Albis ; l'autre, d'Adliswil à Hausen ou Knonau. Toutes deux relient Zurich à Zouget ont joué un rôle dans différentes guerres : dans l'ancienne guerre de Zurich (Chroniques de Friïnd et Edlibach); dans celle de Cappel (Bullinger : Reforniationsgesch.) et dans les batailles de Zurich de 1799 (\V. Meyer: Die 1. u. die 2. Schlacht bei
Zurich. — L. Hennequin : Zurich. Masséna en Suisse). Par suite de l'ouverture des lignes de chemin de fer Zurich-A(Toltern-Zoug(1864)etZurich-Thalwil-Zoug (1897), le trafic a considérablement diminué sur ces routes. Par contre, les chemins de piétons, de l'auberge de Baldern dans la vallée de Stalhkon, et par la Schnabellùcke sous la Schnabelburg, sont très fréquentés depuis longtemps. L'ancienne route de l'Albis était jusqu'au XIXe s. très mauvaise, étroite et dangereuse pour les voitures. Des éboulements et les pluies l'endommagèrent ou la détruisirent à plusieurs reprises. Déjà en 1492, les abbés de Cappel et Mûri ainsi que les habitants de la région furent invités à rétablir le chemin dévasté par l'eau. Après une amélioration en 1651, la route fut reconstruite en 1744 et 1757-58 ; les communes du bailliage de Knonau durent contribuer aux frais. La route eut dès lors son propre inspecteur et fut rendue carrossable.
A la place de cette ancienne route, on en construisit une nouvelle en 1835-38, conduisant en de nombreux contours par le col de l'Albis, de Wollishofen à Riedmatt, mais non plusàTûrlen. Depuis juin 1837, la poste de Brunnen utilisa cette route; en 1846, celle de Lucerne passait de jour par l'Albis et de nuit par Horgen. Ce service postal prit fin à l'ouverture du chemin de fer d'Affoltern en 1864 (Mem. Tig. I-IV. — AE Zurich, Akten V). Dans ces dernières années, le chemin longeant la crête de l'Albis. depuis l'Uetliberg au col de l'Albis par l'auberge Felsenegg (ZWChr. 1908, p. 130 s.) a été rendu carrossable. [F. Hec;i et E. Stauber.]
ALBIS, Christian, artiste-peintre et membre de la Lux-» und Loyenbruderscliaft à Zurich aux environs de 1520. ■- ASA 5, p. 17 et SKL. [F. H.]
ALBIS, d'. Famille originaire de Milbau en Auvergne (France), qui se fixa au pays de Vaud au XVIII1' siècle et acquit la bourgeoisie de Pully. Armes: d'azur à un cygne d'argent surmonté d'un croissant accompagné de deux étoiles d'argent. [M. R.]
ALBIS, von. Nom de familles à Rheinau, Aarau et Zurich. A. — 1. Ecelolfus, témoin à Bendlikon en 1167 ; fait partie de la suite des barons von Eschenbach et Schwarzenberg. sans doute en qualité de ministérial (HZ I, n- 319). — 2. Jean de Albis, Alwis, Alben, Albizze, ministérial des Regensberg depuis 1271, fut vendu avec sa femme en 1294 au comte Rodolphe de Habsbourg en qualité de gentilhomme dépendant du château de Balm, près Rheinau. Il avait reçu des barons de Regensberg, pour dot de sa femme, la dîme d'église de Ege à Esslingen. D'après les rôles, détenteur de biens hypothéqués par les Habsbourg, à Egg, Liebenberg et Oetwil (UZ IV et VI. — Habsburger Urbar II), f avant 1306 sans enfants. D'après le rentier du couvent, de 1330 environ, les von Albis possédaient aussi un fief noble à Rheinau. — 3. Fritschi ou Frédéric, bourgeois d'Aarau en 1329, f avant 1360. Il scelle en 1343, en qualité d'arbitre, avec un sceau portant une roue de moulin. Il laissa deux enfants, Jean et Anna, qui devint la femme de Henri .Eppli, de Zurich (voir ce nom et aussi concernant Jean 1370, US).
B. — 1. Ulrich, ab ou von Albis, frère lai au couvent de Wettingen de 1248 à 1267, ne paraît pas identique à Ulrich de Schnabelburg, de Sceau de Frédéric von Albis même frère lai à Wettingen (23 irvr. 1343) (Dont. Willi : Album Wef-
ALmswtr.YN
AUWSIIOCIIWACHT
lingenne, 189-2, p, (i ci 8. — Dora. Willi: Dai Zittenien ser-Stift Wetttngen-Mehrerau, p. 61). — De la famille
Al> Albis on AIIhm'i citée depuis 1293 à lleisch et à Mail
mu .un Allii^. à laquelle se rattache peut-être Frédéric von Alhis, mentionnons — 2. Kini, lils de llans, qui recul en 1399, du couvent de Cappel, le Bef » rouge» à Heisch. — 3. Nicolas, son frère (?) et — 4. Ha.vs, de llausen, tous deux meuniers sur la Sild, près Zurich, furent reçus bourgeois de cette ville en 1401 et 1423. — Merz .Wappenbuch der Stadt Aarau, p. 325. — UZ VI et VII. — AK Zurich, Auigeschied. Ûrk. Cappel. — Burgerbuch I. — Voir aussi Albisser. [P. Hbgi.]
ALBISBRUNN (C. Zurich, I). Alloltern, Cum. Hausen. Voir DGS). Etablissement hydrolhérapique sur un plateau au pied de l'Albis, entre les villages de Hausen et Ebertswil, le plus ancien de la Suisse, fonde en 1839 par le II' Wilhelm Brunner de Winterthour, etdirigé par lui pendant 44 ans. La maison fut construite en 1839-40 et agrandie aux deux ailes en 1842. Le prospectus de 1814.
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Albishrunn, d'après une reproduction d'un tableau de S. Brunner, pravé par H. Huber.
parole D' Brunner, donne une description du traitement a l'eau froide, mais bientôt l'institut pratiqua aussi les autres méthodes hydrothérapiques. En 1843, il comptait déjà 143 baigneurs ; dans les années suivantes, le peintre Alexandre Calame, et depuis 1851, Richard Wagner, vinrent s'y reposer. — Voir Basler Nachrichten du 3 juin 1885, suppl. au n° 129. — Henri Nàgeli : Gedichle u. Erinnerungen... iïber das Kurleben in Albishrunn, Zurich, 1842. — F. Vogel : Denkvmrdigk. Stadl u. Landsch. Zurich [, p. 45. — l)1 E. Paravicini (médecin et propriétaire de l'établissement depuis 1884) : Die Wasserheilanslalt Albisbrvnn, 1886. — Julius Studer: Albishrunn, eine Gesch. Skizze, dans NZZ 1889, n° 207 et 212. - ZWChr. 1901, p. 167. [F. H. et a M.l
ALBISETTI, famille anciennement à Balerna, qui paraît vers. ItiOO ; aujourd'hui il en existe deux brandies, dont l'une à Novazzano et l'autre à Magliasina. On dit que cette famille descend de la famille des Albi/zi du Génois et du Niçois. Par les mariages, elle est alliée aux nobles Vittadini de Milan ; en effet, un Joseph Albisetti épousa une Hovida, descendante des nobles Vittadini et cousine de Carlo Cattaneo. Dans la maison qui appartient aujourd'hui aux Albisetti alla Brusata de Novazzano, naquit en 1634 le célèbre architecte Carlo Fontana. — 1. Joseph, de la Magliasina, curé de Muzzano, député au Grand Conseil de 1808-1813. - 2. Joseph, Cils de Pierre et d'Angela Fontana, * en 1784 à Brusata de Novazzano, f en 1881. C'est
lin ipii g'allia aui \ iltadmi de Milan en épousant Rovida. — 3. Fb wi ois, de Ponte-Tresa, député de la Magliasina au Grand Conseil, de 1803 à 1808. et de 1813 à 1815. 4 Charles, fils du n° 2, *à Novazzano en 1833. major des troupes tessinoiBes en 1872; député au Grand Conseil de 1877 à 1885, de 1893-94 et de 1897 à 1902, f en 1908. — 5. Natale, sculpteur contemporain, de Stabio, s'établit à Paris. Les quatre statues de la façade centrale de l Ecole Polytechnique de Zurich Boni de lui. Il exposa régulièrement au salon de Paris de 1890 i 1893 et de 1897 à 1899. A l'Exposition universelle de 1900, il exposa le groupe Mehhilial et son fils. Membre de la Commission fédérale des Beaux-Arts i n IMiT et de la Société tessinoisedes Beaux-Arts. —6. Pierre, de Novazzano, fils du n" 2. De 1885 à 1892. représentant de Chiasso au Grand Conseil : en 1892, membre de la deuxième constituante lessinoise. Capitaine et syndic de Novazzano pendant 27 ans, f 1909. — 7. Charles, peliitils du n" 2 et cousin du suivant, * à Novazzano en 1878 ; inspecteur cantonal des forêts et major d'étatmajor général depuis 1917; depuis 1919 commandant du bataillon 95. — 8. JOSEPH, lils deTrifones. orfèvre encore vivant, de Novazzano, * le 14 mai 18811: directeur de police à Lugano, commandant-major du bataillon de landwehr 175 depuis le 31 déc. 1916. — Voir Allgem. Lexikon. — BStor.
1897.— Dotta : / Ticinesi. —
SKL. D>TlU!ZZIM"
AL.BIS-GJEU (-GEUW).
Circonscription judiciaire prévue dans l'ordonnance de 1761, comprenant la seigneurie de Knonau, les bailliages de Wettswil. Birmensdorf et Wiedikon (et le soi-disant Kreuel de la commune d'Albisrieden et les juridictions de Binglikon et Uitikon avec Niederurdorf qui dépendaient des tribunaux de Zurich). — Voir Rathschreiber- und Schuldenbott -Ordnung de 1761, p. 177-197. avec la liste de toutes les localités qui en dépendaient. [ K II.]
ALBISGÛTLI (C. Zurich, D. et Com. Zurich, jusqu'en 1892 Com. Wiedikon.
Voir DGS). Vieille auberge et place de tir au pied de l'Uetliberg, qui exactement s'appelle Unler (demi Albis, ou plus simplement im Albis. En 1272. l'abbesse de Zurich vend à Hugues Milcheli une terre à Sihlfeld Unler (dem) Albis, et à Honrein (UZ IV, n» 1479). Cet Albis à Wiedikon se divisa en deux parties, séparées par le ruisseau qui descend de Kolbenhof: Grossalbis au Sud-Est, et Kleinalbis au Nord-Ouest. (Vôgelin : Ailes Ziiricb II, p. 694 et carte de 1650 environ. — K. Escher : Chronik <ler ehem. Gem. Wiedikon u. Axissersihl, p. 112). L'auberge d'Albisgûtli a donné son nom aux installations de tir, qui furent érigées en 1897-98 à Grossalbis par la société de tir de la ville de Zurich. Ces installations furent inaugurées par un tir cantonal, du 12-21 juin 1898. (Voir Fritz Marti: Die SchûtzengeselU srhaft der Siadt Zurich. 1898, p. 95-101. - Bichard Kuder : Die Festbauten auf dem Albisgûtli dans Eidgen. Schù Izenfestzeitung 1907, n° 1, avec vues et plan. — ZWChr. 1899. n« 28 et 30: 1907, n°* 27-30; 1911, p. 466). Pour le tir fédéral de 1907. on construisit la ligne de tramways Albisgûtlibahn, qui ne fit pas ses affaires, et fut exploitée dès l'origine par les tramways de la ville. — Voir l'art. KNABENSCHIESSEN. [F. Hboi. 1
ALBISHOCHWACHT « sur le Schnabelberg ». Le Défensional de Daller de 1620 prescrivait d'établir un poste de veilleur sur le Burglenstutz de la chaîne de l'Albis. Il fut érigé sur le Schnabelberg, au Nord-Ouest de l'an-
ALBISHOF
ALBISRIEDEN
cien château de Schnabelburg, au point de 880 m. Construit en bois, il brûla en 1664, dans l'affaire Wigoltingen et fut remplacé par un édifice de pierre. 11 résulte de l'inspection de 1689 que le veilleur devait être pris dans la paroisse de Hausen. dans celle de Rifferswil et dans la garde de Langnau. A la place du poste de veille qui fut vendu par l'Etat en 1856, on a érigé en 1873 un pavillon encore existant. {ZWChr 1901, p. 320). — Voir G.-J. Peter: Zur Gesch. des tùrcher. Wehrwesens im XVII. Jakrh., avec supplément: Hochtuachtenkarte, de H. -G. Gyger, de 1643. Panorama de Keller 1809 (Ebel : Anleitung /). [F. Hegi.]
ALBISHOF (G. Zurich, D. et Com. Zurich, mais jusqu'en 1893 Com. VViedikon). Sur la route de l'Uetliberg, à l'Ouest de Albisgarten, existe depuis 1850 une fabrique de briques qui possède des succursales à Giesshùbel et Heuried et qui, pendant ces 20 ou 30 dernières années, a beaucoup contribué au développement des constructions dans la ville de Zurich. En 1871, fut fondée aussi à Albishof la fabrique de poterie Rodmer. — Voir K. Escher :
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Le nouveau stand d'Albisgutli, ouvert en juin 1S9S l Schut zenfestzeitung 11)01 1
Chronik der ehem. Cent. Wiedikon u. Aussersihl, p. 104. — Comptes-rendus imprimés. [F. H ]
ALBISRIEDEN (G. et D. Zurich. Voir DGS). Com. politique et scolaire et ancienne com.
civile avec corporation de forêt, paroisse depuis 1866, école secondaire depuis 1902. Armoiries: d'azur à la croix pattée de gueules. En 1836, la Société des antiquaires de Zurich a mis à jour, sur l'ancienne place du gibet, un groupe de bâtiments romains, dont une villa avec son hypocauste en ruines, et une foule d'objets parmi lesquels des tuiles avec l'empreinte D. S. P. D'après les monnaies trouvées, l'établissement a dû être occupé jusqu'à Constantin, puis quitté subitement et réduit en cendres. (MAGZ X, p. 83, n« 346-348 et XV. 3, p.82.-Heierli : Vrgesch. der Schweiz, p. B40).
Albisrieden s'appelait à l'origine seulement Rieden (820 Rieda, Riete, 1225 Riedirn, 1255 Riedin, 1256 Rieile»'. 1271 Riedin prope Albis, 1275 Rieden pro/>e montent AlbisJ; nommé Rieden am Albis pour le distinguer des villages d'Oberrieden et Rieden ennet der Glatt, près de W'allisellen ; du ahd. (h)riol « marécages » (entre Aibisrieden et la Liminat se trouvent encore aujourd'hui des marais), el non du ahd. riod « essartage s ; voir SI VI, 1735 milieu. Il apparaît pour la première fois dans le Rotulus du Grossmûnster de Zurich (IX1 s.) comme villula Rieda en possession du chapitre de Zurich ( UZ I. n° 37). C'était presque entièrement une seigneurie foncière du chapitre avec de nombreux serfs; c'est pourquoi elle prit les mêmes armes que celui-ci. En 1264 apparaît la première mention certaine d'un maire d'Albisrieden, Rùdiger. Il avait remis ses fiefs au chapitre sous
condition de célébrer son anniversaire et ceux de ses parents et d'ajouter dans les chants d'église VExuperanlius (voir ce nomi aux deux anciens patrons zuricois (UZ III, n° 1255). 11 y avait d'autres propriétaires de moindre importance à Albisrieden : l'abbaye d'Engelberg, les couvents de femmes d'Œtenbach et de Selnau, etplus tard l'hôpital de Zurich. (Hoppeler : SSR Zurich I. 1, p. 108-1 Ml. Albisrieden appartenait à l'origine à une grande association de « marke», celle de Zurich ('?); en 1566 il sépara ses pâturages de ceux de Wiedikon avec lesquels il formait jusqu'alors une indivision où la corporation des bouchers de Zurich avait part (SSR 1. c. p. 147). Le plus ancien rôle coutumier date de 1346; il est en latin tandis que le texte allemand est du XV' s. ; il a été renouvelé en 1562 et 1651 {SSR). Nous sommes peu renseignés sur le bailliage d'Albisrieden. Au X« s. apparaît bien comme tel un Azilinus (UZ I. n" 190), mais il était probablement sous-bailli. Le bailliage passa ensuite aux Zahringen qui le remirent peut-être en fief aux Schnabelburg; ces derniers ne le possédaient en lief impérial que depuis 1218, puis il devint arrière-lief de la famille des chevaliers Mûlner de Zurich. En 1255 Jacob Mûlner vendit le bailliage au chapitre de Zurich, qui le reçut en lief la même année du roi Guillaume (UZ I n° 429, III n°940 et 1199). En 1526, le chapitre remit la haute et basse justice d'Albisrieden à Zurich qui depuis 1366 au moins y avait des bourgeois externes (Ziircher Steuerbûàher I, p. 102). Zurich attribua Albisrieden au haut bailliage de Wiedikon, mais les revenus fonciers et les dîmes restèrent au chapitre. Après 1798, il lit partie du district de Zurich, puis de 1803-1814 de celui de llorgen et à partir de 1814 de nouveau de celui de Zurich. Pour ce qui concerne le gibet, voir Vôgelin : Al 1rs Zurich II. p. 642.'
Albisrieden possédait déjà eu