‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 75 sur 329 · ALBERT · texte numérisé non relu

ALBERT

ÀLRERT1

ALBERT VI, duc d'Autriche, * 1418 à Vienne, deuxième lils d'Ernest dit de fer, le fondateur des llabsbourg-Styrie, et de sa seconde femme Cimburgis ou Cimbarka, lllle du due Ziemoviis de Mazovie. Son frère aîné était Frédéric V, plus tard roi sous le nom de Frédéric 111. Ambitieux et violent, Albert ne se contentait pas de la condition inférieure que lui faisait le traité du 13 mai i486 et obligea sou frère à lui faire des concessions continuelles. Ainsi, il obtint le 5 août 1439, au nom de son cousin Sigismond, lils de Frédéric «à la poche vide», la régence de l'Autriche antérieure, en 1443, l'administration de ces mêmes terres, et en 1446, îles pouvoirs identiques à ceux qu'exerçait le duc Sigismond au ïirol. C'est pendant son règne qu'eut lieu la guerre de Zurich, à laquelle il prit une part importante, politiquement et militairement. Avec son frère, il poussa à une rupture de plusieurs princes allemands avec les Confédérés, octobre 1444 refusa de reconnaître un armistice conclu à Constance, et avec les Zuricois, délivra Rapperswil, fin novembre. Après l'entrée de Bàle dans le conflit, juillet 1445, il se rendit devant celte ville; du 6 au 13 septembre, il campa sur la rive droite du Khin, en face de Rheinfelden, sans pouvoir empêcher Stein près Kheinfelden de tomber aux mains îles Bàlois et des Confédérés. Le 11 mars 1446. les princes alliés du sud de l'Allemagne réunis à Tubingue sous la direction d'Albert, décidaient d'équiper une grande armée. Celle-ci n'entra plus en campagne, parce que des tendances pacifiques gagnaient les deux adversaires. La paix avec Bàle, 14 mai 1449, livra à l'Autriche Kheinfelden, jusqu'alors ville impériale ; par contre, Fribourg passa à la Savoie, 10 juin 1452, et Albert VI et Frédéric III ne purent reconquérir Schafïhouse, ville impériale depuis 1415. Cette dernière s'allia aux Confédérés le Ie' juin 1454. Albert, qui avait obtenu en 1453 le litre d'archiduc, mourut à Vienne le 2 décembre 1463. 11 avait épousé Mechthild, fille de Louis IV comte palatin du Rhin, et veuve du comte Louis de Wurtemberg. — Voir Huber: Gesch. Oesterreichs III. — Dierauer: llisi. de la Confédération Suisse II. — A DB 1285-290. - GIIS I 16. — ASG VIII 153. —A. Bachmann : Urkundliche Nachtràge zur ôsterreichischen Gesch. im Zeitaller Friedriclis 111. dans Fontes rerum Austriacarum, JJiplomala et Acta, t. 4(5. — Notes du D'' C. Brun. [L. M]

ALBERT, nom de famille du canton d'Uri. En 1532, Jean, île Mairengo (G. Tessin), ayant pris part à la bataille de Cappel, fut naturalisé avec ses fils, Pierre et Oswald ; il se fixa à Burglen, d'où la famille se répandit dans la suite dans d'autres communes et cantons, sans compter cependant des représentants remarquables. [J.M.]

ALBERT ou ALBUS, Henri, frère de l'ordre des prémontrés, archevêque de Navarsan en Arménie 1345, vicaire général de Jean Senti, évèque de Bàle, f 1349. En sa qualité de vicaire général il consacra, le 29 janvier 1346, l'église de Gnadenthal au Petit Bàle, et le 16 octobre de la même année, celle de Sonlz. — Voir Basler Çhroniken VII, 234. — Vautrey : Hist. des évêques de Bàle, I, p. 346. — Trouillat III. [L. M]

ALBERT, Philippe, f 12 mai 1631 à 65 ans, fils de Guillaume, originaire d'Annecy, imprimeur. La Biblio thèque publique et universitaire de Genève possède, imprimées par lui, une œuvre de Philippe Paschalis (I6I9) et deux de Jo. Aloysius Riccius (16I9-1620|. Dans certains actes publics, Philippe Albert est désigné à tort sous les ■ '■'in- d'Abel, Abert. — Voir : Genève ÂE. [C. R.]

ALBERT DE NOVENZANO. Voir NOVENZANO.

ALBERT (de Nuremberg). Sculpteur, selon les documents depuis 1492 à Berne ; en 1494 le conseil le recommande à la ville de Berthoud pour des travaux qui ne sont pas spécifiés. Il exécute les armoiries des bailliages bernois pour un poêle de la salle du conseil ; il moule des images et des lettres pour la grande cloche de la collégiale. Le 4 novembre 1524. chargé de sculpter les fonts baptismaux pour la collégiale, il reçoit le 24 novembre dix couronnes sur son travail. En 1529, il conclut un marché avec Soleure pour un palançon. — Voir SKL I, p. 21. Suppl. p. 3. [E. B.]

ALBERTI. Famille tessinoise, dont on peut citer: — 1. Antoine, lils de Dominique, stucateur, de Morcote. On le trouve à Home en 1634 où il est incarcéré' pour avoir déchargé une arquebuse en pleine rue. — BSlor. 1885. —

SKL. 2. Joseph-Antoine, *à Bologne 1715, -\ à Pérouse (ou a Fcrrare) 1768, architecte et ingénieur, lils d'un maître-consli ucteur, de Vira Mezzovico, émigré à Bologne. Très jeune, il se distingua dans les études de mathématiques, d'architecture et d'hydraulique et reçut la bourgeoisie de la ville de Bologne où il passa presque toute sa vie. De ses travaux on sait seulement que, parmi les meilleurs architectes de Rome, Florence et Ferrare, lui seul sut exécuter un travail important d'hydrostatique à Pérouse (l'aqueduc), pour lequel il reçut du Pape un don de 200 ducats. De ses nombreux écrits il faut citer: Istruzioni praliclte per l'Ingegnere Civile, o sia Perito Agrimensore e perito d'ingegnrre (Venise, 1747, réimprimé avec des améliorations en 1768) ; Traltato délia misura délie fabbriche, Venise, 1757 ; Nuova diopra monicometra du usarsi so}>ra le tavoletle prelOriane per misurare qitalsiasi distanza, Venise 1768. — Voir Blanchi: Artisli Ticinesi. — Weiss : Die tessin. Landvogteim. — ALBK. — Vegezzi : Esposizione Storica. — SKL. — 3. Jean-Do- MINIQUE, * 29 sept. 17o9, f 10 août 1817. D>' en théologie, doyen du décanat de Sessa et pondant cinquante ans prévôt de Sessa. H fut député au premier Grand Conseil tessinois, de 1803 à 1808, représentant du cercle de Sessa. Homme remarquable pour son savoir et pour ses recherciies historiques. — Dotla : I Ticinesi. [Dr Trezzini.]

ALBERTI, Joachim, de Bormio, 1595-1673, revêtit dans sa ville natale la charge de podeslà, et, durant les luttes dans la Valleline, il fut à la tête des troupes de Bormio. Adhérent influent du parti espagnol, il fut saisi par le duc de Rohan et banni du pays. Il écrivit: Anlichilà di Bormio, qui parut en 1890 dans le premier volume de la Baccalla storica de la Société d'histoire de Côme ; VA ntichità est une source précieuse pour l'histoire des Grisons au XVII'' siècle. — Voir E. Haffter: Fine neue Quelle fur die Gesch. der Bûndnerwirren im X Vll.Jahrh. (dans ASG 1891). — G.v.Wyss: Gescli. der llisloriogr. ni der Schweiz, Zurich, 1895, 'p. 272. |F. P."]

ALBERTI, d', vieille famille du val Blenio. Dans un document de 1305 conservé aux archives bourgeoisiales d'Aquila on parle d'un Jules d'Alberti, témoin dans un litige relatif à l'obligation de tenir en bon état le pons regalis d'Aquila. Ce d'Alberti est dit de Vérone, de Ponte Aquilesco (Com. d'Aquila). Les d'Alberti seraient-ils originaire d'Italie?— BSlor. 1881.— 1. Vincent, *à Milan, le 20 février 1763, f à Olivone, sa commune d'origine, le 6 avril 1849, prêtre et homme d'Etat tessinois, appelé parfois le petit ïalleyrand. Il eut comme professeur à Milan le célèbre poète Giuseppe Parini. Sous-préfet de Lilenio sous la République Helvétique, il fut le vrai et le seul gouverneur de sa vallée; il démissionna de cette charge en 1800. Il était chapelain d'Olivone lorsque le 15 juillet 1801 il fut élu membre des Diètes cantonales. A la mi-août

1802 il est nommé membre de la commission chargée de l'élaboration de la constitution cantonale. Sous l'Acte de Médiation, quand le Tessin devint un canton, il fut le premier président du Petit Conseil, dont il resta membre de

1803 à 1814. En 1814 d'Alberti est envoyé avec Rusca et Caglioni aux plénipotentiaires des puissances alliées pour soumettre à leur approbation le projet de constitution cantonale du 4 mars de la même année. Il fut membre du Tribunal du contentieux, participa à la consulta de Soleure et en 1813 il fut chargé de négocier avec le ministre Prina. Il défendit les droits de souveraineté et d'indépendance du Tessin, même au risque d'encourir les fureurs de Napoléon, ainsi lors de l'occupation du Tessin par les troupes françaises du général F'ontanelli (31 oct. 1810). De 1815 à 1817, il fut exclu du gouvernement ; en 1817 il est nommé secrétaire d'Etat et de 1830 à 1837 fait partie du gouvernement cantonal. Dans les conseils il joua le premier rôle et il est, peut on dire, le père de la Réforme constitutionnelle de 1830 dont il rédigea le texte, chargé de cette besogne par le gouvernement. C'est lui qui fut envoyé à la Diète fédérale avec deux autres personnages pour obtenir la sanction fédérale à la constitution de 1830. En 1833, lors de la question de la révision du pacte fédéral, d'Alberti fui un des plus acharnés adversaires de la réfor même. Grand patriote, écrivain renommé, administrateur et économiste de mérite, d'Alberti peut être considéré comme l'un des premiers hommes d'Etat du Tessin. Malheureusement il a eu des moments de faiblesse, ainsi

AUIKUTIN

ALKKIUïM

le 3o jnillri 1811, lors de la question «le la cession ■' lessin méridional au royaume d Italie, il fut de ceux qui votèrent pour la cession. D'idéee très unitaires d'abord, il les modifia quelque peu dan-, la Buite. D'Alberti au Grand Conseil de 1803 à 1815, de 1820 à I830el de 184*2 a 1844 ; il le présida sept l'ois; il représenta quatre lin- le Tessin à la Diète fédérale (à Zurich 1813, 18 14 et 1815; à Berne en 1830). Il contribua à la fondation de la Société d'utilité publique et en 1833, présida à Lugano la Socii lé helvétique des sciences naturelles. Promoteur de I instruction publique, d'Alberti et d'autres personnes d'Olivone donnèrent la somme de 34500 lires pour la fondation à Olivone d'un couvent de huit moines chargés de l'enseignement de la philosophie, (l'est l'origine du Pio Islitulo d'Olivone, dont l'acte de fondation fut rédigé en 1820 et modifié en 1825. On lui doit, en outre, le Compendio degli alti Irgislaliri cil amminixlnitiri de Isu.'i ;i 1830. D'Alberti était lié d'une grande amitié avec La Harpe el l'sieii. Dotta: / Ticinesi. Baroffio: S toriadelC. Ticino. — BSlor. 1890, 1888. — Tartini : Storia potitica. Lavizzari : Esciwsioni nel cantone Ticino, Lugano, 1865.

— Correspondance de /•'. C. De la Harpe avec d'Alberti [lillY 1913-1915).— Vegezzi : Esposizione Storica. - Borrani : Ticino Sacro. — Gubler: Gesch. des Kl. Tessin von 1830-4Î. — < '.an t ù : Storia délia Città e Diocesi di Como.

— Baroffio: Di-lt' Invasione francese ne lia Svizzera. -

2. Jean-Pierre, d'Olivone, colonel •;- 1820; de 1815 à 1820 représentant direct du cercle d'Olivone au Grand Conseil tessinois el du '2 mai 1817 à sa mort membre du Petil Conseil. Avec l'abbé Vincent d'Alberti et d'autres compatriotes il contribua à la fondation du Pio Istiluto d'Olivone.

— Dotta : / Ticinesi. — BïSLor. 1888. 1 1> C. T.] ALBERTIN. Nom de famille c|iii se rencontre dans

les Grisons, à Alvaneu et Griisch ; la famille s'est éteinte, par contre, à Schmitten, Stùrvis, .Moris. [p. p.]

ALBERTIN, auparavant albertini. Famille venue à Zurich en 1556 avec les proscrits du Locarnais ; elle acquit la bourgeoisie en 1610 et s'éteignit en 1790. Armoiries : Coupé d'or à une a i ^ 1 e de salde couronnée d'or et d'azur a un croissant d'or ( Wappenbuch <'.. Meyer 1674). — 1. François (Francesco), s'enfuit avec sa temme et ses deux entants en 155(3 à Zurich, martyr de la foi évangélique. Il connut la pauvreté et dut gagner son pain en raccommodant des souliers. (Ferd. Meyer : Die evangel. Gem. in LocarnoJ. —2. Gaspard, petit-fils du n I, passementier, fut reçu en 1640 avec d'autres familles tessinoises, bourgeois de Zurich pour 15 llorins, à titre conditionnel, c'est-àdire sous réserve de ne pouvoir faire partie des autorités ; il prêta serment le 28 mars (Bûrgerbuch II). —

3. Jean-Jacques, 1631-1699, cousin du ri" 2, étudia à Genève et Paris, dut partir pour le Palatinat à la suite de désordres de conduite; consacré à Zurich en 1663, il retourna dans le Palatinat, où pendant deux ans il fut pasteur et précepteur. 1666, pasteur à Wipkingen, 1678, à Ermatingen (camérier 1687, doyen 1693), et 1695, à Mettmenstetten où il mourut. Albertin acquit dans le Palatinat de grandes connaissances musicales, qui lui lurent précieuses dans sa carrière pastorale : en particulier touchant les chants d'église et le jeu des instruments. Il faisait autorité dans les sociétés zuricoises de musique pour l'achat d'instruments, et fut l'ancêtre d'une famille de musiciens. — 4. Son lils aîné Jean-Gaspard (1665-1742), d'abord destiné à la chaire, étudia la théologie: il devint en 1688 Y. I). M. et depuis 1690 vicaire à Hérisau. Mais depuis l'âge de 19 ans il était un membre zélé de la société zuricoise de musique, dont il devint plus tard le directeur et l'âme. De retour à Zurich, il se fit nommer précepteur au Carolinum ; c'était un acheminement.! l'office de chantre au Grossmùnster. En 1696, il remplaça Henri Nôtzli dans ce poste. Il joua un rôle considérable comme auteur de libretti, en particulier pour les Neujahrsblàtter de la Société de musique. Il écrivit le premier, en 171'2, une histoire de la musique zuricoise sous forme d'introduction au nouveau registre des procès-verbaux de la Musiksaal-Gesellschaft. En 1698, il avait renouvelé le Musikkollegium ah der Chorherrpnstube, qu'il dirigea avec prudence jusqu'à sa mort. Cette société donna, à

partir de I765. de grande oratorios en concerts publics. — 5. Ili nri, tisserand, frère du n i (1666-1736 . Be destina jeune à la musique, l'ut membre de la Société de musique du Grenier, el en 1699 trompette de la ville. Pensionné en 1733. - (i. Jean-Didier, * 1669. frère de n '*, membre de la tr bu des tisserands el chantre de l'église de l'hôpital à Berlin, a renouvelé son droit de bourgeoisie à Zurich, le 26 mars 1725. — 7. Jean-Henri, fils du ic i [1713-1790), se lit un nom comme ingénieur el cartographe, mais l'ut avant tout musicien. Possesseur d une épinette, il la donna en 1744 à la société de mu- Biqui de Bischofszell qui avait perdu tous ses instruments dans un incendie Auteur «le la Observations- Carte von verschiedenen Distanzen am Zùrich-See de 1 7 '( O . d'une carte des environs du lac de Mezzola sous Chiavenna et d'un abornement en Valteline. En 1747 il s'occupa de la nouvelle édition de lu carte cantonale de Schaffhouse (Peyer). - Voir K. Wirz: Etat. - Z 7 1885, p. 12. - -Max Kebr: Spielleute im allen Zurich. 1916. — Le même: Dos Kantorai orw Grossmùnster in Zurich (en préparation). — A. Wolf : Gesch. der Vermessungen m der Schweiz, p. 75-78. — Généalogie au Promptua- ) nnii de Keller-Escher (Bibliothèque centrale de Zurich) [« vol. et des Wyss de Berne dans la correspondance latine t\\\ X \ [« s. O" Ma i Ki un.

ALBERTIN OU ALBERTINI, VINCENT, de Loèche, fut immatriculé le 22 juin 1573 à 1'Unfversilé «le Fri bourg en lirisgau. Il paraît ensuite comme notaire, en 1599 intendant de Loèche, 1616 capitaine des troupes du Valais en amont de la Morse. H fut capitaine au service de France en 1593 et 1614. I.e 30 mais 1614. avec le capitaine Plalea, il conclut une capitulation à Soleure avec les plénipotentiaires français pour une levée de troupes dans le Valais. - BWG IV. Itott : Inventaire II. ['• Mr.]

ALBERTIN, Ji m>. de .Madrano, dans la l.éveuline. fut naturalisé dans le canton d'Uri le 20 déc. 1657 après avoir payé 550 llorins. [E. w.]

ALBERTINI. Famille grisonne répandue a Ponte,

Mesocco. Trous et autrefois à Zuoz. Prâsanz et Coin- où elle est éteinte. Les Albertini seraient venus de Bologne vers la fin du XIV" siècle. En 1559. Gaspard Ai l'.i i'.ivn appose son sceau portant une marquede maison. En 1603. André el Jean, lils de Bernard de Campovasto, sollicitent des armoiries et plus tard l'anoblissement contre paiement dune taxe et la promesse de services lidèles: ils essuvèrent un refus, leur demande n'étant pas suffisamment justifiée. En 1641, leurs descendants demandent encore une l'ois leur anoblissement et des armoiries n nobles». Les deux demandes leur furent accordées par l'empereur Ferdinand III. alors à Ratisbonne, le 13 février 1641. Leurs armoiries sont dès lors: écartelé, aux 1 et 4 d'azur à un lion d'or tenant une arbalète du même chargée d'une flèche d'argent; aux 2 et 3, d'argent à une aigle de gueules. — (Regesten von Adels- und Wappenbriefen angefertigt auf Grund der Register n. Konzepte, im Adelsarchiv des K. K. Minister. d. Tnnem, ainsi que llmis-. ffof- und Staatsarchiv in Wien, Mus. de la Bibliothèque cantonale des Grisons). — 1. Jean, vicaire à Sondrio de 1607 à 16(W [Ll, Suppl. VI, p. 25). — 2. Jacques, docteur en droit, f 1624, fut un des cinq Grisons qui échappèrent aux massacres de la Valteline à ïirano en 1620. Avant 1622 et 1623. il avait été délégué des Grisons auprès du duc de Feria à Milan : en 1623 il défend l'Engadine contre les prétentions de l'évêque de Coire après le traité deLindau (F. Sprecher : Gesch. der Kriege ». Unruhen, éd. Mohr 1). — 3. Jacques-Ulrich, 1630-1697. docteur en droit, fils du capitaine Ulrich, publia en 1075 Trattati di casi di coscienza. En 1665 il était un des 5 membres de la commission qui traduisit en romanche les ordonnances civiles, matrimoniales et criminelles du tribunal de la Haute- Engadine. En 1675, délégué des Grisons au gouvernement de Milan. - i. Jacques- Ulrich, 1667-1726. fils du n° 3, prit en 1686 du service en Espagne : il est en 1695 co-

ALBEHT1NI

ALBERTIN1

Jacques-Ulrich Albertini (n° i)-

d'après un portrait de Bebren*- (Propriété de la famille Albertini, à Ponte.)

lonel du régiment grisou au service d'Espagne" et se distingue tout particulièrement en 1702 à la bataille

de Luzzora ; en 1704 il est gouverneur do la ville de Lodi ; en 1707, il prend les devants et rentre avec son régiment dans les Grisons avant le licenciement. Il est landammann do la Ligue des Dix-juridictions en 1709, membre du Conseil de guerre des Grisons en 1712. podestà de Tirano de 1719 à 1721 et Capitaine général delaValtelinede 1721 àl723.

La plupart de ses fils et petits-fils furent officiers au service étranger ou revêtirent des charges dans leur patrie ou dans le pays sujet.

(Voir: Leicfipredigt... beij...

Bestattung Ihro Gnaaen Herrn Brigadieren -lac.

Vldric Albertin, :i< Luizein, 11-26, dans LL Supp.

VI. 626). — 5. Jean-Baptiste, 1769-1831, évêque des Moraves, ^M^mM»» lequel était parti avec sa femme Marguerite, née Planta- Wildenberg, et ses enfants, pour Neuwied, en 1763, et était entré dans la communauté des frères Moraves. En 1782, il entra au gymnase de Niesky et en 1785 au séminaire théologique de Barby. A ce moment-là, il se lia avec son condisciple Fr. Sehleiermacher. Nous le trouvons en 1788 maître au gymnase et 1796 professeur de théologie au séminaire de Niesky. A côté de ses études de théologie, il s'occupait avec prédilection de botanique, écrivit sur cette science plusieurs ouvrages qui furent réimprimés plus d'une fois. En 1804, il embrassa le pastorat, s'y voua tout entier de 1804 à 1821 et obtint les plus grands succès. Il devint alors l'orateur le plus aimé et le plus couru de la communauté. Il a publié : Dreissig Predigten fur Freunde u. Mitglieder der Brùdergemeine, 1805, 3e éd. 1829, et Sammlung geistlichet Lieder. Une autre collection de sermons parut après sa mort : 36 Reden an die Gemeine zu Herrnhut, 1882. En 1814. il fut sacré évêque et en 1821 il devint membre de la conférence des anciens dont il fut le président et l'âme jusqu'à sa mort (voir ADB I 216. — Zum Gedàchtnis des selig enlschlafenen Bruders J. B. v. A . Gnadau 1832). - 6. Christophe, * en février 1776, à Ponte, -jle23déc. 1848, àCoire, président de Ligue de la Maison- Dieu et bourgmestre de Coire, était le fils du capitaine général Pierre et d'Ursina, née Planta -Wildenberg. Avec ses frères, il reçut toute sa première instruction par un précepteur, et fréquenta ensuite les universités de Giessen et de Marbourg. Après l'entrée des Autrichiens dans les Grisons, en mai 1799, il fit partie du gouvernement provisoire à tendances autrichiennes, qui fut dissous deux mois après, par suite de l'arrivée des Français. Albertini s'enfuit avec sa mère à Fùrstenberg et y demeura jusqu'au printemps 1800. Il entra ensuite dans le régiment grisonau service de l'Angleterre comme premier-lieutenant dans la compagnie du comte Rod. de Salis-Zizers. Le régiment opéra d'abord, du printemps 1800 à la lin de l'année, à Zizers et environs, puis dans la Haute, enfin dans

DHBS — 10

Jean-Baptiste Albertini, 1769-

1831, d après un portrait de

pihrens. (Propriété de la famille

Albertini, à Ponte.)

lai] Basse-Engadine et fut transféré en Carinthie et en Styrie où il tut licencié en 1801. Albertini retourna alors dans les Grisons; en 1803, il fui député au Grand Conseil pour la Haute-Engadine ; il épousa, en 1805, Elisabeth von Gugelberg, de Maienfeld. La même année, il quitta, avec sa mère, l'Engadme, demeura quelques années à Sils dans le Domleschg et se fixa en 1808 à Coire. Par ses efforts, et ceux de quelques philanthropes, fut l'ondée cette année-là la caisse d'épargne pour les classes pauvres des Grisons. De septembre 1808 à 1809, en qualité de président de la Ligue de la Maison-Dieu, il fut membre du gouvernement où il se montra énergique et résolu, spécialement dans la réforme complète des moyens de transports, qui toutefois n'aboutit pas. De 1807 à 1848, il fut, presque sans interruptions, membre et plusieurs fois président de la cour d'appel cantonale. En 1814 il s'éleva par la parole et la plume contre le rétablissement de l'ancien régime dans les Grisons que poursuivait le parti réactionnaire. C'est dans le même esprit qu'il parut comme député des Grisons à la diète de Zurich où il chercha à éclairer les monarques étrangers et leurs ministres sur la véritable situation et le sentiment public dans les Grisons. Il fut délégué en 1814 à Milan. En 1815 il représenta au congrès de Vienne les Grisons et défendit les intérêts de son canton dans la question de la Valteline. Selon ses instructions, il s'opposa énergiquement à la délégation fédérale qui poursuivait l'incorporation de cette vallée aux Grisons, estimant qu'elle aurait troublé la tranquillité et la paix du canton. Il écrivit sur l'activité de la députation grisonne à Vienne un intéressant rapport. En 1817 et les années suivantes, nous trouvons Albertini parmi les promoteurs les plus actifs de la construction des routes du Splùgen et du Bernardin. En 1822, il fut délégué auprès de l'empereur François à Vérone. De 1809 à 1848, il est membre du conseil de l'hygiène publique, qu'il présida de 1818 jusqu'à sa mort ; de même, dès 1808 membre du Conseil et depuis 1818 membre de la direction de l'école cantonale; il exerça ces deux fonctions jusqu'en 1843. Cependant, son principal champ d'activité fut la commune de Coire. Il fut reçu bourgeois en 1812 et devint la même année prévôt de la corporation, conseiller et juge de la ville. Il fut bourgmestre en 1819, 1821, 1823, 1826, 1828, 1832, et exerça en cette qualité une activité bienfaisante. Dès 1830 il se retira peu à peu des affaires publiques, la tournure que prenaient les événements politiques ne correspondait plus à ses tendances conservatrices et il ne pouvait se réconcilier avec le nouvel ordre de choses. Le 26 août 1829, il fonda avec Haget Abys une société dont le but était l'exploitation des mines de fer de Filisur et de Bergùn, et qui eut une fonderie à Bellaluna : malgré des difficultés de toutes sortes, cette entreprise a pu se maintenir plusieurs décades, grâce à l'infatigable énergie de ces deux hommes; elle fut mise en liquidation pour cause de faillite en 1858. — Voir: Erinnerung an C/irisloph v. Albertini, Coire, 1859. — F.

Pieth : Graubùnden m. der Verlust des Veltlins (dans JHAGim-2). — 7. Jacques, président de la Ligue de la Maison-Dieu, * 15 déc. 1793 à Zuoz, f le 25 juin 1848.

Bourgeois de Ponte, il fit ses études de droit de 1813 à 1815 à Heidelberg. En 1819, 1823 à 1825, il est suppléant à la cour criminelle cantonale et de 1838 à 1840 président. 1843-1848, membre et président de la haute cour d'appel; 1828, membre de la commission d'élaboration du code pénal. En qualité de landammann, il fut à la tête du tribunal suprême de la Haute-Engadine de 1825 à IH27 et dès lors, sans interruption jusqu'en 1848, représenta la Haute-Engadine an Grand Conseil. Comme

Oct. 1919

Christophe Albertini, 1776 1848,

d'après un portrait d'un peintre

inconnu. (Propriété de la famille

Albertini, à Ponte. i

lifi

ALHKUTINI

ALHKItTO

président de la Ligue de la Maison-Dieu, il appartint au Petit Conseil en 1835 et I8'io ; siégea dans b Standes-

kommission en 1831, 1837 et 1847, et en 1836 représenta les (Irisons à la diète fédérale. C'était un homme aux opinions modérées, conservatrices, un travailleur et un homme d'état dévoué à son canton. — Voir J. Robbi Die Standesprâsidenten und Vizeprâtidenten des Kanl Graubùnden (dans Graubundner tieneratanzeiger, 1917).

— 8. Hoi'Oi'i.HK, ingénieur, * à Zuoz en 1821, y à Samaden le 19 décembre 189(3. Il lit ses études techniques à Ge nève, puis à Carlsruhe où il se trouva avec des amis grisons, le futur conseiller fédéral Ravier et l'inspecteur général des constructions Salis. En 1844 il entra au service du canton des Grisons. De 18V7 à 1852. il s'occupa spécialement du projet et de la construction de la route du Pràtigau et de la Bernina. De 1852 jusqu'à sa mort, il fut ingénieur des trois districts routiers prisons qui embrassaient à cette époque un territoire étendu et difficile: toute l'Engadine, Bregaglia, Oberhalbstein, Poschiavo et la vallée de Munster. C'est sous sa direction que fut entreprise la correction du talweg de l'Engadine à Celerina, qui, si souvent inondée, offrait un aspect désolé ; aujourd'hui l'Inn et le Flatzbach coulent entre de solides digues.

- Voir: Derfreie Râtier, I89(i, n° 301.— SB 1897, p. 7. - 9. Thomas, conseiller national, * le 14 juillet l829àHorn (Thurgovie), étudia de 1846 à 1847 le droit à Munich et en 1848 a Gôttingue et Paris. Rentré à Ponte, son village d'origine, il fut de 1855 à 1857 juge de paix du district d'Unter-Kontana Merla, en même temps président de l'autorité tutélaire de l'Kngadine, et de 1857 à 1859, landammann delà vallée. Au Grand Conseil il représenta l'arrondissement de la Haute Engadine de 1853-54, 1861-68. 1871-74, 1879-1883 ; il fut préfet de 1803 à 1868 et de 1869 à 1870 Conseiller d'Etat; en cette dernière qualité, il se rendit à Vienne en 1869 pour négocier la construction de la route de Martinsbruck. (l'est lui aussi qui prit l'initiativede la prolongation de la route de l'Albula, de Bergun à l'onte. De 1882 à 1893 membre et en 1893 vice-président du tribunal cantonal, 1872-1878, membre du Conseil de la Banque cantonale. En 1874 il publia une dissertation sur la construction de chemins de fer dans les Grisons et en 1876, à la demande du gouvernement, un Avis sur les douanes publiques et privées et sur les droits de passage dans les Grisons. Il lit partie du Conseil national de 1893 à 1899 ; se retira des affaires publiques en 1900 et vécut dès lors à Ponte. — Voir J. Robbi : Unsere Regierungsràte fUnterhallungsblàller vu/m Graub. Gêner alanzeiger, 1918, n° 5). — 10. Lai re, de l'ancienne famille grisonne des Gugelberg von Moos. * le 10 mai 1853 au château de Salenegg à Maienfeld. Mariée à dix-huit ans, veuve à quarante, elle mourut le 25 septembre 1909. Sous le pseudonyme de L. Meyer, elle écrivit son Lehrbuch der Graphologie, dont la deuxième édition parut en 1900 et la cinquième en 1918. Parmi tous les ouvrages traitant cette matière, celui-ci est un des meilleurs et fut traduit dans plusieurs langues Mme Albertini avait à Maienfeld un bureau graphologique. Elle recevait des demandes d'analyse d'écriture du monde entier. Fort souvent elle fut appelée pour expertises d'écriture de Zurich, Saint-Gall, des Grisons et même de l'étranger (Belgique) ; sa profonde sagacité conduisit plus d'une fois le juge sur de tout autres traces et fit découvrir le coupable. — Voir Ad. Frey : Zum Andenken an L.v. A. (dans Wissen und Leben), 1909. — Neue Bùndnerzeitg du 5 oct. 1909. —11. Jacques, Dr en droit, colonel, de Ponte-Campovasto, * le 21 mars 1861. fréquenta le gymnase de l'école cantonale, étudia à Zurich, Munich, Pise, Iéna, Berlin et obtint en 1887 le grade de D' en droit. Il se fixa à Zurich où il fut très apprécié comme avocat. Plusieurs années après, il rentra momentanément dans sa patrie où il fut élu juge de district et d'arrondissement. Après son mariage, il retourna à Zurich, consacra la plus grande partie de son temps à des études militaires et collabora à la rédaction de revues militaires. En automne 1899, étant major, il est délégué par le Conseil fédéral aux grandes manœuvres italiennes ; en 1902 il est promu lieutenant-colonel, reçoit le commandement du 30' régiment d'infanterie et en 1909 colonel d'infanterie. Il retourna alors dans son pays qu'il aimait. En mai 1911, il fut élu landammann de la Haute-Engadine.

(iesi le premier landammann de la contrée qui ait été

plus de quatre années en charge. Depuis 1913. il représente arr Grand Conseil la Haute-Engadine et il est également vice-président du tribunal du district de Maloja.

— D'après les renseignements de M. Alf. Schucan, de Zuoz. — Voir Th. von Albertini : lin- rhâtische Familie von Albertini, Zurich, 1904. p. p

ALBERTIS, de. Le 20 février 1720, l'abbé de Saint- Gall, Joseph de Rudolfis, reçut en qualité de sujet frères Jean et Joseph de Albertis, de Venzona, duché de Milan. Ils se fixèrent à Rorscbach où ils s'adonnèrent au commerce de toile. Les négociants de la ville de Saint- Gall et de Rorschach s'étaient opposés à leur réception dans les terres de l'abbaye, c'est pourquoi l'Abbé s'était refusé à les recevoir jusqu'au moment où ils reçurent de l'évêque de Constance l'autorisation de s'établir à Arbon. Leur maison de commerce paraît avoir prospéré rapidement ; en 1752, Jean céda à ses deux fils sa part dans la maison, d'une valeur de 67 895 florins. Au milieu dir XIX' siècle l'entreprise fut liquidée. Les fondateurs de la maison écrivaient leur nom de Albertis, la lettre de réception donne de Alberti et les descendants s'appelèrent von Albertis. Ils n'ont pas de droit de noblesse ; cependant, en 1754, après la mort de Jean, ils revendiquèrent cette dernière. — Voir: Arch. du chapitre St-Gall. — A uns, * 25 mars 1801, + 6 sept. 1863 a Rorschach. Destiné d'abord au commerce, il entra dans la politique à la suite du mouvement catholique provoqué par la suppression de l'évéché de Coire-Saint-Gall et la promulgation de la loi sur les droits de l'état en matière ecclésiastique; ces deux événements provoquèrent la grande assemblée populaire de décembre 1834 à Gossau et la fondation du parti conservateur saint-gallois. Placé par les élections de mai 1835 à la tête de la commune de Rorschach et élu par l'assemblée du district premier député au Grand Conseil, il compta avec Léonard Gmùr parmi les jeunes chefs du parti et entra avec lui dans le Conseil d'Administration catholique. Pendant vingt ans, jusqu'à son renversement en 1855, il fit partie de cetteautorité qu'il présida pendant les législatures de 1843 à 1844 et de 1851 à 1853. Les longues négociations avec la Curie au sujet de l'érection de l'évéché de Saint-Gall eurent lieu en partie durant sa présidence. —Voir NeuesTaybl. 1863. [J M ■]

ALBERTO. Nom très répandu dans le canton du Tessin, qui fut porté entre autres par plusieurs artistes.

— Alberto de Rissone, sculpteur. En 1388 il travaille à la construction du Dôme de Milan. — Alberto I DE Campione, travaillait en 1244 à la cathédrale de Modène ; oncle d'Arrigo II de Campione. — Alberto II de Ca.mpione, sculpteur, travailla à la construction du Dôme de Milan. Il sculpta, entre autres, en 1404, un sauvage pour la série des «géants» du Dôme sur le dessin de Paolino de Montorfano. — Alberto de Carona (probablement de la famille des Solari), sculpteur, travaillait en 1387 au Dôme de Milan. — Alberto de Carona, sculpteur, travailla en 1544 avec son fils Gerolamo et d'autres artistes tessinois à une des portes du Dôme de Milan. — Alberto di pietro de Carona. architecte au XVe s. Il construisit avec des artistes italiens l'église de Saint-Venance à Camerino. En 1480. il en acheva la façade avec l'aide de son compatriote Balthazar di Paolo. — Alberto de Giornico. Voir Giornico. — Alberto de Melide, fils de Jean, sculpteur, qui avec son frère Philippe fut chargé d'un monument funéraire dans l'église de Saint-Dominique à Pérouse. En 1471 les deux frères travaillaient à Rome. — Alberto de Morcote, maître-constructeur. En 1561. il construisit la célèbre Porta Pia de Rome, sur le dessin de Buonarotti. Le 22 mai 1561, il recevait 38 écus pour ces travaux. — Voir SKL. — ALBK. — BStor. 1880. 1885. 1912. — Pometta : Corne il Ticino venue in potere degli Svizzeri. — Vegezzi : Esposizione storica. — Alberto de Lodrino, de la très ancienne famille seigneuriale de Lodrino. En 1193, il vend un alpage aux gens d Olivone ; il possédait des fermes, prairies, vignes, droits de pâturages et rentes foncières à Semione. Avec sa femme Jeanne, et ses enfants, il échangea le 7 juin 1207 des terres avec l'Abbaye de Disentis. — Voir Karl Meyer : Blenio und Leventina. — Id. : Die Capitanei von Locarno. — Alberto de Ldgano, maître-constructeur du ■ XVe s. En 1454 il bâtit le château de Saturnia dans le territoire de Sienne. Aux archives des Biformazioni de

ALBERTOLLI

ALBKUTOLLI

Sienne il existe la résolution de la petite république p;ir laquelL', en 1454, elle décidait la construction du château et d'en confier le travail à maître Albert de Lugano. — ALBK . — Cantù : Storia délia ciltù e diocesi di Como. — Alberto de Xovàzzano, un des premiers archiprêtres de Locarno, en 1233. Cette donnée est importante pour la question discutée de l'organisation ecclésiastique de Locarno. — Monti : Atti III. — Alberto de Riva S. Vitale, fils de Petraccio. notaire impérial et secrétaire des évêques de Côme, André degli Avvocati, Etienne Gatti et Henri de Sessa. Les 23 février 1359, 1er novembre 1364 et 14 avril 1371. Albert rédige les instruments d'investiture de nombreux biens et droits féodaux que les évêques André, Etienne et Henri concédaient à des membres de la famille des Muralto de Locarno. — Voir Karl Meyer : Die Capitanei von Locarno. [D"- Trezzini.J

ALBERTOLLI. Ancienne Camille de Bedano (D. Lugano) qui fut illustrée du XVIIIe s. à nos jours par une longue série d'artistes de valeur. — 1. François, architecte, * à Bedano 1701, père de Giocondo. Avec son fils — 2. Michel * 1732, il construisit le palais épiscopal d'Aoste, d'autres palais et des églises dans cette ville et à la campagne ; le fameux pont de Chatillon, près d'Aoste, sur une vallée profonde, et la route célèbre de « La Meuguette » au-dessous de la ville. — 3. Albert, de Bedano, *à Aoste, stucateur du XVIIIe s., fils de Michel. Il est l'auteur des stucs d'une rare beauté qui ornent la grande salle et l'atrium du palais épiscopal d'Aoste. — 4. Grato, fils du n° 1, f 1812, stucateur et sculpteur, de Bedano, travailla avec son frère Giocondo, de 1772-1775, à la villa Poggio Impériale de Florence. Il exécuta aussi les stucs du palais royal de Florence. Il doit être identique avec Grato Albertolli qui, le 26 janvier 1802, est envoyé avec le sous-préfet Rusca de Lugano à la rencontre des gens de la Capriasca révoltés contre l'Helvétique et contre la domination française. — 5. Giocondo, * à Bedano le 24 juillet 1742, f à Milan le 15 nov. 1839; fils du n» 1, architecte, stucateur, peintre, sculpteur et professeur; en 1809. chevalier de la couronne de fer. Le plus célèbre de toute la famille. Il commença des études littéraires à Aoste, mais étant porté irrésistiblement à l'étude du dessin, son père l'envoya à l'âge de treize ans à l'Académie de Parme. Formé à Parme par un sculpteur et dans le dessin par l'abbé Peroni, et étudiant à l'Académie pendant 10 ans, il se distingua dans la décoration architectonique. En 1770 il est chargé par Ferdinand III de Toscane d'exécuter des statues pour la villa royale de Poggio Impériale, près de Florence. Il dirige ces travaux pendant quelque temps, puis les laisse à son frère Grato et à des disciples de l'Académie de Parme et en 1772 il part pour Rome afin d'y étudier les monuments de l'antiquité et de la Renaissance. En 1772, Giocondo prépare les projets de restauration de la galerie du château ducal de Mantoue ; avec Carlo Vanvitelli il travaille à Xaples à la décoration de l'église de l'Annonciade. En 1774 il est appelé à Milan par le célèbre architecte Piermarini, et est chargé delà décoration intérieure du palais royal de Milan, construit par Piermarini, et qui, satisfait de son travail, finit par lui confier toute l'œuvre décorative. La grande salle était terminée en 1776; ce premier exemple de décoration de style classique très pur suscita l'enthousiasme dans les familles nobles de Milan, qui firent décorer leurs palais dans ce style. En 1775 Albertolli est rappelé à Florence et y prépare les dessins et les modèles pour le palais granducal, dont il confia l'exécution à son frère Grato et rentra à Milan. Giocondo joua un des premiers rôles dans la fondation de l'Académie des beaux-arts de Milan, par Marie-Thérèse. De 1776 à 1812 il y fut professeur d'art décoratif et conserva ce poste malgré les changements du gouvernement. Cette activité comme professeur ne l'empêcha point de décorer de 1775 à 1779 la nouvelle villa impériale de Monza ; de faire les dessins pour la décoration des palais du prince de Belgiojoso, des marquis Casnedi et Arconate, du comte Greppi ; de construire, toujours dans le style classique, la façade du palais Melzi au Corso di Porta Nuova, la villa Melzi et la chapelle sur le lac de Côme et d'en exécuter la décoration. Dans la villa de Moncucco du comte Andieani. il reconstruisit, avec le même matériel, une chapelle, vrai bijou d'art classique, qui existait aupara

vanl à Lugano. Les œuvres de Giocondo sont innombrables et il travailla jusqu'à un âge très avancé. En 1812 une maladie des yeux le força de quitter l'enseignement à l'Académie ; dès lors il jouit d'une pension royale. Il fit encore le dessin du maître-autel de l'église de Saint-Mare de Milan, une foule de dessins de candélabres, de meubles, etc., une partie de la décoration de l'arc de la paix à Milan. Comme peintre il laisse une Madone à l'église de Saint-Boch à Milan. Giocondo a eu le mérite d'être revenu l'un des premiers au style classique ; il exerça une influence très heureuse, très intense et très étendue sur l'art par ses travaux et ses publications : Ornamenti diversi (24 planches, 1782); Alcune decorazioni di nobili sale (publication de 22 planches, 1787) ; Miscellavea per i giovani stiuliosi del disegno (20 planches, 1796) : Corso elementare d'ornamenti architettonici (1805). Elle se fit sentir même en France, en Allemagne, en Russie et en Amérique. Avec David, il est le grand propagateur des idées et de l'art classiques. Il n'est pas étonnant qu'il ait joui d'une grande considération ; en 1805 le gouvernement royal de Milan l'envoya à Paris représenter l'Académie des beaux-arts aux fêtes du couronnement de Napoléon Ier. En 1807 il est nommé membre de la Commission de la décoration publique de la ville de Milan. Il fut membre d'honneur des Académies de S. Luc à Rome, de Florence et de Carrare. Retiré de l'enseignement, il continua cependant à faire partie du jury des grands concours. Giocondo a une statue au palais de la Brera à Milan, au Palazzo Civico à Lugano. Il est enterré au cimetière de Porta Garibaldi à Milan où se trouve une belle inscription funéraire. Le 23 janvier 1768 il avait épousé Marthe-Catherine Degiorgi de Bedano, qui lui donna un fils et cinq filles. — Somazzi : Cenni biografici del Cav. Giocondo Albertolli, Bellinzone 1883. — Oldelli : Dizionario. — Allgem. Lexikon. — Bianchi : Artisti Ticinesi. — Weiss : Die lessin. Landvogtcien. — Lavizzari : Escursioni. — BSlor. 1884 et 1888. — Monti : Atti III. - Cantù : Storia délia città e diocesi di Como. — Baroffio : Storia del Cantone Ticino. — Vegezzi : Esposizione storica. — SKL. — 6. Louis, * 1750, f à Milan le 6 avril 1843, prêtre, de Bedano, fils du n°l, professeur au Séminaire de Côme, et de 1774 à 1780, au gymnase de Brera, à Milan ; pendant trente ans ami et collègue de Parini. — 7. Jacques, * à Mugena (au-dessus de Bedano) en 1761. f à Milan le 8 janvier 1805, neveu du n° 5. En 1773 il va étudier à l'arme où son père avait un atelier de marbrerie ; en 1780, à l'Académie de Milan où il suit les cours de Piermarini et de son oncle Giocondo. Inspecteur général des travaux publics dans les districts cisalpins de Padoue, Rovigo et Adria, il est spécialement connu par son activité de professeur au Séminaire et à l'Université de Padoue, 1790, et à Milan, 1798, où il succéda à Piermarini. En 1798 Jacques, avec sept autres professeurs, avait été privé par le gouvernement autrichien de ses charges. Il revint à Milan où il succomba d'un coup d'apoplexie. L'académie de Brera lui éleva un monument. — 8. Raphaël, * à Bedano en 1770, f à Milan en 1812, fils du n°5, dessinateur, graveur et peintre. Il fut adjoint de son père à l'Académie de Milan et dessina et grava un grand nombre de planches pour la Miscellanea per i giovani studiosi del disegno de son père. Il travailla aussi aux séries de gravures de son cousin Ferdinand. Il grava lui-même le portrait de Pierre Moscati et un Saint-Joseph, de Guido Béni.— 9. Ferdinand * Bedano le 11 nov. 1780, f à Milan le 24 avril 1844, architecte, décorateur et graveur, neveu et beau-fils du n» 5, élève de celui-ci à l'Académie de Milan où il fut envoyé en 1795. En 1805 il est appelé au lycée de Vérone; en 1807 à Venise, sur l'invitation du célèbre Moscati, alors directeur de l'instruction publique, comme professeur à l'école des Beaux-Arts, que l'on venait de fonder. Etant à Vérone il dessina les meilleures constructions de Sanmicheli et il publia en 1815 ces dessins sous le titre de Porte di città e di Forlezze di Michel Sanmicheli architetlo del XVI secolo. En 1812 il succède à son oncle à l'Académie de Milan. A cette époque il essaya de la gravure et fit la plupart des planches composant le grandiose projet du Foro Bonaparte publié par l'architecte Altolini; par ordre du garde des sceaux de Napoléon, le duc Melzi d'Evilvenne, il exécuta le sceau et les armes du gouvernement et des familles milanaises anoblies

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