‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 79 sur 329 · ALBRECHT · texte numérisé non relu

ALBRECHT

ALBON, IM. Voir In ALBON.

ALBONA. Voir AUBONNE.

ALBRECHT, nom de famille répandu dans les cantons d'Argovie, Lucerne, Saint-Gall, Thurgovie, Uri, Valais et Zurich.

A. Canton d'Argovie. Ancienne famille bourgeoise de Lenzbourg. — 1. Marc, vicaire et ludi magister à Lenzbourg, pasteur à Schinznach et Ammerswil -j- 1823. Il avait épousé Jeanne Spengler, de Lenzbourg, dont il eut trois fils : Max-Frédéric, 1793-1838, Frédéric-Gottlieb, *1798, Henri, Dr en médecine, 1801-1842, qui fut puni par le tribunal supérieur pour sa participation aux troubles de 1840. — 2. FrÉDÉRIC-Gottlieb, devint en 1820 vicaire à Ammerswil, de 1824 à 1829 vicaire et maître auxiliaire à Zofingue et de 1829 à 1842 pasteur à Schinznach, où il fut impliqué dans le procès de son frère Henri et condamné à une partie des frais. Ses ennemis en profitèrent pour le priver de ses fonctions. De 1842 à 1846, diacre provisoire à liaden et Lenzbourg, puis en 18i7 vicaire à Gontenswil. Accusé d'entretenir des relations coupables avec une jeune tille, il fut suspendu de nouveau de sesfonctions et emprisonné, mais, en 1849, après une brillante plaidoirie de l'avocat Fahrlànder, le tribunal cantonal le déclara innocent de toute faute et annula toute peine. — Voir Arch. de Lenzbourg. reg. d'état civil. — R. Fahrlander : Verteidigung des H. G. Albrecht von Lenzburg, geives. Pfarrverweser in Gonlenschwil, an das lit. Bez. Geric/tt Kitlm. Imprimé comme Mns. — TRG 1894. - 3. Gottlikb, * 1808 à Lenzbourg, fils de Marc, tenancier de l'auberge du Rôssli à Aarau et Lenzbourg, devint d'abord vicaire à Seengen, puis premier pasteur de la paroisse nouvellement fondée de Fahrwangen-Meisterschwanden et de 1849 à 1881, pasteur à Kulm, f en 1893. — 4. Hermann, pasteur, Mis du n" 3, * le 16 février 1846, à Fahrwangen. fréquenta les écoles de son canton, les universités de Bâle, Gottingue et Zurich et fut consacré dans cette ville en 1869. Vicaire de Lenzbourg et inspecteur des écoles de district ; en 1874, il répondit à un appel de Rorschach où, jusqu'à sa mort, il exerça une activité étendue et bienfaisante comme pasteur, brillant orateur de la chaire, ami des écoles et philanthrope. Il déclina huit appels venus des paroisses de grandes villes. Sous son influence, la communauté de fidèles disséminés de Rorschach prit un essor extraordinaire. De 1875 à 1877, il fut co-rédacteur, puis dès 1877, seul rédacteur du Religiôses Volksblatt. Théologien réformé convaincu, il se tit parmi le clergé protestant de son canton une place en vue. Il mourut à Rerne le 26 octobre 1892. — 5. Hermann, *à Aarau en 1847. Reçu médecin en 1876, il s'établit à Rerne et enseigne à l'Université comme privat-doeent. En 1877, il se iixe à Neuchâtel où il pratique jusqu'en 1895. S'installe ensuite à Genève où il meurt le 5 mars 1899. Auteur de nombreux articles. — Revue médicale de la Suisse romande, XIX (1899), p. 230-231. [F.W.. Bt. et L. K..]

B. Canton de Lucerne. Famille de la ville de Lucerne, reçue bourgeoise en 1537. originaire de Knutwil, Mauensee, Rieden, Sursee, Uflikon. — P. LÉGER, de Lucerne. * 1722. capucin 1741. — P. Masseds, de Knutwil, * 1749. capucin 1770. [P. X. W ]

C. Canton do Saint-Gall. Famille originaire de Sargans. dont une branche a émigré à Weisstannen et une autre à liienne. La première mention qui en est faite est de 1676. — 1. JACQUES, * 17 février 1827 à Sargans, fut élève du séminaire puis de l'école cantonale de Saint- Gall et étudia la philologie à Munich. De I8.~>:î à 1854, instituteur à Lachen (Schwyz). puis à Saint-Gall 1856 et 1859 à 1860, ensuite à La Nenveville; 1863 à 1895. professeur de langues allemande et latine au progymnase de Bienne. où il mourut le 27 mars 1897. Excellent dessinateur caricaturiste et satirique, il collabora au Posltieiri et pendant de longues années au Nebelspalter où il publia les lettres de Stanislaus an Ladislaus. A Saint-Gall, il rédigea la feuille satirico-politique illustrée Der Inspekter, 1861-1862, et fut correspondant de plusieurs journaux saint-gallois. Collabora au calendrier Der Prophet, qui paraissait à Glaris de 1850 à 1860. De I8'i8-I78l . il publia. sous le pseudonyme de Frater Hilaiïus, le Neuer Dislelikalender ; en 18*8. les Erinnerungen nu dus Si. G aller Oberland in Sargansermundart von Fraler Uilarius, et

en 1890. Humoristisch-satyrisches Quodlibet. Il a aussi laissé des poésies inédites : Gallupfel. — 2. Son fils JULES, * le 29 juin 1866, avocat à Bienne. conseiller communal depuis 1913, conseiller municipal depuis 1913, député 1902-1918. —3. Pail-Arnold, docteur méd. * 23 mai 1870 à Mels, pratiqua à Uetikon, Weinfelden, Ottenbach et depuis 1913 à Dûbendorf. Dissertation: Ueber arterio mesenterialen Darmverschluss an der Duodeno-Jejunalgrenze u. seine ursàchliche Beziehung zur Magenerwciterung, Lausanne, 1899, et dans Yirchows Arcfiiv, 1899. Il a écrit en outre Gastero-enterostomie bel Ulcus ventriculi, dans Brun : Beitràge zur klin. Cliirurqie, XXIII, 1911. |H. T. et G. W.]

D. Canton de Thurgovie. Famille probablement originaire du canton de Zurich, bourgeoise de Mùllheim (Thurgovie) depuis le XVe siècle. Armoiries : parti de sinople et d'argent au massacre de cerf de l'un à l'autre. A citer : — 1. Jacques, * 1806, à Mùllheim, consacré en 1828. Il fut le premier pasteur de Nussbaumen (1828- 1837), puis pasteur à Matzingen, membre du Conseil d'éducation et secrétaire du Conseil d'église de Thurgovie. Il résigna ses fonctions en 1849 pour raisons de santé, et devint ammann de Mùllheim, membre du Grand Conseil et, pendant une législature, du Conseil des Etats. — 2. Henri, D' médecin à Frauenfeld, *5 février 1842 f 18 février 1916, lils du n" 1. Il fréquenta l'école cantonale de Thurgovie, étudia dès 1860 la médecine à Zurich et Berne où il prit ses grades, poursuivit ses études à Prague travailla pendant une année comme médecin-assistant à l'hôpital cantonal de Munsterlingen et termina ses éludes sous Billroth à Vienne. Il s'établit en 1866 à Steckborn et en 1871 à Frauenfeld où il fut jusqu'à sa mort un médecin très couru. Albrecht prit part à l'occupation des frontières en 1870 comme médecin-assistant au bataillon thurgovien 7. De 1879 à 1916 il fut médecin de district, médecin de place à la caserne de Frauenfeld et en lin médecin de corps d'armée. En outre, pendant de longues années, il lit partie de l'autorité directrice de l'école primaire de Frauenfeld, et pendant vingt-neuf ans du Conseil de surveillance de l'école cantonale de Thurgovie ; l'hôpital de Frauenfeld n'eut pas d'ami plus zélé qu'AIbrecht qui fut aussi président de la Croix-Rouge de Thurgovie. — Voir sa nécrologie dans le Sonntagsbl. dur Thurg. Zeitung. [Sch. cl (;. W.|

E. Canton d'Url. ALBRECHT, plus rarement Albert, nom de famille qui paraît pour la première fois en 1469 avec Henri et Pierre à Schattdorf, où ils avaient des propriétés dont Albrecht Bonig payait les intérêts en 1426. Ce dernier est probablement la souche de la famille, le prénom étant devenu nom de famille. — 1. Pierre lit en 1474 un pèlerinage à Saint-Jacques en Galice tt tomba en 1499 au combat de Rheineck. Son lils — 2. Pierre, est avoué de l'église de Schattdorf en 1496; en 1515, trésorier du pays; en 1515 et 1516, député à la Diète; de 1516 à 1518, landammann, et en 1524 et 1536, ancien landammann. — 3. Henri, lils du n" 2. paraît la première fois en 1544 comme témoin ; 1544- 1547, bailli de la Léventine; depuis 1554, membre du conseil de guerre; 1561-1573 député à la diète; 1563-1565, et 1571-1573, landammann ; faux environs de 1574. — 4. Pierre, lils du n" 3, habitait Schattdorf comme son père, et mourut environ en 1595 ; il était membre, ainsi que le landammann Pierre et Ralthasar Albrecht, de la corporation de l'Autruche à Altdorf, où entra également son lils —5. Henri, lequel fut prévôt de 1617-1619. Ce dernier dressa en 1610 le cadastre des conduites d'eau à Schattdorf; de 1619 à 1622, en qualité de délégué d'Uri, il prit part aux réunions et aux redditions dis comptes des trois cantons; revêtit en novembre 1622 la charge île bailli des eaux à Schattdorf et mourut le 10 sept. 1623. La famille s'est éteinte au XVIIe siècle. Le sceau du landammann Pierre porte une marque de maison. [Jos. Mui.i ,bb |

F. Canton du Valais. Les Albrecht forment une branche de la famille Mangold, de Conches, et se fixèrent an X VIe siècle, d'une part, dans la paroisse de More! et de l'autre à Blitzingen, liiel etNiederernen. La famille est éteinte depuis deux siècles à Fiirgangen, Niederernen et Biel. Par contre, deMôrelelle se propageaà Martisberg et Sax. — Voir BWG I, 273. — A citer ANTOINE, de l'ordre de^ capucin^, lils de Valentin, de Blitzingen, * à

ALMŒCIIT

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