‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 80 sur 329 · ALBRECHT · texte numérisé non relu

ALBRECHT

Viège le 14 juin IKÎ7. étudia à Brigue, entra le H octobre 1856 dans I ordre des capucins à Lucerne et exerça une activité féconde dans les couvents de Schwyz (1860), Vrth (1861), Fribourfi (1863) et Sion (dès 4877) où il mourut le 7 décembre I907. Il est l'auteur de l'opuscule Blumenlese fur Lehrer von einem Erziehungsfreund.

— Voir BWU I et Wallis. lime. 1907.

G. Canton de Zurich. Nom (Je famille du canton de Zurich, à l'origine prénom, existant depuis le milieu du XIV'' siècle à Hôngg et à Zurich [Zurch. Stadtu. Steuerbûcher). Au XVe siècle ou trouve cette Famille dans le Conseil de Winterthour et dans le Neuamt, d'abord à Stadel en 1455, et au début du XVIe s. à Hheinau. Aujourd'hui elle existe encore dans les districts de Bûlach, Dielsdorf et Zurich ; à Oberengstringen elle est ('teinte depuis 1829 (Weber : Die Kirchgem. Hôngg, 1869, p. 52 et 155).

I. Campagne du Canton. — 1. Jean, de Winkel, prend part en 1512 à la campagne dé Lombardie contre la France. — 2. Adam, du Neuamt (Stadel), participe à la bataille de Marignan (A. E. Zurich, A. 30, Reisrôdel). — 3. Jean, avoué du couvent de Ftheinau en 1529, écrit en cette qualité, le 4 juin, au bailli d'Eglisau, pour demander du secours de la part de Zurich contre les paysans soulevés (Strickler : Actensammlg. zur Reformationsgesch. II, n» 432 et 544). — 4. Feux, de Neeracli, capitaine en 1650 dans I expédition contre Rapperswil (A. E. Zurich, E. II, 270). - 5. Henri, *1823 à Neerach, f 1896 à liulach, géologue et sourcier. Il apprit d'abord de son père le métier de forgeron, puis s'établit en cette qualité à liulach. Des dons d'observation extraordinaires, doublés de connaissances scientifiques, firent de lui un remarquable chercheur de sources. Il se voua complètement et avec passion à cet art et devint le connaisseur de sources le plus expérimenté en même temps que le plus savant qu'il y eut jamais. En 1875, parut son excellente brochure populaire : Die Wasserversorgung auf dem Lande, avec une prél'acede l'ingénieur Hiirkli-Ziegler. Cet écrit, dont le succès et la diffusion furent grands, démontrait que non seulement les villes, mais aussi les villages avaient besoin d'améliorer leurs services des eaux au point de vue de l'hygiène et de l'agrément. En 1884, après l'épidémie de typhus à Zurich, il aida le professeur Ileim à clarifier l'eau potable. Dans les volumineux Berichle der erweiterten Wasserkommission der Stadl Zurich, 1885, sont publiées toute une série d'observations d'Albrecht. En outre, bon nombre de ses avis comme expert juridique ont paru dans Expropriationssachen Marthalen u. Benken an den Bezirksrat. Il a contribué à procurer une bonne alimentation en eau à quelques centaines de localités qui, autrefois, en manquaient, et a tranché une quantité de contestations en matière hydraulique. Il a rassemblé ses notes dans un livre intitulé : Quellenkunde. Pour la ligne Winterthour- Eglisau, il exécuta le tracé d'un tunnel sous le Dettenberg. A la demande de la commission géologique, il fit, dans les années qui précédèrent 1880, un inventaire modèle des blocs erratiques et des moraines de la partie nord du canton de Zurich. Sa collection minéralogique a été incorporéeà la collection géologique de l'Ecole polytechnique. Albrecht a encore publié: GeologischeExcurs ion en dans A. Wild: Am Zûrcher Rhein II, p. 265-277.

— Voir A. Heim : Heinricli Albrecht, geologiscJier On llentechniker (NZZ 1896, n» 72 et 73). - 6. Jacques, 1837- 1893, de Stadel, bourgeois de Zurich depuis 1876, fabricant de soieries à Riesbach, puis à Affoltern am Albis (Bïirgeretals von Zurich 1879-1911).— 7. HENRI, de Boppelsen. * 1846, agriculteur et secrétaire de commune à Boppelsen jusqu'en 1911; membre du Grand Conseil depuis 1881 : membre du tribunal de justice du district de Dielsdorf 1898-1905, président de ce tribunal depuis 1912. (F. Hegi.]

II. Winterthour. — 1. Jean; membre du Petit Conseil 1401-1410; en 1405 distributeur du bois et gardien des clefs de la caisse de la ville, curateur de l'hôpital du bas et de la léproserie de Saint-Georges aux champs en 1406. Membre du tribunal thurgovien, dont le siège était alors à Winterthour, en 1406-1407, directeur des travaux de la ville en 1408, il est souvent mentionné dans les documents de cette époque. — 2. In Albrecht était curé de Winterthour en 1399. — 3. Hensli, délégué auprès du duc Sigis-

mond, à Innsbruck, lor6 du siège de la ville en 1460. La famille s'éteignit à la fin du XVe siècle. — K. Ilauser : il interthur t. Z, des Appenzellerkrieges, 1899, p. 117, lit. — Chronik des Laur. Bosshart. [k B

III. VILLE DE Zl RICH. De nombreuses réceptions d'Albrecht à la bourgeoisie de Zurich eu-' rent lieu de 1351-1603, puis de nouveau depuis 187(5 et par la réunion des communes de 1893; la plupart venaient de Hôngg, puis aussi de Schaffhouse, Stein s Rhin, etc. et au XIX' siècle de Stadel. Armoiries : A. Parti d'or et de sable au massacre de cerf de l'un à l'autre. B. Voir n' 3. C. De gueules à un demi-cerf d'or sur trois coupeaux de sinople ivoir Meyer : Wappenouch von Zurich de 1605 et 1674). — 1. SlGISMOND, en 1434, vice-gardien des carmes déchaussés à Zurich (Dûrsteler : Geschlechterbuch). — 2. Henri, armurier, demeurant au Rindermarkt en 1429, maître de la corporation des forgerons au conseil de la Saint-Jean 1443. capitaine des 20 hommes avec les armes courtes de la corporation (Hegi : Gesch. der Zunft zur Schmiden). —3. Henri, tanneur, cité en 1457 dans une émeute d'Ilans Waldmann, prit part en 1458 à l'expédition volontaire de la guerre des plapparts ; élu maître de la corporation des tanneurs au lion rouge, dans les conseils de la Saint-Jean de 1485 à 1488. Partisan de Waldmann qui était son créancier hypothécaire pour une maison au N'iederdorf, une procédure pénale fut instruite contre lui le 21 mai 1489, après sa fuite. Le 25 août, condamné à une amende de 100 florins en faveur de la ville, exclu de la corporation et déclaré incapable d'emplois pendant 10 ans. il dut donner une caution de 500 florins. Le 9 juin 1492, il fut relevé de ces condamnations et mourut la même année, rétabli dans toutes ses prérogatives

— Gagliardi : Duk. Waldmann 1 et IL

— Edlibachs Chronik, p. 255. Armoiries : d'or à une marque de maison de sableaccompagnée en pointe d'un croissant du même (Edlibach). — 4. Pierre, serrurier, fils du serrurier Matthieu, de Stein s/Rhin, qui acquit la bourgeoisie en 1543. Reçu de la corporation des forgerons en 1570, il se maria la même

année et son père paya à celle-ci le Tischgeld pour 19 tables. Avec Henri elJôrg Albrecht, il fit don en 1610 à la corporation d'une coupe d'argent avec les armes de la famille dlegi : Gesch. der Zunft zur Schmiden elSKLJ ; descendance éteinte en 1785. — 5. Jean, fondeurde cuivre, de Schaffhouse, apprit son métier à Uàle chez un maître célèbre pour la fonte des tuyaux de fontaines; il fut reçu à la bourgeoisie de Zurich, le 19 novembre 1576, pour 20 florins en considération de ce que la ville ne possédait aucun autre représentant de son indispensable métier. 11 fut chargé de la surveillance des fontaines et on lui construisit une nouvelle fonderie (A. E. Zurich, Akten Supplikationen 1654 et Bùrgerbuch II); descendance éteinte en 1834. — 0. Jean-Pierre, fils du n° 5, *1589, fondeur de cuivre, fut revu de la corporation des forgerons le 17 mai 1612. Il livra l'installation métallique pour les fontaines de toute une série de villes suisses. A sa demande, il reçut en août 1654 une distinction du conseil pour son travail artistique en matière de fontaines, de monnaies et de treuils (A. E. Zurich, Akte>i Supplikationen). — 7.

Werner, 1573-1635, de Benken, pasteur à Weiningen 1599, acquit la bourgeoisie de Zurich en 1603 avec son fils Jean-Conrad.

Pendant son séjour à Weiningen, 67 de ses paroissiens passèrent au catholicisme. 1612-1626, pasteur à Rorbas, et depuis 1629 à Wangen (Zurich). — 8. Jean-Rodolphe, 1609-1651, pelit-fils du n" i, consacré en 1630, pasteur à Mollis (Claris) 1630-1035, à Salmsach (Thurgovie) 1635 et depuis 1645, àWiesendangen. Sa fille Lydia. 1637-1742, mourut à 104 ans, 7 mois et 7

Si .'an de Hans-Rodolphc Albrecht,

AL BRECHT

ALHRICl

jours, à Zurich. —9. Jean-Jacques, fils du nu 7, 1008-1044, consacré en 1034, pasteur à Burg, près Stein s/Rliin jusqu'en 1043 (voir pour les n°7-9 Wirz: Etat. — G.Heer: Die evangel. GeistlichTteit des Landes Glarus. — Pupikofer: Verzeichn. der Geistlichen des Kt.Thurgau. — Dùrsteler: Geschlechterbuchj.— 10. Jean-Bodolphe, 1609-1731, petitfils du n° 8, Ratsprohurator du Conseil en 1093, 1712 commandant du château Forsteck à Sax, 1718-1728 landamman de Thurgovie (Holzhalb: Lexikon. — Die Familie Pestal(i::i, tabl. I. — Pupikofer-Striokler : Gesch. des Thurgaus II). — 11. Matthieu, 1091-1751 arrière-petit-fils du n° 8, consacré en 1713, pasteur à Kircliberg depuis 1720 (Pupikofer : GeistUche, p. 74). — Voir encore Keller-Escher : Promptuarium I (Bibl. centrale de Zurich). [K.Hegi.]

ALBRECHT, Charles, 1789-1870, *àTubingue, se rendit en Suisse en 1830 où il remplit plusieurs postes d'instituteur primaire et secondaire, à Horgen, Mettmensletten, Winigen. Berlhoud et Worben. Il a publié contre Strauss, Bùchner et Feuerbach : Xaturwissenschaft, Philosophie und Religion nach ihrer Zusanimengehôrigkeit, Bienne 1872. — Die wissensch. geordnete Weltansicht als Beweis gegen den Atheismus Bùchners und der ùbrigen Maleriatisten, Bienne 1874. — Voir Bieler Tagblatl 1876, n°141. — Schweizer. Handelscourier, 1870, n» 108. LE- Bl

AUBR ECHTS Wl L, Hugo von, premier chapelain et fondateur de l'autel Sainte-Catherine dans l'église de Saint- Pierre à Zurich, installé par le prévôt du chapitre le 6 mai 1325. Malgré les présomptions de UZ X, n° 3973, il devait tirer son nom de Alberswil (C. Saint-Gall, Com. Gossau). Une famille du même nom était bourgeoise deWil (C. Thurgovie) en 1277. — UZ V. n° 1650. — Mùlleripraef. in Tubam Joël, p. 45.- VStG III-V. — Mon. Germ. Necr. I. [F. H.]

ALBRICI, nom de famille répandu dans le Tessin et les Grisons.

A. Canton du Tessin. Armoiries : D'azur à un château d'argent, à deux tours, ouvert et ajouré du champ, surmonté d'un lion d'or tenant une roue du même. (D'après G.

Corti). Le nom se rencontre sous diverses formes : Brizio, Bricio, Bretio, Albriacis, Albritii, Albricii, Albricis, Albrizzi. Dans les Becès fédéraux, il est écrit Albrisch et Alberisch. L'origine de cette famille tessinoise est obscure; peut-être vient-elle de Côme. On la trouve très tôt à Locarno, Lugano et Torricella. Les Albrizzi de Lugano et de Torricella forment probablement une seule branche ; en tout cas, ceux de Lugano possèdent encore le droit de bourgeoisie ainsi que des propriétés à Torricella. — Branche de Locarno. C'est à Locarno qu'on trouve la première mention de la famille. Le 18 janvier 1247, un Bomedius de Bricio, de Locarno, est témoin dans un acte passé entre le chapitre de Saint-Victor de Locarno et Simon Orelli. Le 1er janvier 1284, un Simon de Bricio, de Locarno, fils de feu « Bricii becchary » (boucher), de Locarno, participe à l'assemblée des bourgeois. Dans la liste des ayants droit aux régales de Locarno on trouve, en 1317, les héritiers de feu Zine de Bricio. Dans un acte de location, passé le 24 juin 1393 par la commune de Pedemonte, figure le notaire Etienne, fils de feu Monete de Brizio (ailleurs de Bretio), de Locarno. Le fils d'Etienne, Antoine, ainsi qu'un Giovannolo, fils de feu Nicolas de Britio, figurent en qualité de notaires dans un acte du 25 mai 1432. Vers la fin du XIVe siècle, on parle d'un « magister Andréa de Albricis » : C'est la première fois qu'on rencontre le nom complet. En 1460 et 1464, la famille Albrici prétend appartenir à la noblesse de Locarno. Elle possède, de 1416 à 1422 le château de Castel S. Pietro (D. Mendrisio). Parmi les membres marquants de la branche de Locarno, il faut citer: — 1. Simon, dit ordinairement il Campanella, de Locarno, capitaine de Franchino Rusca, comte de Locarno, dans la lutte que celui-ci entreprit contre les Vitani de Côme. En 1448 Simon prend Porlezza ; il est battu avec le comte à Chiasso ; se retire au château de Morbio Inferiore et y est tué à la

Lrise du château par les Comasques. — 2' Zanino, de ocarno, homme d'armes à la solde des Comasques. Il se distingua surtout dans la guerre des Vitani de Côme contre Franchino Busca. — 3. LuciO, de Locarno, créé

Antoine Albrizzi, il'après un portrait de Reina.

sénateur de Milan en 1593 par Philippe 11, roi d'Espagne. — Branche de Lugano-Torricella. La première mention de la branche des Albrizzi de Lugano est de 1400 ; on rencontre alors un Antoine de Albricis, de Lugano, archiprêtre de Saint-Victor de Locarno. Le 7 décembre 1414, Antoine et le chanoine Laurent, fils de maître François de Albriciis de Lugano, passent, au nom du chapitre de la collégiale, une convention avec les vicini de Pedemonle. En qualité de témoin ligure également maître François, fils de feu Jean de Albricis, de Lugano, mais habitant Locarno. Ce François est vraisemblablement le père de Laurent. Antoine était encore archiprêtre de Locarno le 15 octobre 1437. A cette date, en effet, il assiste avec un André de Albricis, fils de feu Jean, à la rédaction d'un acte d'investiture des biens de l'évêque de Côme aux Muralti de Locarno. Parmi les membres marquants de la branche de Lugano-Torricella, il faut citer : —4. Antoine de Torricella et Lugano, avocat et notaire, *31 mars 1773, f 1" juillet 1846. Dès

1797, il était premier-lieutenant des grenadiers du corps des volontaires qui repoussèrent, le 15 février

1798, l'attaque des Cisalpins contre Lugano. Membre de la députation qui, le 22 février 1798, traita avec les commissaires de la Cisalpina au sujet des événements du 15 février.

Ensuite d'une accusation de corruption portée contre lui par le peuple, il passa aux partisans de la Cisalpina réunis à Bissone, dont il devint secrétaire.

En cette qualité, il signa la proclamation que les « Patriotes » (ou membres de la

Cisalpina) lancèrent contre Lugano, le 1 ventôse an VI. Le gouvernement provisoire lui infligea une amende dont il ne paya qu'une partie ; ses biens furent en conséquence séquestrés par décret du 12 juin 1799. Antoine fut un jurisconsulte de grand mérite ; on l'a surnommé leMaroccodu Tessin. De 1813 à 1815, député au Grand Conseil ; en 1815, membre de la commission chargée d'élaborer les codes civil et pénal du Tessin. Membre du tribunal d'appel ; député à la Diète extraordinaire du 23 décembre 1830 au 7 mai 1831, à Berne. Inspecteur scolaire général du district de Lugano, en 1836. Il collabora avec Franscini à la Gazzetta Ticinese. — Voir Monti : Atti III. — Oldelli : Dizionario. — BStor. 1879, 1883, 1895, 1898, 1910 et 1911. - Baroffio: Storia del C. Ticino. — Becès fédéraux. — Pometta : Corne il Ticino venue in potere degli Svizzeri. — Gubler : Geschichte des Kantons Tessin. — Franscini : La Svizzera italiana. — Baroffio : DelV invasione francese nella Svizzera. — Franscini-Peri : Storia délia Svizzera italiana. — Bossi : Il Sonderbund nel Ticino. — Meyer : Die Capitanei von Locarno. [Dr Trezzini.]

B. Canton des Grisons. Famille de Poschiavo. — 1. Prosper, conseiller aux Etats, * 18 mars 1822, f 14 décembre 1883. Il fréquenta les écoles de Poschiavo, le collège Gallio à Côme, et le collège des Jésuites à Fribourg, et étudia ensuite le droit à Pavie et Zurich. 11 débuta dans la carrière publique comme secrétaire de commune. En 1849 et 1850, il est podestà et en même temps membre de la Cour d'appel cantonale ; de 1849 à 1883, à plusieurs reprises, président d'arrondissement, président du tribunal du district et député au Grand Conseil pour Poschiavo. En 1864, 1865 et 1876, nous le trouvons au Conseil d'Etat et en 1873, il représente les Grisons au Conseil des Etats. Au début de 1880, il renonça à la politique pour se vouer exclusivement à ses affaires privées, le commerce des vins et la poste aux chevaux. C'était un homme d'état libéral et un bel orateur. — Voir .1. Robbi : Unsere Regierungsràte (dans Unterhaltungsblàtter iv/m Graub. Generalanzeiger, 1918, n» 6). — 2. Pierre, ingénieur, *1838, f 22 août 1892. Il fréquenta dès 1854 l'Ecole cantonale grisonne, en 1859 l'Ecole polytechnique de Mu-

ALBBIZZI

ALBULA

nicli et termina Bea études techniques de IN60 à 1862 à

I Ecole polytechnique Fédérale à Zurich. Entré au service de son canton, il travailla aux routes de l'Albula, du Schyn, de la Bernina et du Landwasser. Il fut aussi pendant cette période podestà de Poschiavo et en 1867 député au Grand Conseil pour l'arrondissement de Poschiavo, En février 1 872, le Petit Conseil le nomma adjoint de l'ingénieur en chef et ingénieur de la première circonscription routière, situation qu'il occupa jusqu'à sa mort. — Voir: Der freie Râtier, 1892, n« 198. |F. P.J

ALBRIZZI. Noir Al.muci.

ALBRUN (COL DE L'i Ou BOCCHETTA D'AR- BOLA Y. IKiS). Passade conduisant de Fiesch à Domo

d'Ossola entre l'Ofenhorn et l'Albrunhorn. Ce col, le plus important du Haut- Va lai s. forme avec le (i ries etleGrimsel une voie commerciale entre l'Oberland bernois et le val d'Ossola. Des trouvailles préhistoriques à Binn permettent même île conclure à une utilisation très ancienne. Dans la guerre de Milan, il servit de passage, en novembre 1 425, à une colonne de secours de '2500 Bernois et Soleurois qui allaient dégager un corps franc de confédérés assiégés dans Domo d'Ossola. Ceux-ci étaient accompagnés de partisans de la Suisse orientale et du Valais, qui avaient passé le Simplon et le Cries quelques semaines auparavant. La route prise par les Bernois est indiquée dans Justingeif (p. 283) via e Buni » (Binn) et « Batich » (Baceno). Depuis la paix de Bellin/one. de juillet li26.il n'est plus question que des troupes confédérées a ient passé l'Albrun; par contre, l'échange de marchandises, telles que bétail et vins entre l'Oberland bernois et Domo d'Ossola s'est fait par co col jusqu'au XIXe siècle. [H. Dûm ]

ALBULA. Rivière, vallée, district, route et usines électriques du canton des Grisons.

Nom. Le nom du passage provient, sans aucun doute, de la rivière, non l'inverse. — En romanche, le nom se prononce: Alvra ou Alva, dérivé de Albla, ensuite de différents remplacements des deux / ; la forme allemande Elbele (originairement Illbelle 1349, Aelrell 1394), subit la modification normale de l'a en e. Quant à la dérivation du latin albulus = blanchâtre, on peut attirer l'attention sur les Aquse albulie, près de Rome, et sur A Jbula, ancien nom du Tibre blanc-jaunâtre (fluvius Albula, quem nunc Tiberim vacant, Livius I, 3, 5. Thésaurus lingute Latinse I, 1500), ce que confirme le fait que jusqu'à la correction de la Nolla, dans le dernier quart du siècle précédent, l'Albula et le Rhin postérieur, n'ont pas été désignés autrement que par les adjectifs blanc et noir. Cependant, comme la plupart des grandes rivières ont des noms qui remontent au-delà de l'époque romaine, il est possible que Albula appartienne au même groupe que Elbe, mot très répandu dont la forme latine est Albis.

II faut avouer que cette hypothèse mérite un certain crédit. [Dr R. v. Planta]

Chemin de fer de l'Albula C'est le tronçon des chemins de fer rhétiques de Thusis à Saint-Moritz. En 1896 la compagnie de chemin de fer Landquart-Davos, qui prit plus tard le nom de chemins de fer rhétiques, ouvrit à l'exploitation la ligne Coire-Thusis. Le trafic vers l'Albula et la route du Splugen prit alors une grande extension et fut favorisé encore dans tous les domaines par la nouvelle voie ferrée. C'est alors que naquit le désir de doter le canton d'un réseau ferré qui relierait progressivement toutes les vallées principales. Une loi ferroviaire visant ce but fut acceptée par le peuple grison le 20 juin 1897. Les frais étaient répartis entre Je canton et les communes, ces dernières s'engageant à fournir gratuitement le terrain, la pierre, le gravier et le sable. Les lignes qui devaient avoir la priorité étaient celles de Reichenau-llanz et de l'Albula. Les communications avec l'Engadine étant de première importance, non seulement pour le canton des Grisons, mais encore pour toute la Confédération, tant au point de vue politique que militaire, cette dernière, par décision de l'Assemblée fédérale du 30 juin 1898, s'intéressa à l'établissement des lignes de Thusis-Filisur-Saint-Moritz et de Heichenau à llanz par une subvention de huit millions de francs. Une commission composée du colonel Th. von Sprecher, des conseillers nationaux Planta et Steinhauser, avait reçu la mission de hâter la construction de la nouvelle ligne, d'accord avec le directeur Schucan qui

dirigea dès le début rétablissement de ce réseau à w>ie étroite. Les travaux se Brenl de IHiixà 19o:i. la dernière paroi de rocher du tunnel de l'Albula tomba le 29 mai 1902, et la ligne l'ut livrée à l'exploitation jusqu'à Samaden, ou 1 1 1 1 1 1 .", t Celer ina, le l-r juillet 1903 et jusqu'à Saint- Moritz le 10 juillet l'.*04. Les frais de construction du chemin de fer de l'Albula B'élevaienl à fin 1905. pour 61,7 km., à 25 «11 000 francs; le devis était de 21 20Ô 000 francs. — Voir F. Hennings : l'rojekt und Han de,- Albulabahn. Denktchrift, im Aufir. der H/miisc/ien fln/tn, Coire, l'.K)8. [F. P.]

Passage de l'Albula. Passage entre Ponte et Bergun. Des deux côtés du col s'élèvent les pics rocheux de l'Albulastock, granitiques au sud, calcaires au nord. Derrière ce qui fut le lac de l'Albula. s'élève une masse rocheuse blanche à laquelle le passage et la rivière doivent peut-être leur nom d Albula (voir ci-dessus). De tous les passages de l'intérieur des Grisons, l'Albula était autrefois le plus fréquenté. Les trouvailles d'objets en bronze faites près de Berlin font supposer une utilisation ancienne du chemin. Au débouché dans l'Engadine se dressait le château de (iuardaval, construit par l'évêque Volkard peu avant 1291. Le passage servait aux relations avec les terres de l'évêché de Coire, situées de l'autre côté des monts, l'Engadine et le Vintschgau. Au sujet de la construction et de l'entretien de la route, il s'éleva déjà au XVIe s. tout espèce de contestations entre les communes en deçà et au delà du passage. Il en fut de même pour le transport des marchandises qui donna lieu à des conflits entre Filisur et Alvaneu. En 1654, les communes de Bergun et Latsch autorisèrent un particulier à construire au col l'hôtellerie du Weissenstein ; seul asile entre Bergun et Ponte, elle fut très fréquentée. Avant cette date, il ne s'y trouvait ni une auberge, ni un hospice, et l'indication du DGS y relative est fausse. De même, à l'époque de la construction de l'auberge, il n'existait pas de lac sur le col. Celui qui s'y trouva plus tard était artificiel : cuvette profonde de quelques mètres et entourée d'une digue. Il lut probablement établi à l'époque où les Salis jouaient un rôle à Bergun et possédaient l'auberge du Weissenstein. Il est connu que les Salis du Val Bregaglia s'intéressaient beaucoup à la pêche et qu'ils ont peuplé de poissons plusieurs lacs de la haute montagne dans l'Engadine. par exemple le lac Sgrischus. Ce sont eux qui formèrent probablement le lac de Weissenstein et y jetèrent des poissons. Il s'étendait jusque dans le voisinage immédiat de l'hôtel, et fut réputé dans la suite pour ses truites ; il a dû être établi vers la fin du XVIIe s. ou au commencement du XVIIIe s., car en 1714, nous trouvons les Salis propriétaires du Weissenstein. En 1696, Bergun, Filisur et Latsch signèrent une convention pour la construction d'un chemin à travers le Bergunerstein, de Bellaluna à Bergun. L'ancienne voie passait-elle au-dessus du massif rocheux, par Latsch et Stuls, ou sur la gauche de l'Albula eu franchissant les hauts rochers pour aboutir à Filisur? Les opinions sont encore partagées ; la première supposition est la plus probable. La construction de la route à travers le rocher de Bergun, du moins la partie taillée dans le roc, fut confiée à des carriers expérimentés, Pierre Tâscher et Pierre Sur, de Thusis. C'est la première fois, à cette occasion, que de la poudre de mine fut utilisée pour la construction des routes dan? le canton des Grisons. Les autres travaux du chemin furent, selon la convention, exécutés en régie. — Voir R. Reinhard : Passe undStrassen in den Schweizer Alpen, Lucerne 1903, p. 180. — J. K. Tscharner : Der Kant. Graub., Coire 1842, p. 172. — G. Theobald : Nalxrbikler ans den rât. Alpen, 3r éd., 1893, p. 128. — P. Lorenz : Zur Gesc/i. des Hochgerichts Greifenstein, Coire 1904. p. 136. [F. P.]

Route de l'Albula. La construction de la route de l'Albula, de Tiefenkastel à Ponte, comprend deux périodes. Le tronçon Tiefenkastel-Bergun fut établi de 1855 à 1858 avec une largeur de 3 m. 60 et la correction donna la route actuelle. Les premiers travaux coûtèrent 136 000 francs, et la partie dans le rocher de Bergun demanda à elle seule 40 000 francs. Cependant, quelques années après, le chemin se révéla insuffisant. Avec les élargissements et les corrections qui durent être entrepris, cette voie de 17,3 km. coûta 290 486 francs. Le tron-

ALBUS

ALCHENSTORF

çon Bergun-Ponte, 22,9 km. fut commencé an printemps

1864 et achevé en 1860. L'initiative de la construction partit de Poute-Campovasto et plus spécialement du landammann Thomas Albertini, de Ponte, le futur conseiller national. Les particuliers et les communes fournirent 72 000 francs. La Confédération, par décision de l'Assemblée fédérale de juillet 1861, s'intéressa au réseau routier grisou pour un million de francs et en destina cent mille spécialement à la route de l'Albula ; le canton prit 50 000 francs à sa charge et les dépenses totales s'élevèrent à fr.252 184,85. En 1871 une société construisit sur le passage de l'Albula l'hospice actuel. La cuvette de l'ancien lac de Weissenstein, après l'écoulement de l'eau, servit un certain temps de glaisière à une tuilerie du voisinage. Plus tard le lac fut reconstitué ; la cuvette était à peine remplie que la digue, faite essentiellement de terre, céda ; et, en septembre 1870, par le plus beau temps, la vallée fut inondée ; depuis lors la contrée de l'ancien lac est un marécage désert. — Voir G. Gilli : Das Strassennetz des Kant. Graubunden im Jahresber. d. Naturf. Gesch. Graub., t. 41, 1897-98, p. 126. - P. Lorenz : Zur. Gesch. des llochge.richts Greifenstein, Coire 1914, p. 148. [K. I'I

Usines de l'Albula. Usines électriques de la ville de Zurich, près Sils, sur l'Albula, dont la construction fut décidée par la commune en juin 1906. Selon une convention, la ville de Zurich s'engageait à fournir gratuitement à la commune concessionnaire une grande quantité de force électrique. En 1908 et 1909 l'usine fut construite à Sils et les machines, transformateurs et appareils de toute sorte, montés. A la fin de 1909, la conduite aérienne Sils-Zurich et les bâtiments de l'usine étaient à peu près terminés, de sorte que le 15 décembre

1909 la livraison du courant à Zurich se faisait en partie et vers la lin de 1910 en totalité. Les années qui suivirent, la plupart des communes du Domleschg furent reliées à l'usine. Les dépenses s'élevèrent jusqu'à la fin de

1910 pour l'usine à fr. 6 964 110,50 et pour la conduite aérienne Sils-Zurich à fr. 4 260 953,91. — Voir Geschâftsberichte des Stadtrates von Zurich betreffend das Albulawerk. 1907 ss. [F- P.]

ALBUS, à l'origine, monnaie de la grandeur d'un gros,

employée principalement dans les contrées rhénanes, et frappées surtout par les Princes électeurs ecclésiastiques. Le nom de Wittpfenning ou de Witte(= weiss, blanc) apparaît vers 1360 en opposition aux Rappen ou Schwarzpfennige, de la même époque dans la région du Haut- Rhin. L'expression Albits correspond à l'allemand suisse Blanken (SI V, 121-122), au français blanc et à l'italien bianco. Cette monnaie ne fut pendant longtemps pas employée en Suisse. Elle y fut introduite en masse de l'empire allemand, au commencement du XVIIIe s. Elle avait alors une valeur d'environ 2 kreutzer ou un demi-batz. Cette monnaie, ainsi que d'autres dites liederliche (d'un mauvais aloi), furent rigoureusement interdites en 1721 ; cependant elles restèrent dans la circulation longtemps encore. En Suisse, seul Thomas de Salis, baron de Haldenstein, près de Coire, frappa de ces monnaies en 1752. Elles portent l'inscription I Aldus. Il semble cependant que ce ne fut qu'un essai, car elles sont très rares. — C. F. Trachsel : Die Miinzen und Medaillen Graubùnden» p. 275, il" 288. — AS I vol. 7, 1« partie, p. 216 et 248 ; 7-, p. 775. — C. Chr. Schmieder : Handwiirterb. der gesamten Munckunde. — H. rlalke : Handwiirterb. der Mûnzkunde. [E, Hvhn.1

ALBUS. Nom latin de la famille des chevaliers Wisso, de Zurich. Cette forme latine, la seule à l'origine, se rencontre depuis 1149; en 1250 apparaît la forme Wizo dans les documents, et depuis 1258 dans les sceaux. Il n'est pas impossible que Wiso et Herich ou Erich Albus, membres de l'abbaye de Zurich en 968, et Heginbold Albus 976, soient des ancêtres des Albus = Wisso. — UZ I,

Allius du baron Thomas de Sali Haldeustein de 1752.

Sigelabb. zum UZ II, n« 81.

Voir aussi fF. H.|

Wisso.

ALBUS MONS. Voir BLAMONT.

ALBUZIO, famille de Lugano dont on peut citer: — 1. Jean-Piekke, f à Milan en 1583 ('?), médecin et écrivain de renom. —2. Jean-Pierre, * 1507, -fa Pavie 1583, fils du précédent, médecin, philosophe, historien, poète et orateur. Il fut pendant 50 ans professeur à l'Université de Pavie. Comme médecin il fut appelé aux cours de Parme, de Bavière et d'Autriche et auprès de plusieurs cardinaux. Il fut enseveli dans l'église de St. Eustorgio, à Milan. — Voir Oldelli : Dizionario. [1> Trezzini.]

ALBY (d'), d'ALBI, d'ALBIER, des ALBIACO,

familles genevoises paraissant toutes remonter à Hugues d'Albi, d'Albi en Genevois, cilé en 1183 et à une autre famille d'Albi, originaire de Cluses. Quelques dignitaires de l'Eglise et quelques membres du gouvernement de Genève en étaient membres. Famille éteinte au XYI^ s. dans les Albier de la Rochette. — Gui, alias de Cluses en Savoie, chanoine de Genève, de Lausanne et de Paris, docteur en droit en 1399, abbé de Saint-Félix de Valence. Il était prévôt de Genève en 1423 lorsque le chapitre l'élut évèque de Genève, à la mort de Jean de Courtecuisse. Rome lui préféra le cardinal de Brogny, puis, en 1426, l'écarla une seconde fois pour nommer François de Mez. Le Saint-Siège se borna à l'accepter comme vicaire général. Gui d'Alby était un littérateur de quelque valeur, dont les œuvres ont été récemment étudiées. Il testa le 18 avril 1427 et mourut le 2 mai 1430. — Cf. Reymond : Dignitaires. — U. Chevalier : Répertoire bio-bibliographique, I. - MDG t. II, p. 169-183. — Genève AÉ. — Galiffe : Armoriai. [H. d'A. et M. R.]

ALCHENFLÙH (C. Berne, D. Berthoud. V. DGS). Vge de la commune de Rùdligen, paroisse de Kirchberg, sur la rive gauche de l'Emme, à la station Kirchberg du chemin de fer de l'Emme. Ancien siège de tribunal du comté de Bourgogne, à la limite des trois juridictions Konolfingen, Zoliikofen et Murgenthal. Alchenflùh forma plus tard avec Môtschwil, Schleumen, Ruti près Berthoud, Lissach et Rùdligen une juridiction du bailliage de Berthoud. Le moulin était propriété du couvent de Thorberg et fut vendu, en 1502, à Hans Loun, de Berthoud. La dîme appartenait à la chambre des grains (Kornherrenamt) de Berne. Alchenflùh est le lieu natal de Jean Weber. Conseiller d'Etat et directeur du chemin de fer du Gothard, 1828-78 (Voir ce nom). Le nom est formé de -flùh (ahd. fluohi), ancien datif figé du singulier de Fluli = rocher, et de Alchen, nom de diverses herbes maigres, canche (SI VII 844-5), un mot qui se trouve aussi dans le nom a" A Ichenberg (Com.W'migen, D. Berthoud).— Voir W. F. v.Mûlinen: Heimatkde V 11. — Jahn : Chronik, 62,63. — LL 1, 116. - Holzhalb I, 25. [R- O. et K. S.]

ALCHENSTORF (C.Berne, D. Berthoud. V. DGS). Com. composée de Unter- et Ober- Alchenstorf, et depuis 1887 aussi de Wil, dans la paroisse de Koppigen. Ce nom signifie d'après les plus anciens documents (Alcherstorf en 1257, 1275, Alchirstorf 1261-62) village d'Alcher; Alcher peut signifier plus probablement «celui d'Alchen » ; un nom hypothétique d'endroit, Alchen pourrait être supposé d'après les noms Alchrnberg et Alchenflùh qui se trouvent dans le même district qu'Alchenslorf. Suivant un rentier de 1261-63, les Kibourg retiraient annuellement 1 livre de leurs biens à Alchirstorf. L'église d'Alchenstorf, décanat de l.utzellluh, est mentionnée pour la première fois en 1275. Elle avait pour curé Jacob Schupfen en 1316. En 1381, la veuve d'Oswald zu Rhin, Ursule von Ergouw, vendit le patronage de l'église pour 200 florins de Florence à Pierre de Thorberg, qui en lit don à la maison des chartreux de Thorberg, fondée par lui. Ce don fut confirmé en 1417 par le pape Martin V. L'église fut réduite au rang de filiale de celle de Koppigen en 1420, à cause de son peu de ressources et du petit nombre de ses paroissiens, et fut même plus tard suppri-

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