‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 90 sur 329 · ALLIANCE (SAINTE · texte numérisé non relu

ALLIANCE (SAINTE

sermons on< été imprimés. Il mourut le 12 <>ct. l*9n à Feldkirch, BWG I. - G. Goyau: L'Allemagne religieuse. - 15. Othmar, neveu des n« 13 et 14, •le 18 juillet 1851 à Loèche. lit ses études au gymnase de Brigui entra le I8déc. 1872 da as l'ordre du Rédempteur, fut dès I8!I0 supérieur de plusieurs couvents d'Espagne et devint le \" mai 1904 provincial <le l'ordre pour l'Espagne, le Portngal et l'Amérique centrale. En 1910 la confiance de ses frères l'éleva à la dignité de consulteur-général qu'il revêtit jusqu'à sa mort, survenue le 20 novembre l'JI'i à Rome BWG. [D. I

ALLEU. En allemand Allod ou ElGEN. Mot d'origine incertaine, que l'on fait venir de ahd. al toute, entière, et od = propriété, Il apparaît pour la première Ibis dans les Formulae Andegavenses (514-530) où on lit : illtis pnrii(»irs nu-us i/ims ex alote parentum, puis dans la Loi salique, au chapitre De alode, et dans la Loi des Hipuaires : De alodibus, etc.

La signification du mot alleu a donné lieu à bien des discussions ; il faut reconnaître aussi que celle ci a évolué et que l'alleu mérovingien ne peut pas être comparé à celui qui subsistaitencore au moment de la suppression dedroits féodaux. Primitivement, et tel que cela ressort de la loi salique, on peut dire que l'alleu est l'ensemble des biens compris dans la succession qui appartenaient en propre au défunt, par opposition aux biens sur lesquels subsistaient encore des restes de la communauté primitive. Cette définition peut être complétée par la suivante: biens recueillis par héritage en opposition aux biens acquis ou reçus en bénéfice.

Mais l'acception la plus générale de l'alleu est celle de terre franche de charges personnelles et réelles ; on ne peut y lever des cens ou y exercer la justice sans rassentiment du propriétaire. Toutefois, des impôts ayant un caractère public ont pu être prélevés sur les terres allodiales. L'alleu est donc devenu une terre possédée en pleine propriété, en dehors de toute notion d'héritage ; elle esta l'opposé du fief et de tout autre mode de tenure féodale. Cette variation dans l'acception du mot vient de ce que, au milieu des tenures viagères, seule la propriété libre avait représenté d'abord le domaine héréditaire. C'est ainsi que dès le XIe s., la ville de Lausanne, tant la Cité que le liourg, est dite la dot et l'alleu de la fi. Marie, soit de l'évêché. De même les terres où furent fondés les monastères étaient données la plupart en alleu. En 997, le roi Rodolphe donna des terres à Lutry au chancelier Anselme, que celui-ci remit en alleu à l'abbaye de Savigny. En 1146, le seigneur' Aymon de Faucigny donne à son cousin Aymon de Rlonay. en alleu franc et libre, une terre à Bret, au bord du Léman, pour y construire un château.

On a distingué, au XVIe s., le franc alleu noble et le franc alleu roturier. Le propriétaire du premier détenait le droit de basse et moyenne juridiction sur ses terres ; il avait sous lui des justiciables et des tenanciers ou vassaux qui lui devaient des redevances féodales ou coutumières. Le franc alleu roturier n'avait pas le droit de justice ni les dépendances féodales.

L'alleu a été constamment battu en brèche par la féodalité et par les gouvernements. Au moyen âge, l'insécurité et les troubles ainsi que l'appétit des grands propriétaires mirent très souvent le petit alleutier dans l'obligation de se recommander, de se mettre sous la protection d'un seigneur puissant. L'alleu, dans ce cas, était converti en fief. Ainsi, vers 1170, Guillaume, seigneur de Vufllens, vend à l'évêque de Lausanne son alleu, formé du château de Vufflens et de diverses terres, et le reprend de lui en fief. Nombreux furent les seigneurs qui agirent de même, par besoin de protection ou besoin d'argent.

La suppression des droits féodaux, dans la première moitié du XIXcs., ne transforma pas la propriété en alleux. Au contraire, l'indépendance première des terres allodiales ne devait pas revivre. Actuellement les biens fonciers ne sont pas complètement dégagés des charges féodales; le droit de mutation ou lods les frappe encore.

A notre connaissance, un seul territoire porte encore eu Suisse le titre de franc alleu. C'est un petit canton de terre à l'Est de Lignières. d'une superficie de près de 2 km"2 et sur lequel aucun droit de mutation ne peut être prélevé. Ce territoire est parvenu définitivement au canton deNeuchâtel

en 1815; jusqu'alors il était un sujet de contestation entre l'évêque de Bile et le prince de Neuchâtel. lie la sorte aucun droit féodal n'y était prélevé. Cette franchise exceptionnelle fut maintenue après 1815. — Voir E. Secrétan : Essai sur lu féodalité, 1858. — Pustel de Coulaoges : L'Alleu ri le domaine rural. — Chénon: Etude sur l'histoire des alleux en France, Ixsh. Paul Viollet : Il/si. du droii ançaxs. — Plach: Les ori-

gines de l'ancienne France I. — A. Esmein : C d'/iist. iin droit fronçai . 1919. — E. Huber: Gesch. d. xchweiz. Privatrecht, IV. — Les coutumiers du pajs de Vaud, avec leurs commentateurs. i. M.

ALLEWILARE. Voir Il u.i.wil..

ALLG/EUER OU ALLGŒWER. lieux familles venues du Sud de l'Allemagne onl porté ce nom dan- l< cantons de Saint-Gall et de Lucerne.

A. Canton de Salnt-Gall. Ancienne famille bourgeoise de Saint-Gall immigrée probablement du Wurtemberg. Le nom apparaît pour la première lois en 1494; à cette époque, Balthasar, tisserand (1504, teinturier), demeurait à la Sehmiedgasse. — Jacoi i>. I.Vifj- 1624, était adjoint du maire en 1613, haut-bailli di Bûrglen 1616; c'est de lui que descendent les Allgàuer actuels. La charge de prévôt de la corporation l'ut occupée de 1630 à 1635 par Gaspard, 1644-46 par- Jacqi es, 1684-95 par Jean- Ulrich. — Henri, imprimeurà Bûrglen Thurgovie), édita de 1847 à 1850 le Volksmann, rédigé par le pasteur Iiion. La famille compta beaucoup de teinturiers, de cordonniers et de meuniers. — Voir Bùrgerbuch de Saint-Gall, 1911). |Bt.1

I!. Canton de Lucerne. Famille de Rotenbouri;. issue du forgeron Fidèle, venu avec son frère Barthélémy de l'Allgâu bavarois; il obtint la bourgeoisie de Rotenbourg en 170-2. — I. JOSEPH,* le 13 avril 183"), secrétaire du juge d'instruction en 18Ô5, premier secrétaire 1857, juge à la cour d'assises 1860, administrateur de corporation 1860-87, fut élu président de la cour- d'assises le 31 mai 1905. — 2. Oscar, Dr jur., lils du précédent, avocat 1885, substitut du président du tribunal, vice-président du Conseil d'administration de la Banque cantonale. — 3. I-'kancOIse fut la dernière à porter- l'ancien costume lucernois. - Voir Luz. Volksblatt 1897, n«« 38-39. [P. X. W-l

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