‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 92 sur 329 · ALLIANCES · texte numérisé non relu

ALLIANCES

Alexandre [•', inlluencé par les idées mystiques d'une grande dame de Livonie, Mme de Krudener, a été le promoteur. Les trois monarques s'engagèrent solennellement à se considérer comme des frères selon les paroles de l'Ecriture et dans leurs rapports avec leurs sujets comme des pères de famille et à donner à l'avenir, comme fondement au gouvernement de leurs états aussi bien qu'à leurs rapports réciproques, les préceptes de la religion chrétienne, de la justice, de l'amour et de la paix. Tous les souverains de l'Europe furent invités à faire partie de cette alliance, sauf le Sultan, qui dut rester exclu d'une fraternité chrétienne, et le Pape auquel on ne pouvait guère demander de conclure un pacte avec des princes schismatiques ou hérétiques, et ils se rendirent tous aux instances du puissant auteur de l'Alliance, à l'exception du prince régent d'Angleterre, qui prévoyait que le Parlement ne ratilierait pas un traité d'alliance conçu dans des termes aussi généraux et auquel aucun ministre n'avait apposé sa signature. La Suisse reçut, elle aussi, en juin "1816, une invitation de la part de la Russie et après coup de l'Autriche et de la Prusse et se déclara prête à entrer dans l'alliance, le 27 janvier 1817, après que le projet eut été approuvé par les Grands Conseils et leslandsgemeinde, trouvant, disait-elle, dans le contrat d'alliance proposé par les très hautes cours, une nouvelle garantie des grands biens inappréciables pour elle, d'une jouissance assurée de la liberté, de l'indépendance et de la neutralité.

Tandis que les optimistes saluaient dans la Sainte Alliance l'aurore d'un âge d'or de paix éternelle, Metternich n'y voyait qu'un « néant sonore » et Gentz qu'un « décor de théâtre ». Aux libéraux, elle apparut après quelques années comme l'arme principale d'une réaction générale, comme l'alliance oppressive des monarques qui aux congrès de Troppau, de Laibach et de Vérone réclamait pour les grandes puissances le droit d'intervenir dans tous les états plus faibles, dans le but d'y étouffer non seulement la révolution mais aussi, en général, toutes les tendances libérales. Alfred Stern, l'auteurde Gesch.Europas seit den Vertrâgen von 1815, suivant les appréciations de Metternich et de Gentz, voit dans la Sainte Alliance «une feuille de papier sans effet pratique»; un abus de langage l'a confondue, dit-il, avec la « Grande Alliance » conclue le 20 novembre 1815 par l'Autriche, l'Angleterre, la Prusse et la Russie, et d'où sont issues les décisions de tous ces congrès, glorieuses et dignes d'admiration pour les uns, objets de la critique et des malédictions des autres. Pour reconnaître cette erreur, il suffit, dit-il, de se rappeler que l'Angleterre s'est tenue à l'écart de la Sainte Alliance, tandis que la France y est entrée, que d'autre part la « Grande Alliance » compte l'Angleterre parmi ses fondateurs et a tout d'abord exclu la France. Le fait est que non seulement les publicistes, mais aussi les diplomates et les ministres eux-mêmes à l'époque de la Restauration, donnent au terme « Sainte Alliance» le sens critiqué par Stern. Comme d'une part la France est entrée en 1818, au Congrès d'Aix-la-Chapelle, dans la quadruple alliance qui primitivement lui était hostile, et que d'autre part aux Congrès de Troppau, de Laibach et de Vérone (1820-22) l'Angleterre en est sortie et a suivi énergiquement, surtout sous l'impulsion de George Canning, une politique libérale, opposée à celle des puissances réactionnaires du continent, la distinction entre la « Grande Alliance » qui avait cessé d'exister et la « Sainte Alliance » s'effara en effet. De la première il ne subsistait que l'alliance des trois puissances orientales, auxquelles la France s'unit de la façon la plus étroite au congrès de Vérone, en opposition avec l'Angleterre, c'est-à-dire le groupement des grandes puissances, tel qu'il se présentait dans la Sainte Alliance. Il n'est pas non plus exact de dire que cette dernière n'a été qu'une « feuille de papier sans importance » ; en 1816 déjà le ministre prussien Ancillon a déduit des principes de la Sainte Alliance son projet de garantie de la « souveraineté légitime » contre les « changements violents venant d'en bas » et le 19 novembre 1820 les trois puissances orientales proclamèrent dans les déclarations préliminaires du congrès de Troppau le principe d'après lequel des états « faisant partie de l'Alliance européenne «seront exclus de cette alliance, si par suite de mouvements révolutionnaires des changements de gouvernement s'y pro-

duisent dont les conséquences seraient une menace pour d'autres états, jusqu'à ce que leur situation intérieure présente des garanties d'ordre légal et de stabilité. Outre la Sainte Alliance il n'existait aucune allance européenne, dont Naples, contre laquelle cette décision était prise, eût pu faire partie. La Sain'e Alliance a donc en ell'et fourni aux grandes puissances un prétexte pour proclamer leur droit d'intervention. D'après un document prussien du 10 octobre 1824, l'Angleterre « s'est elle-même placée hors de la Sainte Alliance et a tout fait depuis pour s'en éloigner toujours plus o. C'est l'Angleterre aussi qui a ruiné la Sainte Alliance, c'est-à-dire l'entente étroite des puissances orientales avec la France sous la direction de Metternich, Canning ayant, dans la question grecque, entraîné à sa suite d'abord la Russie dans le protocole de Saint-Pétersbourg du 4 avril 1826, ensuite la France par le traité de Londres du 6 juillet 1827. 11 put écrire dans la joie du triomphe à son représentant à Constantinople, Stratford Canning : « Vous n'avez plus à craindre que la Sainte Alliance ne vous entrave ; elle ne marche plus en corps. » C'est ainsi que l'Angleterre, la Russie et la France établirent par la bataille de Navarin (20 octobre 1827) l'indépendance de la Grèce et proclamèrent par là la fin de la Sainte Alliance. — Voir Muhlenbeck : Etude sur les origines de la sainte alliance, Strasbourg 1887. — A. Stern : Gesclt. Europas seit den Vertrâgen von 1815 I. p. 40, 56, 466; II, p. 134; III, p. 89, 99! - W. Œchsli : Gesch. der Schweiz im 10. Jahrh. II, p. 426, 614. [W. Œchsli.]

ALLIANCES. Des alliances, c'est-à-dire des pactes politiques avec des puissances étrangères, les Confédérés en ont conclues en grand nombre, surtout après que les guerres de Rourgogne eurent porté le renom de leur valeur militaire à travers toute l'Europe. Parmi leurs alliés, les rois de France occupent la première place, non point pour le rang, mais parce qu'ils ont entretenu sans relâche les relations politiques, fondement de ces traités d'alliance avec la Suisse, auxquels la bataille de Saint- Jacques sur la Rirse avait inopinément ouvert la voie. Dans la longue série de ces traités — 1452, alliance avec Charles Vil"; 1463. 1470 et 1474, avec Louis XI ; 1484 et 1495 avec Charles VIII ; 1499 avec Louis XII ; 1521 avec François Ier, 1549 avec Henri II ; 1564 avec Charles IX ; 1602 avec Henri IV ; 1053-55 et 1663 avec Louis XIV ; 1777 avec Louis XVI, traités d'alliance, auxquels il faut ajouter les alliances particulières conclues avec des cantons confédérés isolés et certains de leurs alliés, alliance de Louis XII et du Valais en 1500 et des ligues grisonnes en 1509, de Henri III et de Berne et Soleure en 1579 et de Rerne en 1582. de Henri IV et de Genève en 1589, de Louis XIV et des cantons catholiques en 1715 — seuls manquent des traités d'alliance avec François II, Louis XIII et Louis XV. — Voir l'art. Alliant.es franco-suisses.

Au point de vue politique, les alliances conclues avec la maison de Habsbourg ne sont pas moins importantes. Mais quoique le début de ces alliances précède les traités conclus avec (a France, nous ne constatons pas le développement d'une forte tradition politique, comparable à celle des alliances avec ce pays, ce qui ressort de l'énumération suivante : 1375 alliance du duc Léopold III avec Berne et Zurich contre les Gugler ; 1442 alliance perpétuelle de Zurich avec le roi Frédéric III (dissoute en 1450); 1477 78, alliance perpétuelle (Erbeinung)de l'archiduc Sigismond avec les huit anciens cantons et avec Soleure; en 1487 et en 1500. alliance de l'empereur Maximilien avec quelques cantons et en 1500 avec les ligues delà Maison-Dieu et des Dix-Juridictions ; 1511 alliance perpétuelle (Erbeinung) de Maximilien avec les douze cantons et trois alliés (confirmée en 1543 par Charles- Quint, en 1544 par Ferdinand Ier et en 1557 par Philippe ' Il d'Espagne); 1518 alliance perpétuelle (Erbeinung) de Maximilien avec l'évêque et le chapitre de Coire et les Trois Ligues (renouvelée en 1622, 1629 et 1642) ; 1529 alliance du roi Ferdinand et des cinq cantons, et enfin, en 1702, alliance défensive de l'abbé de Saint-Gall avec l'empereur Léopold Ier.

Les alliances conclues par les Confédérés avec plusieurs princes et villes d'Allemagne, toujours dans un but politique passager, sont presque sans aucun rapport entre elles. Ce sont — abstraction faite de l'entrée de cantons isolés dans les grandes ligues des villes rhénanes et de

ALLIANCES AUSTRO-SUISSES

ALLIANCES FRANCO-SUISSES

Souabe au XIV" s., dont l'énumération nous mènerait trop loin, — l'alliance avec l'évêque de Constance de 1469 (renouvelée en 1494), avec le comte du Wurtemberg en 1409 (renouvelée en 1500 et 1509), avec la Liasse Ligue en 1474 et 1479, ainsi qu'avec les ducs de Bavière en 1491. Il faut ajouter les traités conclus pour des raisons de politique ecclésiastique par Zurich avec Constance en 1527, par liàle avec Mulhouse en 1529 et les comhourgeoisies chrétiennes (christliche Burgrechte) de 1530, ainsi que l'union de Berne, Zurich et Strasbourg en 1588.

On constate, par contre, l'existence d'une tradition politique nettement définie, comparable à celle des traités d'alliance avec la France, dans les alliances avec lesducs de Milan dites capitulations, qui furent d'ahord conclues avec le dernier Visconti et ensuite, conformément au développement politique, reprises par les Sforza, les rois de France et d'Espagne et finalement encore par l'impératrice Marie-Thérèse. Du côté des Confédérés, tantôt tous les cantons, tantôt quelques-uns seulement, après la Hél'orme les catholiques surtout, et parmi les Alliés les Trois Ligues, en firent partie. Ces alliances datent des années 1441, 1467 (avec les additions de 1477), 1483, 1496, 1498, 1503, 1512, 1533, 1552, 1587, 1634 (avec les additions de 1664), 1705 et 1763.

Il en est de même des alliances avec les papes Sixte IV (1479), Innocent VIII (1485-86), Jules II (1510) et Léon X (1514). Seul le traité des V Cantons avec Pie IV de 1565 est fondé sur une hase strictement confessionnelle.

Les traités de Venise avec lesTrois Ligues del603(renouvelés en 1706) et avec Berne de 1615 présentent également certains rapports entre eux. On peut leur comparer les traités d'union avec les Pays-Bas de 1712 et 1713.

Citons comme faits isolés l'alliance de Berne avec la Savoie de 1446, celle du roi de Hongrie, Matthias Corvin, avec les huit anciens cantons, Fribourg et Soleure de 1479, et qui ne s'explique que comme un contre-coup des guerres de Bourgogne, mais n'a jamais eu d'effet pratique, et enfin la combourgeoisie des trois Waldstàttenavec Montferrat de 1507.

Tous ces traités sont publiés dans YAmtl. Sammlung der eidgen. Abschiede. — Voir les commentaires dans J. Dierauer: Hist. de la Conf. suisse etK. Dàndliker: Gesc/i. der Schweiz. — En outre R. Thommen : Friedensvertràge und Bùnde der Eidgsch. mil Frankreich i4AA-llll (dans la Basler Zeitschr. f. Gesch. und Altertumskwn.de, vol. XV). — Helen Wild : Die leizte AUianz der alten Eidgsch. mit Frankreich, Zurich 1917. — Cf. Vischer dans ASG, nouvelle série 16, 241. [R. Thommen.]

ALLIANCES AUSTRO-SUISSES. V. Al TRICHE.

ALLIANCES FRANCO-SUISSES (LES). Les premières relations politiques nouées entre la royauté française et les Ligues des Hautes-Allemagnes ne remontent pas, encore que la chose puisse paraître étrange tout d'abord, au delà de la troisième décade du XVe siècle. Il convient de ne pas perdre de vue en ell'et que, séparées par l'épaisse barrière que constituaient à cette époque les deux Bourgognes et la Bresse savoyarde, la France et la Suisse demeuraient en quelque sorte étrangères l'une à l'autre.

Rendus prudents par l'absence de toute protection efficace, les marchands français hésitaient à se porter au delà du Jura. A dire vrai, certains d'entre eux tentaient parfois de gagner l'Italie par le Valais, mais ne le faisaient qu'à leurs risques et périls. Dans une lettre, datée à Chartres le 12 juin 1356, Jean II le Bon intervient auprès des autorités bernoises en faveur d'un marchand champenois, Henri Colmot, de Neufchâteau, bourgeois de Chaumont-en-Bassigny, dont les habitants d'.Ernen s étaient appropriés les dépouilles.

Ce fut Charles VII qui, le premier, dès le début de son règne, pressentit les très réels avantages que procurerait un jour à ses successeurs l'amitié des cantons suisses.

Dépêchés par lui à Berne, à Zurich, à Bâle, deux de ses conseillers, Simon Charles et Jean Franberger y entament, en juin et en juillet 1430. des négociations qui n'aboutissent assurément à aucun résultat précis, mais dont on peut dire qu'elles sont comme le point de départ des « intelligences » qui unirent, un demi-siècle plus tard, la Confédéral ion des huit cantons et le roi de France

Il fallut la rencontre sanglante de Saint-Jacques-surla-Birse (2 août 1444) entre les Echorcheurs du Dauphin Louis et une a\ ant-garde de Confédérés pour ouvrir lus yeu\ du roi Très-Chrétien el de Bon Mis sur l'intérêt qu'il \ avait pour eux à s assurer le concours d'aussi formidablce auxiliaires à opposera leurs adversaires de l'intérieur et du dehors. Une trêve, conclue le 20 sept. 1444, précéda l'ouverture de négociations à Zofingue en vue du rétablissement de la paix. Ces négociation* furent poussées avec activité, car, le 28 octobre déjà. Le dauphin ratifiait en son camp d'Ensisheim le traité signé par ses plénipotentiaires huit jours auparavant. Aigris par leur échec, les Suisses lurent moins prompts à accéder-aux stipulations souscrites par leurs représentants, et il fallut linlervention amicale du duc de Savoie pour les y décider (paix de Bâle, 25 nov. 14i4j.

Certain désormais que l'amitié des Suisses ne sera profitable à sa couronne qu'autant que ceux-ci demeureront unis, Charles VII s'attache, en 1447 et en 1448, à apaiser les différends surgis entre Berne et Fribourg. L'entente rétablie entre ces deux Etats à Morat, le 16 juillet 1448, fut l'œuvre commune des ambassadeurs français et bourguignons.

Le rapprochement ébauché en 1430 entre le roi Très- Chrétien et les cantons était désormais inéluctable. Préparé au cours des conférences de Feldkirch, le premier traité franco-suisse porte la date du 8 nov. 1452. Cette « paix perpétuelle », ratifiée par le souverain à Monteillez-Tours, le 27 fév. 1453, bien qu'elle ne soit en somme que la consécration de l'entente intervenue à Ensisheim, apparaît cependant comme une sorte de traité d'établissement. Mais, à cette heure, l'emprise française sur la politique étrangère des Confédérés ne se fait que très faiblement sentir. Elle est impuissante à empêcher le déchaînement des hostilités entre les cantons et l'Autriche. D'autre part, la mort de Charles VII ne suscite aucune émotion au sein de la Grande Ligue de la Haute Allemagne, et les Suisses ne songent même pas à dépêcher à Paris pour complimenter Te nouveau roi sur son avènement.

Les événements survenus en Savoie en 1462, les divergences de vues entre Louis XI, partisan du duc, son beau-père, et les Suisses, enclins à favoriser les prétentions du comte de Bresse motivèrent l'ambassade solennelle que la Grande Ligue dépêcha à Abbeville (oct.-nov. 1463). Son succès fut à peu près nul pour les cantons, mais non point pour le roi, qui sut gagner à sa cause la plupart de leurs représentants.

Les résultats des conférences d'Abbeville ne se firent pas attendre. Le23févr. 1464 déjà, deux «orateurs royaux» — c'est ainsi que les Suisses qualifiaient les envoyés des puissances étrangères accrédités auprès d'eux — obtinrent des cantons la ratification du renouvellement du traité d'amitié conclu par Charles VII onze ans auparavant. L'habileté consommée de Louis XI, le père de la diplomatie française, fit le reste. Et la conclusion d'une convention helvéto-bourguignonne (22 mai 1467) de neutralité réciproque, repoussée d'ailleurs par les Etats orientaux de la Ligue, ne porta aucune atteinte au traité qui liait désormais les cantons au roi.

Les maladresses de Charles le Hardi, la protection accordée par lui au duc d'Autriche (traité de Saint-Omer, de mai 1469) achevèrent de gagner à la cause française les gouvernements confédérés. Dès cette heure, la rupture entre ceux-ci et le grand-duc d'Occident parut inévitable, fomentée qu'elle était par l'or français. Les imprudences du bailli de Ferrette, Pierre de Hagenbach, en précipitèrent le déchaînement et, lorsque deux ambassadeurs de Louis XI, Louis de Sainville et Jean Briçonnet le jeune se présentèrent à Berne, en août 1470, ce fut pour y signer, le 13 de ce mois, un traité d'alliance défensive ostensiblement dirigé contre la puissance bourguignonne.

Tardivement, Charles le Hardi mit tout en œuvre afin de se réconcilier avec les Confédérés. Ce fut en vain. L'arrivée en Suisse de Josse de Silinen, le plus « subtil « des diplomates à la solde du roi Très-Chrétien, décida la conclusion d'un accord entre les cantons et l'Autriche, sous la seule médiation de Louis XI, et l'entrée en campagne de ceux-là contre le duc de Bourgogne.

ALLIANCES FRANCO-SUISSES

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