XLIII. [I.KISI
WARNEBERT. Prévôt présumé de Beromùnster
selon une inscription du reliquaire qui porte son nom, en
ce chapitre. — Gfr. 24, p. 231. — M. Estermann :
Sehenswùrdigkeiten, p. 30. — KSB 15, p. 167. — UBer. I.
WARNERY (Warney, Vuarney). Famille vaudoise originaire d'Orbe, où elle est citée des 1413. Armoiries : d'or à un arbre de sinople au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or. — 1. Pierre, f 1550, prêtre 1491, maître des innocents à la cathédrale de Lausanne 1519, curé d'Orsonnens et de Bavois, chanoine de Lausanne 1533. combattit la Réforme à Orbe et se retira à Fribourg où il mourut le 11 août 1550. — Mémoires de Pierrefleur. — 2. Jaquet,
abbé de l'abbaye du Lac
de Joux 1513-1519. — 3.
François, f 1562, châtelain d'Orbe, défenseur des
Réformés. — 4. Pierre,
t 1560, conseiller à Mor-
ges, auteur d'un recueil
des droits de cette ville.
— 5. Charles-Emmani el,
1720-1786, servit en Piémont, Autriche et Russie,
fut colonel d'un régiment
prussien de cavalerie, puis
général-major au sen ice
de Pologne 1766, devint
seigneur de Langenhof e1
Taschenberg en Silésie.
Auteur de : Remarques sur
plusieurs auteurs anciens
i 1 modernes : Remarques
sur ' ésar et mitres auU urs
militaires : Remarques sur
la cavalerie : Étudi sur la
campagne de Frédéric H. 6. Pierri :" 1658, assesseur
baillival à Morges e1 seigneur de Cottens. — 7. Hi
Fouis. 1794-1867, directeur de la Banque cantonale
vaudoise el juge au tribunal d'appel. — 8. 1 1 1 ■
1832-1902, syndic de Saint-Prex, député à la consti-
Henri Warnerj I l'aprçs une photographie.
WAPPENROLLE
WARNOD
WARTAU
tuante 1884 e1 ensuite an Grand Conseil. — 9. Henri, 11 juin 1859-23 sept. 1902, professeur de littérature à l'académie de Neuchâtel 1889, à l'université de Lausanne 1900. A publié : Poésies. 1887 ; L'Étang aux fées, 1892; Sur l'Aljie 1895; Le chemin d'espérance, (899 : Le Peuple vaudois, 1902. Après sa mort ont paru : Aux vents de la vie et Littérature et morale (avec notice biogr.). D'autres membres de la famille ont fondé au XIXe s. des industries prospères à Paris, Tenay el Beaucourt (France). Une branche de la famille, fixée à Moudon, a possédé les seigneuries de Mezery et de Ballaigues. — Louis Warnery : Études sur la généalogie Warney et Warnery, Belfort, 1929. — de Montet : Dictionnaire. — Livre d'Or. [M. H.] ■• WARNOD. Vieille famille bourgeoise de Neuchâtel, mentionnée la première fois en 1353. Elle est éteinte au pays, mais une branche subsiste en France. Armoiries : d'azur à deux compas couchés, ouverts et entrelacés, les extrémités des branches de dextre en chef et de senestre en pointe sont cramponnées en barre el reliées l'une à l'autre par un filet en bande ; celles de senestre en chef el de dextre en pointe sont cramponnées en bande et reliées par un filet en barre, le tout d'or. — 1. Nicolet, f après le 13 févr. 1494, du Petit Conseil 1451, des Quatre-Ministraux 1452, 1453, lieutenant de la ville 1467. Cité comme banneret de Neuchâtel dès 1475. Il adopta son neveu, Jaquet Perregaux, qui prit son nom et fit souche des suivants, à partir du n° 3. — 2. JEANNIN, obtint en 1477, avec Pierre de Piémont, l'autorisation de construire un moulin à papier à Serrières. Cette fabrique de papier subsiste encore. — W. Habichl : Les industries de Sert iras. p. 91. — 3. Blaise, petit-fils de Jaquet précité, membre des Audiences générales 1559, des Quatre-Ministraux 1509, maire de Colombier 1570. 1577-1583, procureur général 1583, conseiller d'Étal 1585. — - ï. Jonas, fils du n° 3, f avanl 11 juin 1615, notaire, maître-bourgeois à plusieurs reprises, fut chargé de diverses missions auprès de la comtesse de Neuchâtel au sujet des bourgeois externes — 5. François, 13 déc. 1749-29 déc. 1792, orfèvre, maître monnayeur en 1789. — SKL. — 0. Jonas-Pierre, frère du n° 5, 22 août 1758 - 28 déc. 1832, fonda un établissement de bains, à Neuchâtel en 1799, où il engloutil le reste de sa fortune. Ces bains furent démolis en 1851. Warnod se trouvait en 1817 à Mônchenstein ; il se rendit ensuite en Alsace, où l'avaient précédé ses fils, qui étaient entrés dans la direction des forges de Niederbruck. — MN 1898, p. 170. — B.J 1931, p. 127, 141. - 7. Ferdinand, fils du n° 6, capitaine au service de France, fit les campagnes de Prusse, d'Espagne el de Russie, fut blessé à la Bérézina. Chevalier de la Légion d'honneur. Il s'établit à Sedan, puis à Paris, et finalement en Alsace. — 8. Camille, fils du n° 7, 5 oct. 1831 - 5 mais 1891, fut colonel dans l'armée française. — La branche française actuelle des Warnod descend d 'Edouard, ingénieur, 1827-1890, petit-fils du n° 6. Branches cadettes. — ■ 9. Jean, 1648- 1 févr. 1732, notaire, maître-bourgeois, secrétaire, puis procureur de la ville, juge au Tribunal des Trois-États. — 10. Henri, 1675-1743, fils du n° 9, intendant des bâtiments et haut gruyer, inspecteur des routes. -- 11. NICOLAS, fils du n° 10, officier en Espagne, capitaine au service de France. — 12. Charles-Louis, fils du n» 10, 1711-1775. capitaine au service de France. — 13. JosuÉ, fils du n° 11, capitaine au service de France. — 14. Abraham, frère du n*1 9, * aoûl 1653, pasteur à Bêle et Rocheforl 1685, à Dombresson 1695, à Cornaux 1701. h Boudry de 1711) à sa mort, 17 nov. 1740. Il fut avanl 1714 « informateur » des princes d'Anhalt-Bernbourg et ensuite du prince de Schleswig-Holstein. Doyen de la Vénérable classe 1709-1719. — Archives d'État Neuchâtel. [L. M.] WART (C. Zurich. D. Winterthour, Coin. Neftenbach. V. DGS). Ancien château des barons de Wart près de Nefi enbach, sur une colline de la rive droite de la Tôss, non loin du château actuel de ce nom. Lors des mesures de vengeance contre Rudolf de Wart, il fut
incendié parce que résidence de son frère Jakob. Les ruines furent démolies au commencement du XIXe s. Le manoir actuel, terminé en 1890, construil par le baron Max von Sulzer-Wart, changea souvent de propriétaire à partir de la mort de celui-ci en 1910. — F. Schoch : Neftenbach. — Zeller-Werdmùller : Zûrchei Schlôsser, dans MAGZ XXIII, 7. — Sonntagspost des Landboten 1924, n° 13. [p. Kl.eui.]
WART, von. Famille éteinte de barons zuricois, donl le berceau fut le château de Wart près de Neftenbach. Armoiries : écart elé en sautoir d'argent e1 d'azur (ou inversement). — Zùrcher Wappenrolle, nouv. éd. — Siegelabb. zum I Z. — On rite en 1 100 pour la première fois Arnold, Heinrich e1 Erkinbold. propriétaires de l'église de Weitenau dans le Wiesental : le dernier en était le prieur. — 1. Heinrich. fils d'Arnold, avoué du coin eut de Weitenau vers 1186. — 2. ARNOLD, cité de 1193 à 1245, fils du n" 1, arbitre dans l'affaire de la Marche schwyzoise 1217. -- 3. Rudolf, cité de 1193 à 1245, fils du n° 1, juge dans le Ziirichgau 1245. — 4. Ulrich, cité de 1193 à 1211, fils du n° 1, chanoine de Constance 1204. — 5. Jakoh, cité de 1272 à 1331. petit - fils du n° 3, seigneur de Wart et Pfungen, possesseur des droits de juridiction sur Weiach, administrateur de la seigneurie de Wolhusen 1288-1306, arbitre dans le conflit de la Marche schwyzoise 1311 : il vendil en 1322 à Johannes Truchsess de Diessenhofen le cellier, avec la collation de l'église et le droit de police à Neftenbach, l'emplacement du château de Wart, etc., pour reprendre le tout en fief viager, sauf la collation. Troubadour, on a conservé de lui cinq chansons d'amour et un Tagelied dans le Mns. Munisse, où il est dépeint sous les traits d'un vieillard. — ZT 1883. — ADBM. - K. Bartsch : Schweiz. Minnesànger. — J. Bâchtold : Geschichte der deutschen Literatur in der Schweiz. — Sonntagspost des Landlwten 1923. n° 1. — 6. Rudolf, cité dès 1274, f 1309, frère du n° 5, époux de Gertrud von Balm ; seigneur de Falkenstein dans la Clus el d>- Multberg près de Pfungen, prit part, le 1« mai 1308 à l'assassinat du roi Albert. Dans les mesures de vengeance prises par l'Autriche, ses châteaux de Multberg et Wart furent détruits, tandis qu'il se rendait à Avi gnon pour y obtenir l'absolution papale. Reconnu en France, il fut livré au duc Léopold et roué, probablement à Brugg. Ses luens passèrent à l'Autriche. — Chronique de Jean de Winterthour. — 7. Rudolf. fils du n" 6, bailli impérial à Zurich 1352-1357. — Nbl. Il aisenhaus Zurich 1904, p. 15. — 8. Johannes. frère du n° 7, collateur de l'église de Bipp et de celle de Môhlin. f avant 1314. — 9. MARQUART, frère des nos 7 e1 S. chanoine de Constance 1327. .le Bâle 1334. f 1340. La famille, appauvrie, s'éteignit avec le n° 7. Son nom et ses armes furent transférés par diplôme de baron bavarois du 30 décembre 1814 à J.-H. Sulzer, de Winterthour, qui prit le nom de Sulzer-Wart. — F. Hegi : Freiherren von Wart, dans MGS. — K. Hauser, dans Nbl. der Stadtbibl. Il imerihnr 1897-1898. — F. Schoch : Neftenbach. — ASG VII, p. 403-405. -- E. Kopp : Reichgeschichte II, p. 455. -- QSG 18, p. 35. -- E. Stauber : Tôss, p. 23. — UZ. — LL. — Zùrcher Stadtbùcher I. [P. Kl eui.]
WARTAU (C. Saint-Gall, D. Werdenberg. V. DGS). Com. comprenant le^ hameaux d'Azmoos, Fontnas. Gretschins, Malans, Munis, Oberschan. Tiùbbach et Weite, lesquels, à l'exception d'Oberschan forment le territoire de l'ancienne seigneurie de Wartau. enclavée dans le domaine des comtes de Sargans (St. Galler Nbl. 1888). Aux endroits cités dans ASA 1903-1904, où lurent faites des trouvailles préhistoriques, il faut ajouter l'Ochsenberg (1532 Martisberg). Lorsque Wart. m passa sous la dépendance de Lucerne, puis sous celle de Glaris et que le comté de Sargans ftit acquis par les VII anciens cantons, il y eut, dans l'administration, d'incessants conflits de compétences, la localité relevant de Sargans pour la haute juridiction, de Werdenberg pour la basse (Vadian II. p. 46), tandis qu'une juridic-
WARTAU
WARTENRERG
hum spéciale, comprenanl le château de Wartau, L'église el le domaine de Gretschins possédai un tribunal i>;i il iculier, celui «lit du château. Un curé esl mentionné à Gretschins en 1273. En 1491, une église nouvelle y fut construite. Jusqu'en 1730, Azmoos possédant sa propre église, elle fut la seule de cette paroisse dispersée. Il existait des chapelles à Azmoos, Fontnas, Malans et Oberschan. Gretschins ayant accepté la Kéfnrmation, l.i collation passa à Glaris, dont elle ne fui rachetée qu'en 1847. La tentative du li;iilli Reding de Sargans, de réintroduire la messe en 1694, provoqua une vive agitation dans toute la Confédération ; l'affaire de Wartau faillit provoquer une nouvelle guerre de religion. L'histoire de la commune abonde en catastrophes. En 1629, la peste lil plus de 700 victimes ; des incendies se produisirent à Azmoos en 1716, 1819, 1831, à Murris en 1795, à font nas en 1816, à Oberschan en 1821. La révolution de 1798 fut accueillie avec plaisir par les gens de Wartau, niais la commune eut à souffrir du passage des Français et des Autrichiens. En 1802 une république <le Wartau vécut quelques semaines ; la commune, fondée en 1803, fut rattachée au district de Sargans. eu 1831 à celui de Werdenberg. L'école secondaire fut fondée en 1869. Population : 1860, 2297 hab. ; 1930, 3183. Registres de baptêmes dès 1630, de mariages dès 1629, de décès dès 1672. LIne paroisse catholique de Wartau-Sevelen construisit une église en 1892. — X. Senn : Chronika der Veste vint Herrschafl Wartau. dans St. Galler Nbl. 1888. — J. Kuratle : Unsere Kirche (Azmoos). — Art. Sevelen. [G. Fd.]
WARTAU (C. Saint-Gall, D. Werdenberg. V. DGS). Château en ruine. Il était en 1261 aux mains des Wildenberg, qui l'avaient peut-être hérité des Frauenberg. Il passa par héritage aux comtes d» Werdenberg et
Ruines du château de Wartau en 1844. D'après un dessin à la plume de .T.-J. Rietmann.
devint une pomme de discorde entre eux e1 buis cousins, les comtes de Sargans. Après un siège de onze jours, ces derniers enlevèrent le château aux Werdenberg, qui l'avaient remis en gage à Josen le Meier d'Altstàtten. Mais les Sargans durent le restituer en 1399. En
DHBS vu — 15
I 102, déjà, les comtes Rudolf et Hugo von Werdenberg durent le donner en gage à l'Autriche. Toute l'histoire postérieure du château consiste en une série de constitutions de gage : en 1414, il est engagé à Frédéric de Toggenbourg, qui l'engage à son tour à son gendre liernliard von Tierstein en 1429 ; en 1470, il est donné en gage par le petit-fils de la fille de Tierstein, Georg Schenk von Limburg, à son oncle, le comte Wilhelm von Montfort-Tettnang, dont la famille résidait au château de Werdenberg depuis 1404. En 1483, le comté de Werdenberg et la seigneurie de Wartau furent achetés par Hans-Peter von Sax-Mesocco ; en 1485, le château fut donné en gage au canton de Lucerne ; en 1493, il l'ut acquis par Jôrg et Matthis von Castelbarco (Kastelwart), gentilshommes chassés du Tyrol du Sud el qui cherchaient à se refaire une situation avec l'appui de l'Autriche. Avant qu'eût éclaté la guerre de Souabe (1498), ils réussirent à vendre Werdenberg et Wartau à l'évêque de Coire, lequel agissait pour le compte de ses neveux mineurs, les barons Wolfgang et Georg von Hewen, qui cédèrent en 1517 déjà, le comté et la seigneurie au canton de Glaris. Les baillis glaronnais résidèrent au château de Werdenberg et laissèrent celui de Wartau tomber en ruine. — - Kriiger dans MVG XXII. - A! Naf: Chronik. — A. Nâf : Burgen. — N. Senn : Chronika der Veste und Herrschaft Wartau. — U. Adank : Gcsrh. u. Sagen von Wartau. — P. Diebolder : Ans der Gesch. der Ihirg und Herrschaft Wartau im Mittelalter. — G. Felder dans S. Galler Nbl. 1911, p.«33.«- [G. Fd.]
WARTBURG ou WARTBERG (ALTE el NEUE) (C. Argovie, D. Zoflngue et 0. Soleure, D. Olten. V. DGS). Ces deux châteaux voisins, actuellement séparés par la frontière Argovie-Soleure, furent probablement construits sur des francs-alleux des comtes de Frobourg. Une famille de ministériaux du même nom doit avoir habité un des châteaux ou les deux, sans qu'on en ait le témoignage. Tous deux passèrent probablement en 1379, par vente, de Wernher von Biittikon aux Halhvyl. Les Bernois brûlèrent les châteaux en 1415. L'ancien ne fut jamais rebâti et demeura à l'état de ruine ; l'autre, relevé plus tard, fut vendu en 1539 par les Hallwyl à Soleure. Il était encore partiellement habité au XIXe s. par un garde qui devait informer les gens du voisinage par quelques coups de canon en cas d'incendie. Une construction en forme de château appelée du nom du garde « Sâlischlôsschen »l'a remplacé, elle abrite un restaurant. — W. Merz : Burganlagen und Wehrbauten II-III. - • Bruno Amiet : Die Burgçn des Kts. Solothurn. [H. Tr.]
WARTEGG (C. Saint-Gall, D. Rorschach, Corn. Rorschacherberg. V. DGS). Château près de Staad. Après le partage des biens des Blarer de Wartensee (voir art. Wartensee), Kaspar Blarer, conseiller de l'évêque de Constance et bailli d'Arbon, construisit une nouvelle résidence près de Staad ; il fut la souche des Blarer de Wartegg. En 1642, Hans-Kaspar et Jakob- Christoph Blarer vendirent à Balthasar Rinck de Baldenslein, Waldegg que ses héritiers cédèrent au colonel Sebastian-Peregrin Zwyer d'Uri. L'abbé Gallus l'acquit et le laissa, pour 1 1 000 il., à son Landeshofmeisler Fidel von Thurn, dont les descendants le vendirent en 1835 seulement au conseiller d'État D. Gmiir de Schànnis. Le château passa en 1865 au duc Robert de Parme, et fut le séjour préféré de sa famille jusque dans les années 1890. Fuyant la révolution autrichienne en 1919, l'exempereur Charles d'Autriche s'y arrêta avec les siens ; son épouse y ayant souvent vécu dans sa jeunesse. Le sort de la maison impériale en provoqua la vente forcée en 1924. [F. Willi.]
WARTENBERG (C. Bàle-Campagne, D. Arlesheim. Com. Muttenz. V. DGS). Nom de trois châteaux en ruines sur les hauteurs à l'Est de Muttenz. Le plus avancé était certainement sur l'emplacement d'un poste romain d'observation. Au moyen âge, ils appartenaient probablement à la cathédrale de Strasbourg qui les remit en fief à la maison de Frobourg (XIIIe s.). 1 1s turent ensuite habités par les maréchaux des Frobourg. La maison d'Autriche cherchant à établir une liaison entre ses seigneuries de Suisse et du Sundgau lil l'acquisition
l '- cembre 1932
WARTENBERG
WARTENSEE
des châteaux de Wartenberg, mais la ville de Bàle travailla à contrecarrer cette politique en avançant à deux de ses bourgeois les moyens financiers pour acheter la seigneurie de Wartenberg. C'est ainsi que les frères
Ruines des trois châteaux de Wartenberg en 1754. D'après une gravure sur cuivre de D. Herrliberger.
Hugo et Chuno zer Sunnen, de Bâle, devinrent possesseurs, en 1301, des châteaux antérieur et moyen, tandis que le château postérieur paraît avoir été occupé temporairement par les maréchaux et un chevalier Peter von Eptingen. A partir de 1376, les fiefs des zer Sunnen ont passé aux mains de Cunrat Miinch von Miïnchenstein, en partie par achats en partie par héritage. Par leur mauvaise administration, les Mùnch causèrent la décadence des châteaux qui furent sans doute reconstruits après le tremblement de terre de 1356. Hypothéqués à plusieurs reprises, ils finirent par passer aux mains de la ville de Bàle (1517), malgré plusieurs tentatives de Soleure de s'en emparer par la violence. A la même époque, le château postérieur de Wartenberg passa également à Bâle, provenant d'autres mains. Sous l'administration bâloise, les trois châteaux tombèrent peu à peu en ruines. — W. Merz : Burgen des Sisgaus IV. — BZ XXX. — Raurachische Heimalschrift, n° 1. [0. G] WARTENBERG, HEINRICH von, anti-abbé de Saint-Gall, élu par un vote disputé contre Ulrich (VII) de Giittingen le 14 juin 1272 ; il dut s'enfuir à Arbon devant l'abbé Ulrich et ses nombreux partisans ; l'évêque Eberhard de Constance lui offrit là un asile, fà Arbon 26 avril 1274. Il était parent de l'abbé Berchtold de Falkenstein. -- MVG XVIII, p. 116. -- R. Henggeler : Profrssbuch, p. 111. — Georg v. Wartenberg, voir
WlLDENSTEIN, VON. [J. M.]
WARTENFELS (C. Soleure, D. Gôsgen, Com. Lostorf. V. DGS). Château et
ancienne seigneurie, comprenant Mahren
et Lostorf. Le château fut construit à la
fin du XIIe ou au commencement du
XIIIe s. Il appartenait aux seigneurs de
ce nom dont Johann et Werner sont
mentionnés en 1250. Armoiries : parti au
1 de sable, au 2, fascé d'argenl et de
gueules de six pièces. JOHANN fut grand
juge autrichien d'Argovie et de Thur-
govie. — Rudolf, chanoine et prévôt de Zofingue 1290.
La famille s'éteignit dans les mâles avec les frères —
Hugo, chanoine de Bàle 1311-1330, f 1330, ( et — Ni-
klauS, homme de guerre en Autriche, président du
tribunal royal 1300, chevalier, f 1323." Sa fille Adelheid apporta le château de Wartenfels en mariage à Johann von Thengen. Au commencement du XVe s., Wartenfels passa aux barons Heinrich et Hans von Roseneck, puis Anna von Roseneck l'apporta à son époux, l'avoyer bernois Heinrich von Bubenberg (1458). Adrien de Bubenberg vendil le château et la seigneurie à la ville de Soleure en 1465, pour payer son voyage en Terre sainte. Jusqu'en 1498, Wartenfels servi!
de résidence au bailli de Gôsgen. Il devint ensuite avec ses biens, mais sans droit de juridiction, un fief masculin et passa, entic autres, en 1600, au colonel Jost Greder, de Soleure. Le château porta dans la suite le nom de Grederschloss. — MHVSol. VIII, p. 152. — J.-R. Rahn : Kunstdenk. rutiler des Kts. Solothurn. [H. Tr.]
WARTENSEE (C. Lucerne, 1). Sursee, Com. Neuenkirch. V. DGS). Château.
Pantlion v. Galmton reçut le domaine de Wartensee en fief de l'Autriche en 1361. Le domaine libre fut. une propriété privée de 1471 à 1514 ; Peter zu Kàs, conseiller, l'acquit en 1514 et fit rebâtir le château en 1524. Sa famille le conserva jusqu'en 1588, puis le château passa aux Fleckenstein jusqu'en 1647, et enfin jusqu'en 1820 aux Schnyder, de Sursee et Lucerne (qui en reprirent le nom et les armes en 1649). Hans von Wartensee, homme libre, est cité en 1275 comme témoin parmi la suite du juge Marquart von'Wolhusen à Altdorf. Entre 1317 et 1320, un Ulrich von Wartensee est cité dans la contrée. — Gfr. Reg. — Th. v. Liebenau : Gesch. der Fam. Schnyder von Wartensee. — Xaver Schnyder von Wartensee : Lebenserinnerungen. — Bôlsterli : Gesch. der Pfarrei Sera pat ■■/.■ - ASA 1886. — AIIS 1908. TP.-X. W.]
WARTENSEE (C. Saint-Gall, D. Rorschaèh. V. D GS). Château sur le versant E. du Rorschacherberg, résidence des ministériaux saint-gallois Wartensee. On ignore si le nom provient d'un poste romain d'observation, qui aurait été situé près du lac. La famille s'accroissant, deux nouveaux châteaux furent construits à côté de l'ancien et réunis par une tour. Le château devint ainsi une construction
Le château de Wartenfels au milieu du XVIIIe s. D'après une sur cuivre de D. Herrliberger (Bibl. Nationale, Berne .
à trois corps de logis. Dans la seconde moitié du XIVe s., les Blarer, propriétaires du château, devinrent bourgeois de Saint-Gall et s'engagèrent à contribuer à la défense de la ville. Mais pendant La guerre d'Appenzell
WARTENSEE
WARTENWEILER
les châtelains, ayant été attaqués parles Appenzellois, conclurent nue alliance avec eux. Ils ne sauvèrent leur château de la destruction qu'en entrant dans la bourgeoisie d'Appenzell. Au fief de Wartensee appartc-
Le château de Wartensee (Lucerne) au commencement du XIXe s. D'après une lithographie.
naient, de toute ancienneté, outre les châteaux de ce nom, les quatre domaines de Wilen, de grandes forêts, ainsi que certains droits seigneuriaux, qui firent l'objet d'un arbitrage en 1569 sous l'abbé Othmar. Aux termes de cet accord, les tenants du fief se placèrent à nouveau sous l'égide du couvent et de ses quatre cantons protecteurs. En 1557, les héritiers de la veuve de Hans- Jakob Blarer se partagèrent la propriété. Trois frères demeurèrent à Wartensee, un quatrième s'établit dans la partie inférieure du fief. En 1609, le fief de Wartegg et Wartensee fut transformé en un fief féminin limité, à la suite de quoi le château passa tout d'abord à Franz- Joseph-Ferdinand Hafner, conseiller saint-gallois, puis,
Le château de Wartensee (Saint-Gall) en 1840 environ. D'après une lithographie de J.-F. Wagner (Bibl. Nat., Berne)
en 17 1 '. > . au baron Gaspar-.Iakob Segesser von Brunegg. En 1757, l'abbé Côlestin acquit toute la propriété de Wartensee pour le couvent. Lorsque le couvent fut supprimé, Wartensee fut mis en vente publique. Un de ses propriétaires subséquents, le compositeur Pearsal
of Wiklbridge y fit des transformations en vieux style anglais. Un corps de bâtiment, incendié en 1885, i'ul reconstruit. — MVG 35. — M. Gmiir : Rechtsquellen I
— Art. Wartegg. [F. Willi.]
WARTENSEE, von. Famille éteinte de ministériaux saint-gallois. Armoiries : I d'azur à deux fasces d'argent, au chef d'argent chargé d'un lion naissant de gueules. — Zûrcher Wappenrolle. — Heinricus, témoin 1264 ; Heinricus et Burchardus, frères, 1267 ; Heinrich, le bailli, titre aussi porté par les deux frères, 1275. Il s'agit probablement de droits de juridiction sur des serfs particuliers. Les Wartensee possédaient la basse juridiction sur les domaines de Wienachten, Tobel, Albernberg et Môrschwil. Us possédaient des biens sur la pente Est du Rorschacherberg et des propriétés à Rorschach, Goldach, Buchen, Bernang (Bennegg), etc. La famille s'éteignit dans les mâles avec Konrad.
Ses filles Agnes et Margareta transmirent le domaine familial à Heinz et Johann von Steinach, pour une moitié; la fille de Burkhard apporta l'autre à Diethelm Blarer, châtelain d'Iberg en Toggenbourg. — Art. Blarer. — H. Wartmann : Urk. d. Abtei St. Gallen. [F. Willi.] WARTENSTEIN (C. Berne, D. Signau. V. DGS). Dans la commune de Lauperswil, ruine d'un château de la première moitié du XIIIe s., probablement bàli par les descendants d'Adalbert de Rùderswil en remplacement de celui qui s'élevait sur la colline dont ils portent le nom. Le premier seigneur connu est Ulrich Swaro, 1228. Heinrich Swaro céda en 1284 à l'abbaye de Trub le château et le domaine, s'en réservant l'usufruit. Avant 1288 déjà, Wartenstein appartenait aux Schweinsberg qui le possédèrent jusqu'à leur extinction au commencement du XVe s. Il fut incendié durant la guerre de Berthoud 1383, puis passa par mariage de l'héritière des Schweinsberg aux Banmos ou Balmoos, en 1493, par vente, à Wilhelm Hug von Sulz, de Bâle, qui éleva au pied de la colline en 1496 une nouvelle maison forte dite Kalchmatt. La seigneurie changea dès lors souvent de mains ; les Gùder de Berne la possédèrent de 1603 à 1690 environ. — AHVB 8, p. 94. - E.-F. v. Miilinen : Beitr. I. — H. Tiirler, dans AHVB 17.
— J. Imobersteg : Das Emmental, p. 70. [H. Tr.] WARTENSTEIN (C. Saint-Gall, D Sargans, Corn.
Pfàfers). Château en ruine. A l'époque de l'empereur Frédéric II, l'abbé Konrad de Pfàfers fit édifier, sur le conseil de son Meier, le château « auf dem Steine », pour la protection du couvent. Ayant fait de mauvaises expériences avec ce Meier et ses successeurs, il leur retira l'usage de cette maison forte en 1257. En 1486, l'abbé résida à Wartenstein. En 1488, les Confédérés s'emp an rent du château et le mirent en état de défense dans la guerre de Souabe ; ils l'évacuèrent en 1504 et le restituèrent à l'abbé. En 1672, les pierres de Wartenstein, qui était abandonné, furent utilisées pour la reconstruction du couvent, incendié en 1665. — St. Galler Nbl. 1883, p. 10. — MVG XXII. — G. Felder dans St. Galler Nbl. 1911, p. 42. [G. F.]
WARTENWEILER. Famille originaire de Neukirch an der Thur (Thurgovie), et dont le nom provient de la ferme de Wartenwil (Com. Schônholzerswilen). — 1. Christoph-Friedrich fonda en 1840 sur le domaine d'Aspenreute, près de Neukirch, la première fabrique suisse d'amidon. — Hanns Gunther : Pioniere der Technik, p. 172. — 2. Alfred, * 1840 à Neukirch, chimiste, propriétaire de mines de cuivre et de la plus grande fonderie à Montana (U. S. A.), f 1914 à San Francisco. — Schweizer im Ausland, p. 281. — 3. Adolf, 19 nov. 1842 - 10 juil. 1913, frère du n° 2, I)r med., médecin à Neukirch, spécialisé dans les maladies infantiles, depuis 1883 à Romanshorn, auteur d'ouvrages médicaux. ■ — Dr. A. Wartenweiler, ein Lebensbild. — 4. Otto, fils du n° 3, * 30 mars 1881 à Romanshorn,
WARTH
WARTMANN
dirigea comme ingénieur des mines d'argent au Colorado ; consul de Suisse à Los Angeles depuis 1927, Hr li. c. de L'université de Los Angeles depuis 1930. — Schiveizer im Ausland, p 281. — 5. Fritz, petit-fils
Le château de Wartenstein (Saint-Gall) avec la chapelle St. Georg
in milieu du XIXe s. D'après une aquatinte de Salatlié
(Bibliothèque Nationale, Berne).
du n° 1, * 20 août 1889 à Kradolf, Dr phil., éducateur, directeur de l'école normale de Soleure 1914-1917, dirigea de 1919 à 1925, l'institut « Nussbaum » pour jeunes gens à Frauenfeld. Il dirige actuellement des cours itinérants mensuels pour jeunes ouvriers. Ouvrages : Ein nordischer Volkserzieher, 1913 ; Von der dànischen Volkshochschule, 1921 ; Bildungsbestrebungen fur Erwachsene, 1928 ; Ein Sokrates in dànischen Kleidern, 1929 ; Fridtjof Nansen, 1930 : Alexandre Vinet, 1931. — Voir F. Wartenweiler : Im Dienste der Volksbilduncj. [Leisi.]
WARTH (C. Thurgovie, D. Frauenfeld, Com. Uesslingen. V.DGS). Vge paroissial, formait I commune civile avec Ittingen, Lenzberg et une partie de Rohr. Warth a constamment appartenu à la seigneurie d'Ittingen. Annexe d'Uesslingen, Warth fut rattaché en 1162 à la prévôté nouvellement fondée d'Ittingen. En 1461, Ittingen étant devenu une chartreuse, les femmes cessèrent d'être admises à l'église conventuelle, à cause de la sévérité de la clôture. En 1471, elles y pénétrèrent de force et obtinrent du prieur qu'il construisit pour elles, en 1473, une chapelle dédiée à saint Wolfgang, actuellement à saint Martin, située entre Ittingen et Warth. Elle était desservie par le curé d'Uesslingen. Warth ne fut presque pas touché par la Réformation. La chapelle fut reconstruite en 1649 et 1707. Warth devint une paroisse avec Weiningen-catholique en 1832. Registres paroissiaux à partir de cette date. Les protestants se rattachent à la paroisse de Hûttwilen-Uesslingen. — K. Kuhn : Thurgovia sacra. — A. Nùscheler : Gottes-
du n° 2, Dr med., colonel-médecin, musicien et héraldiste. Donna un cotirs d'héraldique à l'école des arts décoratifs 1896-1913. — 4. Chaules-Ernest, * 1876, arrière-petit-fils du n° 1, Dr med., professeur ordinaire de pharmacologie à l'université de Genève (Institut dentaire) dès 1910. — Archives d'Etat Genève. — L. Sordet : Dict. (unis.). — de Mont et : Dict. — AHS 1916. — DSC. — PS 1919. [G. v.]
B. Canton de Saint-Gall. Famille de Saint- Gall. WiELTi, 1369. La famille actuellement florissante descend de Sébastian, rsçu bourgeois en 1577. Armoiries : de gueules à deux hallebardes au naturel posées en sautoir, accompagnées de trois coupeaux de sinople en pointe. —
1. Georg, prévôt de la corporation des cordonniers (comme tanneur) 1686, vice-bourgmestre 1692, bourgmestre 1702. — Bûrgerbuch. —
2. Bernhard, Dr med., petit-fils du n° 1, 1739- 1815, médecin de la ville 1780, bibliothécaire 1792, auteur de divers travaux d'histoire naturelle et de notices historiques relatives aux années 1792-1798. Il a donné son nom à un poisson, le salmo wartmanni. — LLH. — J. Dierauer : Analekten III, p. 26. — 3. Leon- HARD, 1772-1852, architecte à Saint-Gall, y éleva le premier orphelinat, qui fut très remarqué, 1809-1811. -- Centenarbuch, p. 351. — 4. Jakob, arrière-petit-fils du n° 1, 1803-1873. maître d'histoire naturelle au gymnase de Saint-Gall 1834-1854, bibliothécaire de la ville
1855-1873; fondateur du musée d'histoire naturelle, auteur de manuels d'histoire naturelle. — Ber. ilber die Tdtiijkeit der st. gall. Naturwiss. Ges. 1874. — Centenarbuch, p. 327, 375. — 5. Jakob-Friedrich, 1804- 1863, imprimeur et éditeur à Saint-Gall 1831, fondateur du journal radical St. Galler Zeitung. — St.
hâuser 11. — AS 1. — A.
mdler II. — TB 12.