WANGEN AN DER A ARE
WANGS
renl une nouvelle répartition des charges, mais en 1525, le bailli d'Aarwangen était subordonné à celui de Wangen en matière criminelle. Après la Réforme, les deux bailliages furent alors pourvus de tribunaux de basse
Wangen an der Aare. D'après un plan dessiné par S. Augspurger en 1751, aux Archives d'État de Berne.
et haute justice. En 1665, par l'accord de Wynigen entre Berne et Soleure, la haute juridiction du Wasseramt soleurois fut délachée de Wangen pour être attribuée à Soleure. Jusqu'à la fin de l'ancien régime, le bailliage de Wangen engloba : 1. L'exercice de la haute et basse justice dans les juridictions de Wangen, Herzogenbuchsee Uollodingen, Ursenba.ch et Rohrbach. — 2. La haute juridiction à Inkwil et dans les bailliages inférieurs de la Haute-Argovie dépendant de Berthoud, soit le bailliage de Lotzwil avec la juridiction de Thôrigen-Bettenhausen, et le bailliage de Grasswil. — 3. La haute juridiction et la plus grande partie de la basse justice à Langenthal. — 4. L'autorité militaire et la justice criminelle dans les juridictions de Koppigen et d'Ersigen.
Wangen a conservé son aspect moyennageux : muraille d'enceinte rectangulaire flanquée de quatre tours d'angle ; dans l'angle Nord-Est, le château et sa tour d'escalier (Schnegg) de 1630 ; au Sud-Est la maison communale, ancienne chancellerie, dont fail partie la tour d'angle. A l'Ouest s'y appuie une tour portière. La tour du Sud-Oues1 es1 actuellement un bâtiment privé : celle du Nord-Ouest, l'ancien prieuré, serl de cure. En dehors de l'enceinte se dresse l'église restaurée en 1932, ornée de fresques des XIVe el XVe s.. représentant sainl Georges e1 t'annonciation de Marie,
el de fonts baptismaux richement sculptés par Abraham Hun/ en 1667. L'ancien pont de bois couvert exisle encore.
Bibliographie. — FBB. — Amtsrechnungen von Wangen. — A. Jahn : Chronik. — W.-F. \ Mùlinen : Beitrdge V. — P. Kasser : Gesch. des Amtes und des Schlosses Aarwangen dans.4HVJ3 19. -- P. Kasser et B. Studer : Denkschrift der Ersparnisskasse 11 angen. — O. Tschumi : Die Vor- und Friihgeschichte des Oberaargaus, dans Nbl. der Lit. Ges. Bern 1924. — H. Morgenthaler : Ein Schiffsungluck bei Wangen 1480, dans J3J5G IL — J. Wiedmer-Kern : Archâolog. aus dem Oberaargau, dans AHVB 17. - - Zollinger : Das Weistum von Herzogenbuchsee, dans Zeitschr. des bern. Juristenvereins 40. — R. Schedler : U andrrbnrh /'. Oberaargau. — Revue suisse de numismatique 24 p. 142. — BBG 23, p. 8. [Paul Kasser.]
WANGENRIED (C. Berne, D. Wangen. V. DOS). Vge et Gom. de la paroisse de Wangen sur Aar. Autrefois on distinguait « Bosen Ried » et « Guoten Ried ► (1356), ou simplement « Ried » (1407).
La localité partagea les destinées de Wangen sur l'Aar avec qui elle passa à Berne en 1406. [P. K.]
WANGER. Familles de Baden et d'Aarau. A une branche établie à Baden au XVIe s. se rattache — JAKOB, abbé de Saint-Urbain de 1551 à sa mort. 1 4 sept. 1558. -- E.-F. v. Mùlinen : Helv. sacra J. p. 198. - A une famille plus récente, originaire d'Aarau, devenue bourgeoise de Baden en 1540, appartiennent des orfèvres et trois avoyers : — K vspar, avoyer 1611, t 1614 ; son fils — HANS, avoyer 1639-1661, et Kaspar- Jos. -Anton, 1748-1827, le dernier avoyer de Baden 1797. — Armoiries : coupé de sable et d'or, à un rameau de l'un à l'autre accompagné d'une étoile d'or au canton dextre du chef. — W. Merz : Wappenbuch Aarau. — Lemême: Wappenbuch Baden.
— LL. — LLH. — SKL. — B. Fricker :
Gesch. d. Stadt Baden, p. 656. — [H. Tr.]
— Franz, d'Aarau, * 5 janv. 1880, à Zurich, bourgeois de Zurich 1927, sculpteur, auteur d'un monument du « Cantique suisse », de diverses fontaines à Zurich, de monuments funéraires à Zurich, Schaffhouse et Wàdenswil, de médailles, etc. — SKL. — NZZ, 14 mai 1920:
6 janv. 1921. — Tagesanzeiger, 22 avril 1919 ; 16 janv. 1926. — Ausstellungskatalog Kunsthaus Zurich, mai 1915. [V.]
WANGS (G. Saint-Gall. M. Sargans. Gom. Vilters. V. DGS). Vge et paroisse. En 842, Wangas. Le couvent de Pfâfers y prélevait la dîme en 1288 : plusieurs achats de terres et de serfs eurent lieu de 1358 à 1364. Le couvent de Pfâfers se fit incorporer en 1376 la chapelle de Wangs avec l'église-mère de Mels. Cette chapelle devint, le centre d'une communauté, citée la première fois comme telle en 1442 : elle tenait à titre de lie! les alpages de Gafien et Vermels, propriétés du couvent. Wangs est désigné comme commune à partir de 1610 ; rattaché en 1803 avec Vilters à celle de Bagaz. il resta uni à Vilters quand il devint autonome en lSlii Le Wangserbach causa de grands dommages en 1840 el 1841, pour 26 777 florins; Neu-Wangs fut ensuite partiellement bàli. Lors de la liquidation de la fortune du couvent de Pfâfers, on préleva en 1842, 20 000 florins pour doter la future paroisse île Wangs ; en 1879 celle somme s'élevait à 196 433 fr. La nouvelle église fut élevée de 1880 à 1882, et lors de son inauguration en 1882, Wangs devint une paroisse autonome. — A. Eichb.orn : Episcopatus curiensis, Cod. Prob,, p. 12. — K. Wegelin : Beg. v. Pfâfers, n" KG. 221. 241, 262, 522
WANNENMACHER
WANNER
— Archives de Pfâfers. — A. Nâf : Chronik, p. 939. - Axch. d'Étal Saint-Gall. [J. M.]
WANNENMACHER, Joliaimes, de Neuenbùrg am Rhein, * 1490, chantre du chapitre Saint- Vincent à Berne 1510, à Fribourg 1514-1530; lui torturé eu 1530 à cause de son inclination en faveur de la Réforme. L'intervention de Berne le sauva de 1 ; » mort, avec ses iiiuis Hans Holard e1 Hans Kotter, l'organiste de la cathédrale de Fribourg. Secrétaire d'Étal à [nterlaken de 1530 à sa mort, 1551. Ses compositions musicales en l'uni l'un des mailles île son temps. Liste dans E. Refardl : Musikerlcv. — SBB III. — Vierteljahrsschrifi /'. Musikwissenschafi IN'.»--', p. 409. — Willi Nagel dans Sammelband der Internat. Musikgesellschaft VII, 1905.
— SM 1930, p. 431). — .Mil. der Lit. Gcsellschaft liera L930. [M. Z.]
WANNENMACHER, Jiisei-ii. 1,S sept. 1722 - 0 dée. 1780, de Tomerdingen en Wurtemberg, peignit de 1762 à 1703 les plafonds de la Bibliothèque de l'abbaye de Saint-Gall : il fut chargé en 1764 de la décoration du chœur de l'église conventuelle. Celle-ci a été remplacée en 1819-1822 par les tableaux de Horazio Mtoretto. — SKL. — Die Baudenkmâler der Stadt Si. Gallen, p. 191.
— A. Fàh : Fiihrer durch die Kathedrale St. Gallen, p. 33.
— Le même : Die Schicksale der Kathedrale, p. 3 \. — Le même : Die Stiftsbibliothek, dans St. Gall. Nbl. 1929, p. 33, avec bibliographie. [J. M.]
WANNENWETSCH. Famille de peintres et de maîtres verriers, originaire d'Esslingen (Wurtemberg), bourgeoise de Bàle. Ceux qui sont cités ci-après faisaient partie de la corporation /uni Himmel. Armoiries : d'azur à un W d'or, surmonté d'une croisette. — 1. Georg, copia en 1559 la figure de Zaleukos de la fresque de Holbein à l'hôtel de ville. — 2. Georg, auteur de peintures d'autel à Laufon 1588. — 3. Hans-Georg, peintre verrier, auteur de vitraux à la cathédrale de Bâle. 'i. .1 vkob, peintre verrier, laissa des cartons de vitraux.
— 5. Georg-Martin, peintre, * 1591. -- 6. Hans- Georg, peintre verrier, * 1611, possesseur présumé de l'armoriai qui fut acquis par Remigius Fesch en 1652 (actuellement à la Bibliothèque universitaire de Bàle).
- 7. Gedeon, peintre verrier, * 1637. — 8. Hans- Georg, 1682, laissa un certain nombre de vitraux (actuellement au Musée historique de Bâle). — 9. Hans- Jakob, peintre el maître verrier, * 1693. — 10. Hans- Georg, peintre, 1700-1773. — 11. Hans-Georg, peintre, * 1722. — SKL.— WB. — AHS 29, p. 208-209. [C. Ro.] WANNER. Familles des cantons de Fribourg, Claris, Lucerne, Schaffhouse, Unterwald et Zurich.
A. Canton de Fribourg. Famille éteinte, originaire de Tubingue (Wurtemberg), reçue dans la petite bourgeoisie de Fribourg en 1569 et dans la bourgeoisie privilégiée en 1571 avec Ulrich. Elle figure parmi les bienfaiteurs de l'hôpital de Notre-Dame au XVIe s. Armoiries : d'azur à une corbeille d'or. — 1. Jost-Charles, 1626-1673, petit-fils d'Ulrich, chirurgien, bailli de Pont- Farvagny, 1668-1673. -- 2. François, fils du n° 1, *à Fribourg 1650, f à Porrentruy 1 mai 1727, jésuite, professeur de théologie au collège de Porrentruy. — 3. Jacques, fils du n° 1, 1661-1726, en religion Electus, capucin 1679 : un des artilleurs les plus capables de la Suisse au début du XVIIIe s. Soleure, avec l'autorisation du provincial de l'ordre des capucins, le prit à son service pour instruire ses bourgeois dans « l'art de la constablerie » 1705-1708. — UiiUlrich Wanner fut maître-artilleur permanent de Fribourg pendant les guerres de Bourgogne dès le 7 avril 1475. Il fut tué au siège de Thiergen en 1499.
l'n Hensillinus Wanner fut déjà reçu bourgeois de Fribourg en 1416. — LL. — Fuchs-Rîemy : Chron. frib.
— A. Weitzel : Bêpert., dans ASHF X. — Ch. Stajessi : Les armes à feu dans le passé à Fribourg dans ASHF VII. — A. Bùchi : Peler von Molsheims Freiburger Chronik ilrr Burgunderkriege. — Collect. Gremaud, reg. 28, fol 123 et 185 et Chron. Blanc (mns. aux Archives d'État Fribourg). [G. Cx.]
B. Canton de Glaris. Vieille famille éteinte au XVIe s. — 1. Walter, l'un des douze juges du pays 1372. — 2. Peter, arbitre entre le baron de Rhâzuns e1 Jâckli LJrt, de Waltensburg, 1418, entre le canton de
Schwyz ei les propriétaires de l'alpage de Rossmatt 1421. — 3. Rudolf, député du canton de clans à Zoug 1428. — 4. Jakob, secrétaire d'État vers 1450 : auteur d'un récil actuellement perdu de la guerre de Zurich, à laquelle il avait pris part. Député aux négociations de paix à Aarau 1444. — 5. Hans, collateur de l'église du Sernftal 1420, député à Berne 1438. — (i. (Uni. député à Lucerne 1474. — J. Blumer : Urkundensammlung I, n08 157. 163, 182 : II, n° 218. — AS I, vol. 1. II. - JHVG 10, p. 89. — J.-H. Tschudi : Chronik, p. 258.
— Melchior Schuler : Gesch. des Landes Glarus, p. 102.
— J. Blumer-Heer : Gemàlde, p. 320. [P. Thùher.]
C. Canton de Lucerne. familles des districts de Lucerne et Willisau depuis le XIVe s. Réceptions de bourgeois à Lucerne en 1352, 1373, 1420, etc. — Niki \i s, de Biberach, sellier, bourgeois 1420, député à Einsiedeln, Zoug, Schwyz, Rottweil 1447, Schaffhouse 1448, au tribunal de Rottweil 1451. - - LIENHART, f 1444 à Saint -Jacques sur la Birse. — Johann, fils de Niklaus, curé de Buchenrain, peintre d'initiales vers 1450. - - Voir Gfr. Reg. - - P.-X. Weber : Beitrâge zur altern Luzerner Bildunqs- and Sclinhiesehichte. - AS G 1873. ' [P.-X. W.]
D. Canton de Schaffhouse. Famille bourgeoise de Schleil heiin. citée depuis la seconde moitié du XVe s., et qui a donné à Reichenau plusieurs administrateurs de village. — 1. Alexander, Stabhalter, l'un des quatre envoyés du congrès de Neunkirch à Schaffhouse, le 2 févr. 1798. — 2. Heinrich, Stabhalter, l'un des chefs du peuple dans la lutte contre la loi d'impôt de 1820.
— 3. Martin, Dr phil., 1829 - 5 mars 1904, secrétaire d'État 1862, archiviste de la compagnie du Gothard 1872 : historien, un pionnier dans le domaine des recherches historiques sur la campagne schaffhousoise. Auteur de mémoires sur Juliomagus (Schleil heim), la Randenburg, le Klettgau et ses comtes, la révolution et. les troubles de 1798, 1818 et 1831, d:> Schaffhausen in der Bestaurationszeit 1S13-1848, dans Festschr. d. Kt. Schaffh. 1901 : de Gesch. der Begrûndung des Gotthardunternehmens : Gesch. des Baues der Gotthardbahn. — Schaffh. Tageblatt, n°s 57-60, 8-11 mars 1914. -- H. Wanner-Keller : Schaffh. Geschichtsschreiber im 19. Jahrh. — E.-F. v. Mûlinen : Prodr. — Kataloy der Schaffh. Stadtbibliothek. — Barth III. — 4. Samuel, voir sous canton de Zurich. — 5. Georg, 20 juil. 1865 - 27 janv. 1928. professeur au gymnase de Zoug 1893, maître de langues anciennes à l'école cantonale de Schaffhouse dès 1895. Il revit et condensa dans ses Bôrnische Altertûmer les résultats des études précédentes sur la période romaine dans son canton ; il y ajouta : Die jûngere Steinzeit und die rnrromisrlr' Metallperiode ; Die Bômerherrschaft, dans Festschrift d. Kt. Schaffh. 1901 ; Frùhgeschichtliche Altertûmer des Kts. Schaffh. ; Kommentar zur archàologischen Karte des Kts. Schaffh. Il est également l'auteur d'une table analytique de la Chronik de J.-J. Rùeger.
— BVGSch. 11. — Jahresber. der Kantonsschule Schaffh. 1927-19-28. — H. Wanner-Keller : Die Schaffh. Geschichtsschreiber im 19. Jahrh. — 6. Heinrich Wanner- Keller, * 3 févr. 1884, maître à l'école réale et historien à Schaffhouse ; recteur de l'école libre à Bâle depuis 1928. Auteur des biographies : Nationalrat Peyer im Hof: D' C.-A. Bdchtold. et de Schaffh. Geschichtsschreiber im 19. Jahrh. ; collaborateur au DHBS.
— US. [Stiefel.]
E. Canton d'Unterwald. Vieille famille bourgeoise de la paroisse de Kerns. Anton (?) fut l'envoyé de Nicolas de Flùe lors des négociations relatives au convenant de Slans. La famille fournil des représentants au Conseil et au tribunal depuis le milieu du XVe s. au milieu du XVIIe s. — Nikolaus, chapelain de Stalden 1626, curé de (riswil 1629-1642, chanoine de Zurzacli 1642. t 15 déc. 1656. La famille s'éteignit à Si ans en 1691. — ■ A. Kùchler : Chronik v. Kerns. — R. Durrer : Brader Klaus. — Z.S'K 1912, p. 145. [R. D.]
F. Canton de Zurich. — RUEDI, bourgeois de Zurich 1362. — ZStB. — 1. DlETRICH, pasteur de Horgen de 1525 à sa mort, 1549, musicien, a mi de Léo .lud : a consigné en 7 volumes, qui oui été conservés, les cours de Bibliander de 1531. — Zw. IV. p. 154, 158. - A. Wirz : Etat. -- 2. Jakob-Friedrich, 1830-1903, d'IUingen
WANZWIL
WARNERY
(Wurtemberg), directeur des travaux du chemin de fer du Nord-Est 1853, architecte de la ville de Zurich 1860-1862, de la ligne du Nord-Est 1862-1871 ; anleur de la gare de Zurich, du Crédit suisse el d'autres maisons de commerce de Zurich. — SKL. — 3. CmusriAN, f '8 juin 1901, de Schleitheim, botaniste, maîlre au gymnase libre de Zurich. — S. Ltissi : Worte d. Erinnerung. - 't. Samuel, 29 mars 1853 - 18 déc. 1911, de Schleitheim, industriel à Horgen, député au Grand Con seil 18'.)0, président d'Horgen 1898. député au Conseil national 1902-1911. — ZWChr. 1911, p. 553. — NZZ 1911, nos 351, 353. [H. Schulthess.]
WANZWIL (C. Berne, D. Wangen. V. DGS). Vge et Com. de la paroisse de Herzogenbuchsee. C. de II anzewille est témoin en 1264 dans un litige de l'abbaye de St. Peter en Forêt-Noire avec les Stein au sujet du lac de Burgàschi. La localité faisait partie du bailliage de Herzogenbuchsee, qui appartint aux Zâhringen, puis aux Kibourg et passa en 1406 à Berne. [P. K]
WAPF. Famille établie' depuis la fin du XVIe s. à Munster et Neudorf (Lucerne). — Georg, de Munster. tanneur, bourgeois de Lucerne 1596. — Anton, de Neudorf, 28 déc. 1824 - 18 sept. 1884, administrateur et aubergiste à Munster, à Lucerne depuis 1869 ; écrivain populaire, député au Conseil national 1863-1869, conseiller d'État 1867-1871, avoyer 1870, député au Grand Conseil 1871-1884. Auteur de nombreuses brochures d'histoire et d'économie publique. — Luz. Tagbl. 1884, n„s 224-227. — Vierwaldstâtterkalender 1886. — M. Estermann : Heimatkunde von Neudorf. — J.-L. Brandit et ter: Die Bùrger- u. Hintersassengeschlechter von Munster. [P.-X. W.]
WAPITINES. Voir Mûstail.
WAPPENROLLE DE ZURICH. Collection uni que d'armoiries de 559 souverains, pays, et dynastes de la noblesse territoriale du Sud de l'Allemagne et de la Suisse, ainsi que de 28 archevêchés et évêchés. Elle date de 1340 environ ; son origine n'a pas été déterminée (on l'a attribuée aux couvents de Saint-Gall, Pfàfers et Constance). Cet armoriai demeura jusqu'au XVIIe s. dans des mains inconnues ; au commencement du XVIIIe s. il fut remis à la Bibliothèque de la ville de Zurich par Johann- Jakob Scheuchzer, le naturaliste bien connu. Il est déposé au Musée national depuis l'ouverture de cet établissement. L'original de cet armoriai est endommagé, mais on en possède deux copies anciennes. Celle dite d'Aulendorf, datant du XVIe s., étail jusqu'en 1930 la propriété de la chancellerie domaniale des comtes de Kônigsegg, à Aulendorf, près de Ravensburg ; grâce à Fr. Hegi, elle fut acquise par la Société des antiquaires de Zurich qui la déposa au Musée national. La deuxième copie, datant du XVII Ie s., du • au peintre Hans-Conrad Bernhauser, est conservée à la Bibliothèque centrale de Zurich.
La première publication de la Wappenrolle fui effectuée en 1860, par la Société des antiquaires de Zurich. à l'instigation du professeur Friedrich von Wyss. L'éditeur, Heinrich Runge, s'abstint de l'accompagner d'un texte détaillé. Une seconde édition a été publiée de 1927 à 1930 par les soins de Walter Merz et Friedrich Hegi, pour le compte de la Société des antiquaires de Zurich également. Un texte abondant donne des renseignements sur les armoiries reproduites et sur l'histoire des familles, avec notes bibliographiques. Un certain nombre d'armoiries, indiquées comme inconnues par la première édition, ont été identifiées. L'édition de 1930 comprend en outre un certain nombre d'armoiries de 1306, peintes sur des poutres de plafond de la maison « zum Loch » à Zurich. Les poutres elles-mêmes se trouvent actuellement au Musée national. Ces armoiries sont celles de familles nobles et bourgeoises de la Suisse orientale, en particulier de la ville de Zurich. Files avaienl été publiées pour la première fois, séparément, en 1874, par Heinrich Zeller-Werdmûller, dans M [GZ vol. 18. — ZSG 10, p. 537 ; 11, p. 381. — Deutsche Literaturzeitung 1931. col. 508. [E. D.]
WARENS (Mn,e de). Fi: w OISE-LOUISE de la Tour, d'une famille de petits gentilshommes, * à Vevey le 31 mars 1699, épousa, à Lausanne, le 22 sept. 1713. Sébasl ien-lsaac de Loys, seigneur de Vuarrens, ou Wa-
rens. Elle se mit, en 1 725. à la tel e d'uni- manufacture de bas de soie et de galette, à Vevey. Au bout, de peu de temps, l'entreprise périclita. Al""' de Warens abandonna son mari et, le 5 juil. 1726. passa le lac, et se réfugia à Évian, où séjournait le roi de Sardaigne, Victor- Fmmanuel, qui lui vint en aide. Quelques semaineaprès, elle embrassait le catholicisme au couvent de la Visitation d'Annecy el se retirait à Chambéry où, malgré la confiscation de ses biens par le gouvernement bernois, elle exerça une large charité autour d'elle. c'est ainsi qu'elle recueillit aux Charmettes Jean- Jacques Rousseau sans ressources, qui la récompensa, dans ses Confessions, de la manière la plus indélicate. I ('autres entreprises industrielles que dirigea Mme de \\ arens, à Chambéry, n'eurent pas un meilleur sort que les premières et elle mourut dans |a misère, le 29 juillet 1762, à Chambéry. On a publié en 1870 des Lettres d'elle, mais les Mémoires publiés en 1786 sous son nom sont apocryphes. — A. de Monte! : Mme de Warens el le pays de Vaud. — RHV 1924. [M. H.]
WARENS. Voir Vuarrens.
WARIN. Comte franc en Thurgovie 754-771. Les comtes Warin et Rudhard. représentant du roi Pépin en Alémannie, déposèrent en 755 l'abbé Otrnar. lundi leur du couvent de Saint-Gall et le bannirent dans l'île de Werd sur le Rhin près d'Eschenz, où il mourut en 759. Charlemagne fut particulièrement bien disposé pour Warin, car lors du partage de l'empire entre lui et Carloman, le comte avait pris son parti alors que la Thurgovie devait revenir à Carloman. Son fils Isanbart, chanté par la légende, fut comte de Thurgovie 771-770 ; il chercha à faire oublier l'acte de violence de son père par ses grandes donations au couvent de Saint-Gall. — Pup. Th. — Ferd. Vetter dans TB 57-58 et dans JSG