‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 107 sur 213 · WATT · texte numérisé non relu

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tion d'élire eux-mêmes leur conducteur spirituel. Le 8 févr. 1439, ils se libérèrent des dîmes dues à la paroisse de Silenen au prix de 54 florins du Rhin. Depuis lors, Wassen peut être considéré comme une paroisse à peu près autonome. L'obituaire fut écrit sur parchemin, entre 1516 et 1527, par le dominicain Jakob von ^geri, de Zurich. L'église paroissiale actuelle fut consacrée avec ses quatre autels le 15 août 1742. Gôschenen se sépara de la paroisse en 1875. Le prévôt Joh.-Melch.ior Imhof, d'Altdorf, fonda en 1684 une chapellenie pour Wassen et le Meiental ; en 1702, le Meiental eut son propre desservant. Les plus anciens documents concernant l'école remontent à 1655. Le canton d'Uri possédait un péage à Wassen. Aux XVIIe et XVIIIe s., un petit arsenal contenait le matériel nécessaire à la défense du rempart du Meiental. Avec Unterschàchen, Wassen formait la dixième corporation uranaise, représentée au landrat par quatre députés, élus à vie. Lors des levées de la bannière cantonale, Wassen fournissait 20 hommes ; lors des levées du fanion cantonal 10 hommes seulement. Sous la République helvétique, Wassen fut rattaché au district d'Andermatt. En mai 1799, il y eut, au Schluchenhiïgel, un important combat entre Français et Uranais. Une grande animation régna, de 1877 à 1882, pendant la construction du chemin de fer du Gothard ; plusieurs importants tunnels hélicoïdaux, dont celui du Pfaffensprung (1479 mètres) furent percés sur le territoire communal. Registres de baptêmes et de décès dès 1623. Population : 1850, 1349 hab. ; 1930, 817. - Gfr. 41-44, 47, 81. — Nbl. v. Uri 4, 5, 6, 8, 21. 24, 31, 35. — K.-F. Lusser : Der Kt. Uri. — Le même : Zwolf Ansichten der neuen St. Gotthardslrasse. — E. Wymann : Von der Filiale Meien. — Le même : Schlachtjahrze.it. — Das Bûrgerhaus in Uri. [E. W.]

WASSER- UND ENERG IEWIRTSCHAFT (SCHWEIZERISCHE). Revue fondée en 1908 par 0. Wettstein de Zurich, rédacteur de la Zûrichei Post avec Gelpke et le professeur Hilgard, depuis 1909 organe officiel de l'association suisse de l'économie hydraulique ; s'appela jusque vers fin 1930 Schweiz. Wasserwirtschaft, porte le titre actuel depuis le 1er janvier 1931. [E. D. et W. G.]

WASSER, Zum. Voir Nesslau.

WASSERSTELZ (SCHWARZ- et WEISS ) (G. \rgovie, D. Zurzach, Com. Fisibach. V. DGS). Ancien château sur une petite île du Rhin, à l'Ouest de Kaiserstuhl. Il était, avec le château de Weiss-Wasserstelz situé vis-à-vis sur la rive droite du Rhin et aujourd'hui détruit, le berceau de la famille noble Wasserstelz. Les noms de Weiss- et Schwarz-Wasserstelz proviennent de la situation ensoleillée du premier de ces châteaux el de ce que l'autre était à l'ombre. Les seigneurs de Wasserstelz possédaient des biens dans la contrée ; ils sont mentionnés de 1174 à 1330. Plusieurs chanoines de Strasbourg sont de cette famille. Armoiries : d'azur à la fasce d'or, chargée de trois bergeronnettes d'azur, becquées de gueules. Schwarz-Wasserstelz, type de château médiéval entouré d'eau, possédait la basse juridiction de Fisibach.

Des seigneurs de Wasserstelz, il passa à ceux de Tengen, qui le vendirent en 1363 à l'évêque de Constance : il appartint ensuite, comme gage hypothécaire, aux baillis épiscopaux de Kaiserstuhl, puis, dès le milien du XVe s., à la famille Heggenzi (Heggenzer) de Schafïhouse, qui posséda également Weiss-Wasserstelz depuis 1495 et conserva les deux châteaux jusqu'à la mort de Hans- Melchior en 1587. Après une longue contestation au sujet du gage, revendiqué par les seigneurs de Landsberg et la famille Se-

gesser, Weiss - Wasserstelz passa aux Landsberg, Schwarz-Wasserstelz à Ludwig Tschudi, de Glaris, en 1589. Ce château resta dans sa famille jusqu'en 1831. Cette année-là, il fut acquis par Georg Siebenmann,

Schwarz-Wasserstelz et Weiss- Wasserstelz.

D'après une gravure sur acier de 1850 à 1860, de Franz Hablitschek.

d'Aarau. Dans la suite, il cessa d'être habit é, tomba en ruines et fut acheté en 1875 pour être démoli par les concessionnaires du chemin de fer du Rheintal. Weiss- Wasserstelz eut à souffrir des Suédois pendant la guerre de Trente ans ; il fut administré par le bailliage de Rôteln et tomba aussi en ruines, bien avant Schwarz- Wasserstelz. — Ziircher Wappenrolle, éd. 1930. — W. Merz : Burganlagen und Wehrbauten II-III (avec bibliogr.). — Randenschau 13. [H. Tr.]

WASSMUTH, Ernst-Georg-Hermann, de Schaiïlinuse, * 18 août 1872, portraitiste et paysagiste à Zurich. — SKL. [Stiefel.]

WASTERKINGEN (C. Zurich, D. Bùlach. V. DGS). Village et Commune dans la paroisse de Wil. Armoirit s : d'argent à trois pointes de gueules surmontées de deux roses du même. Découverte de tombes alémannes au-dessus du village et au « Mergel ». Un champ dit « du château » se trouve à l'Est de la localité. Au moyen âge, Wasterkingen donna son nom à une famille noble. Les barons de Gradner, fugitifs de Styrie, ayant acheté vers 1463, à la ville de Zurich, Eglisau. Wil, Rafz et Glattfelden, acquirent en outre en 1478, Hùntwangen et en 1482 Wasterkingen. Par l'acte de vente de Wasterkingen, Zurich se réserva le droit de passage sur Eglisau et un secours militaire en cas de danger, ainsi que le droit de rachat. L'empereur Frédéric III, octroya aux Gradner la haute juridiction dntis leur seigneurie en 1465. En 1496, Wasterkingen fut racheté par Zurich avec la seigneurie d'Eglisau. Coutumier du XVIe s. Aux XVIe et XVIIe s. les Meyer von Knonau reçurent une partie de la dîme de Wasterkingen. En 1701, plusieurs habitants du village furent aceu-i is de sorcellerie par leurs combourgeois ; l'un des accusés fut condamné au bûcher, sept autres décapités. Ce procès, qui dura d'avril à novembre, fut une des dernières affaires de sorcellerie en Suisse. La chapelle de Wasterkingen fut rénovée en 1605 et 1684. La commune construisit une maison d'école en 1817. Population : 1836. 386 hab. ; 1930, 288. - Largiadèr dans Festgaln fût P. Schweizer. — Habsburger Urbar. — M. Thomann : Der Hexenprozess von Wasterkingen von 1701. [Th.]

WATT. Voir Regensdorf.

WATT. Famille éteinte de Bienne. bourgeoise 1639 avec Daniel ; ses membres remplirent au XVIIIe S. de h. iules charges dans la ville. — Jean-AmÉDÉE, * 1 , .•">. ingénieur à Delémont, acquit le domaine de Lôwenburg qu'il exploita rationellement, projeta une route parle Lotschberg, membre de la Constituante 1831. du

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