‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 117 sur 213 · L. Canton de Zurich. Voir WYSS · texte numérisé non relu

L. Canton de Zurich. Voir WYSS

WEISS, Albert-Marla* 22 avril 1844 à Indesdorf (Bavière), f 16 août 1925 à Fribourg. Prêtre 1867, Dr theol. 1870, professeur de théologie au séminaire de Freising 1870 ; entra dans l'ordre des dominicains 1870. membre de l'Union de Fribourg, dirigée par Mgr Mermillod. Professeur de science sociale 1890-1895, puis d'apologétique 1895-1919 à l'université de Fribourg. On lui confia d'importanles missions au Luxembourg e1 en Autriche de 1893 à 1895. Un des écrivains catholiques les plus éminenls de son temps. Auteur de nombreuses ei importantes publications, dont les principales sont : [pologie du Christianisme du point de vue des mœurs il de la civilisation, en 5 vol. et plusieurs éditions, son œuvre capitale et la plus remarquable : /.<■ Péril religieux, 1904 ; Questions actuelles de conscience et de vie, 1911 : Libéralisme et Christianisme, 1914 ; Sagesse pratique et Y Art de vivre ; La destinée et l'œuvre de ma vit 1925, etc. — La Liberté, 1919, n» 150 ; 1925, n°s L89, 190. Freiburg r Vachrichten, 1925, n° 189. — Se-

maine catholique, 1925. — Élr. frib. 1926. [G. Cx.]

WEISSBERGER, LORENZ, chanoine de l'abbaye de Zurich, échangea son bénéfice contre celui de Félix Burkhard en 1498 e1 devinl chanoine d'Embrach : il chercha, vainement de l'aide en 1504 auprès du comte palatin Ruprechl en faveur des Confédérés. — LL. — R. Hoppeler, dans MA GZ 29. [E. D.]

WEISSBROD, Johann-Baptist, artiste peintre,

* 19 avril 1834 à Landsberg a.m Lech (Bavière), maître de dessin à l'école cantonale d'Aarau 1860, à celle de iîàle, qui devint l'Allg. Gewerbeschule, 1870-1900; bourgeois de Bâle 1879. | 7 nov. 1912. Il fit deux peintures murales à sujets historiques pour le Musée national bavarois de Munich. — SKL. [C. Ro.]

WEISSENAU (C. Berne. I). Interlaken. V. DGS). Ruine d'un château sur une île devenue presqu'île près

de l'embouchure de l'Aar dans le lac de Thoune. Construit par le baron Rudolf III de Weissenburg, f vers 1306, pour être le centre d'une seigneurie qui dépendait auparavant d'Unspunnen, le château fut vendu par Johann, son fils, et les neveux de celui-ci, Rudolf, et Johann de Weissenburg, en 1334 au couvent d'Interlaken, avec la seigneurie. Le couvent céda la moitié de la seigneurie à Werner Miinzer, de Berne, en 1336, mais la racheta de ses beaux-fils (le dernier lot en 1401). Il conserva Weissenau jusqu'à sa suppression, où le tout passa à Berne. Le manoir fut abandonné. — E.-F. v. Mùlinen : Beitr. I. — Art. Interlaken, Unspunnen,

UNTERSEEN. [H. Tr.]

WEISSENAU (C.Berne, D. Nieder-Simmenthal).

Voir Weissenburg.

WEISSENBACH. Familles des cantons de Zoug,

Argovie et Fribourg.

A. Canton de Zoug. Famille de Zoug éteinte en 1749. Elle venait de FUnterwald, et ses membres, simples habitants, furent reçus à la bourgeoisie au XVIe s. — Aug. Wyss : Die allé Mùnz in Zug, supplément 1922. —

[rmoiries : d'azur à la bande ondée d'argent accompagnée de deux étoiles du même. La branche établie à I ireiuyarl en (Argovie) subsiste encore. Quelques Weissenbach servirent à l'étranger, d'autres entrèrent dans l'église. — 1. Johann-Kaspar, 1563-1639, maître monnayeur à Zoug 1590, avoyer du Grand Conseil 1610, 1022 et 1033, acquit le St. Karlshof à Zoug 1624, éleva la Miinz qui existe encore, de 1604 à 1626. Bienfaiteur du couvent des capucins et de celui de Maria Opferung.

- 2. Coletta, 1605-1675, quatre fois supérieure de Maria Opferung. — 3. Johann-Kaspar, 9 oct. 1633- 19 nov. 1678, remarquable poète et dramaturge, bailli de Gachnang (Thurgovie), revint à Zoug en 1666, y devint, possesseur du St. Karlshof, où il écrivit ses drames, qui contribuèrent à l'essor du théâtre suisse du XVIIe s. Son œuvre principale : Eidg. Contrafeht, Aufiind Abnehmende Juugfrau Helvetiœ, parut en 1673. Liste de ses œuvres dans H. -A. Keiser : Zuger Schriftiteller, dans Jahresber. der l;<int. Indnstrieschule 1874- 1875. — B. Staub : Zuqer Dichter, ibid. 1865-1866. — Zuger Nbl. 1891. p. 17 ; 1929, p. 46. — E. Leupold : Ein eidg. Festspiel, dans Der Kleine Buhd 1927, nos 49-51. — Oskar Eberle : Der Zuger Dramatiker ■/. K. ]\'eissenbach, dans Monatshefte f. Politik u. Kultur 1929-1930, p. 130. — Voir en général LL. — LLH. [W.-J. Meyer.]

B. Canton d'Argovie. Famille de Bremgarten, où elle vint de Zoug à la fin du XVe s. Elle possède sept armoiries différentes, la plupart portant une bande. — K. de Henseler : Familit » iruppen aus Bremgarten. — AHS 1922, 120. — Au XVIIIe s., elle donna une série d'avoyers à Bremgarten. — LL. — LLH. — 1. Josef-Anton, 1734-1802, jésuite, prêtre 1760, professeur à Lucerne, Dr theol., chanoine de Zurzach 1781, auteur d'une série de livres religieux et ascétiques et de Leben des sel. Nikolaus von Fliie. — LLH. — ADB 41.

- E.-F. v. Mùlinen : Prodromus. — Barth III, p. 918. — R. Durrer : Bruder Klaus.— 2. Anton, 1796-1889, Dr jur., avocat, du Grand Conseil d'Argovie, l'un des trois membres du comité de Biinzen. — 3. Placidus, 1814- 1858, avocat, député au Grand Conseil dès 1840. président 1846, juue cantonal 1844, député à la Diète 1846-1848, au Conseil des États 1849-1858. — E.-F. v. Mùlinen : Prodromus. — P. Weissenbach : Placid Weissenbach, 1914. — 4. Placidus, fils du n° 3, 1841-1914, secrétaire général de la direction du Central suisse 1875, membre de la direction 1879-1896 et président depuis 1888, premier président de la direction générale des C. F. F. à Berne. Auteur d'une biographie de son père et de Das Eisenbahnwesen der Schweiz, 2 vol., 1913-1914. —Barth III. p. 918. — Mùlinen : Prodr. — ASG 15, p. 59. —ZWC.hr. 37.— \ZZ 1914, n" 1297. — BJ 1923, p. 193. [H. Tr.]

C. Canton de Fribourg. Des rameaux de la famille Weissenbach de Bremgarten is^us du n" 2 ci-dessus, se fixèrent à Fribourg au Xl\e s. Armoiries : d'azur à la bande ondée d'argent chargée d'une croix de Saint- Antoine d'or, accompagnée en pointe d'un croissant figuré du même. — 1. Max, fils du n° 2 ci-dessus, 1825- 1900, se lixa à Fribourg en 1848 et y fonda une maison

WEISSENBURG

WEISSENBURG

de i onimerce. Un des fondateurs de l'usine à gaz de Fribourg en 1860-1861 ; président du Conseil d'administration du Crédit gruyérien à Bulle.

— 2. Antoine, frère du n° 1, 1835- 1896, orfèvre, établi à Fribourg en 1859. - - 3. Antonin, fils du n° 1, 1850-1921, négociant, député au Grand Conseil 1901-1909, conseiller d'État, directeur de l'Intérieur et de l'Agriculture, 1906-1909. — 4. Louis, fils du n« 1, 1852-1929, médecin à Komont, puis à Fribourg, conseiller communal, directeur des écoles de la ville de Fribourg 1921 - 1922. Collaborateur à la Revue mal. delà Suisse romande. — 5. Auguste, fils du n° I. * 1856, négociant, président du Conseil de surveillance de la Caisse hypothécaire du Canton de Fribourg dès 1921, membre de la commission de direction de la Banque de l'État dès 1913, colonel d'infanterie. — 6. James, fils du n°4. * 1885 à Romont, l)r nied., spécialiste ni dermatologie F. M. II. à Fribourg, fut envoyé en Allemagne pendant la guerre comme médecin des commissions de camps pour le choix des prisonniers de guerre malades. — 7. Edouard, fils du nc 5, * 1883, négociant, colonel d'infanterie. — 8. Henri, petit-fils du nu 1, * 1891 à Fribourg, artiste peintre à Londres de 1915 à 1921, puis à Paris. Auteur de nombreuses toiles représentant spécialement d?s paysages de Bourgogne ; a exposé à Paris, à Zurich, à Fribourg. — 9. Paul, frère du n° 8, * 1893 à Fribourg, Dr ing. E. P. Z., chimiste à Lyon. — 10. Raymond, petit-fils dû n° 2, * 1885 à Reims, opta pour la Fiance. Dr med. à Paris, fit en qualité demédecin lacuerre 1914-1918 ; médecin de l'hôpital Broca depuis 1928. Officier de la Légion d'honneur 1932. Auteur d'études sur les anémies, les accidents sériques, les rhumatismes chroniques, ainsi que de nombreux mémoires el articles sur les maladies infectieuses, sur les maladies de la nutrition, etc. — Le Confédéré, 1900, n° 28. — La Liberté, 1900, n°s 81 et 82. — Étr. frib. 1922, 1930. — Arch. d'Etat Fribourg. — Arbre gén. [G. Cx.]

WEISSENBURG (C. Berne, D. Niedersimmenthal. Y. IX'.S). Vge de la Coin, et paroisse de Dàrstetten. I ne petite ville s'élevait au moyen âge à cet endroit, comme en témoigne l'agglomération du village au pied du puissant château ruiné de Weissenburg. Les barons de Weissenburg s'étant éteints en 1367. Weissenburg et leurs autres possessions revinrent, par leur héritière et fille Catherine, à la maison de Brandis, puis en 1439, à Berne. Le château, près duquel se trouvait en 1327 déjà, une chapelle consacrée à s. uni Pantaléon et sainte Catherine, reconstruite en 1507, tomba en ruines. Dans une gorge derrière le village, se trouvent les vestiges d'un autre château, sans nom, mais appelé parfois, par erreur, Weissenau. On ignore tout de son histoire. La source des bains de Weissenburg, les plus anciens de l'Oberland bernois, était probablement connue dans la contrée au XVIe s. déjà, mais elle tomba dans l'oubli, dont elle ne fut tirée qu'en 1600 par le paysan Anton Bâcher, qui la redécouvrit. En IC>02 des mesures furent prises par les autorités pour capter l'eau, alcaline et calcaire. En 1657. un premier établissement, iris primitif, fut placé à l'endroit où se trouvent actuellement les vieux bains. La période prospère de la station thermale commença à la fin du XXIIe s. A côté de l'établissement primitif, on en construisit un nouveau, qui fui réédifié a pies l'incendie de 1898. — Barth II, p. 507. — DBG IV, P. 212. — Hist. Kalender 1920. [H. Tr.]

WEISSENBURG, von (de Ai.rocastro). Puissante famille de dynastes de l'Oberland bernois. Armoiries : de gueules à un château d'argent donjonné de deux pièces crénelées.

Les premiers représentants connus de cette famille apparaissent vers la fin du XIIe s. On ne sait pas si elle esl une famille autochtone ou si elle esl venue, dans le pays, comme d'autres, avec les Zâhringen. Sa pins ancienne propriélé, un alleu, fut la seigneurie de Weissenbourg dans le Bas- Simmental, dont le centre était le

Château du même nom; elle comprenait essentiellement le territoire de l'actuelle paroisse d'Oberwil et en partie celui de la paroisse de Dàrstetten. D'autres possessions dans la, vallée vinrent s'ajouter à

Huines du château de Weissenburg. D'après une gravure de la collection <l< Rodt (Bibl. de la ville de Berne).

celle-là, à titre de fief de l'empire ou de l'évêque de Lausanne. Les Weissenburg étaient probablement les descendants des Erlenbach (voir cet art.). Il est probable, par contre, que les Blankenburg étaient un rameau de la famille de Weissenburg; ils portaient les mêmes armes, mais avec le champ de sable. Au XIIIe s. les Weissenburg possédaient aussi Diemtigen el Wimmis : au début du siècle suivant ils étaient les seigneurs les plus puissants de l'Oberland e1 dominaient les principales vallées. — 1 à 3. Werner, Ulrich e1 Rudolf de Albocastro sont les premiers membres connus de la famille ; en 1 175, ils accompagnèrenl le recteui de Bourgogne, Berlhold IV de Zâhringen, lorsqu'il visita, le pays. — 4. Rudolf, f vers 1307, donzel 1259, chevalier 1274, seigneur de Weissenburg, Diemtigen, Wimmis, Rotenfluh el Weissenau. Dans les nombreuses guerres dès le milieu du XIIIe s. : guerre de Rodolphe de Habsbourg contre Pierre II de Savoie (1267 1268), combats de Fribourg contre Berne (1288-1298) entre autres, il prit généralement le parti des adversaires de Berne et de ses alliés, ce qui eut pour conséquence, à plusieurs reprises, la dévastation de ses i erres par les Ber nois. Au début du XIV1 s il possédai! la châtellenie de Simmenegg et acquit par son mariage avec une tille de Conrad von Wcdiswil la seigneurie de Rotenfluh avec le château de Weissenau à l'embouchure de l'Aar dans le lac de Thoune Fui en conflil en 1298 avec le comte Hartmann de Kibourg au suje! des droits féodaux sur Wimmis. — 5. Johann, fils du n° 4, cité de 1308 à 1341 environ, coseigneur de Weissenbourg, etc., accompagna avec son jeune frère — Peter, f vers 1313, le roi Henri VII en Italie, où ils furent tous deux armés chevaliers. En compensation des dépenses laites au service du roi, ils reçurent en 1310 et 1311, à titre de gage, la terre impériale du Ilasle. En 1318. le duc Léopold d' Vutriche lui donna, en gage d'une somme de 2100 marcs et, pour obtenir son appui contre les Waldstâtten, les châteaux el seigneuries de Oberhofen, lia lin. I nspiiumn el 1 nlerseen. Mais dans les décades suh a ut es le déclin de la famille commença déjà : des difficultés financières croissantes nécessitèrent la vente de propriétés el de droits. L'introduction d'impôts extraordinaires provoqua un

soulèvement de ses sujets, en particulier dans le llasli en 1327 ; les gens de celte vallée a.ppelérenl à leur secours la ville de Berne, qui profita de l'occasion pour prendre pied dans l'Oberland. Dans la paix de 1334, le

WEISSENFLUH

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