‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 12 sur 213 · HISTORIQUE ET BIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE ET BIOGRAPHIQUE

VAGALLO

VACALLO (C. Tessin, D. Mendrisio. V. DGS). Com. et paroisse. En 1357, Ucallo ; 1424, Vacalo ; 1467, Vachallo. Vacallo est cité en 1225 comme commune en 1335, et appartenait à la juridiction de Balerna. En 1424 il envoyait un représentant au Conseil général de Mendrisio-Balerna. Statuts cités en 1569. Peste en 1631. Vacallo fut érigé en paroisse autonome en 1573, détachée de Balerna. L'église paroissiale des SS. Simon et Judas fut reconstruite au XVIIe s. sur l'emplacement d'une ancienne église du XIIIe s., dont il subsiste encore le clocher. Registres paroissiaux dès 1583. La chapelle Santa Croce remonte au XVIIe s. Population : 1643, 304 hab. ; 1801, 280 ; 1930, 1424. — BStor. 1885 : 1905. — S. Monti : Atti. — Monitore di Lugano 1921. — G. Turazza : La successione dei Vescovi di Como. — A. Baroffio : Memorie storiche. — P. Schâfer : Das Sottocenere im Mittelalter. [C. T.]

VACALLO, Giuseppe. Voir Piotta, n° 3.

VACCHINI. Famille tessinoise d'Ascona où elle est citée déjà au XVIe s. Armoiries : une vache contournée passant sur une Champagne ; émaux inconnus (XVIe s. ; variantes). — 1. Cristoforo, orfèvre, s'établit au XVIe s. à Viterbo. — 2. Francesca- Caterina, dite bienheureuse, fille du n° 1, * à Viterbe 26 oct. 1589, f dans la même ville 9 oct. 1609. Religieuse dominicaine, elle mourut en odeur de sainteté en laissant des écrits ascétiques et quelques poésies. — 3. Antonio, * à Ascona en 1531, f 18 mai 1615, curé dès 1567 et ensuite doyen d'Ascona. Premier recteur du collège pontifical d'Ascona, nommé par saint Charles Borromée, 1584-1586 et 1588-1592. — 4. Francesco, frère du n° 3, f 1620, chirurgien distingué et, suivant Simona, professeur de chirurgie. — 5. Giuseppe, prêtre, Dr theol., curé de Travedona (Milan) jusqu'à sa mort en 1774 ; prédicateur de renom. — 6. Luigi, * à Rome 6 déc. 1809, t dans la même ville 17 avril 1890. Capucin en 1830 sous le nom de Francesco-Saverio ; gardien du couvent de Genzano en 1833. Vécut ensuite à Rome et y jouit d'une grande vénération à cause de ses vertus héroïques. — BStor. 1883, 1887, 1890. — AHS 1914. 1919. — V. De-Vit : Il Lago Maggiore. — S. Monti : Atti. — A. Oldelli : Dizionario. — S. Borrani : Ticino sacro. — ■ LL. — Fr. Segmuller : Das pdpstliche Kollegium Papio in Ascona. [C. T.]

VACHERON. Nom de famille cité à Autigny (Fribourg) en 1521. La famille Vacheron, bourgeoise actuellement de Vully-le-Haut, est mentionnée dans les villages dépendant de la dite commune : à Mur dès avant 1537, et à Lugnorre, dès le XVIIIe s. A celle famille appartient, : — Max, * à Morat 4 oct. 1863, avocat, juge au tribunal cantonal dès 1904. président de ce corps en 1919, 1926 et 1932. — A. Dellion : Dict. I, 176 et 246. — Livre d'or. — Revue des familles 1919, p. 71. — Archives d'État Fribourg. [G. Cx.]

VADIAN. Voir Watt, von.

VADIER, Berthe, pseudonvi le Céleste- Vitaline

IIIIIIS VII 1

Berthe Vadier en 1869.

D'après une photographie.

VATTIS

Benoit, * 15 oct. 1836 à Saint-Laurent-du-Jura, f 2 oct. 1921 à Genève. Femme de lettres genevoise. A publié, à partir de 1875, des nouvelles, des romans, des vers, des pièces de théâtre, des biographies, etc. H. -F. Amielfut en pension chez Mme Benoit mère et y mourut ; Berthe Vadier lui servit de secrétaire ; elle a laissé un portrait au pastel d'Amiel et une étude biographique intitulée : H. -F.

Amiel, qui parut à Paris en 1886 et qui eut deux éditions. — Archives d'État Genève. — PS 1921, p. 261 et 298. — Noël suisse, 1911. — La semaine littéraire, 11 mars 1911. [H. G.]

WETTIS (C. Saint- Gall, D. Sargans, Com.

Pfàfers. V. DGS). Vge et paroisse. En 1220, Vélins; 1253, Vetens ; 1274, Vethins et Vethines ; 1432, Vettes ; 1447, Vdttis. Sur les origines, voir art. Dra- CHENLOCH, ainsi que Natur und Technik 1922-1923, p. 69-74. -- Basilisk (Bâle) 1922, n°* 12 et 13. — NZZ 1924, n°s 1323 et 1330. - SL 1924, n° 48. — La haute juridiction appartenait à l'avouerie de Pfàfers ; les cantons suisses la revendiquèrent après leur acquisition du comté de Sargans. La basse juridiction était exercée par le couvent de Pfàfers. Le lieu de justice était Ragaz. Les Walser, qui s'étaient établis à Vàttis et dans le Kalfeisental au commencement du XIVe s., devaient porter les armes pour le couvent ; en compensation, ils jouissaient de libertés plus grandes que les sujets de Pfàfers. Les droits de seigneurie de Vàttis appartenaient au couvent de Pfàfers. Outre les domaines seigneuriaux, il existait des terres en communauté. Une église paroissiale est mentionnée en 1274 ; elle était placée sous le patronage de saint Anianus (1440). En 1695, une église nouvelle fut construite ; on l'agrandit en 1727. Les censiers se rachetèrent en 1480 de leurs redevances. En 1558, une verrerie est mentionnée à Vàttis. Une partie des revenus du bénéfice de Saint-Martin de Kalfeisen fut réunie à la prébende paroissiale en 1745. Un incendie de forêts causa à la commune de grands dommages en 1784 ; le 17 nov. 1790, 27 foyers furent incendiés ; en 1817, la contrée fut ravagée par des avalanches de neige. De 1798 à 1801, les pillages et les cantonnements militaires coûtèrent 55 626 fr. à la localité. En 1803, Vàttis fut incorporé à la commune de Pfàfers. Il y eut, entre le couvent de Pfàfers et la commune de Vàttis, un procès au sujet des forêts et des allmend situés sur le territoire

Avril 1932

VAGLIO

VAL-DE-RUZ

de Vâttis ; en 1833, le tribunal cantonal de Saint-Gall trancha le litige en faveur de la commune. — LL. — LLH. — A. Nâf : Chronik (avec erreurs chronologiques).

— K. Wegelin : Regesten v. Pfàfers. — M. Gmùr : TJrbare u. Rbdel des Klosters Pfàvers. — [F. Curti] : Beleuchtung der Anspraclie des Klosters Pfàvers auf sàmtlicheWâlder u. Allmeinden der Gem. Vâttis, 1831. — [Guldin] : Darstellung der Rechte u. Ansprachen des Klosters Pfàvers auf die sog. Gemeindswaldungen u. Allmeinden zu Vâttis, 1832. — Sarganserlànder 1910, n° 43. — F.-W. Sprecher : Ueber Ortsnamen des Taminagebietes, dans JSAC 49, p. 169-196 ; 51, p. 104-108. — R. Simon : Rechtsgesch. vont Kloster Pfàfers. [A. Mû.]

VAGLIO (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Com. de la paroisse de Tesserete. En 1241, Valio et Vallio ; 1484, Vaye. Vaglio est cité comme commune en 1289 et devait douze soldats au duc de Milan dans la première moitié du XVe s. Près de l'église San Clémente (citée au XIIIe s.) on voit les restes d'une ancienne tour et du hameau de Redde, aujourd'hui disparu, qui jouissait en 1335 d'une certaine autonomie économique. L'église San Domenico a des fresques de 1514 de Rocco de Seregno. L'église Sant'Antonio fut bâtie en 1916. Peste en 1484. Population : 1779, 230 hab. ; 1930, 225. — L. Brentani : Codice diplomalico. — Le même : Lugano e il Ceresio. — BStor. 1884, 1888, 1890. — G. Simona : Note di arte antica. — E.-A. Stiickelberg : Cicérone im Tessin. — AS I. [C. T.]

VAILATE, VAYLATE, Francesco de, châtelain deCapolagoen 1466 et 1407. — Johannes de Mirants de, nommé podestat de Mendrisio et Balerna en 1482.

— BSlor. 1881, 1882. — Period. d. soc. stor. com. II, IV. — E. Bontà: La Leventina nel Quattrocento. - P. Schâfer : Das Sottocenere im Mittelalter. [C. T.]

VAILATI. Famille tessinoise de Lugano. — Giovanni, * à Lugano 1832, t 1908. Il s'enrichit en Amérique et légua à sa mort 100 000 fr. à l'hôpital cantonal de Mendrisio, 10 000 fr. à l'hôpital et 10 000 fr. à l'école enfantine de Lugano. — Educatore 1908. [C. T.]

VAILLANT. Famille fribourgeoise, originaire de Mâcon (Saône-et-Loire, France), naturalisée en 1803, reçue dans la bourgeoisie d'Avry-sur-Matran 1803 et dans celle de Fribourg 1806. — 1. Denis-Dominique, * 12 juin 1768, capitaine de grenadiers, fit dix campagnes et reçut plusieurs

blessures d'armes de Fribourg 1799 Schaffhouse 18 Frédéric, fils * à Fribourg 1801. avocat

commandant la place de 1802, de 12. — 2.

du n° 1, 12 janv.

la cour

Frédéric Vaillant.

D'après un portrait à l'huile

de J. Hiinerwadel.

1872, 1874 ; député | à Fribourg 1" juin

royale de Paris, conseiller d'État à Fribourg et directeur des finances cantonales 1837-1847, député au Grand Conseil 1840- 1847. Proscrit à la suite du Sonderbund, il passa dix années d'exil en partie en Moldavie, en partie à Berne. Rappelé au Conseil d'Etat en 1857.

il dirigea le département de la justice et des cultes de 1857 à 1878, fut président du Conseil d'Etat en 1860, 1863, 1865. 1867.

au Grand Conseil de 1859 à 1880. — Étr. frib. 1881.-

.). Jaquet : Les souvenirs d'un Gruyérien III. — Bien Public du 11 juin 1880. [J. N.]

VAINE PÂTURE (ail. Wunn u. Weid, Weidrecht). La vaine pâture ou libre parcours était le droit queposr< l,i imt les communes et propriétaires de bétail, depuis le moyen âge, soit par concession seigneuriale, soit par l'usage, de mener paître leurs bêtes sur tous les prés e1 champs non clos du territoire communal. Elle s'exerçait au printemps jusqu'au 23 avril, et même par abus jusqu'au 1" mai, et en été et automne sitôt les récoltes

rentrées. Dans les terres en jachère, le droit de parcours avait lieu en tous temps.

Les inconvénients de la vaine pâture étaient nombreux, en particulier au printemps, alors que le bétail piétinant les champs ensemencés, broutait l'herbe naissante et compromettait les récoltes. Seuls les pauvres gens possédant du bétail et point de terre y trouvaient leur compte.

La République helvétique autorisa le rachat du droit de parcours par une loi du 4 avril 1800. Le propriétaire qui voulait soustraire sa terre à cette servitude devait payer vingt fois la valeur moyenne et annuelle que représentait le parcours. Dans le canton de Neuchâtel, le Conseil d'État abolit provisoirement en 1759 et définitivement, en 1764, la vaine pâture du printemps. Seul le parcours d'automne, dès le 2 août sur les prés et dès la récolte serrée sur les champs, fut autorisé. En 1807, le prince Berthier l'abolit complètement, moyennant indemnité à payer par le propriétaire, de 5 % de la valeur du fonds s'il était communier et de 8 % s'il ne l'était pas. Le parcours des chèvres avait été déjà supprimé aux XVIe et XVIIe s. Le parcours dans les forêts a été aboli par les lois de 1869 et 1883, mais il subsiste encore dans plusieurs forêts de montagne. — Voir H. -F. Henriod : Mémoire sur cette question : Quels sont les avantages et les inconvénients qui résultent de l'abolition de la vaine pâture, 1806. — Alph. Petitpierre : Un demi-siècle de l'hist. économique de Neuchâtel, p. 161. — W. Pierrehumbert : Dict. du parler neuch., sou< Parcours. — ASHR. [L. M.]

VAIRANO (C. Tessin, D. Locarno. V. DGS). En 1258, Vayrano. La localité faisait anciennement partie de la commune du Gambarogno ; elle devint commune autonome avant 1670. En 1929, elle fusionna avec Casenzano pour former la nouvelle commune de San Nazaro. Les nobles de Locarno avaient une tour à Taverna ou Tavernola, citée en 1219, avec des droits fonciers. L'église San Vittore de Locarno-Muralto y avaii des droits de dîmes cités encore en 1442. Au spirituel Yairano relève de la paroisse de San Nazaro. La chapelle San Rocco est antérieure à 1591. Population : 1591, 40 ménages ; 1920, 244 hab. — K. Meyer : Die Capitanei von Locarno. — G. Buetti : Note storiche religiose. — S. Monti : Atti. [C. T.]

VAIROLS, Geoffroi de, d'une famille du Quercy. familier du pape Clément VI, à Avignon, chancelier de Cahors, évêque de Lausanne de 1342 à 1347, puis évêque de Carpentras, de Carcassonne, et enfin archevêque de Toulouse, f 1376. — RHV 1901. — M. Reymond : Dignitaires. [M. R.]

VAL DE LA PAIX (C. Fribourg, D. Lac). Nom d'une chartreuse, fondée avant 1328, par le chevalier Hermann de Cressier, qui était située sur le territoire de Chandossel, à proximité du moulin de Baumes. Abandonnée, vers 1333, à cause de l'insuffisance des revenus, cette chartreuse et ses biens devinrent la propriété de la chapelle Sainte-Catherine à Morat. — Marius Besson : La chartreuse du Val de la Paix dans ASHF VIII. — FG XX, 50. [G. Cx.]

VAL-DE-RUZ (C. Neuchâtel. V. DGS). Vallée et depuis 1848 district. Le nom de Val-de-Ruz, que l'on traduit en allemand par Rudolfstal, a donné lieu à bien des interprétations. Les anciennes formes connues du nom sont : latin, 1185, Rodolio ; 1294, Rodulli ; 1317. Rodali : 1478, Rotuli : françaises : 1270. vaut de Ruil : 1276, valle de Ruy ; 1278, Val de Rue : 1295, l'a/ de Ruey : 1337, rullr de Rou, etc. : allemandes : 1336. Rutols XVe s.. Rutels ; 1515, Rutolfstall. Il y a quelques années. M. Jules Jeanjaquet a soumis ce nom à un examen minutieux et il est arrivé à la conclusion que Val-de-Ruz rappelle le souvenir d'une localité gallo-romaine disparue, Rotoialum, ou en français Riul. Cette localité, la principale de la vallée, sans doute, aura été détruite au cours des invasions barbares ou bien le nom primitif a disparu devant un nom d'origine chrétienne tel que Dombresson ou Saint-Martin. Des trouvailles de l'époque de Hallstatt ont été faites dans la partie Ouest de la vallée (Coffrane, Bussy), tandis que la partie Est a donné de nombreux vestiges romains : villas à Fontaines. à Chézard, à Villiers, à Saules, monnaies à Dombresson.

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