WIDMER
W1DMER
Il eltes Kirchenlex, XII. — Goldlin : Kriiun iinniiii an ./. Widmer. — KKZ 1845. — Pfyffer : Kl. Luzern. - Barth III. — 7. Peter, d'Eschenbach, * 1798, juge cantonal, du Petit Conseil 1841. | 1869. — Fr. Zelger : An der Schwelle des m. Luzern. — 8. C^ecilia, de Neuenkirch, * 1812, abbesse de St. Andréas de Sarnen 1843- 1871. t 15 nov. 1892. — St. Ursenkalender 1893. - 9. Franz, de Gelfingen, * 19 nov. 1816, juge de paix 1839-1841, homme politique libéral, fut obligé de s'enfuir en raison de sa participation aux expéditions des corps francs. Conseiller d'État provisoire 1848, avocat 1852, juge de district, juge cantonal, député au Grand Conseil et président de ce corps, au Conseil national 1860. f 28 mai 1863. - - 10. David, de Neuenkirch, * 15 mars 1859, instituteur à Lucerne, directeur du pénitencier de Lucerne 1892-1899, de celui de Bàle 1899- 1923 ; auteur de diverses publications sur des questions pénitentiaires. — 11. Charles, de Langnau, * 1er août 1875 à Zofingue, Dr med., médecin à Lucerne, lieutenant-colonel, auteur de nombreuses publications médicales, sur les Alpes et autres. [Otmar Widmer.]
J. Canton de Saint-Gall. Widmer. Le nom est particulièrement répandu dans les districts du Vieux- Toggenbourg et du Lac. Premières mentions documentaires dans les communes : Bronschhofen 1336, Niederhelfenschwil 1348, Saint-Gall 1376, Kirchberg 1397, etc. Des Widmer originaires de communes diverses sont devenus bourgeois de Saint-Gall en 1506, 1891, 1902 et 1920. Johannes, conseiller à Saint-Gall 1376. f 1403 au Vôgelinsegg. — UStG. — 1. Jos. -Engelhard, d'Ernetschwil, * 28 mai 1711 à St. Gallenkappel, constructeur de l'église St. Antonius à Uznach 1762. t 3 déc. 1775. — 2. Johann-Georg, * 4 sept. 1742, de Kirchberg, membre du landrat du Toggenbourg, juge, organisa en Suisse et à l'étranger des collectes pour la reconstruction du village de Kirchberg, incendié le 8 mai 1784. f 6 juil. 1811. — 3. Josef-Anton, * 26janv. 1792, de Lùtisburg, chapelain à Altstàtten 1816-1818, à Alt St. Johann 1818-1822, à Kappel 1823, à Eggersriet 1827, à Oberbiiren 1830, à Hâggenschwil 1834-1836, à Steinach 1836-1842 ; écrivain, auteur de Die Klausnerin zu Waldkirch, 1832 ; Wildkirchlein, 1841 ; Steiner Burg, 1842. f 7 nov. 1842 à St. Peterszell. — 4. Alois, de Mosnang, * 16 févr. 1813 à Muhlruti, prêtre 1840, chapelain à Benken 1841-1863, constructeur de la chapelle Notre-Dame de la Pierre au Buchberg et fondateur du pèlerinage de Buchberg, curé à Libingen 1863-1865, à Muhlruti 1865-1867, à Flums 1867-1874 ; construisit, comme successeur du fondateur de la maison des pèlerins de St. Iddaberg, une maison pour les pèlerins et y fonctionna comme confesseur, dont le renom se répandit au loin, f 22 juil. 1878. — KKZ 1878, n" 31. — 5. Beda, de Jonschwil, * 8 oct. 1834, capucin, prêtre 1860, missionnaire à Gargellen (Montafon) ; poète religieux et lyrique, t 9 févr. 1903. — 6. Joh. -Augustin, de Mosnang, * 6 nov. 1865, jésuite, prêtre 1898, préfet général 1917 au couvent de Mariaschein près de Teplitz. tl8 mai 1923. — 7. Emil, de Jonschwil, neveu du n° 5, * 9 juil. 1864, Dr jur., collabora à la réforme fiscale autrichienne en 1898, directeur de la Œsterreichischer Bodenkreditanstalt 1920-1928, président de sociétés industrielles et de transports, actuellement à Kronbùhl-Saint-Gall. Auteur d'ouvrages sur des questions fiscales de l'Autriche. ■ — [O. W.] — 8. Otmar, * 22 mai 1891, fils du n° 7, ingénieur chimiste à Bàle, auteur d'une généalogie générale de toutes les ramilles Widmer de Suisse et de Historische Topographie von Oberrindal. — [J. M.] — 9. Josef, de Bùtschwil, * 14 oct. 1882, instituteur à Ernetschwil 1902-1906, à Gommiswald depuis 1906, historien I ' i c . 1 1 [Otmar Widmer.]
K. Canton de Schaffhouse. Widmer, VVidtmer. Familles mentionnées à Merishausen 1301, Schaffhouse 1307, etc., devenues bourgeoises de Schaffhouse à partir de 1540, environ. Armoirits : d'azur à une fleur de Ivs d'or, surmontée d'un croissant figuré renversé d'or. — 1. HANS, du Petit Conseil 1567-1574, bailli du Reiat 1573, recteur de l'hôpital 1574. t 17 oct. 1575. — H.-O. Hulicr : Chronik. — 2. et 3. Hans-Konrad, baillis à Rûdlingen et Buchberg 1605 et 1629, de Merishausen 1632. f 26 sept. I (129 et 7 oct. 1634. -- 4. ANDREAS,
* 31 juil. 1764, directeur des travaux publics delà ville, auteur du plan du port sur le Rhin de 1904. — Festschrift des Kts. Schafl'h. 1901. — LL. — Heg. généal. de Schaffhouse. — Armoriaux schaffhousois de 1819 et 1852. — US. [O. Stiefel et O. W.]
L. Canton de Soleure. Widmer, Witmer, Wittmer. Familles de Bûren, Burgàschi, Langendorf, Xiedererlinsbach, Olten, Soleure et Steinhof. Premières mentions : à Messen en 1279 et Xiedererlinsbach en 1351.
— FRB VII. — W. Merz : Rechtsquellen Aargau. — LLH. — Alex. Schmid : Kirchensdtze. — L.-R. Schmidlin : Kirchensdtze. — Gfr. 64. — K. Gauss : Basilea reformata. — Josef, de Niedererlinsbach, 1780 - 2 févr. 1858 à Soleure, participa à la bataille de Zurich 1799 dans les rangs des Alliés, lieutenant-colonel, en Angleterre jusqu'en 1818 ; du Grand et du Petit Conseil 1831-1841. [Otmar Widmer.]
M. Canton de Thurgovie. Widmer. Des familles de ce nom sont fortement répandues dans diverses localités thurgoviennes, spécialement à Altnau et Herrenhof. Premières mentions documentaires : 1258 à Schwarzach près Basadingen, 1277 à Felhen, 1272 à Diessenhofen, 1290 à Steckborn, etc. — TU. — UStG.
— UZ. — Thurg. Jahrb. 1931. — 1. Balthasar, de Tiigerschen, bailli de Tobel 1564-1570. — 2. Leonhard, de Blasenberg, bailli de la seigneurie de Spiegelberg 1624 . grand juge de ThurgOA le.
t 17 nov. 1651 à Lommis.
— Widmer d'Altnau : — 3. Johann-Conrad, * 16 juil. 1818, homme politique libéral - conservateur, adversaire du « triumvirat », rédacteur de la Thurgauer Zeitung 1844, à Zurich depuis 1851, directeur de l'établissement pénitentiaire cantonal 1851- 1857, fondateur et directeur de la Benlenanstalt suisse 1858-1892, secrétaire général du comité du Gothard 1864-1872.
Auteur de nombreux ouvrages, notamment Beitrdge zur tlturg. Rechtspflege, 1843-1844 Straffdlle, 1846 ; der Strafanstalt 1855 ; Schweiz.
Johann-Conrad Widmer.
Thurg.
Reform Z ii ri eh,
Upenbahn, 1865 ; Gotthardfrage fur den Thurgau, 1870 ; Hans Waldmann, 1898. t 4 janv. 1903 à Zurich. — Hàberlin-Schaltegger : Gesch. des Thurgaus I. — NZZ 1903, n° 102. — 4. Joh.-Jakor. * 1825, instituteur à Diessenhofen, Ganterswil. Gachnang, auteur de : Die Volksschule, 1858 ; Vereinfachung des Elementarunterrichts, 1863 ; Fibel, 1865 : Die Scherr'schen Schulbucher, 1872 ; Das thurg. Volksschulwesen wdhrend der Helvetik, 1890. — 5. JOHANNES. Dr phil., * 13 févr. 1876 à Arbon, professeur au gymnase de Genève, critique d'art; auteur de FWan: Xaver Bronncr, 1901 ; Frank Buchser, 1912; Hodler, 1916: Max Buri, 1919, etc. — DSC.
La famille Widmer de Herrenhof a donné plusieurs générations de receveurs du couvent et d'ammann, issues de Hans-Jakor, ammann 1651-1692. — Joh.- Ulrich, * 8 nov. 1789, aubergiste, ammann jusqu'en 1831, député au Grand Conseil 1823, à la constituante 1837. f 25 déc. 1853. [Otmar Widmer.]
N. Canton de Zoug. Widmer. Familles originaires de Baar, de Zoug (éteinte vers 1760) et figurant parmi les communiers de Hiinenberg, qui se rachetèrent en 1414 ci acquirenl la bourgeoisie de la ville. - — a) De Baar: — l Caspar-Mai I.M7. Hr theol., * 15 mars 1835, prêtre 1859, professeur à Fribourg 1860-1866, curé de Baar 1866-1906, constructeur de la nouvelle cure, restaurateur de la chapelle Sainte-Anne et de celle d'Inwil : co-fondateur de l'orphelinat de Rosental. Auteur d'une généalogie des familles de Baar et de : Das vatikanisi bi Konzil, 1870 ; Gesch. von Baar, 1885. f 29 juil. 1906. — Gfr. 61. — H. -A. Keiser : Zuger Schriftsteller. — Zuger
WIDMKK
WIDNAU
Volksblatt el Zuger Vachrichten 1906. - 2. Pat l-Josef,
neveu du n" 1. * "28 oct. 1804. prèlre 18111, cure de Rodersdorf L897-1902, de Dittingen 1902-1911, de Steinhausen 1911-1928 ; auteur de nombreux ouvrages religieux, t 27 août 1928. — KKZ 1928. — b) Ville de Zoug : bourgeois vers 1435 ; nouvelles bourgeoisies 1471, 1489, 1545. Heini, t à Marignan 1515. — 3. Hieronymus, curé d'EinsiedelD 1 1')5 't- 1660, de Sarmenstorf, Einsiedelii. [ttendorf près I eberlingen L665-1671 ; auteur de Pilgerstab. t 8 janv. 1672. — 4. Hans-Melchior, dessiii.it .-in. t 24 janv. 1639. — SKL. — 5. Karl, curé de Ragaz 1645-1650, d'Eschen (Lichtenstein) 1650-1657, auteur d'une copie, vidimée en 1656, du registre de copies de l'abbé Melchior de Pfâfers, de 1498, contenanl une série de diplômes royaux et de privilèges pontificaux dont l'authenticité est contestée, f 1 déc. Iti.'.T. Archives d'Kinsiedeln. — Stengel : Karl
H idmers Pfâverser Fàlschungen. — 6. Kaspar, chevalier, rapporta des reliques de Terre-Sainte, qu'il donna à L'église de Meyerskappel 1666. — Gfr. — Voir en général : LL. — Schuhmacher : Dus geistliche Baar. — Stadlin : Tt>i>inir. 'Au g 1, 56. — Biïrgerbuch Zug. — Gfr. 17. 2l>. 23, 40, 57. [Otmar Widmer.]
O. Canton de Zurich. Widmer. Nom de famille très répandu dans la ville et le canton, bourgeoises d'environ 15 communes. — I. Ville de Zurich. Première mention 1317. De 1362 à 1619, quarante Widmer, originaires de diverses localités, furent reçus dans la bourgeoisie de la \ Ole. En 1747 s'éteignit la dernière des familles d'ancienne bourgeoisie. Les familles actuelles de Zurich sont originaires des anciennes communes suburbaines, de communes du reste du canton ou d'autres cantons. — [Otmar Widmer.] — 1. KONRAD, secrétaire de ville 1412- 1413, propriétaire du Beckenhof. | 1 févr. 1413. — F. Hegi : Zunft sur Schmieden. — Nbl. Waisenhaus 1894. —
2. Erhard, fils du n" 1. orfèvre. — SKL. — 3. Ulrich, * vers 1409, prévôt de la corporation zuni, Kdmbel 1446- 1489, conseiller, bailli de Wipkingen 1447, de Bûlach 1449, de Kusnacht, Herrliberg, Zollikon 1451, de Stadelhofen 1479, Oberstzwnftmeister ; reçut un diplôme d'armoiries, daté de Bruxelles 1487, de l'empereur Maximilien. Armoiries :
taillé d'or au lion de sable et de sable plein. Le sort tragique de cet octogénaire qui, lors de la chute de Hans Waldmann en 1489, chercha refuge dans l'église de Fraumùnster, mais fut pris et décapité, a inspiré une pièce dramatique au poète zuricois Heinrich Weber. f 17 juin 1489. — Dok. Waldmann I et IL — R.-C. Bindschedler :
Kirchl. Asylrecht und Freistâtten in der Schweiz, p. 32, 79. -- AHS 1915, p. 187. — 4. Hans, fils du n» 3, bailli de Grùningen 1479-1488. — G. Strickler : Gruningen. — QSG, N. S. IL — 5. Johannes, fils du n° 4, chapelain du chapitre du Grossmùnster à Zurich, notaire du chapitre 1517-1526, procurateur épiscopal, adversaire de Zwingli. Lors du second colloque de Zurich de 1523, il prit la défense du culte des images. Chanoine de Zofingue. t avant le 5 sept. 1526. — E. Ëgli : Arlensammlung. — Th. Pestalozzi : Die Gegner Zwinglis am Chorherrenstift Zurich. — Zw. 1912, n° 1. — 6. Johannes, bailli d'Erlenbach 1516, du Conseil 1517-1523 et 1529, aumônier. — E. Egli : Actenslg., n° 297, 1617. — 7. Bernhard, de Mosnang, bourgeois 1922. * 20 août 1876, du Grand Conseil 1917, du Conseil national 1928, président du Conseil de ville 1923- 1924. — Voir en général : Dùrsteler St. — LL. — LLII. [H. Schulthess et Otmar Widmer.]
IL Familles de Winterthour, éteintes en 1871. Armoiries : d'or au bouquetin naissant de sable mouvant, de trois coupeaux de sinople (U'appentàfelchen Stadtbibl. Il interthur). Nombreuses admissions à la bourgeoisie à partir de 1400. — 1. Berchtold, du Petit Conseil 1523, avoyer. t 1537. — 2. Lorenz, juge de ville 1552, du Petit Conseil 1567, avoyer 1578 et 1580. f 27 avril 1589. — Nbl. Stadtbibl. Wiutrrlhur 11)19, p. 93. -
3. Abraham. * 15/0, juge de ville 1611, du Petit Conseil 1612. f 15 oct. 1613, ancêtre commun de tous les anciens \\ idmer de Winterthour. — 4. Hans, Dr med., de Die-
tikon, Zurich et Winterthour, * 8 août 1889, médecin. président delà ville de Winterthour depuis 1930, auteur de publications médicales. Voir en général : A. Kuenzli : Biïrgerbuch von Winterlhur. — BUrgeretat. [E. D.]
III. Vieille nouille des communes de Horgen et Oberrieden, nommée en 1362 et 1386 déjà dans ces deux localités. Plusieurs Widmer furent sous-baillis de Horgen. — ZStB IL — J. Strickler : Gesch. der Gem. Horgen. — [J. Frick.] — Sceau : une marque domestique (flèche en pal chargée d'une traverse). — JOH.-JAKOB Widmer-Huni, * 11 déc. 1819, instituteur, puis fabricant de soieries à Horgen, député au Grand Conseil, au Conseil national 1863, président du tir fédéral de 1872. t 10 janv. 1879. — J. Strickler : Horgen, p. 372. — K. Dàndliker : Zurich III, p. 370. — NZZ 1879, n03 20, 21. [H. Schulthess et O. W.]
IV. Widmer originaires d'autres communes*. Premières mentions à Oberwinterthur 1257, Freienstein 1268, Wiesendangen 1269, Rorbas 1272, Winterthour, Turbenthal 1277, Regensdorf, Hôngg, Engstringen 1280, Flaach 1284, Dietikon 1286, etc. (UZ, TU, Gfr.). Plusieurs Widmer des communes de Hedingen, Lindau et Kusnacht tombèrent à Cappel en 1531. - [J. Frick et O. W.] — 1. Rudolf, * 1771, de Herrliberg, à Greifensee, chef des patriotes sous la République helvétique. — Monatl. Nachrichten 1804, p. 150. — J. Leuthy :
Bockenkrieg, p. 40. — 2. Leonhard, de Meilen, 12 juin 1808-18 mai 1808, lithographe, poète et auteur de chants populaires, éditeur de répertoires de chœurs populaires. Il est l'auteur des paroles de chants, traduits en français : Schwyzerhiïsli : Il o Berge sich erheben; Es lebt in jeder Schweizerbrust, ainsi que des paroles du Cantique suisse, mises en musique par P. Zwyssig, 1842. .Monument à Zurich 1910. — H. Schollenberger : Leonhard Widmer.
Ein Schweizer Volksdichter. — E. Refardt : Musikerlex. — 3. Caspar Widmer-Heusser, de Gossau, 1 oct. 1829-2 nov. 1913, maître secondaire, puis industriel à Gossau, contribua au développement de l'industrie textile en Suisse par sa participation à la préparation des tarifs douaniers, à la législation sur les fabriques et à la statistique commerciale de la Suisse ; président de la Société suisse des filateurs et tisserands 1881-1896, président de l'Association suisse des propriétaires de chaudières, président de la commune de Gossau, principal promoteur du chemin de fer Wetzikon-Meilen. — NZZ 1913, n03 306, 309. — Der Freisinnige 1913, n° 2567 ; 1929, n° 229. [H. Schulthess et Otmar Widmer.]
WIDNAU (C. Saint-Gall, D. Unterrheintal. V. DGS). Com. et Vge. En 1303, Widenouwe (Weiden-Au). Widnau appartenait avec Dornach (1449) et Schmitter à l'ancien domaine royal de Widnau-Haslach (voir cet article), et partagea ses destinées politiques jusqu'en 1798. Originairement, Widnau faisait partie de la paroisse de Lustenau. En 1504, les seigneurs d'Ems, en leur qualité de collateurs de Lustenau, autorisèrent Widnau à construire une église et un presbytère. Le village était tenu de payer comme précédemment ses dîmes et autres redevances ecclésiastiques à Ems et Lustenau. Lors de la Réformation, Widnau adopta la doctrine nouvelle, mais après la bataille de Cappel, en 1531, la plupart des habitants de la localité revinrent au catholicisme. En 1588-1589, les protestants firent un essai infructueux pour obtenir un prédicateur. Actuellement encore, ils font partie de la paroisse de Diepoldsau. En 1775, le territoire de Widnau-Haslach fui partagé. Widnau, ^u-Haslach e1 Schmitter eurent
Leonhard Widmer.
D'après une lithographie (Bibl. Nationale, Berne).
i W1DNAU-HASLACH
WIEDIKON
chacun leur ammann, leur tribunal, leur Conseil et leurpart des biens jusqu'alors communs. En 1803, lors de la division du nouveau canton de Saint-Gall en communes, Widnau et Schmitter turent attribués à celle de Diepoldsau. Depuis 1833, Widnau est une commune d'habitants ; en 1882, la localité devint une commune politique autonome, tandis que Schmitter continua à faire partie de Diepoldsau. En 1804, la famille Salis-Soglio, qui possédait alors la collation de l'église de Widnau. eut un conflit avec le gouvernement du nouveau canton de Saint-Gall; cette affaire ne fut réglée qu'en 1856 ; la collation fut rachetée par le Conseil administratif catholique. Le 13 avril 1903 on posa la première pierre de la nouvelle église. [t Bt.]
WIDNAU -HASLACH (G. Saint-Gall. X.DGS).
Ancien domaine impérial dans le Rheintal. Vers 888, le roi Arnulf fit don au comte de l'Argengau et du Linzgau du domaine royal de Luslnau ou Lustenau, comprenant un important territoire sur la rive droite du Rhin et un plus petit sur la rive gauche, celui où se trouvent actuellement les deux communes de Widnau el Au, ainsi que le village de Schmitter. Plus tard, Lustenau passa aux comtes de Werdenberg-Rheinegg. Ceux-ci exercèrent la haute et la basse juridiction sur ce territoire ; ils nommaient le chef ou ammann de la communauté, sous la direction duquel les sujets, qui avaient des droits, possédaient la jouissance exclusive du domaine. En 1395, les comtes de Widnau-Rheinegg se virent obligés de donner Lustenau en gage, avec le château-fort de Zwingenstein et les sujets de Widnau. aux seigneurs d'Ems. En 1526 seulement, ecttr hypothèque fut transformée en une vente authentique. Lors des guerres d'Appenzell. Lustenau fut terriblement dévasté par les Appenzellois ; le domaine adhéra en 1405 à la Ligue du haut-lac ; en 1408, il revint aux seigneurs d'Ems. En 1490, Rheinegg et le Rheintal devinrent un bailliage commun des Confédérés qui considérèrent le lîliin comme formant la limite de leur nouveau territoire. Ils revendiquèrent en conséquence la souveraineté territoriale sur la partie du domaine de Lustenau qui se trouvait en deçà du fleuve. Les seigneurs d'Ems durent se soumettre. A la Réformation, les gens de Widnau-Haslach acceptèrent la doctrine nouvelle ; après la bataille de Cappel, la majorité retourna au catholicisme sous la pression des cantons catholiques et des seigneurs d'Ems. Ceux-ci, devenus comtes en 1560, négligeant ostensiblement les intérêts de la partie du domaine située sur la rive gauche du Rhin pour avantager la rive droite, les gens de Widnau-IIaslach cherchèrent à se rendre indépendants de Lustenau. En 1504 déjà, une église et une cure avaient été construites à Widnau. En 1593, avec l'assentiment des comtes et grâce à l'entremise des Confédérés, Widnau-Haslach obtint l'autonomie administrative et eut son ammann et son tribunal.
Dans la seconde moitié du XVIIe s. les comtes d'Ems s'endettèrent, de lourdes charges hypothécaires pesèrent sur les gens de Widnau-Haslach. qui fuient exploités par certains comtes dont l'attitude se faisait arrogante à l'égard du bailli fédéral et de la Diète. Les cantons souverains durent intervenir à réitérées reprises et en arrivèrent même à mettre le domaine de Widnau- Haslach sous séquestre dans l'intérêt des créanciers. Mais la politique des Confédérés fut entravée par les divisions religieuses de la Confédération. En 1759, la dynastie des Ems s'éteignit dans les mâles et la seigneurie de Widnau-Haslach fut héritée par la fille du dernier comte, Maria-Rebecca-Josepha. épouse du comte bohémien von Harrach. La situation s'améliora dès lors. En 1775, le domaine fut partagé à nouveau ; les t rois rhodes de Widnau, Au-Haslach et Schmitter eurent chacun leur propre ammann, leur tribunal et leur conseil particulier, ainsi que leur part aux biens communaux, mais aussi aux dettes et aux charges communes. La comtesse de Harrach désirait se défaire de ce lointain domaine seigneurial : il y eut, de 1774 à 1782, de longues et infructueuses transactions : ce ne fut qu'en 1782 que Rudolf et Peter von Salis-Soglio, créanciers principaux de la comtesse, reprirent la seigneurie au prix de 6(1 000 florins. En 17'.t,x. ce petit Étal fut incor-
poré, comme tous les autres, à la République helvétique une et indivisible. En 1803. il ne resta plus aux Salis qu'à se défaire aux meilleures conditions possibles de leurs propriétés personnelles dans l'ancien domaine de Widnau-Haslach. — H. Wartmann : Der Hof Widnau-Haslach. [f Bt.]
WIDO. Évêque de Coire 1096-1122, précédemment chanoine d'Augsbourg, passe pour avoir pris part à une croisade. De 1100 à 1122, il fut en correspondance épistolaire avec le pape Pascal II et son successeur. Des 24 lettres de cette correspondance. '.'. -ont de Wido, 10 de Pascal II à Wido, 4 de Calixte II à Wido. Il en résulte que dans la querelle des Investitures, Wido prit énergiquement le parti de Rome. Il fut, en Allemagne, le véritable représentant de la cause romaine, contre Henri IV et Henri V. En 1100, il tran-léra les reliques de saint Lucius de l'église du couvent de St. Luzi à la cathédrale de Coire. Il est le constructeur de l'église Saint- Pierre sur le Septimer. f 1122 au couvent de Petershausen. — Voir G. Mayer : Bistum Chur I. — Neues Archiv der Gesell. fur altère deutsehe Geschichtskunde.
III, ]>. 168. [J. SlMONET.]
WIDO (Guido) est cité comme second abbé de Cappel de 1222 à 1232. Il engagea Rudolf von Ems à mettre en vers la légende de Barlaam und Josaphat. — MAGZ III, 1. — Gfr. Reg. [H. Hess.]
WIECHSELMANN. Famille de Berne. — Melchior. directeur de l'hôpital de l'Ile 1583, avoyer d'Unterseen 1596. — LL. [B. Schmid.]
WIECHSER (Wichser, Wiechsler). Riche famille noble, bourgeoise de Schaffhouse, citée de 1261 à 1481. originaire de Wiechs (am Randen, ou de la paroisse de Steisslingen, ou du bailliage de Schopfheim dans le pays de Bade?). Propriétaire en diverses communes du canton. créancière de l'Autriche à la fin du XIVe s., pour des prêts divers. Le sceau porte un croissant : armoiries : coupé, au 1, de sable à un pal d'argent, au 2, de gueules. - 1. Berchtold I, abbé d'Allerheiligen 1349-1361. — 2. Johann (Hans), l'un des quatre capitaines de la ville 1385, trésorier 1398. — 3. Berchtold III. abbé d'Allerheiligen 1442-1466, f 1469. Il fit placer en 1447 dans la collégiale de Schaffhouse le gigantesque crucifix connu au loin comme le « grand Dieu de Schaffhouse . 1 1 affaiblit l'indépendance de son couvent vis-à-vis de la ville, le plongea dans les dettes et le désordre, jusqu'à ce qu'un conflit avec les conventuels l'obligeât à démissionner. — Th. Pestalozzi-Kiitter : Kulturgeschichte I. — J. Schalch : Erinnerungen. — US. — J.-J. Rûeger : Chronik. — LL. — Festschriften Srhaffhausen 1901. — .1. Wipf : Reformations gesch. d. Stadt ». Landschaft Scliaffhaasen. [Stiefel.]
WIECHSLER. Famille éteinte, bourgeoise de Lucerne. — Johann, bailli de Habsbourg 1408, de Meyenberg, Richensee, Villmergen de 1415 à 1416; du ivtn Conseil 1417. — Voir Gfr. Registres. — Archives d'État Lucerne. [P.-X. W.]
WIEDERKEHR. Voir Widerkehr.
WIEDIKON (<;.. D. et Corn. Zurich. V. DGS). Une des sept communes extérieures qui furent réunies à la ville de Zurich le Ie' janv. 1893. En 1787. la partie du territoire de Wiedikon située sur la Sihl inférieure fut constituée en commune d'Aussersihl. Irmoiries : d'azur au globe impérial coupé de gueules et d'argent, ceintré d'or et sommé d'une croisette du même. En 889. Wiedinchova = domaine de Wieding :
l'homme consacré à Dieu. On y a trouvé des objets de l'époque néolithique, des sépultures et cimetières alémannes et des monnaies romaines.
Wiedikon faisait partie du domaine impérial de Zurich. On a émis l'hypothèse que le roi Louis-le-Germanicpie aurait l'ail don de propriétés à Wiedikon à l'abbaye du Fraumiinster de Zurich, fondée par lui en 853. En 889, un certain Perchtelo fit don à la même abbaye d'importants domaines à Wiedikon. D'autres parties du territoire constituaient des fiefs impériaux. Au XIIIe s., l'église St. Peter, ainsi que le- couvents zuricois de Selnau et Œtenbach possédaient des biens
WIEDLISBACH
WIEDLISBACH
à Wiedikon. Sur le territoire île Wiedikon su trouvaient les domaines de Kolbenhof ( I42'0, Friesenberg et Diiltschi, cette dernière lit partie plus tard du territoire d'Albisrieden. Le château de Friesenburg (voir art. FRIESENBERG) est, depuis 1925, l'objet de fouilles et de recherches, ainsi qui! de travaux destines à conserver les murs. De U fin du XIIe à la lin du XIVe s., ce eliàteau fut un point d'appui des Zuricois à la frontière occidentale du bailliage impérial, d'autre part on y voit une fortification dis barons de Rcgensberg. En 1387, il est désigné comme château servant d'habitation. En 187(5. le cimetière central de Zurich fut établi le long de la Badenerstrasse, sur l'emplacement du chemin des Pèlerins et de la fontaine inférieure dite des Pèlerins.
A la lin du XIVe s., la haute juridiction relevait du bailliage impérial de Zurich. La basse juridiction, originairement rattachée à la mayorie, appartint d'abord aux Miilner, de Zurich, et finalement aux Schwend, qui la vendirent en 1491 à la ville de Zurich. Wiedikon devint un bailliage et, à partir de 1526, forma jusqu'en 1798, un grand bailliage avec Altstetten. Puis la localité appartint jusqu'en 1831 au district de Horgen, enfin à celui de Zurich. Statuts communaux en 1401 déjà. Premier coutumier 1424. Un tribunal de quatre jurés est institué en 1532. Deux allmends, l'.Egerten et la Brunau, comprenant de vastes forêts, appartenaient à la corporation communale, qui prit des mesures, en 1589, pour se prémunir contre un indésirable accroissement de population. Pour la même raison, on augmenta, en 1613, la taxe d'admission dans la commune. C'est à cette époque que s'institua la coutume de l'aire don à la commune d'un gobelet d'argent lorsqu'on y était admis ou lorsqu'on était élu à une charge publique. Des 35 gobelets qu'elle possédait, la commune vendit les huit derniers en 1882 à la Société des antiquaires de Zurich. Wiedikon releva jusqu'en 1882 de la paroisse de St. Peter. Depuis lors, la localité forme une paroisse. La nouvelle église fut consacrée en 1896. Antérieurement à la Réformation, une maison religieuse existait à Bubental, non loin de l'Albisgiïtli. Dans cette même région, se trouvait une chapelle consacrée à Notre-Dame de Gnadental, encore mentionnée en 1521. Wiedikon avait des coutumes particulières pour le carnaval. Deux figures en paille, le Kreidenqladi et sa femme Else, étaient promenés sur une roue dans le village et jetées au lac pour marquer le commencement du printemps. Au XVIe s. déjà, plusieurs tuileries exploitèrent les terrains fortement argileux de la région de Heuriet. En 1877, cette industrie fut mécanisée et fabriqua dis ustensiles d'argile. Fabrique de papier en 1837. Population : 1634, 438 hab. ; 1771, 1273 ; 1836 (sans Aussersihl) 1341 ; 1894. comme partie du IIIe arrondissement de Zurich : 8929. Les registres bourgeoisiaux remontent à 1637. Registres de paroisse à partir de 1844. — Voir UZ. — Gemeindechronik, 1747. — S. Vogelin : Das alte Zurich IL — F. Meili : Neue Kirche Wiedikon, 1896. — ZWChr. 1900, 1907, 1910, 1911. — A. Largiadèr dans Festgabe fiir P. Schweizer. — Léo Weisz : Zûrcher Sladlwaldungen. — ■ Zwinglihaus 1925. — .VZZ 1925, n° 481, 496 ; 1927, n° 861 ; 1928, n° 427 et 434: 1931, n» 1508 ; 1932, n" 1247. — ZT 1928. — LL. — LLH. [E. H.]
WIEDLISBACH (C. Berne, D. Wangen. V. In, S). La plus petite des villes bernoises, Com. dans la paroisse d'Oberbipp. En 1275, Wiechtilspach ; 1323, Wiechtlispach : 1327. Wietlisbach. Armoiries : d'argent à la bande ondée d'azur. On a trouvé une sépulture celtique au Kleinholzli (Gygerhubeli), avec squelette et couteau. Non loin de l'ancienne route romaine Aventicum- Vindonissa, on a exhumé en 1913 deux bâtiments romains, où se trouvaient des monnaies à l'effigie de l'empereur Gallien (254-268). Des trouvailles de tuiles marquées indiquent un établissement romain à Dettenbùhl. Wiedlisbach, dont l'origine est inconnue, partagea les destinées de l'ancienne seigneurie de Bipp. La ville passa successivement aux maisons de Frobourg, Neu-
châtel-Nidau, Tierstein, Kibourg et Autriche. Elle fui incendiée en 1375 par les Gugler. En 1382, lors de la guerre de Berthoud, Dans Roth, de Rumisberg, passe pour avoir découvert, à l'auberge de la Clef, à Wiedlis-
Wiedlisbach en 1548. D'après une gravure sur bois de ]a Chronique de Stuinpf.
bach, le projet d'attaque du comte Rodolphe de Kibourg contre Solcure et il l'aurait fait échouer au dernier instant. Pendant la guerre de Sempach, Wiedlisbach avait si fidèlement pris le parti de son suzerain, le duc Léopold d'Autriche, que le fils de celui-ci accorda à la ville, en 1386, un marché hebdomadaire du mardi et un droit de péage de quatre mesures par charge de vin. Wiedlisbach et le Bipperamt (paroisses d'Oberbipp et de- Niederbipp) devinrent, propriété commune de Berne et de Soleure en vertu de l'accord passé le 27 mars 1406 avec les comtes Berchtold et Egon de Kibourg et de la sentence confédérale d'arbitrage du 2 avril 1413. En 1463, Berne et Soleure partagèrent leurs seigneuries communes de Bipp et Bechburg ; Berne obtint Bipp, Soleure Bechburg. Wiedlisbach devint le siège du tribunal de la paroisse d'Oberbipp. Le gibet se trouvait dans le Galgenholz. Jusqu'en 1798, les baillis résidèrent au château de Bipp. Pendant la guerre des Paysans de 1653, Wiedlisbach passait pour un des foyers du mécontentement. Par représailles, le général d'Erlach fit piller, de Wangen, le « nid des rebelles > de Wiedlisbach. Jusqu'en 1760, Wiedlisbach fut la station bernoise de péages pour le Bipperamt. En 1798. le district d3 Bipp, avec Wiedlisbach, fut réuni ;iu district de Wangen. Wiedlisbach est la seule ville bernoise qui n'ait pas d'église. Dans la vieille ville, qui a conservé avec une rare fidélité son caractère médiéval de cité fermée avec son commerce, ses métiers et son agriculture, le comte Rodolphe de Neuchâtel-Nidau fonda, le 21 juin 1338, la chapelle Sainte-Catherine qui, jusqu'à la Réformation, fut desservie par un chapelain. En 1587, cette chapelle devint une dépendance d'Oberbipp dont le pasteur y prêchait toutes les trois semaines, le mercredi. En 1880, au cours d'une réparation, on y découvrit de remarquables peintures murales de la seconde moitié du XVe s. C'est dans cette chapelle que fut installé, en I 005. le musée local du Bipperamt. la première et la meilleure collection de ce genre en Haute-Argovie. La première école secondaire du Bipperamt a été fondée en 1860 ; en 1874 fut ouverte la Caisse d'épargne du Bipperamt ; en 1894 fut inauguré l'asile des indigents de Haute-Argovie à Dettenbùhl, contenant environ 350 hospitalisés. Population : 1757, 443 hab. ; 1888, 907 ; 1930, 1587 (y compris les 350 hospitalisés). — Voir art. Bipp (Bailliage). — W.-E. v. Mùlinen : Heimatkunde V. — O. Tschumi : Vor- u. Frùhgesch. des Oberaargaus. — J. Leuenberger : Chronikdes Amtes Bipp. — P. Kasser : Gesch. des Amies u.
WIEDLISBACH
W1ELAND
des Schlosses Aarwangen. — H. Freudiger : Die politischwirtschaftliche Entwicklung des Amtes Bipp. — H. Morgenthaler : Beitrâge zur Gesch. der Herrschafl Bipp. [E. Strasser.]
WIEDLISBACH, von. Famille noble éteinte. - Heinhiï .11. curé d'Oberbipp de 1338 environ à 1357 : chanoine de Soleure. — FRB 7, 9. — W.-E. v. Miilinen : lleimalkun.de V. — Alex. Schmid : Kirchensàtze. [H. M.]
WIEDMER. Voir WlDMER.
WIEGAND, Carl-Friedrich, * 29 janv. 1877 à Fulda, bourgeois de Francfort - sur - le - Main, professeur à l'école cantonale de Zurich depuis 1909. Ecrivain fécond, auteur de recueils de poésies : Niederlândische Balladen, 1908 ; Totentanz, 1914-1918 ; Unterm Dach der Welt, 1926 ; de drames : Winternacht, 1909 ; Der Korse, 1909 ; Marignano, 1911 ; Simulanten, 1920 : Die Gefesselten, 1920; autres œuvres : Die Herrlichkeitdes Cyriakus Kopp ; Dos Opfer des Kaspar Freuler, roman, 1932, etc. -- NZZ 1927. n° 152. — ZP 1927, il» 24. — Landbote 1927, n° 24. — DSC 1932. [E. D.]
WIEGNER, Georc, * 20 avril 1883 à Leipzig. Dr phil., privat-docent à Gottingue 1912-1913, professeur de chimie agricole à l'École polytechnique fédérale à Zurich depuis 1913. Auteur de Boden und Bodenkunde in kolloïdehem. Betrachtung : Anleitung zum quantitativen agrikulturchem. Praktikum, etc. [E. D.]
WIEL, Joseph, médecin, * 1828 à Bonndorf dans le pays de Bade, Dr med., à Zurich depuis 1872 environ, privat-docent d'hygiène à l'École polytechnique fédérale. Auteur de Diâtetisches Kochbueh ; Tisch fur Magenkranke ; en collaboration avec Rob. Gnehm : Handbuch der Hygiène, t -r> mais 1881 à Zurich. — K.S.1 11. p. 472. — J. Pagei : Biograph. Lexikon hervorragender .Erzte. [E.' D.]
WIELAND. Familles des cantons d'Argovie, Bâle- Yille, Fribourg, Grisons, Zurich.
A. Canton d'Argovie. Famille de la région de Badeii. reçue à la bourgeoisie de Rheinfelden dans la première moitié du XVIIIe s. — 1. Johann-Baptist, *2 janv. 1731 à Rheinfelden, profès au couvent de Mûri 1753, professeur de rhétorique et de droit ecclésiastique; il fut mêlé au conllit, d'ordre scientifique, qui divisa les couvents de Saint-Biaise et de Mûri au sujet de la généalogie de la maison de Habsbourg, c'est-àdire de la créance à accorder aux Acta Murensia, que Saint-Biaise contestait, t 22 nov. 1763 à Mûri. — ADB 42. — M. Lutz : Biographien. — E.-F. von Mùlinen Prodromus. — G. v. Wyss : Historiographie. — P. -M. Kiem : Mûri II, 229. — 2. Fidel-Joskph, * 6 juin 1797 à Sàckingen, médecin à Rheinfelden dès 1821. député au Grand Conseil 1835, et la même année conseiller d'État ; landammann 1836. 1843, 1846,1850. député à la Diète à plusieurs reprises, président de la constituante 1851. f 22 févr. 1852. — Zur Erinnerung, 1852. — ASN 39. — J. Miiller : Aargau II. 79.
- É. Zschokke : Hisl. Festschrift Aargau, p. 270. — 3. Jos.-Fridolin, frère du n» 2, * 1804 à Sàckingen. médecin à Schôftland de 1828 à sa mort, 1873, médecin de division et instructeur sanitaire. — KSA III. 42. — 4. Emil, auteur à la fin du XIX s. de plusieurs publications sur les bains salins de Rheinfelden. - Bartb III, p. 922. [H. Tr.]
B. Canton de Bâle-Ville. Famille probablement originaire de Souabe, bourgeoise de Mulhouse 1541 et de
Bâle 1587. représentée au Grand Conseil depuis 1606, au Petit depuis 1667.
Armoiries : d'azur à une rose de gueules boutonnée d'or, pointée de sinople, à la bordure d'or. — 1. Ulrich, secrétaire de Miinster-Gregoriental, puis de Rufach, de Mulhouse 1541, bourgeois, conseiller, reçut le 17 août 1558 ilu comte palatin Wilhelm Bôcklinvon Bocklinsau un diplôme d'armoiries.
1 1575. — AHS 1918, 31. — 2. Daniel, f 1581, fils du n° 1, Dr jur., notaire, secrétaire de .Mulhouse, député à la reddition des comptes annuels de la Confédération 1571 : capitaine d'une enseigne de Suisses au service de Fiance. — 3. Hans-Conrad, 1563- 1629, fils du n" 2, notaire, économe du Burg. secrétaire
Johann-Hei nrich Wieland
D'après une lithographie de Hasler (Bibl. N'ai.. Berne).
de Petit-Bâle, du t rrand Conseil, bourgeois de Bâle 1587., souche des branches bàloise et badoise. — 4. Hans- Heinrich, * 1622, petit-fils du n° 3, conseiller et chancelier des chevaliers alsaciens de l'empire à Strasbourg, conseiller palatin. — 5. Hans-Conrad, 1633-1693, petit-fils du n° 3, notaire, du Conseil et du tribunal de la ville, juge à la cour matrimoniale suprême, bailli de Waldenburg. — 6. Hans-Conrad, 1661-1725. fils du n° 5, notaire, du Conseil et membre du Conseil de> Treize, juge à la cour d'appel, bailli de Petit-Huningue, député à la Diète. — 7. Hieronymus, 1722-1794, petitfils du n° 6, fabricant de rubans, du Conseil, membre des Conseils des Treize et des Trois, juge à la cour d'appel ; député dans les bailliages tessinois. — 8.
Hans-Rudolf, 1726-1786, petit-fils du n° 6, colonel d'infanterie au service de Hollande. — 9. Hans- Conrad, 1748-1818, fils du n° 7, du Conseil et juge à la cour d'appel, lieutenantcolonel de la milice du pays, intendant de l'arsenal ; conseiller municipal et membre du Conseil de guerre helvétique sous la République helvétique ; conseiller, membre du Conseil des Trois, président du Collège militaire, commandant de la cavalerie bàloise sous l'Acte de médiation. — 10. Hans-Conrad, 1754-1793, neveu du n° 7, officier en France, négociant à Nantes, commandant de la garde nationale et défenseur de l'île de Noirmoutier contre les royalistes durant le soulèvement de la Vendée, lui fusillé par ordre des représentants du peuple comme suspect. — 11. Ai - Gl ST-JOHANN, 1786-1833, frère du n° 10, négociant à Bruxelles, Bruges et Osleiule. préfet, membre îles États provinciaux 1816, chevalier de l'ordre du Lion néerlandais. — 12.
Johann -Heinrich, 14 févr. 1758-24 mai 1838, frère des nos 10 et 11, Dr jur., avoyer du tribunal de ville 1786, président de I as ^c ii 1 1 .lec na I lona.le bà loise 1 798. de la chambre d'administration bàloise 1798-1801, sénateur helvétique 1801-1803, ministre des finances 1802-1803, secrétaire du Conseil de Bâle 1803-1812. bourgmestre de Bâle 1813-1832, plusieurs fois député à la Dicte. Fit partie en 1813 de la députation envoyée à Paris auprès de Napoléon pour lui signifier la. neutralité de la Suisse : représentant de la Suisse au Congrès de Vienne 1814-1815. Anobli par l'Autriche 1810 sous le titre de von Wieland. Edler von Hattstatt. Unitaire modéré sous la République helvétique et libéral convaincu, il travailla dans le canton de Bâle à la suppression des catégories de sujets, à la liberté du commerce, à l'organisation des finances, et au développement de l'instruction publique, surtout de l'université. — Cari Wieland, dans BVG Bas. VI, p. 125. — Basler Taschenbuch XI. — Kd. Dis : Basler Staatsmânner des 19. Jahrh., p. 33. — AHS 1918, 194. — 13. Hieronymus. 1781-1846, chef d'escadron, du Petit Conseil de la ville 1808. du Grand Conseil 1815. conseiller 181N. conseiller d'Etal 1822. Fut envoyé à Paris en 1818 peur récupérer les
Johannes Wieland (n° li .
D'après une lithographie de Schmidt (liil.l. Nat., Berne).