WIELAND
prêts exigés par la France en 1799.— 14. Johannes, 1791-1832, iils du n" 12, capitaine au service de France en Espagne 1808-1809* prisonnier de guerre en Angleterre du ia n i plusieurs années, adjudant du général Amey 1813-1814 : se distingua comme commandant en Allemagne et aux Pays-Bas ; chevalier de la Légion d'Iionneui ri du Mérite militaire, lient ruant-colonel à Bâle et directeur de la police 1816, colonel fédéral 1826, commandant de brigade 1828. Les mesures qu'il prit au cours des troubles bâlois furent vivement critiquées; auteur d'importants ouvrages militaires : Ueber die Bildung der eidg. Streitkrâfte, 1821 ; Ueber die Neutralitdt der Schweiz und die Mitlel va ihrer Erhaltung, 1822; Handbuch zum Miliinriiiiiri riiiii fur Schweizer Offlziere aller Waffen, 1824; Gesch. der Kriegsbegeben-
beiten in llelvetien u. Rha-
tien r. ilen âltesten Zeiten bis 1815, 1827. — 15.
Heinrich, 1822-1894, neveu du n° 14, d'abord libraire et consul général de Belgique, officier de carrière depuis 1849 ; au service de Naples 1850 il combattit avec succès les Garibaldiens en 1860 comme commandant intérimaire du 3e bataillon étranger à Palerme ; fut chargé, lors île la défense de Gaëte, du commandement des bataillons étrangers et d'une batterie ; revint en Suisse après la de la 13e brigade d'inen 1866, de la 8e division instructeur d'arrondissedivision 1890.
Heinrich Wieland (n° 15).
D'après un portrait <le
W. Stùckelberger
(Bibl. Nat., Berne).
Commanda n.1
. puis de La 6'
capitulai ion
lanterie 186
en 1872. de la~9e en IS7:i ment 1875-189(1. commandant de la 8 du IVe corps d'armée 1891. Écrivain militaire et rédacteur de VAllg. Schweiz. Militârzeitung. — il. v. Mechel : Oberst Heinrich Wieland. — 16. Hans, 1825 - 23 mars 1864, frère du n° 15. libraire, éditeur et rédacteur de
VAllg. Schweiz. Militârzeitung, instructeur en chef de l'infanterie de Bâle- Yille 1854. Instructeur en chef de l'infanterie fédérale, poste créé pour lui en 1858, et chef du personnel ; colonel à L'état-major général 1860. il travailla à unifier l'instruction militaire et la formation du corps des officiers ; réorganisateur de la défense nationale. — Th. Meyer- Meiian. dans Basler Hinkende Bote 1865. — A.
Hartmann : Galerie 1. — 17. Richard, 1826-1868. frère du n" 15, ingénieur et inspecteur des télégraphes du 3e arrondissement fédéral, lieutenant-colonel du génie à l'état-major et ingénieur de division.
— 18. Karl, L830-1894, frère du n° 17. Dr jur., avocat et notaire, député au Grand Conseil 1857, conseiller 1868, juge à la cour d'assises et au tribunal des orphelins ; auteur de travaux d'histoire bàloise et suisse. — ADB. — B.l 1895. — 19. Karl-Albert, * 1864, arrièreneveu du n° 14, Dr jur., professeur de droit pi i\ é suisse. juge à la cour d'appel. Auteur de Der Wechsel und seine. zivilrechtl. Grundlagen, 1901; Handelsrecht, 2 vol., 1921 et 1931, dans Binding : Handbuch der Deutschen Rechtswissenschaft : Kommentar zum Zivilaesetzburh, Sarlieurecht. — 2n. Hans-Beat, * 1867, fils du n" 17, peintre
Hans Wieland (n" LC).
D'après une lithographie
(Bibl. Nat.. Berne).
d'histoire, de scènes militaires, de haute montagne; médailles à Paris et à Munich. — SKL. —21. Emil, * 1867, frère du n° 19, Dr med., directeur de l'hôpital des enfants, professeur à l'université ; auteur de nombreux mémoires. — 22. Alfred, * 1869, frère du n° 21, l»r jur.. avocat et notaire, président du Conseil d'administration de la Banque commerciale de Bàle, membre et président du Grand Conseil, colonel d'infanterie et chef de l'état-major du 2e corps d'armée. Auteur de divers mémoires surtout juridiques. — 23. August- Heinrich, * 1871, fils du n" IN, |)r jur., avocat et notaire, député au Grand Conseil, colonel d'infanterie, juge à la Cour d'assises ; promoteur de la réunion des deux Bàle et président du comité constitué dans ce but. — Voir en général LL. — LLH. — M. Lutz : Basler Bùrgerbuch. — \VB. — AGS 11. — DSC. [Adr. Stuckelberg.]
C. Canton de Fribourg. Familles bourgeoises de Sa vagny où elles sont établies dès la fin du XVe s. Le nom figure auparavant à Courlevon sous les formes Velan. \ ilain. Villan. Quand Salvagny devint allemand au courant du XVIIe s., les Vilan changèrent leur nom en Wieland. — Archives communales. [R. M.]
D. Canton des Grisons. Diverses familles. L'une i us répandue est d'origine Walser. A Safien, Rheinwald, Tschappina, Pràtigau et Davos. Les Wieland de Somvix sont peut-être aussi d'origine walser. Les ancêtres de ceux
de Schuls et d'Ardez sont des nobles du Tyrol, Violand ou Wieland de Muschtnatsch. Armoiries : d'azur à une aigle de sable couronnée empiétant un poisson d'argent. — 1.
Anton, gentilhomme, cité de 1549 à 1571, représenta Schuls et la Basseiimgadine aux diètes des Ligues et en diverses affaires ; avocat. — 2.
Anton, fils ou petit-fils du n° 1, de Schuls, capitaine, fut une des personnalités dirigeantes de la Basse-Engadine durant les troubles de 1619-1624 ; il organisa en 1621 la résistance aux Autrichiens qui approchaient sous Baldiron et représenta politiquement cette région ; tué le 30 oct. 1624 par Nicolaus-Carl von Hohenbalken. à Jenins, au rouis d'une dispute. — Les Wieland de Schuls jouèrent encore un rôle politique aux XVIIIe et XIXe s. La famille de Thusis, originaire de Safien, se distingua dans le commerce. — Th. v. Mohr : Dokumentensamm,lung. — F. Sprecher : Kriege und Unruhen. — Amstein : Wappensammlung. [L. J.]
E. Canton de Zurich. Famille de Thalwil, citée depuis 1564, probablement venue de Meilen où elle est signalée en 1524. — [J. Frick.] — Hans-Jakob, d'une famille de juges, 1 janv. 1783 - 31 déc. 1848, député au Grand Conseil et au Conseil national, conseiller d'État, colonel, industriel influent ; joua un rôle politique au moment de la régénération. — H. Wettstein : Die Régénération des Kts. Zurich, p. 124, 526. — J.-P. Zwickv : Familien- und Industrie gesch. Schmid 1918- 1930. p. 228. [J.-P. Zwicky.]
WIELAND, Christoph- Martin, écrivain allemand, * 5 sept. 1733 à Oberholzheim près de Biberach, t 20 janv. 1813 à Weimar. Étudiant à Tubingue, il fut invité à Zurich par J.-J. Bodmer et y arriva le 25 oct. 1752. Ses ouvrages de cette époque sont marqués de l'influence de Bodmer : ils sont d'une inspiration ascétique, exaltée. Toutefois la vraie nature de Wieland, son épicurisme, se manifesta déjà pendant ce séjour en Suisse. Bodmer subit avec le poète une déception analogue à celle qu'il avait déjà éprouvée avec Klopstock. Le 24 juin 1754, Wieland quitta la maison de Bodmer, après avoir fait, en mai, un séjour de plusieurs jours à Winterthour. Il y trouva un poste de précepteur chez I". \intmann Grebel. Sous l'influence des œuvres littéraires contemporaines et au contact d'hommes comme Gessner, J.-G. Zimmermann et le fabuliste Ludwig Meyer von Knonau (à Weiningen), il se transforma, en arrivant à une conception plus positive de la vie. Grâce à son ami J.-G. Zimmermann, de Brougg, le jeune éducateur entra, le 13 juin 1759 comme précepteur dans la maison du conseiller Friedrich Sinner, de Berne ; il n'y demeura toutefois que deux mois, puis trouva un nouveau champ
WIELANDY
WIESENDANGEN
d'activité il Berne comme maître d'études de plusieurs jeunes Bernois. C'est à Berne qu'il se fiança avec Julie Bondeli, l'amie de Rousseau, mais ces fiançailles furent rompues lorsque Wieland, nommé le 30 avril 1760, sénateur et secrétaire de la ville de Biberach, eut quitté Berne le 22 mai. Plus tard, la fille de Wieland, Charlotte, épousa le fils de Gessner, Heinrich. Au cours de l'été 1796, Wieland revint à Zurich. Le 14 mars 1801, le gouvernement helvétique accorda à Wieland la bourgeoisie suisse. — Emil Ermatinger : Wieland und die Schweiz (Die Schweiz itn deutschen Geislesleben, n° 31). ■ — Otto Haggenmacher dans ZWChr. 1913, n° 3. — Hugo Stôbitzer : Die Sckweizerjahre des Oberondichters, dans NZZ 1913, n08 84, 89, 95. — Ludwig Hirzel : Wielands helvet. Bùrgerrechl. [W. I.]
WIELANDY (Vielandv). Famille originaire d'Augsbourg, reçue à l'habitation à Genève en 1724 avec
— 1. Georges -Chbistoi'he, * 1691 env., f 1777 à Presinge, graveur et ciseleur. — 2. Jean - Nicolas, fils du n° 1, f à Vandœuvres 1805, âgé de 80 ans environ. Bourgeois de Genève 1770. Graveur et ciseleur, il fit aussi des modelages en cire ; séjourna longtemps en Angleterre. — 3. Charles, fils du n° 2, * à Londres 1748, f à Genève 1837. Graveur et modeleur. Il grava les coins de diverses monnaies genevoises de 1794 à 1798, puis neuchâteloises de 1799 à 1807. En 1798, il fut chargé par l'Assemblée provisoire vaudoise de graver une médaille en l'honneur de Frédéric-César de Laharpe. A Genève, il devint marqueur au bureau de garantie, puis inspecteur dans le même bureau. Fondateur de l'école de modelage (1819), qu'il dirigea jusqu'en 1824. — 4. Joseph-Etienne, fils du n° 2, * 1750 à Londres, f 1828 à Cologny, graveur. — 5. Octave, fils du n° 4, 1781-1841. colonel 1839, membre du Conseil représentatif genevois dès 1834. — Archives d'État Genève. — Covelle : LB.
— SKL. — L. Sordet : Dict. mus. — J.-J. Rigaud : Rens. sur les Beaux-Arts à Genève. — Nos Anciens et leurs œuvres I, II, IX, X. — Blavignac : Armoriât genevois, dans MDG VII, 139. — RSN 1908, 217. - Eug. Demole : Hist. monétaire de Genève, dans MDG série in-4°, II. — Ed. Chapuisat : La Municipalité de Genève I. [H. G.]
WIELD, Friedrich, * 15 mars 1880, sculpteur à Hambourg, élève d'Auguste Rodin à Paris, séjourna fréquemment à Winterthour pendant la guerre mondiale 1914-1918. Un grand nombre de ses œuvres se trouvent dans des collections particulières à Winterthour (collections Buhler et Hahnloser) ; il existe un relief de lui au musée de la ville. — SKL. — Revue Jnnge Menschen IV, n°7 ; VIII, n° 5. [W. G.]
WIELSTEIN Famille éteinte bourgeoise de Soleure avec Cunz, dit Schribers, cité de 1408 à 1440. Armoiries : d'or à deux roses de gueules tigées et feuillées de sinople, les tiges passées en sautoir, et accompagnées en chef d'une fleur de lys d'argent. — 1. Niklaus, bailli de Gilgenberg 1536-1543. — 2. LÎRS, bailli de Kriegstetten 1552, trésorier 1563, avoyer 1570. f 1577. — LL. — G. v. Vivis : Bestallungsbuch. — Archives d'État Soleure. [t v. V.]
WIES, 11 ans an der, ammann de Wattwil, chef des Toggenbourgeois dans l'expédition de Pavie 1512, banneret des contingents toggenbourgeois à Cappel 1529 et 1531. — Voir K. Wegelin : Gesch. d. Landschaft Toggenburg I, p. 354 ; II, p. 48, 71. — I. v. Arx : GeschichlenU. ' [H. E.]
WIESEN (romanche Tein) (C. Grisons, D. Albula, Cercle Bergiin. V. DGS). Com. et Vge colonisé au XIVe s. par les Walser établis à Davos, qui pénétrèrent dans la vallée de l' Albula. Le village devait à cette origine une situation privilégiée ; malgré son appartenance à la juridiction de Belfort, il jouissait des mêmes droits que le pays de Davos, cela en vertu de lettres de franchise octroyées en 1438 par le comte Rud. von Montfort et le baron Heinrich von Monsax. Cette situation privilégiée des Walser dans la juridiction de Belfort amena la séparation, en 1614, des communes walser de Schmitten et Wiesen, ainsi que de la commune romanche d'Alvaneu, de la juridiction externe de Belfort, et la constitution d'une juridiction nouvelle d'Inner- Belfort. A l'origine, ces trois communes formaient une unité
politique et ecclésiastique; un jugement du l'r août 1480 partagea le domaine commun. En 1490, Alvaneu se détacha, du point de vue ecclésiastique aussi, des deux autres communes. Plus tard, Wiesen et Schmitten seséparèrent ; Wiesen fut la seule commune de la juridiction de Belfort à passer à la Réformation. C'est pour cette raison que lors de la nouvelle répartition des cercles en 1851, Wiesen fut séparé de la juridiction de Belfort et rattaché au cercle protestant de Bergiin. Registres de paroisse dès 1741. — P.-C. Planta: Curràlische Herrschaften. — E. Camenisch : Ref.- Gesch. — E. Branger : Rechlsgesch. der freien Walser. — Reg. des arch. Com. (aux Arch. d'État). [P. Gillardon.} WIESENDANGEN (C. Zurich, D. Winterthour. V. DGS). Vge, Coin, et paroisse. En 804, Wisuntwangas : 1155, Wiseudaitga. Armoiries : d'argent à deux cornes de bouquetin de ■ sable (Ziircher Gemeindewappenkarte.
I rf^fc Wtjl "" r',S)' Établissements romains à Ru *11'' chegg et Hinteregg, Wannenacker et M K I Steineck. Un castel romain se trouvait Ml ^L I probablement à l'extrémité oriental'1 \ mkJÊ I de l'Eckhiigel En 804, le comte Isan- \ ^3^^ / bard céda ses biens de Wiesendangen ^- ^ S au couvent de Saint-Gall. En 1155. l'empereur Frédéric Ier confirma les de la cathédrale de Constance, parmi figuraient le domaine et l'église de Wie- D'après le rentier des Habsbourg, les comtes de Kibourg possédaient des biens à Wiesendangen. En 1329, Hartmann von Baldegg exerçait la basse juridiction^ sur les propriétés et les sujets du
propriétés lesquelles sendangen.
Le château de Wiesendangen. D'après une eau-forte de J. Herzog.
couvent de Petershausen à Wiesendangen. En 1430. Georg von Randenburg vendit la basse juridiction à Hermann von Hohenlandenberg ; le 1er oct. 1472. Heinrich von Fiirstenberg la remit en fief à Jakob von Hohenlandenberg. De 1519 à 1587, elle appartint aux Hallwyl, du château de Hegi, qui le vendirent à la ville de Zurich, le 8 juin 1587. La haute juridiction avait
WIESENDANGEN
WIESNER
i i.i ^-.- m 1 152 déjà à Zurich avec le bailliage de Kibourg. La m. i\ oui' de Wiesendangen appartint tout d'abord, connut' fief du couvenl de Petershausen, ;mx seigneurs de Jli'^i : en lô!S7, elle passa à Zunch. Coutumier de 147:!. Jusqu'en 1798, Wiesendangen lit partie du bailliage de Kibourg ; -eu-. I.i. République helvétique du district d'Elgg, ensuite du district de Winterthour. L'église de la Sainte-Croix est mentionnée pour la première fois en 1155 connue propriété de la cathédrale de Constance. En 1275, Wiesendangen était le siège d'un décanat. L'évêque Hugo von Hohenlandenberg et son frère Ulrich restaurèrent l'église vers 1480 et la firenl décorer de fresques par le peintre Hans Haggenberg, de Winterthour. Les peintures murales représentent la légende de l'invention de la Sainte-Croix ; les peintures du plafond, des apôtres et des prophètes. Elles lurent restaurées en 1915. En 1580, la collation passa du cou- \ <■ ut de Petershausen à la ville de Zurich. Population : 1836, 766 hab. ; 1930, 1168. Registres de baptêmes, de mariages et de décès dès 1554 ; registre des familles .lès 1744 (aux archives communales). — Bibliographie. voir .ut. Wiesendangen, von. [Hildebrandt.]
WIESENDANGEN, von. Famille de ministériaux des Kibourg qui résidait au château près de l'église : la tour en est encore conservée. — I. C(honradus) LJTl' — 2. Rudolf, cité de 1255 à 1270, Amtmann et bailli des Kibourg à Frauenfeld, chevalier 1263. — 3. Werniier, fils du n° 2, avoué 1355- 136(1. — 4. Jakob, cilé de 1270 à 1315, fils du n° 2. bailli des Habsbourg à Frauenfeld et Kibourg à partir de 1291. Partisan du duc d'Autriche. qui le fit chevalier et maître d'hôtel en 1311. — 5. NlKO- LAUS, fils du n° 'i, d'abord évêque d'Augsbourg, puis de Constance, f en cette qualité 1344. — 6. JOHANS, cité de 1304 à 1363, fils du n°4, chevalier 1322, se nommait von Wiesendangen ou von Frauenfeld, puis adopta le nom de sa charge : Hofmeister. Armoiries : d'argent à deux cornes de bélier de sable. La dernière mention de la famille date de 1369. — UZ. — A. Niischeler : Gotteshâuser. — A. Tr[uniger] : Geschichtliches von Wiesendangen, dans la Sonntagspost des Landboten 1900, nos 41, 42, 43 ; 1901, nos 20, 21, 22 ; 1902, nos 18-22. — H. Bachmann : .4ms unserm Gemeindeleben in fruherer Zeit, dans Sonntagspost des Landboten 1916, nos 33-36. — Le même : Die Kirche in Wiesendangen und Une Wandgemâlde, dans ASA XVIII. — W. Hugelshofer, dans MAC/. XXX. — Das Werk 1926, fasc. 5, 8 et 9. — ZWChr. 1915, p. 218. — J.-J. Grimm : Weislumer I, p. 139 (coutumier). — Zûrcher Wappenrolle, nouv. éd. — Siegelabb. zum l Z I, p. 70, 201. — F. Hegi : Srhloss u. Herrschaft Hegi, dans Nbl. der Hùlfsges. Winterthur 1925. — AHS 1928, p. 139. — Art. Frauenfeld,
VON. [IIll.DElîRANDT.]
WIESENDANGER (Wisendanger). I. Ancienne famille de Dâgerlen et Dinhard (Zurich), établie à Dâgerlen en 1393 déjà ; sa présence est signalée à Dinhard à partir de 1530. La famille est originaire de la localité voisine de Wiesendangen. Le nom apparaît à une date encore antérieure dans la région de Winterthour. — UZ, n» 3645. — [J. Fbick.] — E.mil, 1856 - 31 août 1914, instituteur à Zurich-Aussersihl, auteur de : Die Schweiz ira Kriegsjahr 1799, 1899, et de divers autres ouvrages. — Barth III.
II. Famille de Zurich, éteinte dans les mâles en 1735. Armoiries : d'or à un trèfle de sinople enclos dans une charrue à taupinières de sable (Wappenbuch K. Meyer, 1674). — 1. Jo- HANNES, f 1339, collateur de Laibach et de l'autel Saint-Martin au Heiligenberg, près de Winterthour. — Bosshards Chronik, p. 312, 313. — 2.
Jakob, dit Ceporus ou Ceporinus, 1499-1525, de Dinhard, professeur de grec et d'hébreu à l'école de théologie de Zurich 1522 ; auteur de diverses publications, notamment d'un Abriss der griechischen Grammatik, qui demeura en usage jusqu'au XVIIIe s., et d'une édition de Pindare, dont la préface, rédigée par Zwingli, contient un éloge du savant, prématurément enlevé. Une stèle commémorative lui a été élevée à Dinhard en 1884. —
E. Egli : Analecta reformatoria II. — Nbl. d. Chorherren Zurich 1783. — 3. Hans-Ulrich, 1609-1677, pasteur à Ellikon 1630, à Bonstetten 1636, recul eu 1639 la bourgeoisie de Zurich en l'honneur des services rendus par Ceporus, le frère de son grand-père ; pasteur à Ottenbach 1656, doyen 1668. — K. Wirz : Etat. — H.-G. Sulzberger : Verzeichnis der evangelischen thurgauischen Geistlichen. [h. Schulthess.]
WIESER (WlSER, WYSER, Wisser, Wysser).
Vieux nom de famille répandu surtout dans les Rh.-Int., cité depuis 1428. dérivé du lieu-dit fréquent Wies. — Appenz. Monatsblatt 1840. — 1. Konrad, d'Appenzell, landammann 1591-1593, député à la Diète 1585-1592. t 1594. — 2. Achatius, d'Appenzell, 1582-1622, landammann 1618-1621, député à la Diète 1610-1621. — 3. Jakob, d'Appenzell, 1588-1654, petii-lils du n° 1, landammann ou banneret 1627-1654, député à la Diète et à de nombreuses conférences ; colonel suisse dans le Rheintal 1633, durant le siège de Constance par les Suédois. — AU. — G. Walser : Chronik. — J.-C. Zellweger : Gesch. d. appenz. Volkes III. — Koller et Signer : [ppenz. Geschlechterburh. — Voir aussi Wisi n. [A. M.] WIESINGER, Kl ht, * 10 août 1879 à Stettin, depuis 1912 professeur de construction de machines à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich, inventeur d'un ballon semi-rigide, de la locomotive à haute pression, d'un train ultra-rapide ne pouvant dérailler ; fut chargé en 1924 d'organiser l'enseignement technique en Turquie. Auteur de mémoires techniques et de Rund urns Jahr 1911. — NZZ 1924, n° 784 ; 1931, n°s 1720, 1846. — DSC 1932. — H.-H. Wiesinger : Woher kommst Du ? Zeitbilder, Urkunden u. Geslalten, p. 44. — ZP 1931, n°s 148, 212, 259; 1933, n» 72. • - Zihrhn lllustrierte 1932, n° 18. [E. D.]
WIESMANN. Familles thurgoviennes. I. Famille notable de Diessenhofen, citée depuis 1289. Sceau : un oiseau sur une feuille (de vigne ?). — 1. Niklaus, du Conseil 1324, administrateur pour les Habsbourg 1333- 1367. — 2. Heinrich, dit Guldinfuss, avoyer 1382- 1397. — 3. Frick, dit Guldinfuss, avoyer 1425-1429. - TU. — Archives cantonales (St. Katharinental). — US. IL Famille de Neunforn et des environs. On n'a pas établi qu'elle se rattachât à la précédente. Armoiries de 1687 : d'azur aune serpe de vigneron d'argent accompagnée en pointe de trois coupeaux de gueules {AHS 1926, p. 75). — 1. Peter, 1826-1905, maître secondaire, bourgeois de Mùllheim 1868, spécialiste en flore horticole, membre honoraire de la société thurgovienne d'histoire naturelle 1904.
— 2. Paul, 1er avril 1854 - 7 avril 1916, fils du n° 1, professeur à Buenos-Ayres, Dr med., directeur de l'hôpital de Herisau dont il fit le plus grand et le meilleur de l'Appenzell 1885, président de la société des médecins appenzellois 1899-1913, de la société d'utilité publique, etc. ; auteur de mémoires scientifiques. — KSA 46, p.' 1077. — AJ 1916. — 3. Ernst, 1856 - 19 août 1932, fils du n° 1, d'abord mécanicien, puis aussi professeur à Buenos-Ayres 1878, ingénieur 1888 ; ingénieur des chemins de fer en Argentine 1889, au Brésil 1892, au percement du Simplon 1900-1904, de la ligne du lac de Constance et du Toggenbourg 1904-1910, directeur des travaux du tunnel de base du Hauenstein 1911- 1916, Dr es sciences techniques 1919. — Hoch- u. Tiefbau 1932, p. 315. — 4. Viktor-Hugo, * 11 juin 1892, artiste peintre, maître de dessin à l'école supérieure des jeunes filles à Zurich 1919. — SKL. — 5. Hans, * 25 août 1896, fils du n° 2, architecte, conseiller pour les constructions de la ville de Cologne, auteur de l'église protestante de KrauenlVhl, intendant des bâtiments zuricois 1931. — NZZ 1931, n° 840. — 6. Robert, * 8 nov. 1899, petit-fils du nu 1, Dr phil., botaniste à la station fédérale d'essais de Wàdenswil 1931, remarquable pathologue en botanique et entomologiste ; auteur de divers mémoires. — Voir aussi Wissmann. [Herdi.]
WIESNER, Alois-Carl, écrivain et agitateur politique * 15 octobre 1824 à Klagenfurt (Carinthie). Ré-
W1ESNER