W1LA
la Restauration, le village fui réuni au distrid d'Embrach. Aux \\ III'' el \IV s. le tressage de la paille fui l'industrie à domicile pratiquée par les habitants 1 n ciiic es1 mentionné à Wil en 1223. La co lation appartint d'abord aux barons de Tengen puis aux comtes de Sul/. auxquels elle fut achetée par Zuricb le 17 juil. 1651. L'ancienne église, donl le choeur était construit dans la tour, lui démolie eu 18G0 ; la nouvelle église l'ut consacrer le 20 oct. 1859. Une famille de ministériaux des Tengen portail le nom de Wil. Elle est mentionnée de 1:259 à 1316 et a dû posséder un château dont on ignore l'emplacement. Le village a été en bonne partie détruit par des incendies en 1619 et 1642. Population : 1836, 829 lnl>. ; 1930, 719. Registres de baptêmes cl de décès (lès 1(141 : de mariages dès 1042, des familles depuis 1770 (aux Arch. d'État Zurich). -- UZ. — A. Nùscheler : Gotteshàuser. — A. Wild : Am Zurcher Rheine. — C. Biedermann (à Wil) : Versch. hist. Eeitrdge u. Novellen. — Histoire nuis, du Yge par Fr. Kunderl, maître secondaire à \\i\. [Hildebrandt.]
WIL (BAILLIAGE DE). Armoiries: d'argent à un mus passant de sable. Le bailliage, Wileramt ou Unlerumt. comprenait, sous l'autorité du prince-abbé de Saint - Gall, la ville de Wil, les juridictions de Zuzwil, Lenggenwil, Niederhelfensvvil, Zuckenriet, Niederbiiren, Oberbùren, Schneckenbund, et la juridiction libre de Thurlinden, auxquelles il faut ajouter, en Thurgovie. celles de Rickenbach, Hàttenswil et la juridiction de la montagne (Wuppenau, Heiligkreuz et Schônholzerswil). Le Conseil palatin du bailliage, présidé par le gouverneur de Wil fonctionnait comme cour suprême et dernière instance judiciaire. Au-dessous de lui il y avait la chancellerie abbatiale de Wil, l'ammann, qui, outre ses obligations envers la ville présidait les tribunaux de Zuzwil, Lenggenwil, Niederhelfenswil et Zuckenriet, et le bailli impérial chargé d'administrer la justice criminelle. — LL. — M. Gmiir : Rechtsquellen des Kts. St. Gallen I, 479. — F. Gull : Die Gemeindewappen des Kts. St. Gallen I, 21. [J. M.]
WIL, von. Familles des cantons d'Argovie, Lucerne, Unterwald, Uri et Zurich.
A. Canton d'Argovie. Famille de ministériaux des Habsbourg, tirant son nom de Niederwil ou d'Oberwil (Argovie) et dont le chevalier Hartmann est le premier mentionné en 1242. De même que ses frères Otto et Berchtold (1247) et leurs descendants, il était châtelain du comte Rodolphe de Habsbourg à Bremgarten. — Beringer, f 1315 à Morgarten. — Berchtold, avoyer de Zoug 1344. La famille s'éteignit dans la seconde moitié du XIVe s. Armoiries : d'azur à la l'asce d'argent. Outre cette famille, il en existait une autre du même nom à Bremgarten, d'origine bourgeoise, ainsi qu'à Zofingue, à la fin du XIIIe s. — LL. — LLH. — W. Merz : Burganlagen und Wehrbaulen II-III. — Wappenrolle von Zurich, 1932. — Gfr. VIII, p. 166 ; X, p. 1 12. — On a contesté, de nos jours, l'appartenance autrefois généralement admise, du premier humaniste allemand — ■ Niklaus von Wile, à la première de ces familles. * vers 1410, il fut pendant un certain temps maître d'école au Grossmùnster de Zurich. Lié d'amitié avec Félix Hemmerli, il fut secrétaire du Conseil à Nuremberg en 1445, puis à Esslingen 1449-1469, chancelier des ducs Ulrich V et Eberhard II de Wurtemberg, comte palatin impérial ; il entretenait des relations nombreuses avec les plus célèbres humanistes de son époque, notamment avec /Eneas Silvius Piccolomini (le futur pape Pie II), avec la haute noblesse et les cours princières ; il traduisit en allemand les œuvres d'humanistes italiens et les publia sous le titre de Translation ni ou Teutschungen, se faisant ainsi l'introducteur de la jeune littérature italienne en Allemagne, f après 1478. L'empereur Frédéric III lui concéda les armoiries suivantes : d'or à une étoile de gueules, chape du même à deux étoiles d'or. — W. Merz : Burganlagen und Wehr- I muni II. — J. Mùller : Aargau II, p. 3. — Programm der aarg. Kantonschule 1853. — Gfr. III, p. 11. — Bâchtold. — KSB 1901, p. 47. — ZGOB N. S. IV, p. 518. — Jos. Nadler : Liter.- Geschichte der deutschen Schweiz. [H. Tr.]
B. Canton de Lucerne. Familles existant depuis le
XIIIe s. dans les districts de Willisau, Sursee et Lucerne. A Lucerne, où des gens de ce nom furent admis à la bourgeoisie à diverses époques, la. famille patricienne s'est éteinte en 1701. Armoiries : d'or à deux gaffes de sable passées en sautoir. — 1. Arnold, camérier à Engelberg 1273, abbé 1270-1295. — E.-F.
v. Mulinen : Helvetia sacra I. — AS G 1911. --2. HANS, bailli de Weggis 1419, 1425, 1432, 1434, de Rotenburg 1435, 1437, 1441, de Munster 1439, de Binon 1465-1467, de Ruswil 1481- 1483, bailli conventuel d'Kngelberg 1447, souvent député à la Diète, t axant 1487. — 3. Jakob, bailli de Kriens 1485-1487, d'Entlebucb 1489, 1491, de Rotenburg 1493, 1501,
1503, 1507, 1509, 1513, de Willisau 1497, de Munster
1504, de Riissegg 1507, avoyer 1514. Il était aubergiste, servit dans la campagne contre Saint-Gall de 1490, fut trésorier 1504, 1508, député aux Diètes de Lucerne et Berne, construisit en 1500 la chapelle du Hergiswald. t 7 févr. 1516. — 4. Ludwig, bailli de Kriens 1499, 1501, de Munster 1503, membre de la confrérie de Saint-Luc. — 5. Nikolaus, du Grand Conseil 1510. f 1515 à Marignan. — 6. Hans, du Petit Conseil 1530, bailli d'Ebikon 1527, de Rusuil 1533. f 1545. — 7. Mangold, curateur à Hergiswil 1520, du Petit Conseil 1527, bailli de Weggis 1525, de Habsbourg 1531, de Ruswil 1535-1542 ; participa à la bataille de Cappel 1531, avoyer 1534, f vers 1544. — 8. Niklaus, du Petit Conseil 1541, bailli de Malters 1541, 1543, de Mendrisio 1544-1546, de Rotenburg 1549. f 1549. - 9. Jakob, du Petit Conseil 1556, bailli de Riissegg 1559. f 1572. — 10. Mangold, tenancier du fief masculin de Hasenhusen 1550, bailli d'Ebikon 1567, du Petit Conseil
1567. t 1570. — 11. Hans, du Petit Conseil et bailli d'Entlebuch 1585. — 12. JAKOB, fils de Hans, 1586vers 1620, peintre, curateur de la confrérie de Saint-Luc 1616, passe pour être l'auteur d'un cycle conservé de la Danse des morts. — ASA 1880.
Famille de Willisau. Jenni devint bourgeois de Lucerne en 1386. — Nikolaus, bannerel el avoyer 1563,
1568, 1571. f 4 janv. 1580. — Th. v. Liebenau : Gesch. der Stadt Willisau. — Le même : Das allé Luzern. — G. von Vivis, dans AHS. — Gfr. Reg. — J. Zenip : Die Wallfahrtskirchen des Kts. Luzern. — AS I. — Zeitglocken 1926. [P.-X. W.]
C. Canton d'Unterwald. Vieille famille d'Unterwald. — I. Obwald. L'obituaire de Sarnen cite divers von Wile depuis 1280. Armoiries : d'argent ou de gueules à un trèfle de sinople accompagné en pointe de trois coupeaux du même. Le nom apparaît, à Alpnach en 1372, à Ramersberg en 1418, à Kâgiswil où il existe encore, en 1482. — Matthias, de Sarnen, * 1612 à Glis (Valais), Dr phil., administrateur de l'hôpital de Brigue 1642, curé de Loèche, chanoine de Sion, doyen de Valère, vicaire général, f en odeur de sainteté 6 juin 1696. — A. Kûchler : Chronik v. Sarnen. — II. Nidwald. Bourgeois de Buochs 1454 et de Stansstad 1489. —
I. Crispin, sautier du pays 1616-1621. — 2. Sébastian, organiste à Stans. f 1678. — 3. Johann-Kaspar, mail re d'école, organiste à Stans. f 1709 dernier de la. famille. — Gfr. Reg. [R. D.]
D. Canton d'Uri. von Wil, von Wyl. Famille éteinte d'Erstfeld et de Gurtnellen. — Mari a-Scholas- TIKA, * 11 nov. 1607, abbesse du couvent de Sarnen, t 13 avril 1650, auteur des nécrologes des couvents de Sarnen et d'Engelberg 1640 et 1641. — Gfr. Reg. l'est gn hé a u f die Erôffnung des Hislorischen. Muséums von Uri, p. 36. — E.-F. v. Mulinen : Helvetia sucra
II, p. 88. [Fr. Gisler.]
E. Canton de Zurich. Voir WYL.
WILA (C. Zurich, D. Pfâflikon. V. DGS). Corn. Armoiries : de gueules à trois anneaux d'argent (2 et 1) (Volkszeitung /'. il. Zùrcher Oberland 1925, n" 76; Gemeindewappenkarte, n° 54). En 762, Wila ; 1331, Wille. Trouvailles de l'époque romaine, sépultures franquesalémanniques. Wila passa à Zurich en 1424 comme partie du comté de Kibourg, mais la basse juridiction demeura aux mains des seigneurs de Breitenlandenberg,
WILBERG
WILCZEK
qui l'avaient acquise en 1444 de Herdegenvon Hinwil. Elle revint à l'État en 1797. On ne possède pas de renseignements précis sur les nobles de Wila. On a trouvé à Auli l'emplacement d'un château cité le 6 nov.
1374. L'église est mentionnée pour la première l'ois en 1275 ; elle relevait ilu décanat de Wiesendangen et de l'archidiaconat de Thurgovie. Wila devint en 1466 une paroisse, détachée de Turbenthal, avec la collation des Breitenlandenberg jusqu'en 1838 ; à ce moment, la collation passa définitivement à l'État. L'église, datant du moyen âge, fut agrandie en 1612 et 1754 et complètement restaurer en 1903. Une école est mentionnée en 1569. L'école secondaire fut fondée en 1891. Population: 1634, 313 hab. ; 1850, 1130 ; 1930, 919. Registres de paniissi's dr- |5ii , (aux Vrcli de l'Klal de Zurich). — H. Lussi : Chr. d. Gem. Wila.
— A. Niischeler : Gotteshâuser. — E.
Stauber, dans Nbl. d. Hûlfsges. Zurich 1920. — J. Heierli : Arch. Karte. — F. Hegi : Tôsstal. — Sonntagsbl. d. Winterthurer Tagbl. 1926, n° 23 ; 1930, n° 9 ; 1932, n» 12. - - MAGZ 23, 1895. - H. Zeller : Zurcher Burgen. [W. G.]
WILBERG (Willberger). Famille éteinte de Zurich, tenancière d'un fief des barons de Klingen. — Burkhard, du Conseil 1393-1396, trésorier 1394- 1395. f 1396.— Johannes, fils du précédent, du Conseil 1420-1424, bailli de Thalwil 1422, d'Erlenbach 1424.— ZStB.
— Wôber, vol. I, appendice IL — ILap- ■penrolle v. Zurich, 1930. [H. Hess.]
WILBERG (Wildberg), von. Voir aussi Wildberg. Famille de ministériaux de l'abbaye de Saint-Gall, bourgeoise de Rapperswil el d'Aarau, tirant son nom de son château ancestral de Wilberg (Zurich). Certains membres plus récents de la famille prirent le nom de Tôssegg. Les membres plus anciens sont difficiles à distinguer de la famille de ministériaux saint-gallois du même nom, mais qui tirent leur origine du château de Wilberg près de Wil (Com. Bronstiofen, Thurgovie). Dans la seconde moitié du XIVe s. et au commencement du XVe s., la famille possédait, outre son château ancestral de Wilberg, qui passa aux Bonstetten en 1398 au plus tard, les tours de Tossegg et Gùndisau (Com. Russikon, qui, en 1407, passa aux Bonstetten également). A la famille zuricoise von Wilberg appartient certainement — 1. le chevalier Walther, cité de 1257 à 1268. — 2. Le magister Andréas. cité de 1262 à 1277, curé à Gailingen, depuis 1272 chanoine de la prévôté de Zurich, f 1277. — 3. Andréas, cité de 1305 à 1325, tenancier du fief saint-gallois du couvent de Tànikon, fui le premier à porter dans son sceau la tête de bélier qui figure aujourd'hui dans les armoiries communales de Wilberg. — 4. Johann, dit von Tôssegge ou Tôssegger, s'établit en 1363 à Rapperswil, où il fut .juge en 1367. f 1388 à Nafels. — 5. Ulrich, lils du n° 4, chanoine de Constance 1363. collateur d'Oberwinterthur 1363-1370. — 6. Agnes, abbesse de Schânnis 1359-1400. — 7. Heinrich, bourgeois de Rapperswil 1406, écuyer à Aarau 1415, seigneur de Ringgenberg, vendit en 1406 sa part du château de Niedergôsgen à son beau-frère Hans von Falkenstein. t 1439. — HZ. — TU. — l frk. Rapperswil. — G/V.XVI.
— JSG XXI. — A. Eppli : Chronik der Gem. Wilberg.
— Wappenrolle von Zurich. — W. Merz : W'appeuhiich . iarau. — Habsburg Urbar IL — MGS I. — R. Durrer : Ringgenberg dans JSG XXI. — W. Merz : Bnrganlagen. [K.-G. M.]
WILCHINGEN (C. Schaffhouse, D. Unter-Klettgau. V. DGS). Com. et Vge. En 940 (870 ?), Wilechinga = lieu de Willico et de sa tribu. Le premier seigneur foncier fut le couvent de Rheinau, comme tenancier d'un ancien domaine royal : le couvent semble ■avoir dû céder la plupart de ses propriétés aux barons de
Krenkingen. Ceux-ci remirent les terres e1 la basse juridiction en fief aux avoyers de Randenburg ; Diethelm von Randenburg vendit les terres et la basse juridiction en 1371-1373 à l'hôpital de Schaffhouse, qui devint dès lors, à côté des Am Stad, des Fridbolt, des Fulach, des Heggenzi, le principal propriétaire foncier du village, dont les habitants, qui possédaient d'anciennes franchises, opposèrent de la résistance aux droits seigneuriaux. Coutumiers de 1524 et 1538. Lors de la Réformation, les biens de l'hôpital passèrent à la ville de Schaffhouse, qui acquit en 1656 les droits de souveraineté. Wilchingen fut réuni au bailliage de Neunkirch. Le village dépendait de la paroisse d'Erzingen, mais en 1515, l'animosité que les gens de Wilchingen et de Trasadingen, amis des Confédérés, éprouvaient depuis les
Wilchingen en 1SG0. D'après une aquarelle de Martin Hablutzel.
guerres de Waldshut et de Souabe à l'égard «les Souabes d'Erzingen, aboutit à la création d'une paroisse de Wilchingen-Trasadingen. Celle-ci, à la Réformation, se sépara de Rheinau et de l'évêché de Constance. L'ancienne chapelle Saint-Otmar, agrandie en 1551, fut remplacée par un édifice nouveau en 1676. Jusque vers le milieu du XIXe s. Wilchingen tira profit de l'exploitation des mines de fer qui l'avoisinent. — BVGSch. VII (Wanner) et XI (Frauenfelder). — US. — J.-J. Rùegger : Chr.— LL.— Schaffh. Festsehriften 1901. — C. -A. Bâchtold : Gesch. der Pfarrpfriinden. — G. Walter:Die Orts- u. Flumamen des I\ts. Schaffhausen. [Stifcf.l.]
WILCHINGEN (AFFAIRE DE) 1717-1729. Cette affaire naquit de l'opposition des gens de Wilchingen à l'ouverture, autorisée parle Conseil de Schaffhouse. d'une deuxième taverne dans leur village. Ils redoutaient la concurrence pour leur propre taverne communale. Pour cette raison et d'autres violations de droit, une plainte. appuyée par les fonctionnaires du prince de Schwarzenberg dans le comté de Klettgau, fut portée contre la ville de Schaffhouse auprès du grand bailliage de Thiengen qui se prévalait de ses antiques droits souverains. Bien que le Conseil de Schaffhouse finît par retirer son autorisation d'ouvrir une seconde taverne, la commune maintint ses réclamations, refusa, en 17 IM. l'hommage au bailli et porta ses plaintes à Vienne, où l'on était, à cette époque, mal disposé pour Schaffhouse. Des tentatives de médiation des Confédérés demeurèrent inutiles. Mais en 1725, alors que l'empereur, menacé par la France, se fut entendu avec le gouvernement de Schatfhouse. les gens de Wilchingen se trouvèrent seuls vis-à-vis de la ville et de ses alliés ; leur village avant été occupé pour la seconde fois, ils finirent par céder. En considération de l'appauvrissement de la commune, les menées séditieuses de Wilchingen ne furent pas sévèrement punies. — W. Wildberger : Der Wilchingerhandel. — Festschrift des Kts. Schaffh. 1901. — Th. Pestalozzi-Kutter : Kulturgesch. IL [Stiiîfel.]
WILCZEK, Ernest, * 22 janv. 1867 à Dinglingen (Bade), bourgeois de Zurich 1887, professeur de botanique à l'université de Lausanne, directeur de l'école île pharmacie, a traduit la Flore de la Suisse, de Schin/ et Relier. — DSC 1932. [E. D.]
WILD
WILD
WILD. Familles d'Argovie el Soleure, Bâle, Berne, Fribourg, Glaris, Lucerne, Saint-Gall, Zurich.
A. Canton d'Argovie et de Soleure. Famille origi-
de la Forêt-Noire, bourgeoise de Klingnau 1887. — Franz, 1835-1907, vinl à Soleure 1857, y introduisit la fabrication d'horlogerie soignée, aida au développement de cette industrie par la création de l'école d'horrie. [L.S.]
B. Canton de Bâle. WlLD, WlLDT. Famille éteinte. originaire d'Altkirch, bourgeoise de Bâle définis le XV* s. Armoiries : d'argeni à la barre d'or accompagnée i dextre en chef d'un besant du mémo. — 1. Hans,
administrateur du Wettingerhof dans le Petit-Bâle 1474-1504. — 2. Johann-JakOb, petit-fils présumé du n' i. 1503-1573, économe de la maison des chevaliers de Saint-Jean, secrétaire du Conseil, conseiller. — 3. ii i;i mi i.s, 1705-1790, fabricant de rubans, directeur de l'orphelinal 1752, auditeur aux comptes 1756, fit construire la maison Wildt du Petersplatz ; dernier de la famille. — LL. — LLH. — WB. [C. Ro.]
C. Canton de Berne. WlLD (VON Wild). Famille bourgeoise de Berne, originaire de la Haute- Argovie, de la contrée de Herzogenbuchsee spécialement, où elle
ipparaît dans les documents dés le XVe s. A Berne, la famille lui constamment représentée au Grand Conseil de 1680 à 1798 et appartenait au patriciat. Armoiries : d'argent (variante d'azur) à un sauvage de carnation, chevelé, barbé, ceinturé et terrassé de sinople, tenant dans la dextre un arbre arraché du même. Andréas I Wild, ammann de Wynigen, bourgeois externe de Beithoud 1503, est. considéré comme l'ancêtre commun de la famille bernoise. Il était le grandpère de Andréas II Wild, dit le Tailleur, compagnon de l'abbaye du Maure à Berne 1558, membre des Deux-Cents 1588, préposé aux enchères 1603. Pendant cinq générations, jusque dans la seconde moitié du XVIIe s., les Wild furent ammanns de Wynigen ; ils y possédaient l'auberge du Sauvage et le domaine de Grafenscheuren. L'ancêtre commun des différentes branches devenues dans la suite bourgeoises de Berne est — 1. Niklaus, 1588- 1642. fils de l'ammann et aubergiste de Wynigen, Hans (1558-1591), ammann de son village 1615. La bourgeoisie de Berne fut acquise par ses fils Johann (* 1608), en 1630, David (* 1610), en 1635, Tobias < 1616-1686), en 1644, et Hans-Jakob (1638-1700) en 1655, secrétaire du bailliage de Wangen 1677. — 2. David, 1643-1707, fils de David précité, aubergiste du Faucon à Berne, intendant des bâtiments 1689, avoyer d'Unterseen 1702.— 3. Marquard, 1661-1747, fils de Hans-Jakob prénommé, bibliothécaire en chef à Berne 1693-1709, bailli de Buchsee 1714, avoyer d'Unterseen 1 7 1.' • i . savant antiquaire et numismate, il iit don à la bibliothèque de près de 3000 monnaies. Publia en 1710 une remarquable : Apologie pour la vieille cité d'Avenches ; auteur d'une œuvre poétique : Musikalisch-hist. Beschreibung des Pfaffenkrieges ira Schweizerland (guerre de Toggenbourg, 1712).— G.-E. v. Haller : Bibliothek IV et V. — E.-F. v. Mùlinen : Prodromus. — Barth III, p. 923. — BT 1853.— H. Blôsch, dans Stadt- und Hochschulbibliothek Bern 1632-1932. — 4. Abraham, 1665- 1727, fils du n° 2, bailli de Buchsee 1708, receveur à Oberhofen 1721. — 5. Hans-Rudolf, 1682-1737, fils du n° 2, commissaire de la douane bernoise à Yverdon 1698, travailla à l'amélioration de l'administration bernoise des douanes. — 6. David, 1699-1781, fils du n° 4, premier administrateur du nouvel Hôpital bourgeois de Berne. — 7. Johann-Rudolf, 1703-1752, fils du n° 5, pharmacien, s'établit à Cassel (voir n° 14). — S. Abraham, f 1755, frère du n° 7, architecte de la ville de Berne 1746-1755, ainsi que son fils Anton-Daniel i 1742-1795). — SKL.— 9. Franz-Samuel, 1743-1802, petit-fils du n° 3, officier au service de Savoie 1768, puis sous-bibliothécaire de la Bibliothèque de la ville, intendant des salines d'Aigle 1775, au Bévieux 1779, ingénieur en chef des salines bernoises 1784, capitaine général des salines 1789. Auteur de plusieurs ouvrages, notamment
Dlll'.s VII — 2 I
Essay sut la montagne salifère du gouvernement d'Aigle, 1788, publié en allemand à Nuremberg 1793, et d'un Recueil concernant les ruines et salines. Il renonça en 1798 à la bourgeoisie de Berne et acquit la nationalité vaudoise ; fut un ardent partisan de l'autonomie vaudoise, pour laquelle il travailla par la plume et par la parole ; sous le gouvernemenl helvétique, il fut, jusqu'à -.i mort, directeur général des salines de Bex. — Rud. Wolf : Biographien II. p. 289. — G.-E. v. Haller: Bibliothek I. - BT 1853. — 10. Abraham. 1729-1791, fils du n° 6, intendant de l'arsenal 1761, avoyer de Bûren 1771. châtelain de Frutigen 1788. — 11: Jfari-Samuel, 1765-1848, arrière-petit-fils du n° 5, membre du directoire des salines 1798, chargé de la durci mu provisoire du ministère des cultes et des sciences (ministère de l'instruction publique) du gouvernement helvétique en octobre-novembre 1800, après la retraite de Ph. -Albert Stapfer, et en octobre-novembre 1801 ; secrétaire général de l'Assemblée législative helvétique 1801, puis du Sénat jusqu'en 1803, député au Grand Conseil bernois 1814-1830. Auteur de poésies lyriques et patriotiques. La Bibliothèque de la ville de Berne possède la collection manuscrite de ses poèmes (mns. Hist. helv. XVII, 198-202). — 12. Karl-Friedrich, 1786-1846, fils du n° 9, colonel au service d'Angleterre, se distingua dans les campagnes dans les Indes orientales et en Afghanistan, f à Berne. — 13. Eduard-Johann, 1826-192., fils du n" 12, major général au service britannique dans les Indes orientales, vécut ensuite ,i Ryde (île de Wight). — 14. Heinrich- Adolf Wild von Hohenborn, 1860-1925, arrière-arrièrepetit-fils du n " 7, officier dans l'armée prussienne, fut anobli en 1900 ; major général et suppléant du ministre de la guerre 1915, commandant du XVIe corps d'armée 1916. f à Cassel. — La famille Wild porte la particule en Allemagne depuis 1888, à Berne depuis 1895 : plusieurs rameaux existent encore en Allemagne, en Angleterre, en Hongrie et en Espagne. — LL. — LLH. — Reg. généal. de la Com. bourgeoise. Berne. — Burgerbuch der Stadt Bern. — AGS III. — ASA 1902-1903, p. 298. — [B. Sciimid.] — 15. JÉRÉM1E, professeur d'éloquence et d'histoire à l'académie de Lausanne 1629-1636. [M. R.] D. Canton de Fribourg. Famille noble, éteinte au débul du XIXe s., reçue dans la bourgeoisie privilégiée de Fribourg en 1422 avec Hensilinus, dit Wild, de Berne. Armoiries, jusqu'à la fin du XVIIe s. : d'azur au buste de sauvage de carnation, posé de front, issant d'une ceinture de lierre, supportant de la dextre un croissant d'or et, de la senestre une étoile du même; nouvelles, concédées par le diplôme de noblesse de 1713 : d'azur au croissant d'or, à la bordure du même. — 1. Jean, tanneur, reçu dans la bourgeoisie privilégiée en 1486, des Soixante 1505, des Secrets 1508. f 1522. — 2. Sébastien, fils du n° 1, des Soixante 1523, des Secrets 1524. — 3. Thomas, petit-fils du n° 1, des Soixante 1546, des Secrets 1551, bailli de Chenaux-Estavayer 1559-1564, conseiller 1564 ; seigneur de Lussinges en Savoie. — 4. Ulrich, frère du n° 3, des Soixante 1564, bailli de Bossonens 1568-1573, des Secrets 1575, édile 1575, hospitalier 1579, bailli de Chenaux-Estavayer 1584, conseiller 1588, trésorier 1593. f 1599. — 5. Jean, bailli de Vaulruz 1561-1566, des Soixante 1574, des Secrets 1578. f 1580. — 6. Pancrace, fils du n° 2, des Soixante 1551, des Secrets 1555, banneret du quartier de la Neuveville 1560, conseiller 1556, intendant de l'arsenal 1563, bourgmestre 1567-1570. trésorier 1577-1581 ; avoué du couvent d'Humilimont. f 1586.
— 7. Jean, fils du n° 3, bailli de Bulle 1579-1581.
— 8. Ulrich, fils du n° 3, des Soixante 1594, bailli de Chenaux-Estavayer 1584-1588, trésorier 1593-1596. t 1599. — 9. Nicolas, fils du n° 4, des Soixante 1599, bailli de Chenaux-Estavayer 1598-1603, des Secrets 1604, banneret du quartier de la Neuveville 1606, grand sautier 1602. f 1612. — 10. Pierre, fils du n° 4, des Soixante 1607, bailli de Montagny 1606-1611, banneret du quartier de la Neuveville 1612. f 1613. — 11. Jean, fils du n° 4, maître es arts, bailli de Bulle 1579- 1581, des Soixante 1592, fies Secrets 1594, banneret du quartier de la Neuveville 1594, conseiller 1600, intendant de l'arsenal 1601. Capitaine en France, lieutenant
Avril 1933
WILD