‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 142 sur 213 · WIG · texte numérisé non relu

WIG

Ricliard Wiesncr.

D'après une photographie.

l'ugié en Suisse en 1848, il publia à Zurich, en 1849 : \li/it. Tagebuchaus Baden : Psalmen eines Verbannlen ; Ungarns Fali : Die Œsterreich. Révolution ; on 1850 : Demokrat. Soldalenjournal ; à Coire : Der Feldzug der Ungarn gegei die Œsterreicher, 1854. — Voir C. v. Wurzbach : Biographisches Lexicon des Kaiserth. Œsterreich. [M. G.]

W1ESNER, Otto, de Rudolfswalde (Silésie),4 sept. 1846 - 3 oct. 1897 à Rorschach, maître de musique à l'école normale cantonale de Rorschach et organiste de

l'église protestante 1878 ; publia en 1884 : Neue Methodilc des Gesangsunterrichts fur Volksschulen ; Orgelschule; Uebungs- und Liederbuch f. den Gesangunterricht an Volksschulen ; compositeur fécond, auteur d'oeuvres pour l'orgue, de chœurs et de chant.

— Richard, frère du précédent, 31 mai 1851 - 4 sept. 1921 à Saint-Gall.

bourgeois de Saint-Gall 1893, directeur de musique à Altstatten 1874, organiste de l'église Saint- Laurent à Saint-Gall 1876.

Directeur du chœur de l'église protestante 1877- 1892, maître de chant à l'école supérieure de jeunes filles de la ville 1880.

compositeur de chants et d'oeuvres chorales. — St. Galler Jahresmappe 1922. — St. Galler Tagblatt, 7 sept. 1921.

— Denksclirift des Mànnerchors Harmonie St. Gallen, 1921. — Festschrift des Mànnerchors Helvetia Rorschach, 1892. — E. Refardt : Musikerlex. [D.-F. R.]

WIESTINER (WUESTINER, Wyestiner). Vieille famille du haut val de Saint-Nicolas (Valais), qui se fixa à Sion en passant par le vald'Hérens ; elle est encore florissante à Giône et Saint-Martin sous la forme Vuistiner. — 1. Johan, député du dizain de Viège 1448. — 2. Anton, député du dizain de Sion 1502. — 3. Johann, bourgmestre de Sion 1515, châtelain 1531, lieutenant du grand bailli 1522, 1525, 1535. — 4. Johann, capitaine du dizain de Viège 1522, châtelain 1541, gouverneur de Saint-Maurice 1545, 1559. — ■ 5. Johann, châtelain de Viège 1601 et 1610, gouverneur de Monthey 1614. — 6. Johann, châtelain de Viège 1677 et 1683. — Gremaud.

— D. Imesch: Landratsabs. I. — Furrer III. [D. I.] WIESTNER (W'uestner). Famille d'habitants

d'Uri, venue du Valais, établie à Altdorf aux XVIIe et XVIIIe s. — 1. LUKAS, peintre, travailla en 1667 à la chapelle des Nothelfer à Silenen et plusieurs fois au couvent de Rheinau après 1675 ; en 1706 à l'église paroissiale de Schattdorf. Il dessina en 1686 et 1687, pour Einsiedeln, divers portraits et architectures qui furent gravés sur cuivre. Les planches sont à la collection d'estampes de l'École polytechnique fédérale de Zurich, t 14 mars 1724. — 2. Lukas-Franz, fils du n° 1, 14 nov. 1668 - 12 nov. 1723, protonotaire, curé de Romanshorn 1705, député épiscopal ; il donna à l'église de Romanshorn la croix d'argent des processions et un fonds pour l'instruction des enfants pauvre*. — 1//.S 1922, p. 59.

— KSB 1902. p. 41. — SKL. — O. Ringholz : Wallfahrtsgesch. U. L. F. v. Einsiedeln. — G. Benziger : Gesch. d. Buchgewerbes... Einsiedeln, p. 145, 169, 172. — E. Wymanii : Ein ' mer Kiinstler, dans Nette Zurchei Nachrichten 1905, n" 325. — Vaterland 1926, n» 120. — ZSK 1911. p. 189, 197. — Hist. Nbl. v. Uri 1905, p. 61, 98 ; 1914, p. 80 ; 1017, p. 89 ; 1920, p. 33. [F. Gisler.]

WIETLISBACH. Vieille famille de Bettwil (Argo- \ ie), émit des rameaux à Kallern, Wohlen, Bremgarten.

— JOHANN-VlKTOR, * 24 août 1854 à Bremgarten. I)r ing., directeur de la société zuricoise des téléphones 1881, premier secrétaire à la direction des télégraphes à Berne de 1884 à sa mort, 26 nov. 1897. Auteur de linéiques mémoires sur le téléphone et sa technique. Collaborateur à SB. — SB 30, \<. 186. [H. Tr.]

WIETZEL (Wiezel, Wetzel, Serviezel, Caviezel). Familles de paysans libres du canton des Grisons. Sous la désignation de Freie von Laax, ils sont mentionnés au commencement du XVe s. déjà, comme bourgeois d'Ilanz où ils remplissent des charges honorifiques (P. Tuor : Die Freien von Laax), et sont apparentés aux Valendas (L. Joos : Die Herrschafl Valendas). Une branche, celle des Caviezel de Riein, porte les armoiries des Valendas : d'argent à trois tourteaux de sable. — Des Wietzel de Laax sont déjà en 1452 domiciliés et propriétaires de terrains à Coire. — 1. H ans. d'Ilanz, ammann d'Ilanz et de la Gruob 1551. — 2. Nutt, d'Alvaschein, joua un rôle important en 1547 dans la commune et en 1614 dans la vallée, ainsi que — 3. Jœrg, 1559. — Les Wietzel de Zuoz ont joué un rôle dans l'histoire du pays aux XVIe et XVIIe s. Us portaient aussi le nom de Serviezel (monsieur Wiezel). Actuellement il n'existe des Wiezel qu'à Alvaschein et des W'etzel qu'à Seewis (Prâtigau), tandis que les Caviezel sont nombreux dans tout le canton. — 4. Laurenz, de Zuoz, fut autorisé en 1587 par l'empereur Rodolphe, sur une requête de l'évêque Peter Raschèr, cousin de l'impétrant, à modifier ses armoiries comme suit : d'azur à un lion d'or, tenant un merisier. —

5. JuRiN (Georg), fils du précédent, reçut de l'empereur Ferdinand III une augmentation d'armoiries en 1641 :

écartelé aux 1 et 4 d'argent à une aigle couronnée de sable, aux 2 et 3 d'azur à un lion d'or tenant un merisier. Jiirin fut une des personnalités dirigeantes de la Haute-Engadine pendant les troubles du XVIIe s. Landammann 1618, 1627, 1652, 1653 et 1659 : député des III Ligues auprès des Confédérés à Zurich au sujet des fortifications du Rhin et des troupes auxiliaires pour la France en 1637 ; auprès de l'archiduchesse Claudia au sujet de questions de religion (capucins) et de péages en 1641 : représentant de l'Engadine dans les négociations au sujet du rachat des droits de l'Autriche en Basse-Engadine 1653. — • 5. Laurenz, petit-fils du n° 4, Drjur., auteur de plusieurs publications en langue romanche, entre autres une traduction des psaumes, 1661. —

6. Johann-Friedrich, 1704-1776, quitta l'Engadine pour s'établir dans le domaine de Pradafenz, près de (Jiurwalden. Podestat de Teglio 1731-1732, landammann de la Ligue des Dix-Juridictions 1737. vicaire 1741. — 7. Gubert. fils du n° 6, 1729-1783, capitaine au régiment Sprecher au service de l'empire, landammann de la ligue 1753 et 1769, capitaine général en Valteline 1757, inspecteur du Collegium philosophicum. Auteur de : Leben der Bischôfe Joseph Benedikt r. Host 172S- 1754 und Joh. Ant. Federspiel 1754-1779 (mns.), de Gesch. des Klosters Churwalden (mns.). — 8. JOHANN- Fried., * 1754, f 27 janv. 1842 à Maienfeld, dernier de la famille. — LL. — LLH. — Buolsche Dokumentensammlung. — Th. von Mohr : Dokumentensammlung. — Ed. Rott : Représ. dipl. V. — E.-F. v. Miilinen : Prodro- ,n us. p. 211. — [L. Joos.] — JOHANN-GEORG, de Mons. curé à Tschengels (Tyrol), chanoine de Coire 1702. t 1705. — J. Simonet : Die Weltgeistlichen. [J. Siskwet.]

WIFLISBURG. Nom allemand d'Avenches, crue l'on tire de Wibil, nom d'un chef germanique qui. au VIIe siècle, aurait dévasté Avenches. En 1267. Wibilsburc. — P.-E. Martin : La destruction d'Avenches dans les sagas Scandinaves, dans ASG XXV. [M. R.]

WIFLISBURG, von. Quelques membres de la famille d'Avenches, bourgeoise de Fribourg, portèrenl aussi, dès 1483. le nom allemand : von Wibelspurg ou Wyflisburg. — OTTO, des Soixante 1480-1489, conseiller 1490-1501'. f 1501. — Frantz, des Soixante 1482-1490. avoyer de Morat de 1487 à 1490. — Voir LL. — A. Weitzel : Répertoire, dans ASHF X. — Archives d'État Fribourg : Besatzungsbùcher. — Voir article Avenches, d'. [G. Cx.]

WIG (WYG). Famille éteinte, bourgeoise de Soleure. — Peter-Hans, bailli "de Kriegstetten 1516-1520. boulanger. — LL. — G. v. Vivis : Bestallungsbuch aux Arch. d'État Soleure. [t ▼• v.]

WIGET

WIGOLTINGEN (AFFAIRE DE) 315

WIGET. Familles de Saint-Gall et de Schwyz. A. Canton de Saint-Gall. Famille du Toggenbourg, venue de Schwyz, citée en 1600 à Wolfikon (Com. Kirchberg) : elle donna des le milieu du XIX' siècle une série de pédagogues. Armoiries : de gueules à un dextrochère armé d'argent mouvanl d'un nuage du même à dextre, tenanl une épée en pal transperçanl un livre d'argent. 1. Hans - Georg, 1665-

IT'iti. juge et membre du l;indr;il.

— 2. Johann-Jakob, 1791-1860, autodidacte, fonda à la Risi (Wattwil) un institut avec cours pour instituteurs. -- 3. Heinrich, fils du n» 2.

* 18-23 à Wattwil, instituteur, repril vers 1850 l'institut de jeunes filles de son beau-père Schneider à Altstàtten :

il en fit un institut pour jeunes gens. qu'il transféra en 1873 à Rorschach :

inspecteur des écoles, t 1909. — Theo- ,n n. Praxisderst. gall. Sekundarlehrerkonferenz 1910. — i. Heinrich-THEODOR, l>r phil., fils aîné du n° 3,* 4 sept. 1850, maître secondaire dans l'institut paternel e1 à Altstàtten 1869, maître d'institut à Vevey et Londres. maître à l'école d'application de l'académie de Leipzig, maître à l'école normale de Weimar, directeur des écoles normales de Coire el Rorschach, directeur de l'école cantonale de Trogen, jusqu'en 1910, maître de langues à l'école de commerce qu'il fonda à St. Moritz et à l'institut de jeunes filles de Fetan, établi à Buchs. Chef du mouvement Herbart-Ziller en Suisse avec son frère cadet, GuStav, n" 5, il se voua plus tard à l'étude des méthodes de Pestalozzi. Collaborateur à Bûndner Seminarblâtter ; Schweiz. Blàtterf. Ers.u. Unterrieht ; Jahresber. d. Bûndner Lehrervereins : auteur de Grundlinien <ler Erziehungslehre Pestalozzis, etc. — L'Éducateur, 1925, p. 61. — 5. GUSTAV, * 14 oct. 1851 à Altstàtten, dirigea de 1878 à 1909 l'institut qu'il avait repris de son père à Rorschach. Longtemps président de la conférence des maîtres secondaires saint-gallois, président du Conseil cantonal de l'église protestante, f 6 nov. 1929. Auteur de nombreux mémoires parus dans des revues pédagogiques : Théorie und Praxis ; Das réf. Kirchenwesen des Kts. St. Galle» 1803-1919 ; Pol. Unterrieht vor derh Eintritt ins Aktivbiirgerrecht : Vaterlandskunde fût Schweizer Jùnglinge ; Schweizergesch. vom Dreilanderhund bis zum Volkerbund. — Théorie und Praxis 1930.

— 6. ALBERT, * 1859 à Kirchberg, maître et recteur à l'école réalc communale de Herisau 1886-1925 ; auteur de Landskunde r. Appenzéll A. Rh. t 1927. — Théorie und Praxis 1928. — SL 1927, p. 8. — 7. Wilhelm, fils du n" 6, * 21 mars 1885, maître au gymnase de Winterthour, rédacteur au SI 1910-1913 ; lecteur à l'université d'Upsal 1915-1920, professeur à celle de Dorpat 1920-1932, à celle de Zurich. Auteur de Die haute der Togg. Mundart ; Altgerm. Lautuntersuchungen ; Der Umlaut von ahd. <• » •• in den oberd. Dialekten : Die Endungen der weibl. germ. Lehnwôrter im Finnischen ; Herkunft und Verbreitung der neuern germ. Lehnwôrter im Eslnischen ; Eine unbekannte Fassung von Klingers Zwillingen. [ H. E.]

B. Canton de Schwyz. Vieille famille du Nidwàsserviertel. Armoiries : d'azur à une marque de maison d'argent (une croix fichée sur un chevron) accompagnée en pointe de trois coupeaux de sinople et de deux étoiles d'argent. — Leonhard, de Schwyz, * 1821, jésuite, t missionnaire en Amérique. — Josef-Anton, de Steinen, dernier bailli schwyzois de Sargans 1789, ermite dans l'île de Schwanau 1793. — Collections généal. et héraldiques de l'auteur. — LL. [M. Stvger.]

WIGGEN, WIGGER. A repoqueautrichienne.il existait à Wiggen, près d'Escholzmatt, une tour, remise en gage à Peter von Torberg en 1370 et dont le fief fut confirmé en 1412 aux frères Lùtishofen. Une famille de la région porta le nom de von Wiggen, à partir du XV1' s. celui de Wigger. — Peter, sautier et juge à Escholzmat l 1466. — Jœrg. juge 1660. — Peter, juge à Entlebuch 1686-1706. — NlKLAUS, sautier et juge à Escholzmat t 1693-1698. — Gfr. Reg. — Arch. SG XVII. — Th. v. Liebenau : Die Freiherren von Rotenburg und II olhusen.

— Archives d'Étal Lucerne. [P.-x. w.]

WIGGERIIMGEN (Wikrigen), von. Famille ura-

naise, éteinte au XIVe s. qui tirait son nom de sa résidence de Wickerig (près de Schaltdorf). — Rudolf fut co-fondateur de la prébende de Notre-Dame à Altdorf, le 14 mars 1317. — LL. — Gfr. 9, p. 12; 26, 263; 41, p. 51. — W. Œchsli : Origines, Reg. n» 569. — Hist. Nbl. V. I ri 1908, p. 44 ; 1913, p. 70. [Fr. Gislf.r.]

WIGGISER, WIGHUS. Voir Schindler.

WIGIER. Voir Vicier.

WIGOLTINGEN (C. Thurgovie, D. Weinfelden. V. DGS). Vge, Com. et paroisse protestante. En 889, le roi Arnulf fit donation à son compagnon Diethelm d'une terre à villa Wigoltinga. Vers 900, l'église el un cellier furent donnés au chapitre de Constance par l'évêque Salomon III. La donation fut confirmée par Frédéric Barberousse en 1155 el cette terre resta au chapitre jusqu'à la chute de l'ancienne Confédération. La collation appartenait ;m prévôl du chapitre. La basse juridiction était, pour une part, la propriété du chapitre, pour l'autre, du châtelain d'Altenklingen \ l'origine, la paroisse était très étendue ; les églises cpii en dépendaient s'en détachèrent, celle de Lippcrswil vers 1250, celle de Mârstetten en 1465, celle de Wàldi en 1724, tandis que Raperswilen fait encore partie de la paroisse. Le chouir de l'église, aux voûtes ornées de nervures ogivales date de 1504 environ. Toute la commune passa à la Réformation en 1528, mais Ulrich von Landenberg, seigneur d'Altenklingen, de religion catholique, fit rétablir dans l'église un autel pour sa famille en 1533. Toutefois, la messe cessa d'être célébrée lorsque, en 1585, la famille protestante des Zollikofer s'installa à Altenklingen. Au XVIIe s., on distinguait la paroisse supérieure avec Raperswilen, Helsighausen, Sonterswilen, Schmidholz, la moitié de Wàldi, Illhart, la juridiction de Klingenberg, et la paroisse inférieure avec Wigoltingen, Lamperswil, Engwang, Wagersvvil, Egelshofen, le château d'Altenklingen. Uetwilen, Gillhof, Tangwang, Bonau, Gehrau et Hasli. Le pasteur Johann- Christoph Kesselring, frère du célèbre commandant en chef Kilian Kesselring, a laissé une précieuse chronique des cinquante années où il exerça son ministère à Wigoltingen (1611-1661). L'affaire de Wigoltingen de 1664, fut une dure épreuve pour la paroisse. Durant l'année de lamine de 1692, cinquante ménages de Wigoltingen se trouvèrent flans la plus grande détresse. En 1795. 149 familles de la paroisse se rachetèrent de la mainmorte. A la fin du XVIIIe s., le village eut beaucoup à souffrir des cantonnements et des réquisitions îles armées étrangères. Vers 1817. plusieurs familles partirent pour le Caucase avec d'autres paysans suisses Coutumier de 1571. Registres de baptêmes et de mariages dès 1597, de décès dès 1612. — TU. — Pup. Th. - G. Amstein : Wigoltingen. — H. Sulzberger : Thurg. Kirchgemeinden (mns.). — AHS 11)23. p. 42. [Leisi.]

WIGOLTINGEN (AFFAIRE DE). Querelle confessionnelle qui faillit déchaîner la guerre civile dans l'ancienne Confédération. Le jour de la Pentecôte protestante de 1664 (29 mai/8 juin), 43 soldats, enrôlés pour l'Espagne à Constance par le capitaine lucernois Jost von Fleckenstein, marchaient de Constance à Frauenfeld par Wàldi sous les ordres d'un lieutenant Wagner, de Lucerne. Cette troupe indisciplinée ayant fait du scandale près de l'église de Lipperswil, les hommes du lieu quittèrent le service divin et chassèrent les intrus. Entre temps, une femme, Anna Gilg, d'Illhart, ayant couru à Wigoltingen, avait pénétré dans le temple plein de fidèles et crié : I »es soldats étrangers sont entrés à l'église de Lipperswil et y ont massacré tout le monde ! Immédiatement, les gens de Wigoltingen s'armèrent et se précipitèrent sur l'ennemi supposé. Sur la Schlattwiese, près de Lamperswil, ils tombèrent sur les soldats qu'ils prirent pour les avantpostes d'une armée. Six soldats furent tues, six grièvement blessés. Le lendemain, le bailli Fritz Arnold, d'Uri. procéda à l'arrestation des principaux agresseurs de Wigoltingen. Comme ils devaient être mis à mort à Frauenfeld, une grande foule en armes, venue de la Basse-Thurgovie et des régions zuricoises du voisinage, afflua dans cette ville. Elle empêcha le tribunal suprême de rendre son jugemenl et rendit impossible la séance de

WIKART

WIL

la Diète, convoquée à Frauenfeld. Zurich prit avec décision Le parti des gens de Wigoltingen, tandis que les V Cantons catholiques considéraient l'affaire comme une atteinte à leur confession. Les deux par lis firent des préparatifs de guerre et cherchèrent des alliés à l'intérieur et à l'étranger. Déjà, le landsturm était levé dans le canton de Zurich. Les autres Confédérés refusèrent toutefois leur secours, ce qui apaisa le conflit. Une nouvelle Diète, convoquée à Frauenfeld, put enfin juger les coupables, le 15 septembre. Deux des hommes de Wigoltingen furent décapités; deux autres bannis. En outre, la commune fut condamnée à payer une indemnité de 15 000 florins. Elle eut à supporter cette délie jusqu'à la fin du siècle, bien que 8500 florins eussent été réunis par des dons volontaires. Celle affaire inspira de nombreuses pièces de vers ; elle donna lieu à des polémiques et à des mémoires judiciaires. Aujourd'hui encore, en souvenir d'elle, les cloches de Wigoltingen ne sont pas sonnées, le jour de Pentecôte, à la fin du service du matin. — Bibliogr. voir art. WigoltIjNGEn. — J. Krapf :

Der Wigoltinger Handel, 1855. — E.Blosch: Schweizerischreformierte Kirchen I,p. 463. — Dierauer IV. [Leisi.]

WIKART (WlKERT). Famille bourgeoise d'Einsiedeln au XVIIe s., probablement originaire du canton de Zoug. Armoiries : de gueules à la croisette d'or accostée de deux lames de faux d'argent, en chef de deux étoiles d'or et en pointe de trois coupeaux de sinople. Jakob, d'Einsiedeln, reçu bourgeois du canton de Sclnvyz 1716. Le couvent possède beaucoup d'œtn res d'un orfèvre et modeleur de cire du même nom, qui fui maître de dessin à Zofingue et mourut en 1840. — (à>llections généal. et héraldiques de l'auteur. — LUI. — AHS 1015, p. 148. — Voir aussi Wickart. [m. Sri. a i< | WIKON ou WYKON (originairement Wiggen) (C. Lucerne, D. Willisau. V. DGS). Vge relevant de la paroisse de Reiden. En 1275, Witkon ; 1280, Wigen; 1287, Wike. Armoiries :

d'azur au lion d'argent couronné d'or.

La localité appartint d'abord aux comtes de Lenzbourg, puis pendant. 200 ans aux Frobourg, ensuite aux seigneurs de Nidau (1375), de Thierstein (1409) et aux Falkenstein ( I 420, 1441, 1457). Depuis la seconde moitié du XIIIe s., le fief fut détenu par les chevaliers de Buttikon. Le 2 sept. 1476, Hans Thùring von Buttikon vendit à Lucerne, pour 700 florins du Rhin, la seigneurie, y compris le château, ainsi que le village de Wiggen et les droits de police sur Roggliswil. Lors de la conquête de l'Argovie en 1415, les Lucernois prirent un château à Wikon, les autres furent remis aux Bernois par Anfelisa von Aarburg, mariée en premières noces avec Rudolf von Buttikon. Les deux villes prétendirent à la possession du château de Wikon qui fut définitivement, attribué à Lucerne par un jugement arbitral du 12 mars 1470, par la raison que Wikon faisait, partie du comté de Willisau. Selon Cysat, les hauteurs voisines étaient couronnées de quatre châteaux rangés en ligne, séparés par des fossés creusés dans le roc. On a trouvé en 1893 les vestiges d'une petite fenêtre cintrée en briques ornementées. La transformation du château en maison baillivale fut dirigée, de 1480 à 1484, par les architectes Fortisch et Hug. De 1485 à 1798, 65 baillis administrèrent le bailliage, formé par la seigneurie de Wikon e1 la juridiction de Roggliswil. Un poste de signaux était établi sur la hauteur dominant Wikon. Le bailli du château mobilisa les gens des communes avoisinantes pour occuper les frontières lors du cantonnement des i loupes de Mansfeld à Zofingue, du 1 au 20 juin 1618. Le 26 niai 1653, les paysans révoltés enlevèrent les canons du château et retinrent le bailli prisonnier jusqu'au lu juin. En 1588 se produisit un effondrement du sol de

88 arpents. Règlemenl des biens communaux 1639 ; l'administration communale est autonome depuis 1803. Gfr. Reg. — A. -Pli. v. Segesser : Heehtsuesch. I. — \\ . Merz : Burganlagen und Wehrbauten. — MGS III. —

Le château do Wikon en 1754. D'après une gravure sur cuivre de ti. Itei-rliberger (Bibliothèque Nationale, Berne).

LL. — Fcslgabe z. Eruffnung des Landesmuseums 139. — AS I. — Arg. XXIX. — Jos. Hunkeler : Schloss Wikon. — Jos. Leupi : Histor. Notizen iiber das Schloss Wikon. — Christl. Hanskalender 1919. [P.-X. W.]

WIL (VVyl, Schlosswil) (C. Berne, D. Konolfingen. Y. DGS). Com. et Vge paroissial, château et ancienne

I ■ château de |Wil (Berne) en 1840. D'après une' lithographie de .T. -F. Wagner (Bibl. Nationale, Berne).

seigneurie. Armoiries : bandé d'azur et d'or~de quatre pièces. Vers 1750, on a exhumé des monnaies romaine>. de petites statuettes en bronze, des tessons de terre cuite rouge et des tuiles. Un poste romain d'observai ion occupait probablement l'emplacement actuel du château ; la partie inférieure de la tour du château est un ouvrage romain. Dan-- la seconde moitié du XVIIIe s. on a découvert, dans la cave d'une maison, croit-on. une image sculptée, particulièrement intéressante, dans

Laquelle on a voulu voir une figuration du dieu celtique Baal, symbole du ~< ■l<-il (cette attribution es1 contestée le Bund, 1933, n" 71) Cette pièce fut acquise par l'avoyer N.-F. von Mùlinen «i m la lit placer en 1818 dans sa propriété de la Cltartmt.se, à Hiiclii, près de rhoune. Elle s' j trouve aujourd'hui encore. La paroisse de \\ il comprend les deux communes de \\ il e1 Obéi hunigen, qui, avec Grosshôchstetten et Obergysenstein, foi m. lient l'ancienne seigneurie de Wil. Celle-ci faisait probablement partie iln domaine patrimonial des Senn von Munsingen. Au XIVe s., une des moitiés de la seigneurie appartenait à plusieurs co-propriétaires ; à partir de 1358, Konrad von Holz, par des achats successifs, réunit dans sa main toute celle partie, y compris la collation de l'église. Une de ses descendantes l'apporta en mariage à Ego vom Stein : en 1514, elle lu! achetée par Burkhard von Erlach. qui possédait déjà l'autre moitié de la seigneurie. Celle-ci avait passé, vers 1360, des mains d'Ulrich von Wil, dé la maison des Senn von Munsingen, dans celles de son gendre Jost Rych ; en 11187. elle était devenue, par mariage, propriété de la

du XIIIe s. — ■ R. Durrer : Kunstdenkmâler i nterwaldens. [R. D.]

WIL (C. Saint -i. ail. I). Wil. V. DOS). Petite ville. Com. et Vge paroissial. Armoiries : d'argent à un ours en pied de sable senestré d'un W du même Wil est probablement mentionne dans le document du 6 août 754 pai lequel l'abbé Otinar de Saint-Gall reçoit des terres à Rickenbach cl à Zùberwangen ainsi qu'à Wila. Ce devait être un établissement de paysans, proche de la Thur, que rappelle encore le lieu -dit in der alten Stadt. Au milieu du XIIe s., les comtes de Toggenbourg fondèrent, sur l'emplacement actuel de la localité, la «ville » de Wil. Après le fratricide commis par Diethelm III de Toggenbourg, Wil fut donné au cornent de Saint-Gall, puis, après le siège de 1247, il passa définitivement à l'abbé. qui incorpora l'église au couvent en 1248. Au cours des coin lial> ci m Ire lîodnlphe de Habsbourg, l'abbé \\ ilhelni

Wil (Saint-Gall) en 1712. D'après une gravure sur cuivre de J.-M. Fiissli (Bibliothèque Nationale, Berne]

maison d'Erlach. A la fin du XVe et au commencement du XVIe s., cette partie de la seigneurie avait été temporairement la possession, par héritage, de la famille lucernoise Wyssenwegen. En 1527, la totalité de la seigneurie fut achetée par Niklaus von Wattenwyl. Le château, incendié en 1546, fut aussitôt reconstruit. En 1626, la seigneurie fut héritée par Petermann von Diesbach ; en 1718, elle fut achetée par Gabriel Frisching. En 1800, Rudolf Kirch berger acheta le domaine du château. La collation fut acquise en 1807 par l'État de Berne qui se rendit également acquéreur, en 1811 et 1812, du château, du moulin et du domaine de Wil. Le château fut aménagé pour servir de siège à la préfecture du district de Konolfingen. — A. Jahn : Kt. Dem, p. iOl. — Le même : Chronik (Wyl). — Die Schwalbe 1853, p. &4. — C.-F.-L. Lohner : Kirchen. — W.-F. v. Mùlinen : Beitràge IV, p. 322 (avec. bibl.). {H. Tr.]

WIL (C. Nidwald, Corn. Oberdorf). Antique emplacement de la landsgemeinde de Nidwald, où chaque année, le dernier dimanche d'avril, dans un litmi ombragé d'arbres, entouré d'un mur. les citoyens se réunissent pour voter les lois et élire les autorités. La Landsgemeinde siégea ni an der A ze Stans est mentionnée expressément pour la première fois en 1398. Toutefois, la situation de l'emplacement à la limite de Stans et de Buochs indique clairement que son caractère de lieu de rassemblement judiciaire et politique doit remonter à l'époque où les paroissiens de Stans et de Buochs se réunirent en une tuiirersitas politique, soit vers le milieu

von Mont fort brûla en 1287 la ville de Schwarzenbach, concurrente de Wil : là-dessus il fut assiégé de juillet à septembre, mais sans succès, dans Wil. Cette localité dut cependant prêter serment en 1288 à l'anli-abbé Konrad von Gundelflngen. Elle rentra sous l'autorité de l'abbé Wilhelm après la mort de Rodolplie de Habsbourg, mais fut assiégée à nouveau, en 1292, par le duc Albert d'Autriche. Le 24 août, la bourgeoisie capitula entre ses mains. De colère, les ministériaux de l'abbé mirent le feu à la. ville, ce qui obligea les bourgeois à s'établir à Schwarzenbach. La paix de 1301 décida la reconstruction de Wil et la démolition de Schwarzenbach. Le travail d'édification fut achevé en 1305 ; Wil comptait 227 maisons qui brûlèrent en 1312. L'abbé Hermann von Bonstetten donna à Wil une charte de franchises en 1334, que Georg von Wildenstein confirma en 1360. Mais en 1373, la bourgeoisie fut en conflit avec l'abbé qui dut placer un administrateur à la tête de la localité, le prévôt Kuno von Stolfeln. Wil entra en 1379 dans la ligue des villes souabes, puis fit partie de celle des villes autour du Bodan jusqu'en 1405. Quoique la ville ait eu quelques difficultés avec l'abbé Kuno von Stoffeln de 1391 à 1401, elle tint cependant son parti au début des guerres d'Appenzell. L'abbé y lut assiégé en 1407 et capitula après cinq jours. Selon sentence du roi Ruprecht, Wil retourna en 1408 sous l'autorité de l'abbé. La ville obi in l de ce dernier, en I 419, le droit de conclure des alliances et combourgeoisies, de sorte qu'en 1425 et 1436, elle fit alliance avec le comte Frédéric VII de

WIL

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Toggenl rg e1 en 1433 devint combourgeoise de

Scliwy/. Pendant la guerre de Zurich, les Bôcke de Wil -f distinguèrent par de hardies expéditions, mais la ville eul à souffrir de tentatives de coups de main, de l'incen-

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Wil. Le Hof, ancienne résidence de l'abbé de Saint-Gall. D'après dessin à la plume d'un auteur inconnu (Bibl. de la Ville, Zurich

die de ses faubourgs et d'un siège en mai 1445. A la paix. \\ il devint une terre confédérée en vertu de la comboui geoisie passée le 17 août 1451 par l'abbé Kaspar von Breitenlandenberg avec Zurich, Lucerne, Schwyz et Glaris. Ces quatre cantons protecteurs devinrent aussi une instance pour les conflits juridiques que Wil pourrait avoir avec l'abbé, ce qui fut stipulé expressément dans le traité de 1470. Dans la guerre de Saint-Gall, de 1489-1490, Wil resta fidèle à l'abbé Ulrich Rôsch, qui vint y résider pendant cette période, avec ses moines, au Hof. Le grand traité du 9 février 1492, passé avec l'abbé Gotthart Giel, donna à Wil une constitution qui. dans ses dispositions principales, subsista jusqu'en 1798. Le maître de la ville était l'abbé ; il était représenté par un gouverneur qui résidait au Hof et présidait le Conseil palatin. Le chargé de pouvoirs de l'abbé était l'ammann, qui assistait aux séances du Conseil de ville avec voix delibérative et veillait à la défense des intérêts de son maître. Sur présentations de l'abbé, les bourgeois nommaient le Grand Conseil des trente, le Petit Conseil des douze, ainsi que l'avoyer. Le tribunal de la ville comptait douze juges nommés par le Petit Conseil ; ils fonctionnaient une année sur deux. La présidence était exercée par le grand sautier que nommait la bourgeoisie. La haute juridiction relevait de l'abbé qui, en vertu du privilège de Frédéric III, de 1463, la faisait exercer par le bailli impérial. La Réforme ne fut acceptée qu'avec hésitation par Wil quoiqu'elle eut pour protagonistes dans la région Ambrosius Blarer, de Constance, el (llirisloph von Landenberg, curé d'Oberbiiren. En mars 1529 encore, l'avoyer et le Conseil prêtèrent -ciment au nouvel abbé Kilian German, qui était, avant son élection, gouverneur de Wil. Afin de prévenir tout acte de violence, l'abbé autorisa la bourgeoisie à enlever les images de l'église paroissiale et à suspendre le sers ic de la messe. Avisé que des Zuricois avaienl quitté leur ville sous la conduite du bailli Hans-Rudolf Lavater. Kilian abandonna \\ il le 7 juin 1529, mais le 27 déc. un groupe de bourgeois, parmi lesquels des réformés, se souleva contre une occupai ion zuricoise. Le 29 déc, le capitaine zuricois lil réprimer le soulèvement par l'Aile Landschafl . puis, sous la pression des paysans accourus. le Conseil ne fut composé que de réformés tandis que des poursuites judiciaires étaient intentées aux chefs catholiques. A pics la seconde paix de Cappel, l'abbé Miel h cl m Blarer rentra le 12 déc. 1531 à Wil où la messe avait été i il ,i blie le 8 décembre.

Lors de la seconde guerre de Yillmergen. un corps de

9500 hommes de Zurich, Berne, Thurgovie et Toggenbourg se présenta le 17 mai 1712 devant Wil, qui était la principale place forte de l'abbé ; la ville fut bombardée les 21 et 22, puis elle se rendit le 22 mai. Wil (ît retour au prince-abbé après la paix de Baden. du 30 août 1718. L'abbé Joseph von Rudolf! v revint le 8 septembre et le 27 reçut la preslation de serment de la ville. Celle-ci entra en procès avec l'abbé en 1732 au sujet de franchises, mais la sentence des IV cantons, en 1733, la débouta complètement. Wil ne prit aucune part au soulèvement de l'Alte Landschaft con- Ire l'abbé Beda Angehrn, auquel il remit directement ses griefs, le 7 avril 1796. Le successeur de Beda, l'abbé Pankraz Vorster, lui donna satisfaction par sa lettre du 7 déc. 1797 et s'efforça d'apaiser les différends qui avaient éclaté dans la bourgeoisie.

Sous la République helvétique, Wil forma une commune politique avec l'ancienne juridiction de Schneckenbund, mais celle-ci en fut détachée en 1804 pour former la commune de Bronshofen.

L'église de Wil est mentionnée avec son curé, pour la première fois, en 1209 ; en 1248, elle lut incorporée au couvent de Saint-Gall. qui possédai! déjà le patronat. L'église paroissiale était St. Peter, située à l'extérieur des murs, tandis que St. Nikolaus, dans la ville, n'était à l'origine qu'une chapelle. En 1429, elle fut agrandie et pourvue d'un chœur gothique, elle devint paroissiale en 1478. La voûte date de 1704, et en 1865 eut lieu une rénovation complète. L'agrandissement de cet édifice a été décidé en 1932. Des transformations ou reconstructions de l'église St. Peter eurent lieu en 1519,1583,1646, 1739, 1887. La paroisse catholique comprend Wil et la commune de Bronshofen. La paroisse protestante a été érigée en 1889, détachée de celle de Sirnach, qui, depuis 1840 environ, englobait les protestants de Wil. L'église a été inaugurée en 1890.

Bibliographie. L'StG I-VI. — A. Nâf : Chronik, p. 1039. — I. von Arx : Gesch. des Kts St. Gallen I-III.

— MVG XVII, XVIII, XXXIII, XXXIV. — C.-G.-J. Sailer : Chronik von Wyl. — Alt-Wil in Bildern I-1I1. — E. Wild : Verfassungsgesch. der Stadt W. — K. Steiger : W.-die Mbtestadt. — Le même : Gesch. der Pfarrei W. — Le même : Die Glanbensspaltung... in der Stadt 11'. — K.-J. Ehrat : W. in den letzten Jahren âbtischer Herrschaft I-III. — Le même : 500 Jahre Schiessktinst in M . — ■ Gesch. der evangel. Kirchgem. H'. — J.-G. (iuggenbùhl : Ziirichs Ante.il am ziveiten ViUmergerkrieg, p. 90.

— F. Gull : Die Gemeindewappen des Kts. St. Gallen I. p. 16. [J. M.]

WIL (C. Zurich, D. Bûlach. V. DGS). Vge, Corn, et paroisse. En 1216. Wilâer : 1254, Wile. Armoiries : de gueules à un soc de charrue d'argent (Z archer Gcineiiiilewiipjieu- Karte. n° 122). Refuge de l'âge du fer audessus de Heidenstube. En 1254, Rudolf von Kaiserstuhl et sa femme Adelheid von Tengen firent donation au couvent de Wettingen d'un domaine à Wil. Les comtes de Tengen et le couvent de Selnau étaient les autres propriétaires fonciers (1277). En 1279, Konrad von Tengen vendit son domaine de Wil au couvent de Katharinental. Ce monastère acheta également, en 1310, les biens possédés par le couvent de Wettingen à Wil. Markwart von Baldegg, qui avait hérité la seigneurie d'Eglisau de la maison de Tengen, la vendit, y compris le village de W il. le 5 mai 1463. à la ville de Zurich, qui la céda aussitôt à Bernhard Gradner, de Styrie. Ce ne fut que le 4 juin 1496 que la seigneurie d'Eglisau et, de ce fait, la basse juridiction du village de Wil, passèrent définitivement à la ville de Zurich. Jusqu'en 1651, la haute juridiction appartint aux comtes de Sulz, ensuite à la ville de Zurich. Sous la République helvétique et l'Acte de médiation, Wil fit partie du district de Bûlach : pendant

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