‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 146 sur 213 · WILDENSTEIN · texte numérisé non relu

WILDENSTEIN

fiefs mouvants du château des Habsbourg el s'intitulail tantôt Wildegg, tantôl Habsbourg. Elle s'éteignit vers ta fin du XIVe s. Hartmann, cité de 1339 à sa mort avanl 1358, e1 son frère Wi rnher, cité de 1339 à 1358, furenl avoyers de Brougg en 1351 et 1353-1354. Dans l.i première moitié du XIVe s., le château passa aux Hallwyl. En 1415, il fut assiégé par les Bernois, qui n'arrivèrenl pas à le prendre, mais Thiiring von Hall\\\l .lut finalement en faire hommage aux Bernois et le tenir ouverl pour eux. En 1437, Thiiring vendit le fief à Peter von Griffensee, mais en 1457, Berne le revendiqua, el le revendit aux Banmos (ou Balmos) : ceux-ci projetant de le vendre au chevalier Albin von Silenen, Berne intervint, reprit possession du château en 1482, pour le revendre enfin en 148'i à Johann-Kaspar Effinger, de Brougg, avec la basse juridiction et la collation de Holderbank, la basse justice de Moriken et le droit de chasse au Kestenberg. Le château demeura propriété de la famille d'Effinger jusqu'à l'extinction de celle-ci en 1912. Incendié en 1552, le château fui aussitôt reconstruit. Dans la seconde moitié du XVIIe s., Bernhard Effinger en reconstruisit diverses parties. La dernière

Le cliàlcau de Wildegg en 1803 environ. D'après une gravure sur acier de Rudisùhli.

propriétaire, Julie von Effinger, t 25 oct. 1912. institua comme principale héritière testamentaire de sa fortune la Confédération suisse en sa qualité de propriétaire du Musée national, à la condition que le château de Wildegg serait conservé dans son étal actuel et administré par la commission du Musée national. — W. Merz : Burganlagen und, Wehrbauten II et III. — Le même : Rechtsqucllen d. Aargau, Grafschafl Lenzburg. — Le même : Die Urkunden des Schlossarchivs II ildegg. — Julie von Effinger : Chronilc der Burg Wildegg. — Luise Pichler : Burg Wildegg und ihre Bewohner bis 1484. — Th. v. Liebenau : Burg Wilde qg und Une Hiiridnnr 14S4- 1584. — H. Lehmann dans \ZZ 1916, n° 426. — Le même : Die Burg II ildegg und ihre Bewohner, dans Arg. 37-39. — Le même : Die Burg Wildegg und ihre ' mgebung. — .l.S.l N. S. 27, p. 187. [H. Tr.]

WILDEISEN (Wildysen). Vieille famille déjà établie à Bâle au XVe s. Armoiries : d'azur à la barre d'or accompagnée de deux anneaux du même. — 1. Georg, environ 1499-1541, serrurier, bailli de Homburg. — 2. Johann-Rudolf, tils du n° I, 1534-1569, pasteur de Lausen 1557, de Diegten 1557-1564. de Liostal 1564- 1569, doyen 1567-1569. - LL. — LLH. - Il B. K. Gauss : Basilea reformata. [C. Ro.]

WILDENBERG, von. Famille de barons grisons établie au château de ce nom, dont, subsistent les restes près de Fellers sur Ilanz ; elle est de la même souche que les barons i\r Frauenberg et les chevaliers de Greifenstein. . irmoiries : d'or au tau ci m de sable. Le premier cil é — Heinrii ii. Fut arbitre en 1252 dans un démêlé entre l'évêque de Coire Heinrich III et le bailli Egino III von

Matsch. Outre les biens familiaux de la Gruob, dépossédait des lenes en Engadine, la tour de Wildenberg à Zernez, celle de Greifenstein près de Filisur et le domaine de Bergiin. Au milieu du XIIIe s., il habitail le château-fort de Freudenberg près de Ragaz ; avoué du couvent de Pfâfers 1261. Des Frauenberg, il hérita le château et la seigneurie de Wartau. — Heinrich. cité de 1284 à 1301, tils du précédent, obtint le bailliage de Ragaz. — Anna, seule tille du précédent, apporta à son époux, le comte Hugo III von Werdenberg-Heiligenberg, tous les biens des Wildenberg et la seigneurie de Wartau. — Voir BM 1927. — Ed. Pceschel : Burgerbuch. [a. m.]

WILDENBURG (C. Zoug, Coin. Baar. V. DGS) Château en ruine au bord de la Lorze sur l'ancienne route de Menzingen. On manque de données historiques sur le château et ses habitants, les von Wildenburg. Le château doit avoir été construit au XIe s. Les châtelains étaient sans cesse en conflit avec la ville de Zoug, qui, au XIIIe s., probablement, s'empara du château et le détruisit. Les Wildenburg semblent s'être éteints avec Hartmann, qui fut candidat à la bourgeoisie de la ville vers 1383. — Voir F. - K. Stadlin : Geseh. des Kts. Zug IV, p. 71. — Zuger Kalender 1857, p. 13 ; 1919, p. 19. [W.-J. Meyeu.]

WILDENRAIN (Wildern) (C. Thurgovie, D.

Munehwilen, Com. Zezikon). Domaine et ancien château sur l'Immenberg, berceau de la famille de ministériaux du même nom, qui s'intitulait originairement von Zezil.iiii. Première mention 1270. Heinrich von Wildenrain céda en 1348 le château avec des droits particulièrement étendus sur le village de Zezikon, au comte Frédéric de Toggenbourg, qui les rétrocéda immédiatement à la commanderie des chevaliers de Saint-Jean de Tobel. De Diethelm Blarer von Wartensee qui y résida en 1582 comme représentant de la commanderie, Wildenrain passa par mariage aux échansons de Castell, puis, vers 1610, à Hans Atzenholz comme résidence noble, en 1629 à Christoph Bufller, de Saint- G al], et à son cousin Niklaus Tritt, de Constance, dont la famille porta dès lors le nom de Tritt von Wildern. Les Holzhalb, de Zurich, devenus propriétaires en 1651, vendirent le château en 1683 à la ville de Winterthour, qui dut toutefois l'abandonner à l'abbaye de Fischingen. Armoiries de la seigneurie : de gueules au pal d'argent chargé d'un sauvage ' soutenu de trois coupeaux de sinople. Les ruines du château furent explorées en 1894- 1895. — TU. — A. Naef : Burgen. — J.-R. Rahn : Architekturdenkmâler. — E. Probst : Die Burgen und Si lit nsser der Schweiz 6 (Zezikon). — J. Meyer : Materiaiien... Burgen, mns. Bibl. cant. — OBG (sous Dritl). — J. Buocher : Chronik der Mbie von Fischingen (aux Arch. du couvent d'Einsiedeln), — Arch. d'État, Thurgovie (Fischingen). [Herdi.]

WILDENRAIN, von. Voir Zezikon, von.

WILDENSBUCH (C. Zurich, D. Andelfingen, Com. Triillikon. V. DGS). Vge, Com. civile. En 858, Willigisespuch ; 868, Wilginspuch ; 1374, Willispuch = forêl de hêtres de Willigis. La localité es1 connue parles troubles religieux dont elle fut le théâtre. Sous l'influence de Mme de Kriidener, Margaretha Peter devint, en 1823, l'inspiratrice d'une secte. Dans son fanatisme, elle fit crucifier sa sœur et se fit crucifier elle-même. — NZZ 1923, n° 350. — Schwei:-. Monatshefte fur Politik und Kultur V, 1925-1926, p. 215. — Pestalozzi-Kutter : Kulturgesch. v. Schaffhausen 111,224-226. [E. D.]

WILDENSTEIN (C. Argovie, D. Brougg, Com. Veltlieim. V. DGS). Château qui fut, dit-on, la résidence d'une famille noble de ce nom, de laquelle on ne possède aucune trace. In château antérieur, construit sur le même emplacement . propriété des échansons de Kastcln a été détruit à une époque ignorée. Avant 1311, le château appartenait aux seigneurs de Rinach, qui le firent reconstruire. En 1415, Henmann von Rinach prêta hommage aux Bernois pour Wildenstein, qui devint fief masculin de la ville do Berne, en même temps qu'Auenstein e1 Veltheim, ainsi qu'une partie de Villnachern, qui faisaient partie de la seigneurie. En 1465, Albrechi von Rinach vendit. Wildenstein à l'avoyer Heinrich Hasfurter. de Lucerne, qui fit, reconstruire le

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