WILDENSTEIN
WILDERMETT
château. Son fils Heinrich dut vendre la seigneurie en 1487 au chevalier Rudolf von Luternau ; en 1491, déjà, ce dernier la revendit aux frères Henmann et Hans- Albrecht von Mùlinen. Au milieu du XVIIe s., Wildenstein fut hérité par la famille Effinger von Wildegg ; en 1720, le château fut acquis par Jakob Spriïngli, de Zofingue. Mais Berne révoqua l'achat, s'y substitua et lit de Wildenstein la résidence du bailli de Schenkenberg. En 1803, le domaine du château devint la propriété du canton d'Argovie qui le revendit en 1816 au général français Rapp. Dans la première moitié du XIXe s., Wildenstein changea plusieurs fois de propriétaire. Le château fut acheté en 1840 par le colonel Emanuel-Rud. v. Elhnger. La dernière propriétaire, Pauline v. Sinner, née Effinger, petite-fille du prénommé, f 1906, le légua à une institution de bienfaisance. Wildenstein est aujourd'hui un asile de vieillards. — Voir Argovia 39, p. 1. — W. Merz : Burganlagen mal Wehrbauten II et III. — Le même : Itri-liisiinrllrn Aargau ; S'Iankenberg. — H. Lehmann : Die Burg Wildegg und ihre Bewohner. [il. Tr.]
WILDENSTEIN (C. Bâle-Campagne, D. Liestal. V. DGS). Château fondé par les seigneurs d'Eptingen
Le cliâleau de Wildenstein en 1S40. D'après une lithographie de J.-F. Wagner (Bibliothèque Nationale, Heine).
sur le territoire de la cour colongère de Bubendorf, relevant du chapitre de Bàle. La branche des Eptingen établie à Wildenstein s'intitulait Eptingen von Wildenstein, ou plus simplement von Wildenstein et continua à porter ce nom alors que, depuis longtemps, le château avait passé en d'autres mains. Gottfried von Eptingen von Wildenstein ayant commis des actes d'hostilité contre Thoune, le château lut pris d'assaut en 1334 par les gens des comtes de Neuchâtel-Nidau et de Kibourg, de Berne et de Soleure. Reconstruit, il eut à souffrir du tremblement de terre. Le fils de Gottfried, Henmann, le vendit, à Gôtzmann et Elsi Markwart, de Baden, mais le I 5 juil. 1384, le château fut donne'' aux chevaliers teutoniques de Beuggen. En 1388, les chevaliers vendirent Wildenstein à Petermann Sevogel, de Bâle. Avant la bataille de Saint-Jacques (26 août 1444), des soldats bâlois campèrent au château. Peu de temps avant la guerre de Souabe, Wildenstein passa à Johannes Bar, de Durlach, procureur de la cour épiscopale. Son fils Ezechiel se fit recevoir bourgeois de Soleure, plaça le château sous la protection de cette ville et le laissa ouvert. Soleure ne tarda pas d'en user, espérant se fixer à demeure à Wildenstein. Mais Bâle contrecarra ce dessein, en faisant acquérir le château par son bourgeois, Jôrg Schônkind, à condition qu'il l'habitât et l'entretînt pendant dix ans (1500). Au bout de ce temps, la ville vendit le château à Margareta Lantzmann et à
son fils Fridolin Rein, di1 Oltinger. Apres divers changements de propriétaire, Wildenstein fui acheté en Iô7' par Bernhard Brand, bailli et Oberstzunftmeisler, dont les descendants s'attachèrent à améliorer l'aspect des bâtiments. En 1684, le château devint la propriété de Meinrad Planta von Wildsnberg ; sa veuve lit transformer les communs du Nord el de l'Est en une agréable maison d'habitation. En 1710, elle vendit le château à Franz-Adam et Georg-Christoph de Pétri, bourgeois de Bâle. En 1717, il fut vendu aux enchères et acquis par Peter Werthemann, de Bâle. En 1792, il devint la propriété du conseiller Peter Vischer, de la Maison Bleue, époux de la petite-fille de Werthemann. Les descendants de Peter Vischer ont conservé Wildenstein jusqu'à nos jours. C'est le seul château habité du Sisgau. — W. Merz : Burgen des Sisgaus IV. [O. G.]
WILDERMETT. Famille considérée de la ville de Bienne, éteinte aujourd'hui. Originairement, la famille portait le nom de Wuillermet, venait de Gressonay (Piémont) et émigra à Bienne en 1569. Elle ne tarda pas à s'y enrichir par le commerce et fut bientôt parmi les plus influentes de la ville. Armoiries anciennes : de gueules au chevron d'or, accompagné de trois feuilles (de trèfle) du même. — 1. Hans-Heinrich, capitaine de la ville 1652, maire épiscopal à Bienne 1660, bailli de la montagne de Diesse, bailli d'Orvin. — 2. HANS- Peter, fils du n° 1, du Petit Conseil 1683, trésorier 1684, receveur de l'abbaye de Bellelay, construisit à Perles le petit château qui porte le nom de la famille ; bourgeois de Perles 1664. — 3. JOHANN-
* 1677, fils du n° 2, pasleur à Perles 1702-1740.
doyen de la classe de l'Erguel, pasteur à Bienne 1740-1757. Auteur d'ouvrages religieux, notamment : Biblischer Calhechismus, 1749 ; Christl.
Lehr-, Lob- und Lebenslieder, 1730 ; d'au) res sonl cités par LL. t 14 mars 1758. — 4, Jakob, frère du n° 3, du Petii Conseil 1715, receveur épiscopal 1719, bourgmestre 1733- 17 'il. t 1748. — 5. ALEXander - Jakob, fils du n° 4, 1715-1786, capitaine d de Bellelay, du Petit Conseil 17 mestre 1766-1772, maire épiscopal 1772- 1782 ; il contribua à Tint km lu cl ion de l'industrie des toiles peintes à Bienne, fut propriétaire d'une bibliothèque célèbre, recueillil une précieuse collection de documents et établit une chronique de sa la nulle.
Auteur de : Versuch eim'i .. Gesch. iiiul Standes-
hesi lutibiiii g it. Stmll liai,
17l">3. mus. et de Topogr.
Abhandlung von dem Bie-
lersee..., 17«>8. imprime
dans les publications de
la Société économique de
Berne. — 6. Alexander,
fils du n° 5, 1737 - 1800,
capitaine 1758, receveur
de Bellelay 1769, du Pe-
i il ( lonseil 1 > /2, banne-
ret 1778, maire épiscopal
comme successeur de son père 1782-1797, bailli d'Orvin
et de Diesse, conseiller épiscopal. membre de la régence
épiscopale 1792. — 7. Jakob-Su.mi xi>. frère du a 6
Johann-Konrad-Gottfried
Wildîrmett In" 3). D'après «ne
gravure sui enivre île J.-R.
Holzhalh(Bil)!. Nat., Berne .
■ la ville 1738. receveur 18, banneret 1757, bourg-
Alexander- Jakob Wildermett
D'après un portrait à l'huile
Musée Schwab, Bienne .
WILDERMUT
WILDHAUS
igmund-Heiurich von Wilder-
mett (n° 12).
D'après un portrail à l'huile
(Musée Schwab. Bienne).
i T : t '. ► - 1791 . secrétaire de ville 1765, du Petil Conseil et bannerel 178:!. Enfants du n° 6 (nos 8 à 10) : — 8. \u \\\m r, 1764 - L819, capitaine de l'artillerie biennoise 1787, receveur de Bellelay 1797. — BT 1904.- 9, Johann-Phiupp, * 1775, converti au catholicisme, exerça des fonctions diplomatiques dans l'entourage du due Charles d'Artois, en France. Son Ris, du même
nom, lui préfel d'Oran en Algérie, sous I is-Philippe
et mourut en 1881 dans le Sud de la France, dernier de cette branche. 10. Maria-Margarj nia. * 1777, éducatrice de la princesse Charlotte de Prusse (qui devint épouse du tsar Nicolas 1er de Russie) 1805-1815, la suivit à Saint-Pétersbourg : titulaire d'ordres russes et nommée générale dans l'armée russe, t '• mars 1839 dans sa propriété de Beaumont à Berne. — 11. SlGmond-Heinrich, fils du u° 7, 1765-1847, fut au service
de Prusse jusqu'en 1791, maire français de la ville deBienne 1799-1813, plus tard, artisan de la réunion de Bienne au canton de Berne. — 12. SlGMUND- Heinrich, fils du n° 11, * 1801, au service de Prusse jusqu'en 1834, se faisait appeler von Wildermett et' s'intitulait baron, transforma la maison familiale de Perles en un petit château moyenâgeux ; légua sa fortune pour la fondation d'un hôpital d'enfants à Bienne ; le legs put être touché en 1903. f 5 mars 1883.
Son frère — 13. Karl-
AUGUST, * 1810, f 21 sept.
1888, dernier de sa famille.
- LL. — LLH. — SBB [VetV. — BBGV, p. 147 :
21, p. 158 ii\ ec lnlil.). — E.-F. v. Mùlinen : Prodromus. Vf. -F. v. Mulinen : Beitrâge IV, p. 96. — M. Lut/. : Biographien. — Seelânder Bote 9 el m mars 1927. — Jbvirnal du Jura, 11 oct. 1929. — Armoriai historique île Neuchâtel. — Armoriaux de la Bibliothèque de Berne. — BT 1904. — Bieler Nbl. 1912. [H. Tr.]
WILDERMUT. Familles des cantons de lierne et de Zurich.
A. Canton de Berne. WlLDERMl i. WlLLERMUT. Famille éteinte du Seeland, citée vers 1500 à Riiti, Aarberg et Belmiind. Auparavant déjà, vers 1450, un rameau émigra à Bienne, y exerçant l'art du verrier. JAKOB I, mentionné de 1467 à 1497 et Jakob III, mentionné de 1514 à 1527, sont cités dans SKL avec — Jakob II, père de ce dernier, établi comme peintre verrier vers 1500 à Neuchâtel dont il devint bourgeois. Il fut un des partisans de Farel, qu'il accompagna à Payerne en 1531, renseignant Berne sur ( ous les événements se rapportant à la Réformation. La même année, il fut un des deux délégués de la ville de Neuchâtel à la conclusion de la paix de Cappel. En octobre 1535, il réunit plus de 400 volontaires du Seeland, qui partirent pour délivrer Genève alors assiégée par la Savoie. Le 10 octobre ils battirent à Gingins, des ennemis fort supérieurs en nombre. Berne les arrêta peu avant Genève et les renvoya dans leurs foyers, t vers 1540.— SBB V.— E. Bâhler dans
. l.S'G 1905 et 1906. — Le même : Der Seelânderzug nach Genfim Okt. 1135, dans BT 1905. — H. Lehmann dans .1.S.4 1910, p. 235. — MAGZ 26, p. 377. — MN 1906, p. 33. 128, 130, 135. 170. 171. — BHV. — H. Tùrler dans ASG 1906. [H. Tr.]
B. Canton de Zurich. Wildermuth. Famille de Gi u-
ningen, où elle est citée depuis 1560, auparavant à Seegrâben 1467 el Pfàffikon 1425. - [.i. Frick.] — llw--. de Grùningen, * 9 déc. 1846 à Zurich, peintre décorateur, inailre à la section d'art appliqué du technicum de Winterthour 1882; dir. de l'école d'art appliqué de Zurich 1897-1901. t 1902 aZollikon.— SKL.[P.-L. Ganz.]
WILDERN. Voir WlLDENRAIN.
WILDERSWIL (G. Berne, D. Interlaken. V. DGS). Com. e1 Vge de la paroisse de Gsteig. Wan1 d'appartenir au couvent d'Interlaken en 1334, Wilderswil faisait paiiie de la seigneurie d'Unspunnen et partagea ses destinées. Le village fut toujours rattaché à la paroisse de tisteig. La localité n'a pas donné son nom à une famille noble, contrairement aux hypothèses émises pat quelques historiens (A. Jahn : Chronik et Kt. Bern). — Voir art. Unspi \m \ et Unterseen etla bibliogr. [L. S.]
WILDHAUS (C. Saint-Gall, D. Obertoggenburg. V. DGS). Vge, Com. et paroisse. Les forêts et les pâturages qui forment le col entre le Sântis et les Churfirsten furent primitivement peuplés sur les pentes inclinées vers le Rheintal. Les noms des alpages, la forme des maisons et certaines particularités linguistiques sont d'origine romanche. Au XIIe s., cette région, fief du couvent d'Einsiedeln, était soumise aux barons de Sax. Leur maison-forte, nommée Wildenburg. donna au pays le nom de Wildenhus. Celui-ci fui vendu en 1313 par Ulrich von Sax à Frédéric IV de Toggenbourg. Il y eut de nouvelles aliénations en 1320 el 1329. Lors du partage des intérêts entre Donat et Frédéric VII, en 1399, les gens du pays reçurent les mêmes droits que les gens du comté. En 1408, ils se rachetèrent de diverses redevances ; en 1450, de la dime du couvent. Ils devinrent combourgeois de Schwyz en 1437. En 1484, après être devenus dépendants du couvent de Saint-Gall, ils rompirent leurs liens ecclésiastiques et économiques avec Gams. Sous l'influence d'Ulrich Zwingli, la Réformation fut introduite en 1524 déjà. En dépit d'un statul juridique accordé en 1546 par l'abbé Diethelm, les divergences confessionnelles avec le souverain du pays éclatèrent violemment en 1541 et 1554. Elles se manifestèrent plus vivement encore en 1617, lorsque les protestants enlevèrent des fonts baptismaux qui ne leut convenaient pas. Les conséquen ces de cetacte se firent sentir pendant treize ans. Le culte catohlique
Lisigliaus près de Wildhaus (la maison de Zwingli au centre D'après une aquatinte de J.-B. Isenring (Bibliothèque Nationale, lierne).
ayant été réintroduit en 1595, les deux confessions convinrent, en 1651, de séparer les biens ecclésiastiques. En 1778, les catholiques prirent possession de leur propre église. Après 1830, la route de la vallée du Toggenbourg l'ut continuée jusqu'à la frontière de Gams, aux frais de la commune. Wildhaus est le lieu de nais-
WILDI
W1LDRICH
sance du poète J.-J. Riitlinger el du réformateur Ulrich Zwingli. La maison natale de ce dernier est la maison dite Lisig ; au XIXe s., elle fut achetée par le Zwingliverein, restaurée en 1911, grâce au produit d'uni' collecte parmi les protestants de la Suisse orientale et confiée à la garde de L'Église protestante nationale. — G. Baumgartner : Das Churfirstengebiet, p. 178. — J.-Fr. Franz : Zwinglis Geburtsort. — O. Farner : Huldrych ZirinijH. p. (i. — M. Gniur : Rechtsquellen II, p. 631. — J.-J. Hagmann : Toggenburg, p. 209. — Al. Hungerbùhler : Industrie geschichtliches a. d. Togg., p. 9, 123. — A. N.cf: Chronik, p. 102. — MVG 36, p. 139. — F. Rotenfluh : Chronik, p. 42. — E. Wagner : Die Alpkorporationen des Obertoggenburg, p. il, 90. — K. Wegelin : Gesch. il. Landsch, Toqq. I, p. 119, 232, 331 ; II, p. 29, 132. 197, 218, 234. — W. Wiget : Die haute der Togg. Mundart, p. 68, 104, 140. [H. E.]
WILDI. Familles argoviennes, citées à Siglistorf depuis 1409, à Schafisheim depuis 1623, Gontenschvvil 1665. — Samuel, de Veltheim et Brugg, * 6 juin 1825 à Veltheim, pré>idrni du tribunal à Brugg 1851, député au Grand Conseil 1851, juge cantonal 1860, conseiller national vers 1865. f 23 janv. 1905. — Aurq. Taghlutl 1905, n° 25. — Brugger Nbl. 1906. — W. Merz : Rechtsquellen... Aargau ; Landschaft. [H. Tr.]
WILDINER. Vieille famille éteinte du val de Viège. — 1. Johann, châtelain de Viège 1565, et — 2. Georg, en 1579. — Furrer III. [D. I.]
WILDKIRCHLI (C. Appenzell Hh.-Int., Corn. Schwende. V. DGS). Ensemble de quatre grottes (huila paroi orientale de l'Ebenalpstock à 1477 m. d'altitude. Depuis des siècles, elles sont connues à cause du pittoresque de leur site, un des plus curieux des Alpes (légendes de nains, sauvages, dragons, etc.). On ne possède de renseignements historiques sur le Wildkirchli que depuis le milieu du XVIIe s. En 1658, le curé Paulus Ulmann, d'Appenzell, fonda dans les deux grottes orientales, un ermitage avec chapelle, autel, clocheton et cellule d'ermite. Lui-même s'y retirade 1658 à L660. En 1679, Ulmann fit don de l'ermitage à perpétuité au gouvernement des Rh.-Int.
Jusqu'en 1853, 14 ermites (Waldbrûder) se succédèrent à Wildkirchli. L'ermitage fut ensuite supprimé ; le logement des ermites fui remplacé par une petite auberge pour servir d'abri aux touristes.
Dans la grotte de l'autel se célèbrent deux fois par an d'importants offices religieux. A l'époque des ermitr.-. puis, plus tard, au temps des cures de petit lail à Gais et Weissbad, le Wildkirchli était un but d'excursions très fréquenté, souvent décrit par les écrivains et popularisé par l'image.
En 1824, l'ermitage fut notamment visité par la reine Hortense, accompagnée du prince Louis-Xipoléon. Il fui particulièrement décri! par J.-J. Scheuchzer, Ebel, Zschokke. J.-V. von Scheffel, le poète d'Ekkehard, y séjourna du 3 au Kl sept. 185V (plaque cornmémorative sur le rocher de l'.Escher ; inscription en l'honneur de J.-G. Ebel sur le rocher du Wildkirchli).
Du temps des ermites déjà, on trouva dans le sol des grottes des ossements d'ours des cavernes, (les trouvailles furenl confirmées par les fouilles de J.-J. Egli (1864-1865). Les investigations systématiques, prati quées dans toutes les grottes du Wildkirchli par E. Bâchler et Otto Kôberle, de 1904 à 1908, révélèrent que l'endroit, avait été habité dans les temps préhistoriques, pendant la période la plus ancienne du paléolithique (prémoustérienne). La couche dite du Wild-
kirchli a donné son nom au paléolithique alpin de l'époque primitive de la pierre. Les objets en pierre .i en os sont d'un travail très primitif. Sur ces hauteurs, l'homme chassait l'ours des cavernes ; ne possédant encore aucune arme suffisante, il capturait les jeuneanimaux dans des trappes. Outre les os de l'ours des cavernes, on a trouvé au Wildkirchli ceux du lion et de la panthère des cavernes. Le lieu fut peuplé pendant la dernière période interglaciaire (selon le professeur A. Penck). Avec le Drachenloch, découvert en 1917 au-dessus de Vâtli>, dans la vallée de la Tamina, la caverne de Wildenmannli au Selun (Churfirsten) et la grotte de Gotencher, le Wildkirchli compte parmi les établissements humains les plus anciens de Suisse. Les trouvailles préhistoriques et paléontologiques de Wildkirchli sont exposées au Musée d'histoire naturelle de Saint-Gall.
Bibliographie. B. Wartmann : Bemerkungen von detn Il ildkirehlein, dans Helvet. Kalender 1786. — J.-J. Brugger : Gesch. und Beschreibung des Wildkirchli und der Ebenalp, 1853. — Heinr. Zschokke : Die klassischeu Stellen der Schweiz I, 1836. — J.-J. Egli : Die Hôhlen des Ebeaalpstockes, 1865, avec bibl. — E. Bâchler : Die pràhist. Kulturstâtte in. der Wildkirchli-Ebenalphôhle, dans VSNG 1906. — Le même : Das Wildkirchli, dit àllesle pràhist. Kulturstation der Schweiz, dans Schriften des Vereins fiir'Gesch. des Bodensees, fasc. XLI, 1912. — Le même : Aus der Gesch. des Wildkirchli, dans Clubnachrichten der Sektion St. Gallen S. A. C. 1930. — Le même : Das Wildkirchli, Topogr.-geolog. hist. und pràhist. Monographie, mns. [E. Bvechler.]
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La chapelle et l'ermitage du Wildkirchli ver-; 1S35. D'après des aquatintes de J.-B. Isenring.
WILDRICH. Familles des cantons de Saint-Gall el d'Untervald.
A. Canton de Saint-Gall. Famille de Saint-Gall, éteinte au milieu du XVIe s. Armoiries : d'or (ou d'argent) à un maure naissant. WlLDERlCUS, témoin vers 1278 ; Wilderich et son fils Ulrich 1397. — Johann. cité en 1340 et 1355, bourgeois de Saint-Gall. — 1. Oth- MAR, ammann de la ville 1375- 1377. — 2. JOHANS, administrateur de l'église de Herisau, secrétaire de l'abbé, cité depuis 1381, notaire juré vers 1396 ; peut-être identique à Hans, qui lut tué en 1431. — LStG III-V. — LL. — LLH. — MVG XI, p. 173 ; XXXV. — J. v. Watt : Deutsche hist. SchrifU n II, 96 et 348. — C. Pestalozzi : Die St. Magnuskirche in St. Gallen 898-1S98, p. 49. — W. Ehrenzeller : St. Gallen im Spâtmii
WILEN
WILERE
ter, reg. — Hartmann et Wegelin, mns. à la Bibl. de Saint-Gall. [d.-f. r.]
B. Canton d'Unterwald. Vieille famille commuaière de Dallenwil, éteinte en 171!». Armoiries (sceau): un cerf passant surmonté d'une étoile ; selon la tradition : paie de gueules et d'or de quatre pièces, au cerf au naturel brochant sur le tout. — I. Klai -, .1 Ubertswil (Dallenwil), f à Sempach 138(5. — 2. Jost, f à Arbedo 1422. — 3. Melchior s'établit à Oberdorl', bailli de Bellinzone 1534, landammann 1540, 1545, 1549, 1552.
— 4. Melchior, banneret, flls du n° 3, bailli de Mendrisin 1574, vice-lainlainniann 1577, 1578, 1579. — 5. Melchior, * 1541, sautier cantonal 1583-1591, bailli de la Riviera 1586, capitaine, landammann 1617, 1621!
— 6. Melchior, fds du n° 5, banneret et secrétaire d'Etat 1604-1609. — 7. Jakob, bailli de la vallée d'Engelberg 1622-1626. [r. d.]
WILEN (WlLA) (G. Schwyz, D. Ilôfe, Com. Freienbach. V. DGS). Hameau et chapelle sur la route Wollerau-Freienbach. D'après la légende, les saints évoques Conrad de Constance et Ulrich d'Augsbourg se rendant à la consécration de l'église conventuelle d'Einsiedeln en 948, se seraient reposés un instant à Wilen. De toute ancienneté, les patrons de la chapelle de Wilen furent les SS. Conrad et Ulrich. Lors de la séparation de l'ancienne paroisse d'Ufenau et de l'érection en paroissiale de la chapelle de Freienbach en 1308, Wilen fut incorporé à cette nouvelle paroisse. Jusqu'à la Réformation, chaque année, le 25 avril, jour de la Saint-Marc, la paroisse de Richterswil faisait une procession à Wilen. Vers 1596, une nouvelle chapelle fut construite à Wilen ; elle fut restaurée en 1821-1822, reconstruite en 1909. — Joh.-Bapt. Mùller : Gesch. der Hôfe, dans MHVS II.
— Odilo Ringholz : Einsiedeln. — Le même : Beitr. zur Ortskunde der Hôfe Wollerau und Wilen, dans MHVS XXI. [M. Styger.]
WILEN (C. et D. Schwyz, Com. Ingenbohl). Localité mentionnée pour la première fois en 1217, berceau de la vieille famille libre des von Wila. — Ulrich est ammann de Schwyz eu 1286. Konrad von Wiler, est encore mentionné en 1256. La chapelle Saint-Laurent à Wilen fut construite en 1595. En 1769, le landammann Aloïs von Weber la fit restaurer et orner de tableaux représentant la vie de saint Laurent. — Th. Fassbind : Profanyesch.. — A. Niischeler : Gotteshàuser. — W. (Echsli : Origines. — P. N. Flùeler : Das aile Land Schwyz.. — J.-B. Kâlin : Landamm. v. Schwyz, dans Gfr. 32. [M. Styger.]
WILEN (C. Thurgovie, D. Frauenfeld, Com. Neunforn, et C. Zurich, D. Andelfingen, Com. Oberstammheim. V. DGS). Vge dont le territoire est partagé par la frontière cantonale ; la partie thurgovienne forme une commune d'habitants. Sur le Schlossbuck, au Wilersee, se trouvent les fondations d'un château qui était peutêtre la résidence du chevalier Konrad von Neunforn, mentionné en 1244. En 1253-1258, le couvent de St. Katharinental acheta à Wilen un domaine considérable du baron Heinrich von Guttingen ; les maisons religieuses de Paradies, Ittingen et Kalchrain y possédaient aussi des biens. La basse .juridiction du village était partagée en trois : en 1712, 15 feux relevaient de la juridiction de Stammheim, un de celle d'Oberneunforn, 5 de Niederneunforn. Les 29 et 30 avril 1800, Wilen fut pillé par les Français. Il y avait autrefois une administration communale unique, malgré la frontière cantonale ; elle était présidée alternativement, pendant un an, par un Thurgovien et par un Zuricois. Les biens communaux ayant été partagés en 1860, la partie zuricoise de Wilen dépendit d'abord d'Oberstammheim, puis fut entièrement incorporée à cette commune. Les deux moitiés du village possèdent, aujourd'hui encore, une école commune et appartiennent à la paroisse de Neunforn. Autrefois, l'assemblée communale se tenait dans la chambre d'habitation d'une maison paysanne, dont le clocheton fut restauré en 1790. Après la séparation, les Zuricois de Wilen continuèrent à se réunir dans la maison du clocheton, les Thurgoviens s'assemblèrent dans la maison d'école. Au sujel de l'obligation de sonner la cloche et de recevoir chez eux leurs concitoyens, les propriétaires de la maison du clocheton intentèrent, de 1907 à 1912, une inté-
ressante action de droit public, qui valut au petit village une passagère renommée. — TU. — Pup. Th. — J. - R. Rahn : Architekturdenkmàler. — A. Farner : Stammheim. — Thurg. Ztg. 1912. [Leisi.Ï
WILER (C. Uri. V. DGS). Paroisse de la Com. de i nul uellen. Armoiries : d'argent à une bande de gueules. La chapelle Sainte-Anne possède un autel portant la date de 1771, probablement sculpté par Johann-Jost
La chapelle de Wiler (C. Uri) vers 1830. D'après une lithographie (Ribliothèque Nationale, Derne).
Ritz, de Selkingen, mais l'édifice est évidemment du XVIIe s. En 1907, fut installé un ecclésiastique, qui étail aussi maître d'école. Le 7 mars 1917, le landrat d'Uri érigea Wiler en paroisse autonome, indépendante de Gurtnellen. La nouvelle église Saint-Joseph fut consacrée, le 28 avril 1926. A la paroisse appartient aussi la chapelle de « la mère abandonnée », lieu de pèlerinages locaux, dans le Steibenwald. — Hist. Nbl. ». Uri 1914 p. 85. — Gfr. 47. [E. w.]
WILER (C. Valais, D. Rarogne. V. DGS). Com. et Vge de la paroisse de Kippel dans le Lôtschental. L'histoire de la localité se confond avec celle de la vallée. Le 10 mars 1876, une avalanche causa de grands dégâts : le 17 juin 1900, le village brûla complètement ; 228 perçûmes lurent sans abri. La plus ancienne maison portait la date de 1414. Le village fut reconstruit en peu de temps. Population : 1816, 150 hab. ; 1930, 287. — Art. LŒTSCIIEN. — Archives de la vallée I. [L. Mr.]
WILER, von. Familles des cantons de Berne et de Thurgovie.
A. Canton de Berne. Famille de dynastes des XIIe et XI IL s. qui tirait probablement sou nom du château de Wil (Schlosswil). Sont connus : Budolfus de Wilere (Willare) 1140. 1175; les frères Heinricus, Ulricus et Rudolfus, ainsi qu'ARNOLDLs. fils de ce dernier, cités de 1240 à 1260 environ. Les Wiler étaient en étroites relations, peut-être même parents, avec les seigneurs d'Oppelingen, les barons de Ringgenberg et ceux d'Attinghausen-Schweinsberg ; ils possédaient des biens et des seigneuries dans la campagne bernoise : Wil, Nieder-Gurzelen. Bôdeli, près d'Interlaken, ainsi que dans le pays dl ri. - FRB I, IL — B. Durrer dans JSG XXI et XXI \ '.— H. Tùrler dans Festzeituny zum Kantonalschûtzenfest Bern, 1897, p. 32. [B. Sch.]
B. Canton de Thurgovie (Willare, Wile, Wille, Willer). Famille éteinte de chevaliers delà haute Thurgovie. Le Burgstock dans la forêt à l'Ouest de Schocherswil, village appelé jusque vers 1460 der hangeude Wiler, doit avoir été sa résidence primitive. — Ulrich, chanoine de Constance 1175, 1181. — Berciitold et — Konrad, ministériaux de l'église cathédrale de Constance 1176, 1181, ainsi que — Kuno, chevalier 1282. — Furent ministériaux de l'abbaye de Saint-Gall : NlKOLAl s. chevalier 1268, Rudolf, chevalier 1307, les frères — Rudolf, Berchtold et Johann, le chevalier Rudolf 1342. Armoiries de ce dernier: taillé onde. — TU. — Pup. Th. 1, p. 474. [Lsrsi.]
WILERE, WILER, de. Famille qui apparaît en I I 16 cl qu'on voit figurer dans la bourgeoisie de Fri-
WILEROLTIGEN
WILLA
bourg de 1304 à 1354. Wilhelme, donzel, bourgeois de
l ni -g en 1321. Vers 1504, un certain Loys Grand-
jean qui fut des Deux-Cents en 1494, <1 c-v Soixante en 1499, prit le nom de LUDWIG von Wiler. Armoiries : d'argent à la barre d'azur chargée d'une flèche, surchargée d'une croisette. — FRB I. 11. — Max de Diesbach : Regeste fribourgeois. — JSG XX F. — Archi- \ es d'Étal I' ni rg. [G. Cx.]
WILEROLTIGEN (C. Berne. D. Laupen. V. DGS). i il m. ci Vge de la paroisse de Chiètres. Chiètres et Wilernli igen, (iui appartenaient au com ent de Saint-Maurice, turent donnés en 962 ou un peu plus lard au couvent de Payerne. Au X IIIe s., le village lit pari ie de la seigneurie d'Oltigen, qui fut achetée par Berne en I \ 1 2 el rattachée en 1403 au bailliage de Laupen. Une chapelle, desservie de Chiètres, exista à Wileroltigen jusqu'à la Réformation. Le premier pont sur la Sarine, jeté au moyen âge en aval de Fribourg. reliai! Wiler vor Oltigen à March- Oltingen, actuellement Marfeldingen. Pierre de Savoie le franchit probablement lor-qu'en 1266, avec le secours des Bernois (?), il prit Gïimmenen (RIIV 1907). A l'entrée de ce pont, Pierre d'Aarberg tint un plaid de justice en 1325 sur l'ordre du comte de Neuchâtel-Nidau. En 1793, lorsque Berne attribua 160 arpents de terres du Grand Marais aux bourgeois de Wileroltigen, Gurbrû et Golaten, les gens de Chiètres et Fràschels tirent une violente opposition (guerre du Marais : procès). 13 maisons furent incendiées eu 1760 : 0 en 1 880, dont la maison d'école, contenant les archives communales. Population : 1774, 210 hab. ; 18411, 423 : 193(1. 316. — Voir art. Oltigén et Payerne. - W.-F. v. Mulinen : Beitràge III. — Chr. Wehren : Amtsbez. Laupen. [Hugo Bauier.]
WILFINUS (Vulfinus), évêque de Sion. Le Necrol. Eccl. Sed. le cite au jour de sa mort. 11 février, comme un des bienfaiteurs particuliers de l'église de Sion. Le Gallia Christ! place son décès en 942 : d'après Gremaud, il aurait succédé à Walter I (895). [L. Mr.]
WILHELM, abbé de Hirsau de 1069 à sa mort, 5 juil. 1091. /.élé partisan de Grégoire VII dans la querelle des Investitures el grand propagateur de la réforme conventuelle de Cluny en Allemagne, fondateur de nombreux couvents dans la Forêt-Noire et dans d'autres régions : appelé par Burkhart von Nellenbui g, il réorganisa le couvenl d'Allerheiligen à Schaffhouse, auquel il imprima un vif essor économique et spirituel et dont il fit le point d'appui du parti pontifical dans le Sud de l'Allemagne. — AIU! 43. — E. Wùscher-Becchi : Die Abtei AllerltciUijiH ;n Schaffli. — .1. Wipf : Reformationsgesch. der Stadt «. Landschaft Schaffh. — Th. Pestalozzi-Kutter : Kulturgesch. des Kts. Schaffh. I. [Stiefel.]
WILHELM, DE RECTO CLIVO (de Rechthalten), moine au couvenl d'Hauterive (Fribourg), premier abbé du couvent de Cappel fonde en 1 185. | après 1208 — UZ 1,216. — MA GZ III, 1. [H. Hess.]
WILHELM, Jodok-Friedrich, * à Bregenz 1797, t à Stetten près de Lôrrach 1843, dernier représentant de l'école architecturale du Vorarlberg, auleur de travaux dans le goût classique et le style Biedermeier. En Suisse, il construisit les églises de Nuglar-St. Pantaleon. Rodersdorf, Metzerlen (Soleure), Bass court. Courcelles, Grellingen, Courroux, Courgenay, Liesberg, Mervelier (dura bernois). Arleslieini. Oberwil, Oltingen, Allschwil. .Esch (Bâle-Campagne), Zuzgen (Fricktal). — SKL. — J. Wilhelm : Der Stuccator • /. F. [Vilhelm, dans Freiburger Diôzesanarchiv, A. S. VIII. — Jos. Sauer : Dte kirchl. Kunsi der i. Hdlfte des 19. Jahrh. m Baden, dans le même, X. S., p. 30. [C. H<>.]
WILHELM, FRII DRU il. de l'eist ( Scha .n figg), 13 oct. 1801 - 20 août 1866, pasteur de Fuma, Serneus, Saas. Yalendas, St. Antônien, Fanas el Schuders : auteur de Zur walimi Aufklârung : Ein freies IVort... ûber die gegenwàrt. kirchl., relig. u. kirchenpolit. Verhaltnisse, 1866. — 2. LEONHARD, 1804-1872, armurier, auteur de toutes sortes de machines agricoles de son invention ou améliorées par bu : musicien doué, organiste de Peist. — BM 1922. [J.-R. T.]
WILHELM I. Famille bourgeoise de Berne, venue de Bacharach en Palatinat, admise au plein droit de bourgeoisie en 178.">. Armoiries : d'azur au chevron ployé d'argent accompagné en chef de deux étoiles à six rais
d'or et en pointe de 'i épis d'or, lige- el feuilles du même, deux penchés à dextre el deux a senestre. mouvant de 3 coupeaux d'or. — Johann-David, i ir med., reçut en don la bourgeoisie de Berne 1650, médecin de la ville 1057. — Samuel, 1730-1796. pasteur de l'église de la Aydeck 1757, professeur de grec el d'éthique à l'académie 1758, directeur du collège de l'ancien couvent, reci cm de l'académie 177 1-1774. pasteur de Siselen 1700- 1796. Promoteur de l'Institut politique. — ]•>. Ilaag : Die Hohen Schulen :</ Bern. — IL Wolf : Biogr. I. p. 354 - LL.— LLH.— Gr. — v. WCrdi : Geneal. mns. Bibl. ville, Berne. — Burgerb. der Stadt Bern. [B. Sciimid,]
WILIBERG (C. Argovie. D. Zofingue. V. DGS). Com. et Vge dans la paroisse de Reitnau. Armoiries : coupé d'argent à une vigne de sinople plantée sur I numonts du même ci d'azur à la demi-roue de moulin d'or. Le couvent d Engelberg y eut des biens en 1251. Le village partagea, le sort de Reitnau et devint une commune autonome en 1781. — W. Merz : Gemeindewappen. — Le même : Rechtsquellen il. Aargau : Landschaft I. ' [H. Tr.]
WILICAIRE. Voir Willicaihi .
WILIHOF (L. Lucerne, D. Sursee. V. DGS). Com. relevant de la paroisse de Triengen. En 1420. Wyl : 1469, Wilehof. Le domaine relevait de la seigneurie de Bùron, qui appartenait aux d' Varbourg. La haute juridiction ressortissait à la seigneurie de Willisau ; depuis 1407, à Lucerne. A partir de l'achat de la seigneurie de I luron par Lucerne en 1 '(55. Wilihof l'ut rattaché jusqu'en 1708 au bailliage de Biiron. Les seigneurs fonciers liaient Verena von Bùttikon en 1438 et Jakob von Rûssegg, qui vendit le domaine en 1461 au chapitre des chauoines de Zofingue. Celui-ci remil le Widmenhof de Wilihof en fief héréditaire au chanoine Hans von Wildberg en 1463. En 1484, Hemmann von Wildberg, de Sempach, vendit Wilihof à Lucerne avec le- bains de Knutwil. — Gfr. Reg. — A.-Ph. \. Segesser : Rechtsgesch. - Kas Pfyffer : Gemâlde. — Archives d'État Lucerne. [t'.-X. W.]
WILL, Mathias, * 24 févr. 1613 à Brigue, recteui de l'hôpital de lingue el ail m mis Ira leur de la paroisse de (dis 1641-1642, professeur 1642 et recteur du collège de Sion 1643-1644, prieur de Géronde 1645, curé de Musoi 1649, de Loèche 1651 : chanoine résident 1655 vicaire général, grand chantre 1072. procureur général. 1673. vidomne de Cordona 1682. doyen de Valère 1682 officiai de l'évêché 1087. j 10 juin 1698 en odeur de sainteté. Sa tombe, dans la chapelle Sainte-Catherine de Valère, est souvenl visitée par de- pèlerins. — L. Burgener : Biogr. il. V. Mathias 1157/. — P. -A. Grenat : Ilist. du Valais. — An h. Valère. [D. I.]
WILL, Eduard, * 'i décembre 1854 à Boujean, d'abord fabricant d'horlogerie, puis marchand de 1er à Xidau d Bienne, député au Grand Conseil bernois 1887- 1909. et. présidenl îooi. au Conseil national 1896-1919, colonel -divisionnaire 1902. commandant du 21' corps d'armée 1910-10li'. du 3e corps (front Sud) 1914-1916. Il s'intéressa à l'exploitation de- forces hydraulique- el contribua au développement de l'électricité dans -mi canton ; président du l aui-eil il'adniinisl rat uni de la Hagneck 1898-1903.
directeur des usines réunies de la Kandei et. de la Hagneck 1903-1909, directeur général des Forces motrices bernoise- 1909-
1020. S'occupa aussi de questions ferroviaires, surtoul du développement du réseau bernois, f 2 juil. 1927 a Berne. — Zum Andenken mi Oberst 117//. 1927. [E. Moll.]
WILLA (Villa. Willen). Vieille famille de Loèche (Valais), ramifiée à Inden. Albinen et Varone. Armoi-
Eduard Will.
D'après une photographie.
WILLADING
WILLADING
d'à i h' a un château d'argenl maçonné de sable, donjonné de 3 pièces, celle du milieu couverte d'un toit pointu el sommé d'un oiseau du même, les deux autres crénelées, le toul posé sur 3 monts d'or. l. Pierre Willio, major de Loèche 1 'r2 i. . Pu rri . major de Loèche 1522-1523. — 3. ThéOdi i i . châtelain de Loèche, major 1645-1646, 1664- 1665, gouverneur de Monthey 1652- 1653. Fil cadeau à l'église de Loèche, en 1672, d'une chaire magnifique en style baroque. — 4. Jean. 1632-1702., châtelain de Lôtschen et de Bas-Châlilluii I66(.t, major de Loèche 1670- 167 I . châtelain du dizain 1675. bannerel 1694-1702. —5. Je uv-Joseph, fils du n° 4, 1660-1709, |ir phil., curé de Loèche 1693, chanoine de Sion 1703, doyen de Valère 1 705. — 6. M \ i i ni ^s, major de Nendaz .•i Hérémence 1694-1695. t 1726.— 7. Jean-Frani «m-, t 1727, major de Loèche 1706-1707, 1722-1723, gouverneur de Monthey 1708-1709, banneret 1717-1726. — 8. Joseph-Ignai k. châtelain du dizain, major de Loèche 1736-1737+ 1748. — 0. François-Xavier, fils du o° 8, major de Loèche 1746-1747, 1750-1751, gouverneur de Monthey 1750-1751, bannerel 1750. f 1762. — 10. Jos Antoine, lils du n" 9, 1754-1826, châtelain du Bouveret 1789-1790, juge de dizain, grand châtelain. - 11 Meinrad, (il- du ii" 10, 1788-1869, juge de dizain, grand châtelain. -- 12. François-Joseph, 1790-1878, capi- I m 1 1 < ■ au service de Naples. — Gremaud. — Furrer III. - D. Imesch : Landrats-Abschiede I. — Archives d'Étal Sion. — Archives de Loèche. [D. I. et J. Eggs.]
WILLADING (von Willading). Famille patricienne éteinte de Berne, probablement originaire du domaine de Willadingen (Com. Koppigen). Etablie à Berne depuis le XV1 s., elle 5 acquit rapidement de la
considérati •! des rirln^M-s, siégea depuis le X\ Ie s.
au Petil Conseil el obtint à maintes reprises de hautes charges. Les armoiries anciennes auraient été de gueules à trois clou- d'argent ou d'argent à trois clous de gueules OU de sable. Plus lard : de gueules à un bœuf de sable. L'avoyer .lob. -Friedrich leur donna leur l'orme moderne :
d'argenl au bœuf de sable accorné el ongle d'or, à la bordure de gueules (Beriin IVappenbuch 103-2). La filiation remonte probablement à — 1.
Peter, premier de la famille établi à Heine, du Petil Conseil 1450-1458. Sou
fils présumé esl -- 2. Christian I, châtelain de Wimmis 1449. de Fruligen 1467. — 3. Lienhard, t avant 1549, petitfils du n° 1, bailli de Laupen 1511, de Grandson 1515. de Schenkenberg 1522 ; s'établit en 1528 à Soleure — 4. Konrad, t 1539, frère du n° 3, châtelain de Zweisimmen 1500 e1 1514, du Petil Conseil 1513 el 1528, bannerel 1518 et 1530. préposé à l'ohmgeld 1523. — 5. Johann, t 1560, fils du n" 4, châtelain de Frutigen 1546, du Petit Conseil et gouverneur de Payerne 1555. — 6. Kaspar, frère du n" 5. du Petit Conseil 1553, 1558. bailli d'Aarbourg 1553, d'Avenches 1558, banneret 1566 ; fut chargé de nombreuses missions, f en mission à Fribourg 1570. — 7. CHRISTIAN, t 1611, fils du n° 6, avover de Thoune 1584. du Petit Conseil 1590, banneret 1598, 1606, 1610, intendant îles bâtiments 1601. — 8. JoHANNES, 1569-1610, petit-fils du n° 5, bailli d'Avenches 1603. — 9. Hans-Rudolf, 1595-1679, 61s du n° 8. bailli d'Aarwangen 1625, du Petit Conseil et banneret 1630, 1646, 1651, intendant de L'arsenal 1634, directeur des sels 1651 ; trésorier des pays allemands et colonel général des troupes confédérées dans la guerre des Paysans 1653, à maintes reprises député à la Diète. — 10. Christian, 1611-1694. petitfils du n° 7. bailli de Gessenay 1650, du Petit Conseil 1657, 1665. bailli de Trachselwald 1660 ; plusieurs fois bannerel 1666-1686. trésorier du pays romand 1670. - II. NlKLAUS, 16-20-1657. ingénieur militaire, chargé de 1642 à 1646 de la transformation des fortifications de Lenzbourg, Geleitsherr 1646, bailli d'Aarwangen 1648. Fui frappé par la foudre dans sa maison de campagne
de cette localité. — SKL. — 1-2. Johann, 1630-1698, frère du n" I I . capil aine el ingénieur militaire au service de l'empire, dessina sur l'ordre du Conseil de Berne plusieurs cartes militaires el établil des plans pour les fortifications d'Aarbourg, Yverdon, Nidau, etc. ; maître de l'artillerie 1657. au service de Venise 1665, ensuite ingénieur dans l'artillerie bernoise. — E. v. Rodt : Gesch. des bern. Kriegswesens III. - SKL. — 13. .lohann- Friedrich, 1641 -5 déc. 1718. fils du n° 10, grand sautier 1674, bailli d'Aarwangen 1677. du Petit Conseil et directeur des sels à Roche 1604. banneret 1698, avoyer de la ville et république de Berne 1708-1718. A partir de 1694, il exerça une influence prépondérante sur la politique bernoise comme chef du parti antifrançais dans le gouvernement. Il fut assez régulièrement député par Berne à la Diète et chargé de missions. Il dirigea notamment la politique bernoise dans l'affaire de la succession de Neuchâtel (1694- 1707) et la fit abouti) selon les ml érêl s bernois et confédérés. En I60'i et 1699, il s'occupa de donner asde aux réfugiés huguenots de France el des vallées vaudoises du Piémont ; il représenta Berne en 1706 pour le renouvellement d'une alliance a\ ec Venise et dirigea, comme délégué de Berne, les pourparlers au sujet de l'affaire du Toggenbourg 1706- 1718. En 1700. il acheta la seigneurie d'Ur- 1 eneu et de Mattstetten :
il elail propriétaire du domaine de Wilhof 1 Hofwil) : en 1710, il reçut une confirmation de noblesse. - ÀDB.
scher : Die Politik des Schultheissen ,/. F (avec bibl.). — Fr. Thormann :