‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 157 sur 213 · V. DÉVELOPPEMENT DE LA CIVILISATION, a) Exte · texte numérisé non relu

V. DÉVELOPPEMENT DE LA CIVILISATION, a) Exte

sioii de la ville, population. La place de marché qu'était Xiedei w intert hur avait à l'origine <\r> limites très étroites. Elle s'étendait du Neumarkf et de la rue du Casino jusqu'au Holderplatz et au Unteren Graben el de la rue du Technicum à celle de l'Hôtel de ville. Quatre portes : Obertor. L'ntertor, Schmiedtor el Steigtor permettaient les communications avec l'extérieur.

Plus lard se développèrent devant l'Oberlor et l'inlei

lor le faubourg supérieur el le faubourg inférieur : le premier fui entouré de fossés en 1264, le second en 1292. pendant la guerre avec Zurich. Kn 1204. Rodolphe de Habsbourg incorpora à la ville les deux faubourgs et les moulins et terres du voisinage. Sur ce territoire s'éleva la nouvelle ville, mentionnée en 1319. Les nouveaux faubourgs lurent compris dans la muraille d'enceinte, el l'on dut, vers 1340, construire à nouveau un Obertor el un l'ntertor. avec de puissantes tours. L'ancien Obertor devint une salle de réunion, nue école, el l'inleiior une

prison. L'on perça de nouvelles ouvertures au Nord et

au Sud. le Nà'jelil iirli. le | loi der l or el le KônigSl urli. La

muraille lui fortifiée par la construction de tours: l |e\eni m m ei Judasturm à l'Est, la nouvelle tour au Sud ; au XIVe s. Winterthour avait l'aspect d'une place fortifiée. A l'époque de la guerre de Trente ans. les murs

WINTERTHOUR

WINTERTHOUR

de la ville furent entourés d'une ceinture de remparts avancés. L'extension de la ville prit fin avec la réunion des faubourgs. Divers bâtiments publics furent construits : en 1515 l'église, en 1594 le Neuhaus, et l'Hôtel

L'Obertor à Wlnterthour en 1S67. D'après une aquarelle de J. Zieglei

de ville restauré en 1664. A partir de 1536. le Conseil !ii ériger de uombreuses fontaines ornementées. De 1763 à 1806, mi supprima les remparts e1 les étangs, en (835 les quatre portes du Nord et du Sud, et la tour de Judas furenl rasées, les fossés encore existants comblés. Dans les années 1860, l'accroissement de la circula In m nécessita la démolition de l'Obertor et de l'Untertor. En 18711 enfin, les deux anciennes portes de la rue du Marché disparurent. Hors du centre de la ville furenl élevés l'ancien gymnase et musée de 1838 à 1842, l'église catholique 1865-1868, l'Hôtel de ville 1866-1868, le nouveau musée et la bibliothèque 1912-1916, l'école cantonale 1926-1928. La population de Winterthour étail estimée au XVe s. à 2200 personnes : en 1611, la peste enleva en cinq mois 1145 personnes. Au premier recensement de 1675, la ville comptait 2776 hab., dont 2595 bourgeois : en 1765, 2985 : 1850, 5341 : 1881). 13 595: 1900, 22 335; en 1930, avec la réunion des communes suburbaines, 53 944.

Voir A. Ziegler : Die geogr. u. topogr. Namen von 11 '., dans Nbl. der Stadtbibl. \V. 1909. — H. Jordan : Hduseï oerz. der Stadt II. 1893 - J.-H. Hotz : Hist.-jurist Beitr. zur Gesch. der Stadt II'. — J. Furrer : Das Erbrecht der Stadt II.

h) Industrie et Commerce. Le tissage de la toile étail importanl au XIVe s., il travaillait pour l'exportation. Lorsqu'il disparul dans la suite, la passementerie fleurit du XVIe au XVIIIe s. La poterie d'art et la consl rue lion des poêles luirent une grande importance au XVIIe s. Les poêles sortis des maisons Pfau et Erharl comptent encore aujourd'hui parmi les pièces de choix des muséi • industriels. La passementerie ayant disparu fui rem

placée par de î velles industries. En 1681, les lils de

Melchior Steiner ouvrirent une fabrique de lils d'argent et d'or. A la même époque, commença la fabrication de

lainages, qui trouvèrent un bon écoule ni en Italie.

l 'n peu 1 1 1 1 1 > tard apparurent l'industrie de la soie et celle du colon. Zurich ayant interdit en 1719, par jalousie, d'introduire de nouvelles industries, Winterthour ne pu1 que s'adonner à celle-, qui n'existaient pas à Zurich. i.e-i ainsi que Johann-Jakob Pfau fonda, en 1748 une fabrique d'ouate, et la famille Steiner. en 1774, une imprimerie d'indiennes, Salomon Sulzer, en 1775, une fonderie de laiton, tandis que le conseiller aulique, Joh.-

Seb. von Clais, avec le juge Sulzer et Ziegler, ouvraient en 177s. le « laboratoire », la première fabrique de produit- chimiques en Suisse. Lorsque la tutelle de Zurich prit lin en 1798, Winterthour devint un centre commercial et industriel important. Des bourgeois fondèrent en 1802, au Hard près de Wiililingen, la première filature mécanique de coton du continent, et la firent suivre de nombreuses autres. Les industries de la soie et de la laine, ainsi que l'industrie chimique, dont les premiers essais avaient été interrompus, reprirent leur activité. L'industrie des machines devinl la plus importante de la ville. De la fonderie de laiton de Salomon Sulzer sortit en 1840 la fonderie et fabrique de machines des frères Sulzer, en 1854 suivaient les ateliers mécaniques de J.-J.

Rieter, en 1 S7 1 la fabrique suisse de locomotives et de machines.

Le commerce contribua également à la prospérité de la ville. En 1180, les mercalores formaient déjà une partie importante de la population. Tandis que le trafic local était soumis à une réglementation sévère, le commerce extérieur jouissait de libertés étendues. Grâce à la situation favorable de la ville, et àl'amitie constante de l'Autriche, il prit une grande importance, notamment pour les céréales, le vin. le bétail, le fer. l'acier et le sel. La famille Steiner obtint au début du XVIIe s. des facilités d'exportation de la part du gouvernement d'Innsbruck de sorte qu'elle put étendre son commerce dt sel à la Suisse entière. Sa tentative d'arriver à créer un monopole du sel pour la Suisse etl'Allema-

g lu Sud échoua devant l'hostilité de Zurich, ce qui

t ntraîna la ruine de cette puissante maison de commerce en 1676. Un siècle plus tard, Winterthour redevint un centre du commerce du sel, la Bavière ayant nommé le conseiller aulique Clais haut-commissaire pour tout son commerce du sel en Suisse. D'autre branches de commet t prirent également un grand essor. Au XIX11 s., Winterthour devint peu à peu le principal marché suisse pour le coton brut. Les draps de coton de l'Oberland zuricois. t n partie teints et imprimés à. Winterthour, donnèrent lieu à un grand trafic d'exportation. Grâce aux frères Volkart le commerce avec l'Extrême-Orient, notamment avec l'Inde, prit un essor énorme. Leur maison commença son activité en 1851 simultanément à Winterthour et à Bombay. Se passant de l'intermédiaire de I Angleterre, habituel jusqu'alors, elle conquit une pi sition de premier ordre dans le commerce mondial. La Banque de Winterthour, fondée en 1862, fusionna ei 1914 avec la Banque du Toggenbourg et prit le nom de Schweizerische Bankgesellschaft. La Compagnie d'assurance contre les accidents Winterthour date de 1875. [A. Ziegler.]

c) Voies de communication. De 1832 à 1845. on i n autour de Winterthour 67 lieue- de route- : la ligne de chemin de fer Zurich-Romanshorn-Saint-Gall a été ouï erie en 1855-1856, celle de Schaffhouse en 1857, celle de la vallée de la Tôss e1 de Singen en 1875, celle ,i Waldshul en 1878.

Von- K. Hauser : Winterthurs Strassburger s 1314-1479, dans JSC, 28. — L. W'eisz : Die wirtsi lichen Gegensàtze zwischt n II', und Zurich i or Entstehun g der Fabrikindustrie 1929. - P. W'itzig : BeiU Wirtschafts gesch. der Stadt W. im 19. Jdhrh. — A. s. iniii : Handwerks- und Gewerbeverein : Denksi 1924. \. Bôtschi : Festschr. zum >0j. Jubr des Kaufmànnischen Vereins 1913. — Schweiz. 1 t versicherungsges. in II. (Festschr. 1875-1925). — A. I-h-r : Die Verkehrsanstalten der Stadt II'. 1914. - H. Hurlimann : Dei Verkehr im Einzugsgebiei Stadt U. 1931. [E. D.]

VI. Église. A l'origine \"iederwinterthurne possi qu'une chapelle, annexe de l'église d'Oberwinterthui Le 22 a.uii 1180, l'évêque de Constance la détach

WINTERTHOUR

WINTERTHOUR

■-m. m' el l éleva au rang d'église paroissiale. Elle <i, ni dédiée a --mil Laurent. La collation e1 le patronal passèrent en 1264 des comtes de Kil rg aux Habsbourg, et en 1467 à Zurich. En 1244, elle brûla avec la \ ille, e1 en L361 le clochei e1 les i loches furent La proie

• 1rs Qammes. Les habitants des faubourgs relevèrenl d'abord de la paroisse d'Oberwinterthur, puis, dès 1482, de celle de la ville. Le Conseil décida en 1501 de reconstruire l'église, mais par suite de difficultés finan-

e1 malgré un don de l'empereur Maximilien, les travaux durèrenl jusqu'en 1515. La tour du Sud fui achevée en 1659, celle du Nord en 1794. La Réforme trouva mm facile accès à Winterthour. Le l 'i févr. 1524 le curé e1 les chapelains refusèrent L'obéissance à L'évêque de Constance et se placèrent sous l'autorité du i on seil. Le 25 novembre, l'avoyer, le Petil el le Grand Conseil promirent solennellement : zur Erhaltung des Got teswortes Leib ». Leben zu lassen. A La place de 14 ecclésiastiques, il > eul dès lors deux pasteurs e1 deux

es. En 1546, soit avant Zurich, Wintertl

réintroduisit le chant d'église, et en 1809 La musique

église. Vers 12-25. Le comte Ulrich et ses lils élevèrent au Sud de la ville, L'église Saint-Jacques, démolie en 1530, et y fondèrent Le chapitre de chanoine Heiligenberg, supprimé en L525. Dans la ville même, un petit couveni de religieuses, la Sammlunq, es1 mentionné en L260 ; les moniales, 'les augustines à l'origine, se rattachèrent plus tard à l'ordre de s, uni Dominique. Il fut supprimé en L523. La léproserie St. Georg am Feld mentionnée déjà en 1287 (donc pas érigée en souvenir de la victoire sur les Zuricois) a été supprimée eu 181H. La chapelle servait, depuis la Réforme, de deuxième église de la ville. De 1685 à 1712, on \ célébra des cultes français pour les huguenots réfugiés. Vprès le déplacement du cimetière en 1870, elle a été démolie en 1882. A l'Eschenberg, des ermites franciscains eleveirut une maison ei une chapelle. Au début du XVIe s., la vie au couvent était fort relâchée, si bien qu'à la Réforme il fut transformé en une maison de repos pour des bourgeois méritants. En 1863, une paroisse catholique fut fondée pour les six communes tonnant actuellement le Gross Winterthur ; elle cons truisil eu 1865-1868. l'église des SS. Pierre et Paul à la Neuwiese.

Voir K. Wirz : Etat. — Joh.-Conr. Troll : Gesch. der Stadtkirche, dans Nbl. der Stadtbibl. 1837-1854, 1858. — A. Isler : Die W'thurer Stadtkirche, dans Nbl. der Hùlfsges. 1908. — Jahrzeitbuch der Laurenzenkirche m II'.. dan- Gfr. 14. — A. Ziegler : Die kirchlichen Zustdnde in II", um 1Ô00, dans Programm des Gymnasiums W. 1900-1901. — K. Hauser : Die Prâdikatur >der -. Pfarrpfrûnde in W.. dans Nbl. der Hùlfsges. W. 1919. [A. Ziegler.]

VII. ÉCOLES. La première école de Winterthour est mentionnée par Johannes v. Winterthur .en 1309. Avanl la Réformation, l'office de maître d'école était un fiel de La ville. Le premier plan d'études date de I 'i~'.i. Après la Réformation, le Conseil prit à sa charge Le 1 raitemenf de l'instituteur, qui étail aussi desservant de la chapelle St. Georg. En 1571, on édicta une ordonnance scolaire, sur le modèle de celle de Bullinger à Zurich, et en 1586, une nouvelle maison d'école fut construite à la Hintergasse. La même année, lut ouverte une école de filles. Nouvelle ordonnance scolaire en 1664. Avec la création d'un rectorat et d'une commission scolaire, l'enseignement primaire et l'école latine (le gymnase d'aujourd'hui) furent réorganisés. Au X\'lli< s., le gymnase

• <\-i muait les humanités et. la théologie. En 1768. un maître de mathématiques fut installé, mais le nombre des branches réaies ne fut augmenté qu'au programme de 1789. L'ordonnaine de L819 prolongea la durée des études à neuf ans. et introduisit l'enseignement obligatoire du latin. En 1834. la tendance réale des études l'emporta sur le caractère classique qu'elles axaient alors avec Joh.-Konrad Troll (recteur 1820-1834 et 1843-1856). La création de L'école secondaire accompagna la séparation de l'école supérieure en un gymnase •i une école industrielle, puis lut fondée en 1835 une école spéciale des arts e1 métiers. Depuis 1862, le jymnase e1 l'école industrielle, fusionnée avec l'école

des arts el métiers, compl en1 chacun 6 ' , classes. I a fondation du technicum cantonal eu1 lieu en 1874. I. école moyenne passa en 1919 de la ville à L'État. I ne

école de perfectionne ni poui tilles existe depuis L888,

el une autre pour garçons depuis 1903. I ne éi oie d culture d'hiver a été ouverte en 1905 à WuLflingen.

\ oir A. Ziegler et II. Keller : Festsehrift zur Feier di ■ ■"/. Bestehens des Gymnasiums und der Tndustrieschuh L911-1912. — L. Calame : Das kant. Technikum in. II'. / ?; 1-1924. — Neues II 'thnrer Tagblatl L924, n° 76.

VIII.Littéhati m .s. m x.m 3, Arts. Jusqu'au W II r siècle L'histoire, la philologie, les arts et la musique furent presque seuls représentés à Wintertl mais non

L'église paroissiale de Winterthour en 1860. D'après un dessin de Em. Labhart.

la littéral ure. Le premier historien est Johannes von W interthur : Le chroniqueur le plus connu du temps de la Réformation est Laurentius Bosshart. Parmi les nombreux historiens postérieurs, il faut citer Bernhard Lindauer (1520-1581) : J.-.l. Goldschmid (.1715-1769) : J.-J. Meyer (1731-1792). De Winterthour est originaire Christoph Kaufmann qui donna le nom à l'époque du Sturm und Drang, tandis que Ulrich Hegner étail bien, au point de vue intellectuel, la personnalité la plus représentative de l'ancien Winterthour. Mentionnons encore Johann-Georg Sulzer, et de L'époque romantique, il faut mentionner August «aurodi (1826- 1885), peintre, poète el écrivain pour la jeunesse. A partir de 1840, Winterthour fut eul rainé dans la Lutte d'idées qui s,' déroulai! abus en Europe. De L840 à 1846; il devint le centre de la librairie révolutionnaire de langue allemande, Lorsque Friedrich Frôbel eut rattaché Le «comptoir littéraire» à la maison d'édition Ulrich- Reinhard Hegner et publié les poésies de Herwegh e1 de Hoffmann von Fallersleben. Au XIXe s., le recteur .Johann-Konrad Troll écrivit une histoire de la ville en huit volumes. En Friedrich fmhoof-Blumer (1838-1920),

Winterthour a possédé un «les premiers i ismates de

smii temps.

WI1NTERTHOUR

WINTERTHIRER TAGRLATT

Journaux : Landbote, radical, dès 1836; Neues Winterthurer Tagblatt, libéral, dès 1878; Arbeiterzeitung, socialiste, dès 1896; Hochwacht, catholique, dès 1921 : Stadtanzeiger, aeutre, dès 1926.

\ mi- R. Hunziker : Zur Literatur gesch. Winterthurs, dans Jahrb. lit. Vereinigung 1918. -- A. Hafner : Die Handschriften der alten < 'hronisten, dans Nbl. d. Stadtbibl. 1880-1881. — W. Nâf : Dos lit. Comptoir Zurich u.W., dans Nbl. der Lit. Ges. Bern, 1929. Gaben der Lit. Ver. W., dès 1918. - Mitteil. der Naturw. Ges. 11. dès 1899.

Bibliothèques et Musées. En 1660, Winterthour créa une bibliothèque bourgeoise qui devint, en 1913, la bibliothèque de la ville el passa à la commune politique. Itès 1663, la bibliothèque publie des Neujahrsblatter. Avec la Fondation du technicum, en 1874, se constitua une bibliothèque des arts e1 métiers, e1 à l'époque actuelle, furenl créées sept bibliothèques populaires en partie par l'initiative privée. Le cabinet de numismatique, qui fut rattaché en 1665 à la bibliothèque bourgeoise, comptai! en 1755, en chiffres ronds, 4800 monnaie-: I mbool'-Blumer. qui en fut l'administrateur, de 1805 à 1920, lui lil don de 10 580 monnaies suisses. Celle collection est actuellement la plus importante de la Suisse. La bibliothèque bourgeoise constitua aussi, de 1665 à 1850 environ, le Musée de la ville, en commençant par une collée! ion de poil raits d'à vnyers. En 1860, la société des Beaux- Arts se construisit une galerie spéciale, puis l'érection d'un nouveau musée, de 1913 a 1916, lui rendue possible grâce aux dons de Imhoof-Blumer ( 100 (100 francs) et deTheodor Reinhart (170 000 francs). Le bâtiment abrite aussi la bibliothèque delà ville, le cabinel de numismatique el les collections des sciences naturelles. Un musée des arts et métiers a été installé au technicum en 1 S7'.*. mais un nouveau musée de ce genre existe depuis 1928 dans l'ancien bâtiment scolaire de la place de l'église.

Voir Joh.-Konrad Troll : Gesch. der Bûrgerbibliothek, dans Nbl. 1835, étude continuée dans Nbl. 1874, 1875, 1888 et 1017. — F. Imhoof-Blumer: Das Mûnzkabinett zu W. — Neues W'ther Tagblatt 1916. n° 1.— MA GZ 30, p. 45.

Beaux-arts et musique, l'é.jà au XVIe s. l'art de l'horloger étail exercé à Winterthour par la famille Liechti qui construisit beaucoup d'horloges en Suisse et dans l'Allemagne du Sud. De toute une séné de peint ces verriers, il faul citer : Hans Jàggli (du Conseil en 1635) et Jakob Foirer i 1692). Un magnifique ouvrage sur les vitraux suisses, fut publié par la Société d'histoire et d'archéologie de 1887 à 1890. Aux XVIe et XVIIe s., Winterthour étail renommée par ses constructeurs de poêles : Hans et Joachim Huser, et llans Frei ; au XVIIe s., la famille Pfau, Christoph e1 Bernhard Erhart. Le sculpteur Jakob Hettlinger (1734- 1803) fut directeur de la manufacture de porcelaine de Sèvres (buste de Louis XVI à la Bibliothèque de la ville). Les peintres importants de Winterthour soûl : Hans Haggenberg (fin du XVe s.), Samuel Hofmann (1592- 1648), Félix Meyer (1635-1713), le vieux maître de l'art suisse, et son fils Johann-Rudolf (1740-1806), mais surtout Anton Graff ( 1736-1813). A la fin du siècle et au début du XIXe s., on rencontre entre autres : Johann- Jakob Biedermann ( 1703-1813), Johann-Ludwig Aberli (1723-1786), Heinrich Rieter (1751-1818), Emanuel Steiner (1778-1831), et son fils Eduard (1811-1800), David Sulzer, J.-K. Weidenmann, A. Weckesser ; la seconde moitié du XIXe s. compte une série d'artistes indigènes notables, parmi lesquels Adolf Stâbli. Une société des beaux-arts a été fondée en 1848. Winterthour esl connu au loin pour ses collections de tableaux; celles de Georges Reinhart. de Hahnloser el surtout d'Oskar Reinhart, une des plus belles colleci ions prh ces de l'Europe.

Voir A. Hafner : Kunst ». Kiinstler in W., dans Nbl. der Stadtbibl. II. 1874-1875. — Le même : Das Hafnerhandwerk und die alten Œfen in W., dans Nbl. der Stadtbibl. W. 1870-1877.- W. Hugelshofer : Die Zûrcher \4alerei bis zum Ausgang der Spàtgolik, p. 02. — H. Angsl : Zur Gesch. der W'thurer KunsttSpferei, dans ASA 6. — P. Fink : Die Entwicklung der Kunstsamm-

lung ni II., dans Die Schweiz 1921, dans Pin Helvetia 1924 et dan- le Jahrbuch f. Kunst und Kunstpflege 1926

- K. Scheffler : Die Sammlung Oskar Reinhart, dans Kunsi h. Kûnstler 25.

En 10:»» fui fondé le collège de musique de Winterthour, qui existe encore. L'ail de la trompette étail particulièrement cultivé dans la famille Sulzberger. En 18*27 l'ut fondée la Société de chant de la ville et. en 1873, une école de musique.

Voir R. Geilinger : Gesch. des \dusikkollegiums 1629- 1904. — M. Fehr : Dos Musikkollegiurn 1629-1837, dans Festschrift I. — J. Schâppi : Der Stadtsângerverein II ., Festschrifl 1827-1927.— K. Schulz : Gedenkschrift des Muniterrliors M. ÎSSO-IUHO. - R. Hunziker : Zur \/Iusikgesch. W's. 1909.

IX. Œuvres soi iales. La léproserie près de la chapelle St.Georg est mentionnée au XIIIe s. déjà ; elle fut transformée plus tard en hôpital et démolie en I <s 2 .x . L'hôpital propre delà ville setrouvail depuis la Réformation à la rue du .Marché : il fut doté d'un nouveau 1 âl ment en 1788- 1806. Le nouvel hôpital de la ville, au Lind. érigé en 1874, fut. acquis par le canton en 1886 et devint hôpital cantonal. L'asile pour indigents lit i installé depuis la Réformation à l'hôpital inférieur au Neumarkt. Un second asile fut ouvert en 1921 au Bruhlgnt à la Ziircherstrasse. Fondation de la Hiilfsgesellschaft en 1812. Les orphelins furent hospitalisés longtemps à l'asile de Neumarkt ; depuis 1835, ils occupèrent l'ancienne maison de ville de l'Untertor, et à partir de 1836 l'orphelinat de la Tôsstalsl rasse. La première cais-e de maladie a été créée par la maison Sulzer en 1845 ; en 1885, il en existait 23. En 1932, la ville décréta l'assurance maladie obligatoire. Parmi les autres manifestations de la vie sociale, il tant mentionner la Herrenstube, citée déjà en 1258, et qui constituait la corporation de la noblesse. La société de i ir a été fondée en 1370, la S ciel é das i Mliciers en 1806, la Loge franc-maçonnique en 1820, le Grûtliverein en 1848.

Voir K. Hauser : Der Spital in 11'.. dans JSG 37 et dans Nbl. dn Hûlfsges. W. 1917. — Le même : Das Sondersiechenhaus zur St. Georg, dans Nbl. der Hûlfsges. 1901. — 11. Mort : Aus der Gesch. des Waisenhaus 11'., dans Nbl. der Hûlfsges. W. 1871. — O. Herold : Die Wohlfahrtseinrichtungen in II'., idem 1900. — Le même: Gesch. der Hûlfsges. 1812-1912, idem 1912. — A. Ziegler: Die Ges. der Herrenstube in Winterthur dans le Nbl.d. Stadtbibl. Il . 1925.

Bibliographie générale. — Joh.-Konr. Troll : Gesch. der Stadt U". — Heirnatkunde von W. 1887. — A. Isler : W. in Wort und Bild 1895. - LL. — LLH. — HZ.

- K. Hauser : Alt- Winterthur, Kultur- u. Geschichtsbilder 1921. — Album Alt-Winterthur 1928. — Wappenbuch derStadt W. 1855. — Biirgeretats. — A. Kiien/li . Bûrgerbuch (mns). [E. Dejung.]

WINTERTHUR, von. - 1. Nobles (comtet Il interthur. Famille du Xe s. possédant des biens autour de Winterthour: les données certaines manquent sur son origine, les premières générations et leur résidence. Le premier représentant connu est. ADALBERT, qui marcha en 1053 au secours du pape Léon IX. son parent, contre les Normands, et tomba à la tête des Souabes à la bataille de Livitate dans les Pouilles. Sun frère Liutfried mourut à la guerre de Bohême. La famille s'éteignit dans les mâles avec Hermann, leur frère cadet, abbé d'Einsiedeln 1051, t 1005. Adelheid, fille d'Adalbert, hérita des riches biens de la famille et les apporta en mariage au comte Hartmann von Dillingen, notamment le predium Winterthur, et le château de Kibourg.

11. Ministériaux de Winterthour. Famille au service de la cathédrale de Constance, établie à Ober-Winterihur, citée de 1175 à 1218. On mentionne aussi encore de I 230 à 1 254 une autre famille au service des Kibourg, établie probablement au château sur le Biihl. — ASG IV. p. 347. [A. Zir.GLEB.]

WINTERTHUR, Johannes VON. Voir JOHANNES von Winterthur.

WINTERHUR (OBER). Voir Oberwinterthur.

WINTERTHURER TAGBLATT (NEUES).

Journal radical-démocrate et organe officiel de Winter-

WINTSCH

WIPF

thour el <li-> environs, paraissant depuis le 11 mai 1878, d'abord sous le titre de II interthun r Nacht ichten, depuis le 16 déc. 1890 sous la dénomination actuelle. Dos Buch d. Schweizer Zeitungsverleger, 1925. [H. ICegi.]

WINTSCH. Vieille famille d'Illnau (Zunch). citée i n l 163 sous le nom de Wintz, probablemenl dérivée d'un prénom. — [J. Frick.] — Armoiries :

d'azur à un chevron d'argent, accom pagné en pointe d'une croisette du même mouvanl de trois coupeaux de sinople. — 1 . 1 1 vns, capitaine à l'expé dition du bailli Lavater sur Wil 1529, sous-bailli 1530. 2. I i.i Windisch, du comté de Kibourg, aida Vâlti e1 Peter Wipf à sauver le capitaine Lavater le 1 1 ocl . 153 1 à Cappel. — Chronique de Laur. Bosshardt. — E. Egli :

Schlacht v. Kappel. — H. Bullinger : Reform. Gesch. III. p. 129. — 3. Gottlieb, 1822-1890, de Bisikon-Illnau, de Zurich 1875, secrétaire du tribunal cantonal jusqu'en 1859, premier procureur général 1860, juge cantonal 1861-1890. — Volkszeit. f. d. Zùrcher Oberland, 26 avril 1890. -L.Pestalozziet E. Strâûli : Worte der Et inni rung.

— 4. Jean (Johann-Franz), de Billikon-Illnau, * 1880 à Varsovie, étudianl en médecine à Lausanne ardenl syndicaliste el propagandiste révolutionnaire, fonda en 1910 l'école Ferrer à Lausanne qu'il dirigea jusqu'à sa fermeture 1919. Il se voua à la réforme de l'école populaire et à la lutte contre les maladies vénériennes Membre de la Commission de- écoles, médecin des écoles, privat-docent. Auteur de Centralisrru et fédéralisme; I a artiste lausannois : Steinlen : L'École Ferrer, e1 d'études de psychologie appliquée. — DSC. [K.-G. M.]

WINZ (Wintz). Famille bourgeoise de Stein a.

Rh., mentionnée depuis 1430, qui donna à la petite cité

de nombreux magistrats. Vrmoiries : de gueules à

un croissant renversé et figuré d'or

(ou étoile) soutenant une croisette

d'or (ou d'argent) (variante avec trois

coupeaux). — 1. Christian, bourg-

mestre 1537, premier bailli de Ram-

sen 1540. l-'estsi-hrifi der Stadt

Schaffh. 19111. - - 2. .1cm iiim. bailli

de Ramsen 1555, bourgmestre 1565.

— 3. Beat, bourgmestre 1605. — 4.

Hans-Heinrich, 1556-1608, bailli de

Neuburg. • 5. Leonhard, 1600-

1657, bailli de Ramsen 1630, bourgmestre 1643-1658.

— Ed. Rott : Repr. dipl. VI. — (i. Christian, bourgmestre 1633. — 7. Johann, au service de l'empire depuis 1631, colonel, et ■ - 8. NiKOLAUS, * 1614, lieutenant-colonel, fuient tués à la tête de leurs régiments de cavalerie à la bataille de Breitenfeld, le 2 nov. 164-2. — Schaffh. Tageblatt, 'i et 5 janv. 1888. - Festschrift des Kts. Srhaffh. 1901. - 9. Christian, * 1676, bailli de Ramsen 1727, bourgmestre 1730-1/32.

— 10. Christian, 1697 - 30 juin 1776, secrétaire de ville, provoqua par son zèle piéliste une déplaisante immixtion de la ville de Zurich clans les alla ires religieuses de Stein ; auteur d'un rapport sur cette affaire des Moraves 1730-1744 (mns. aux archives de la ville de Stein). — Th. Pestalozzi-Kutter : Kulturgesch. von Schaffh. IL — 11. Hans-Georg, 1699-1759. bailli de Ramsen 1731, trésorier 1740. C'est peut-être lui qui fut bourgmestre en 1748. Auteur de 20 volumes de Chronologische Samblungen Stadt Steinischer Actorurii et de 4 volumes de Alphabetisehe Sammlungen (mus.), riche mine de renseignements sur l'histoire locale. — E.-F. v. Miilinen : Prodr. — 12. Joh.-Konrad, * 16 juin 1723, bailli de Ramsen 1759, banneret, bourgmestre 1776; lors de l'occupation militaire de la petite ville par les Zuricois à la suite de troubles locaux, il fut déposé le 9 mars 1784 et condamné à dix ans d'emprisonnement.

- Festschrift des Kts. Schaffh. 1901. — Ferd. Vetter : Die Zerwûrfnisse zwischen Stein und Zurich ht. den Jahren 1783 et 1784. — Fr. Ziegler : Gesch. der Stadt Sien, a. Rh. — 13. Joh.-Georg, du Petit Conseil 1782, préfel du district sous le gouvernement de la République helvétique. — 14. Joh.-Konrad, lils du n" 12. 18 janv. 1757 - 26 août 1828, acquit, après la destitution

de son père, une fortune considérable au service de Hollande il Surinam, devint en 181(> bourgeois de Schaffhouse ; du l'eiil Conseil 1818. — Festschrift îles KtS.

Schaffh. I9(il. — Son lils— 15. August, *28 févr. 1 sot. conseiller d'Étal 1846-1855, bourgmestre 1851 et président du gouvernement 1853. — 16. Sophie, * 5 mars 1851, poète, auteur de Hagrosen et Fyrobidglùt. — Th. Pestalozzi-Kutter: Kulturgesch. e. Schaffh. III. US.

— I.L. — Wappentafeln der Steiner Bûrgermeister, Unie n Oberv&gte zu Ramsen. — Il appenb.der Musikges. Stein n lilt. — Fr. Ziegler : Gesch. der Stadl Stein n. Ilh. — Reg. généal. de Schaffh. — Armor. schaffh. de 1819 el is:»2

— Arbre généal. au Musée d Allerheiligen. [Stiefel.] WINZ, Il \ns. dit < I berger Riese , pâtre de la vallée

supérieure de la. Sihl (Schwyz), héros donl la mémoire vil encore dans la tradition populaire. 11 se serait opposé seul, en 1313. durant la guerre de la Marche à une troupe de gens d'Einsiedeln qui tentait d'envahir les terres schwyzoises, jusqu'à ce que ses compatriotes se fussent armés el réunis. Une flèche le blessa à mort, lue croix a été dressée à sa mémoire derrière l'Ibergei Egg. — M. Dettling : Chronik. [M. Styger.]

WINZELER. Famille de Barzheim (Schaffhouse).

— Johannes, * (i avril 1879 à Storzeln en Bade, agronome, plus tard à Stein a. Rh., député au Conseil national 1925, président du Cra.nd Conseil et conseille) aux États 1929, président de Stein 1930. [Stiefel.]

WINZENBERG (C. Saint-Gall, D. Alttoggenburg. V. DGS). Ancienne juridiction près de Rindal. En 1299. Ulrich et IIeinrich de Winzenberg appartenaient vraisemblablement à la famille des échansons de Landcgg. En 1482, l'abbé Diethelm acquit la juridiction des échansons de Castell. Vers 1450 déjà, les sujets obtinrent un coutumier. — M. Gmiir : Rechtsquellen II. p. 221. — K. Wegelin : Gesch. d. Landschaft Toggenb. 1, p. 144, 315 ; II, p- 168. [H. E.]

WINZNAU (C. Soleure, D. Olten-Gôsgen. \\ l>GS). Coni. et Vge paroissial. Dans la grotte de Kàsloch, au Flûhen, près de Winznau, explorée en 1905 aux frais de Ed. Bally-Prior, on a. trouvé des silex, des couteaux et des grattoirs, ainsi que des tessons d'argile, des ossements d'animaux domestiques et sauvages, une spirale en bronze et des débris d'ustensiles en bronze. En 1925. on a découvert un cimetière alémannique. En 1266 Winzenowe. Winznau faisait partie de la seigneurie de Frobourg. Dans le voisinage, les Winznau, ministériaux des Frobourg, possédaient un château qui dut, très tôt» tomber en ruines. A part cela, on ne sait à peu près rien de leur existence. En 1458, Winznau passa à Soleure avec la seigneurie de Frobourg. En 1887, Winznau se sépara de la paroisse d'Obergôsgen pour former une paroisse indépendante. — MHVSol. II, p. 86 ; VIII, p. 147. — ASA 1904-1905, p. 179. — L.-R. Schmidlin : Kirchensàtze. — NZZ 1925, n" 1180. [H. T.-.]

WIPF. Familles des cantons de Schafl'house et Zurich.

A. Canton de Schaffhouse. Familles de Schaffhouse depuis 1546 et 1566, venues de Marthalen et Seuzach (Zurich), venue de Lohn en 1682. Armoiries: d'azur à une étoile d'or (variantes ; Armoriaux schaffh. de 1819 et 1852). — Jakob, * 1871, de Lohn, pasteur de Buchtalen el maître de religion à l'école cantonale, Dr theol. h. c. de l'université de Zurich ; historien de l'Église, auteur de travaux sur Sébastian Hofmeister et Michael Eggenstorfer, de Reformations gesch. d. Stadt u. Landschaft Schaffh.. collaborateur au DIIBS. — Katalog d. Schaffh. Stadtbibl. — US. — LL. — Reg. généal. de Schaffh. • [Stiei i i.. ]

B. Canton de Zurich. Famille de Marthalen, citée en

1538, à Seuzach 1467, bourgeoise de Zurich 1873, de Winterthour 1888.

Son nom doit dériver d'un prénom.

— lihei muni' I rbar. — \'olksblatl Andelflngen 1929, n° 87. — Landbote 1930, n° 10. — [J. Frick.] -- Armoiries : de gueules à trois étoiles d'or en chef accompagnées en pointe de i rois coupeaux de sinople. - ■ | . Famille de Marthalen. — 1. Hans- Georg, 1760-1836, sous-bailli du bailliage de Kibourg; son activité dans l'affaire de Stàl'a.

W1PFLI

WIPKINGEN

lui valut le 26 sept. 1 795 la bourgeoisie gratuite de Zurich. Ayanl plus tard changé de principes (il devinl oui la République helvétique préfel de district et commandant de la ville), il écrivit un mémoire justificatif. — ZT 1879, p. 8. — Sonntagsposi des Landboten 1914, nos 9-16. — Volksblatt Andelflngen 1927, n- 16, 48. — 2. Heinrich, 1841-189/. agriculteur, conseiller d'Étal 1889-1896. - iSMZ 1897. - Zûrcher Bauer 1932, m 61. 3. Heinrich, 1848-1925, bourgeois de Zurich 1892, maître d'école à Mànnedorf, Zurich, philanthrope.

- NZZ 1925, n" 2000. — 4. Edwin, * 1877, bourgeois de Zurich 1914, architecte e1 auteur de publications techniques. — DSC 1932. — 5. Erhard, de Veltheim, 1873-1929, procureur de district à Horgen, député au Grand Conseil. -- NZZ 1928, n° 2033. - Bericht d. schweiz. Vnstalt fur Epileptische 1928.

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