‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 160 sur 213 · Felix-Josef, peintre au XVIIIe s. — SKL · texte numérisé non relu

Felix-Josef, peintre au XVIIIe s. — SKL

2. Anton-Romuald, curé de Fulenbach 1772, prédicateur du chapitre à Soleure 1785, chanoine 1789. f 1814. — G. v. Yivis : Bestallungsbuch, aux Arch. d'État Soleure. — Alex. Schrnid : Kirchensdtze. — [t v. Vivis.] — 3. Protasius, capucin, 4 oct. 1806 - 11 févr. 1868, profès 1824, recteur et archiviste à Lucerne 1837, gardien à Dornach 1841 et 1848-1851. bibliothécaire et archiviste à Soleure 1858. généalogisl e auteur de Alphabet. Verz. der lebenden u. ausgest. Geschlechter der Stadt Solothurn, 30 vol. mns. légués à la ville. — Barth III, p. 926. — E.-F. v. Mûlinen : Prodromus. — L.-R. Schmidlin : Kirchensdtze. [H. Tr.]

F. Canton de Zurich. Familles de la ville et du canton. Les UZ mentionnent le nom de 1268 à 1336, sous les formes latines tabemarius,hospes, ou allemandes, à Dânikon, Dielsdorf, Horgen, Maur, Winterthour cl Zurich. Les registres fiscaux zuricois écrivent, de 1357 à 1410, Wirt ou Wirtz à Bassersdorf, Bendlikon, Bonstetten et Regensdorf. Le nom est la forme génitive du mol Wirt = aubergiste ou administrateur. Il s'écrivait primitivement Wirts, d'où Wirtz et Wirz.

I. Famille d'Erlenbach. Le premier mentionné est. en 1364 — 1. Johannes Wirt, qui semble avoir administré la maison que possédait à Erlenbach le prince-abbé d'Einsiedeln. Il devait appartenir à une famille qui. précédemment et de son temps, portait un autre nom. peut-être Kaltbrunner, famille d'ammanns. Son fils — 2. Ulrich, ammann pour le couvent d'Einsiedeln a

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WIRZ

Uerikoii. Son lils — 3. Rudolf, ammann d'Erlenbach 1406 el 1407. t 1408. A partir de lui, les Wirz d'Erlenbach furent presque constamment, jusqu'au XVIIIe s., ammanns d'Einsiedeln, sous-baillis e1 magistrats communaux du village. Au XVe s. la famille se répandit à Kûsnachl el Zurich, aux XVIIe et XVIIIe s. on Hollande, dans les colonies britanniques de l'Amérique du Nord et en Allemagne. An milieu du X\'Ie s. le plus riche Zuricois passait pour être — 4. JakOB, ammann et sous-bailli, lii construire à Erlenbach, sur la rive du lac, la maison dite Lochliaus dont les fenêtres riaient ornées de vitraux armoriés, donnés par les cantons confédérés (.IN I. vol. IV. i>\ p. 104). — 5. Johann- Friedhh il, 1784-1837, peintre paysagiste à Feuerthalen. — SKL. — Armoiries diverses, notamment un robinet de tonneau, el d'or à une charrue de sable.

II. Bourgeois de la ville de Zurich. Admissions à la bourgeoisie au \l Ve S. de personnes venues de Basse rsdorf, Regensdorf, Bendlikon, I-Iorgen, Erlenbach. etc. — Burgerbuch. — [Conrad Wirt ou Wirtz, de Regensdorf, fut, de 1386 à 1393, prévôt des tailleurs jusqu'à la chute du bourgmestre Schôno, dont il soutint la politique autrichienne.

a) Wirz originaires d'Erlenbach. — Ulrich, batelier, bourgeois en 1401. Sou iils — Hans, prévôl des bateliers 1444-1450, conseiller 1451-1454, bailli de Meilen

et Wollishofen 1448-1451, de nouveau (à moins q r

ne fui son fils du même nom) prévôl e1 bailli de Rùmlang, Horgen et Meilen 1468-1476. Prit part à la campagne de Morat.

b) Wirz d'Uerikon. Hensli, fils d'Ulrich d'Erlenbach, bourgeois en 1422 : ammann d'Uerikon. Cette charge devinl héréditaire dans la famille jusqu'à HANS-

Vitrail de 1532 avec portrait et armoiries de Hans Wirz (n° 4)

(Musée National, Zurich).

DlEBOLD, t vers 1554, frère des nos 4 à 9, ci-dessous. — I. Heinrich, arrière-petit-flls du prénommé, petitfils de Heinrich et fils de Burkhard, scella, comme représentant des paysans des rives du lac, les principaux actes passés entre la ville et la campagne après

la chute de Waldmann ; de 1500 à 1521, capitaine dans diverses expéditions dans le Milanais, combattit à Marignan. Sa fille, Barbara, épousa le chroniqueur Werner Schodeler, de Bremgarten. En 1492, il lit reconstruire le château d'Uerikon. En 1492,1e doyen et comte palatin Albrecht von Bonstetten lui concéda, à lui et à ses frères Hans et Jakob (n°3 2 et 3), comme gens ayanl droit au rang de chevaliers, les armoiries de la famille noble éteinte d'Uerikon : d'or à deux pals de gueules, avec un ange pour cimier, ce qui valut plus lard. ;ï Zurich, le nom de En i/ii-W'irzen aux Wirz d'Uerikon. — 2. Hans. frère du n° 1, gouverneur des chevaliers de Saint- Jean à Wâdenswil 1500-1528, adversaire de la Réformation ; il fit probablement construire la maison dite des chevaliers, édifiée à Uerikon à côté du château el dont un plafond en bois sculpté se trouve au Musée national. — 3. Jakob, frère des nos 1 et 2, du Conseil de guerre lors de la campagne de Marignan 1515. ammann pour Einsiedeln à Zurich l.Mii. du Petit Conseil et bailli à Erlenbach de 1527 à sa mort 1530. Ami de Zwingli, membre du Conseil de guerre lors de la première guerre de Cappel 1529. Il est. l'ancêtre commun de tous les Engel- Wirzen actuels. — Son fils Anton tomba 1531 à Cappel. — 4. Hans, fils du n° 2, gouverneur de Wâdenswil, fit prévaloir la Réformation à partir de 1528, f 1545. — Zwinglis Werke XI. p. 360, 393.— Alb. Keller, dans Nbl. Wâdenswil 1932. — Ses frères (n°s 5 à 9) : — 5. Burkard, * 1507. sous-secrétaire de ville 1529, f 1542 (Zwinglis Werke VII, p. 141-149 ; — ZT 1906 ; — AS IV, 16;- Documents de Egli et Strickler; — Lettres de Vadian) ;

— 6. Oswald, intendant de Bubikon depuis 1534, f 1548 ; -- 7. Hans-Thomann, du tribunal de ville 1538, bailli de Knonau 1541-1546, f 1553 ; — 8. Jo- HANN-MELCHIOR, du Petit Conseil 1554, bailli de Wollishofen, Amtmann de Stein a. Rh. 1558, f 1559 ; — 9. Beat, gouverneur à Wâdenswil 1545-1550, précédemment et ensuite aux services étrangers. — A. Keller. dans A'tV. W'iidniswil 1933.

— .4SI, vol. IV, Ie, p. 781.

— 10. Hans-Konrad, petit-fils du n°2, 1554- 16 18, porte-bannière 1590, Amtmann de Rùti 1591-1596,

prévôt de corporation 1600-1605, député dans les bailliages tessinois 1601 - 1603 et 1615, bailli de Wâdenswil 1606-1612, conseiller et bailli de Si a la 1613. — 11. Hans-Hein- RICH, petit-fils du n° 7, 1570-1652, secrétaire de ville 1614, conseiller 1625, bailli de Biilach, trésorier 1627, bailli impérial 1637-1644, fut, de 1622 à 1647, quarante - huit fois représentant de Zurich a

la Diète. — 12. Burkhard. t 1551. lils du n° 3, peintre verrier, Amtmann

d'Embrach 1540-1545 (fréquemment confondu avec le n° 5). — 13. Wilhelm, frère du précédent, administrateur des domaines de Wettingen à Zurich 1540, Amtmann de Cappel 1562, où il mourut 1565. — 14. Jakob, frère des nos 12 et 13, * avant 1520, t 1585,. prévôt 1563-1573, Oberstzunfïmeister 1570-1573, vice-bourgmestre et bailli de Stâfa 1572, de Laul'en 1574-1580. - 15. Marx, neveu du précédent, 1545-1611, du Grand Conseil, orfèvre comme plusieurs de ses lils et son frère

— 16. Hans-Rudolf, 1561-1637, du Grand Conseil, orfèvre confondu par SKL avec son neveu — 17. 1 1 ANS- Rtjdolf, 1568-1636, boulanger, prévôt 1619, Amtmann de Cappel 1623-1628 et 1634, conseiller 1630, bailli de Horgen 1633. Son fils : — 18. Félix, boulanger, 1603- 1658, Amtmann de Cappel 1650, commandant de régiment 1654. Son frère — 19. Rudolf, 1604-1669, boulanger, Amtmannde Kiisnacht 1644. — 20. Heinrich, frère des n08 18 et 19, 1609-1665, potier d'étain, grand sautier

Hans- Heinrich Wirz (n" 11).

D'après une gravure sur cuivre

de Conr. Meyer.

WIRZ

W1RZ

Johann-Conrad Wirz (n°22)

D'après une gravure

à la manière noire

de Val. -Dan. Preissler.

1659, Amtmann de Kùsnacht 1662. — 21. Hans-Rudolf, petit-ûls du n° 17, 1627-1692, pasteur de Cappel 1668, ramener, passait pour un excellent poète et écrivain. — 22. Johann-Conrad , petit-neveu du précédent, 1688- 1769, précepteur à Emmerich (Rhin inférieur) 1708- 1711. pasteur à Wollishofen 1713, diacre de St. Peter 1718, archidiacre et chanoine du Grossmûnster 1729, premier pasteur du Grossmûnster 1737. En qualité d'antislès, il dirigea pendant trente-deux ans l'église et l'école de Zurich, institua l'orthodoxie dite « raisonnable », travailla, dans ses dernières années, à la nouvelle organisation ecclésiastique, qui ne l'ut appliquée qu'après sa mort. Ses Heiligen Bibelùbungen sur l'évangile de saint Marc furent traduits en hollandais.

Liste de ses œuvres dans LL et LLH, ainsi que dans sa biographie, publiée en 1769 par Johann- Kaspar Lavater. Son fils, du même nom, publia de 1772 à 1775, les discours synodaux de son père en 4 volumes. — Katalog der Stadtbibl. Zurich 1864. — Monatl. Nachrichten 1769 et 1770. — P.Wernle:Protesiantismus I, p. 21 et 530- 533. — G. Finsler:Ziiric/uj(.

der 2. Hàlfte des 1S. Jahrlt.

- G.-R. Zimmermann :

Zûrcher Kirche. — M. Hùrlimann : Die Aufklàrung in Zurich. — Papiers de famille. — 23. ANDREAS, 1703-1792, petit-fils du n° 21, potier d'étain, instructeur d'artillerie 1751-1789, conseiller 1769-1790, bailli de Wettswil 1769-1781 ; spécialiste distingué en hydraulique et en balistique, il possédait une riche collection de machines et d'ouvrages sur la technique des machines. Dans Abhandlungen der Physikalischeii Gesellschaft, vol. 3, 1762, il décrivit une roue à tirer l'eau de son invention. — Monatl. Nachrichten 1792. p. 55. — Nbl. der Feuerwerker 1850-1869, p. 269, 278, 318-323. — 24. Hans-Jakob, 1705-1764, frère du n° 23, chaudronnier, chef de son métier, mécanicien distingué qui se fit un nom en construisant des pompes à incendie de son invention et en apprenant aux paysans à extraire la tourbe ; il fut récompensé de ses services par les gouvernements de Bâle, Berne et Zurich. — Abhandl. der Physikalischen Gesellschaft III. — Monatl. Nachrichten 1760. p. 30. — 25. Hans-Kaspar, fils du n° 24, 1731-1796, chaudronnier; en 1777, à la corporation des Forgerons, il protesta contre la conclusion de l'alliance avec la France, parce que contraire à la constitution. En 1783, le chapitre de Kreuzlingen lui donna en fief la seigneurie de Trùllikon. — F. Hegi : Zunft zur Schmiden. — 26. Joh.-Jakob. frère du n° 25, pasteur à Frauenfeld 1757, à Wildberg 1771 et camérier, doyen du chapitre d'Elgg 1777, pasteur à Durnten 1793. Auteur de Hist. Darstellung der Urk. Verordnungen, welche die Geschichte des Kirchenund Schulwesens in Zurich betreffen (2 vol.). Les importantes collections de documents qu'il possédait, selon LL, ont disparu. — 27. Salomon, fils du n° 23, 1740- 1815, potier d'étain, Amtmann, du Kappelerhof 1789. — 28. Hans-Heinrich, 1756-1834, petit-fils du n° 22, pasteur à Kilchberg 1794, ami de J.-K. Lavater ; s'entremit avec lui pour la pacification après les troubles de Stâfa en 1795. - QSG W 11, p. 77. — P. Wernle : Protestantismus II, p. 412 ; III, p. :! in, 547. — S. Vôllmy : ' Irich Brâker. -- Papiers de famille. — 29. Hans- Jakob, 1795-1885, petit-neveu du précédent, potier d'étain, dernier chef et un des derniers représentants de ce métier, qui avait été pratiqué dans la famille presque sans interruption pendant trois siècles. — 30. Aiu/ii^t- Heinrich, fils du n° 28, 1787-1834. Dr phil., précepteur à Leipzig et Vienne, maître à l'école bourgeoise de Zurich 1811. s'occupa d'oeuvres d'utilité publique, fut écrivain, pasteur de l'église française, maître à l'école

August-Heinrich Wirz (n° 30) D'après une lithographie.

des indigents de la ville en 1819, qui devint sous sa direction un établissement modèle. Vice-président de la Société suisse d'utilité publique ; il organisa des cours de perfectionnement pour le personnel enseignant des écoles rurales et prit des initiatives pour le développement de l'éducation de la jeunesse. C'est à ses efforts qu'est due la fondation, en 1826, d'une société, qui créa en 1827 l'institut d'instruction technique, lequel fut incorporé à l'école cantonale en 1833. Auteur d'une biographie de Hans Kaspar llirzel, 1818, et de Von den o/fentl. Schulen in Zurich, 1816 ; Franzôs. Paradigiii ru oder die Formenlehre dtr franzbs. Sprache, 1816, etc. — Gôdecke : Grundriss XII, p. 94. — Nbl. der Iliïlfs gesellschaft 1858. — H. Wirz : Briefe von ./. K.

von Orelli und Lebenskizze ton A. H. Wirz, dans Nbl.

Waisenhaus 1890-1891. — 22. Jahresheft des Ver.

schweiz. Gymnasiallehrer 1893. — Ô. Hunziker :

Gesch. d. Seltweiz. Gemeinnùtz. Ges. — U. Ernst : D?'e Kunstschule in Zurich. — l'apicrs de famille. — 31.

Werner, 1845-1931, petitneveu du n°29, inspecteur forestier de l'arrondissement d'Andelfingen-Winterthour 1872, introduisit

des essences forestières rares et créa un réseau de chemins de dévestiture. — Landbote 1931, n° 92. — NZZ 1931, n°s 76, 94, 253. — Schweiz. Zeitschrift fiir Forstwesen 1930. — 32. Elise, sœur du n° 31, 1854-1921. épouse du filateur Arnold Schàr à Rhode-Island (États- Unis), légua sa fortune à la Confédération en souv.nn de son mari. — 33. Bernhard-Alber r, petit-fils du n° 29, * 1861, architecte à Vienne, Budapest, Zurich. Saint-Gall et Lucerne 1884-1893, adjoint de l'architecte de la ville de Zurich 1893-1906. — Descendants du n° 19 son fils : — 34. Hans-Heinrich, 1641-1692, secrétaire baillival à Kibourg et commandant de régiment. — 35. Johannes, arrière petit-fils du précédent, 1728- 1802, procureur du Conseil 1754, procureur syndical 1705. commandant de régiment 1778, Amtmann du Kappelerhof 1781. — 36. Ludwig, neveu du n° 35, 1756-1816. maître à l'école réale depuis 1787, simultanément pasteur d'Uitikon dès 1799, pasteur de Mônchaltorf 1804. A traduit en allemand les Mémoires de Sully (7 vol. 1783-1786), auteur de Helvetische Kirchengeschichte (4 vol. 1808-1813).

Le 5e vol. publié en 1819 avec une suite rédigée pa i l'éditeur, Melchior Kirchhofer, contient une esquisse biographique. — Voir aussi Schweizer. Monatschronik 1816, p. 86. — 37.

Hans-Kaspar, frère du n° 36, 1785-1865, administrateur de l'entrepôt des marchandises 1834-1852, prévôt des tailleurs 1839- 1840, 1845-1486 et 1851- 1853. Son fils — 38. Il i INrich- Hartmann, 1823- 1865, prit part à la guerre

de Sécession d'Amérique : capitaine dans l'armée sudiste, commandant du camp de prisonniers d'Anderson ville 1864-1865; à la suite de fausses accusations, il fut cité devant le tribunal milil aire des vainqueurs à Washington et perdit la vie. victime des passions politiques qui entravaient le cours régulier de la justice. En réparation de l'injustice qu'il subit, un monument lui a été élevé à

Hans-Kaspar Wirz (n° 39).

D'après une photographie.

WIRZ

VVIRZ

Anders'onville, Le I- mai 1909. — Papiers de famille. — 39. Il VNS-K VSPAR, neveu du précédent, 1842-1914, Dr phil., professeur de langues anciennes à l'école cantonale d'Aarau l860-liS7'i. directeur du gymnase de la ville de Zurich, professeur au gymnase cantonal dès 1879, recteur 1883-1899. Coopéra à la fondation de l'école de musique de Zurich en 1876 et présida le chœur mixte dès 1880. — Gedenkschrift 1915. — SL 1914.— 40. Hans- Georg, fds du précédent, * 1885, Dr phil., directeur de la Bibliothèque militaire fédérale à Berne dès 1912, chef du bureau central pour les œuvres en faveur du soldat 1915-1917, capitaine d'E.-M.-G. 1917-21, directeur de la Bibliothèque pour tous 1921. Privat-docent d'histoire MihM' et d'histoire militaire à l'université de Berne 1925, secrétaire du Don national suisse depuis 1919. Liste de ses publications historiques dans Deutscher Gelehrtenkalender et DSC. — La généalogie des Wirz d'Uerikon, bourgeois de Zurich dès 1422, montre qu'ils demeurèrent en relations étroites avec la campagne ; La plupart furent magistrats ou pasteurs hors delà ville. La moitié des membres masculins de la famille occupa des charges publiques dans l'administration, l'église, l'école, l'armée, les Conseils et les tribunaux.

c) Famille bourgeoise de Zurich, dont le premier représentant — 1. Konrad apparaît vers 1500. Les anciens généalogistes (Dùrsteler) en font un peintre célèbre. Il est peut-être un descendant de Niklaus Wirz, d'Erlenbach, qui devint bourgeois de Zurich en 1383.

Armoiries : parti d'or et d'azur à deux robinets de l'un en l'autre. — 2. Félix, fds du n° 1, * vers 1510, chirurgien, renonça en 1559 à la bourgeoisie zuricoise, s'étant établi peu auparavant à Strasbourg. C'est là qu'il publia en 1563 son ouvrage : Hantwirkung der Wundartzney. Peu après sa mort, il avait la réputation du chirurgien le plus éminent d'Allemagne. — Billroth :

Hist. Studien ûber Schusswunden, Berlin 1859. — KSA 1877. — Konrad Brunner : Biogr. Notizen, dans Langenbecks Archiv XL, fasc. 2. — Le même : Die Zunft der Schdrer. — Le même :

Die Verwundeten in den Kriegen der alten Eidgenossenschaft. — .4DB44 (où il est à tort désigné comme Bàlois).

— Ses trois fils furent aussi chirurgiens. L'un d'eux Félix, * 1551, devint bourgeois de Bâle en 1586. Voir sous WûRZ, Bâle. — La branche zuricoise de cette famille s'éteignit en 1807 avec Jakob-Heinrich, pasteur à Mànnedorf 1773.

d ) Une troisième famille Wirz bourgeoise de Zurich descend de Rudolf, tisserand, d'Erlenbach, bourgeois de

Zurich 1577. Armoiries :

d'or à deux triangles de sable posés l'un sur l'autre (originairement une charrue). Cette famille a donné de nombreux pasteurs.

— 1. Johannes, fds du prénommé, 1591-1658, pasteur à Zumikon 1618, inspecteur de VAlumnat du Fraumùnster 1619, pasleur à Winterthour 1633, doyen 1638, professeur de logique et chanoine du Grossmùnster 1639, professeur de théologie du Nouveau Testament 1651, président du synode 1653 et 1654. Il publia plus de 40 ouvrages. — LL. — ■ Katalog derStadtbibl. 1864. — G.-E.v. Haller: Bibliothek III, p. 54, 194. — ADB 44. -- 2. Hans-Konrad, neveu du n° 1, 1606-1667. pasteur à Kesswil (Thurgovie) 1629, à Neunforn 1633, à Birmensdorf 1634, diacre à St. Peter de Zurich

Johannes Wirz (n° 1).

D'après une gravure sur cuivre

de G. Meyer.

Hans-Konrad Wirz In" 2).

D'après une gravure sur cuivre

de G. Meycr.

1645, pasteur à l'église des Prédicateurs 1649, aumônier dans la première guerre de Villmergen 1656; administrateur des aumônes et chanoine. Son ouvrage : Ohnparteiische substantzliche Beschreibung der I nruhen, 1653, fut mis à l'interdit par l'autorité (réimpression par J.-J. Bodmer 1739). Sa chronique de 1645 à 1659, et son. journal de la guerre de Rapperswil sont restés manuscrits. — G.-E. v. Haller : Bibliothek IV, p. 293 ; V, p. 327. — 3. Franz, frère du précédent, 1607-1656, tisserand, procureur du Conseil 1636, prévôt de la corporation de la Balance et bailli de Mànnedorf 1654, bailli du lac 1655. — -4. Hans-Konrad, fils du n° 2, 1631-1682, pasteur à Uitikon 1658, à Richterswil 1661, diacre de l'église des Prédicateurs 1668, archidiacre du Grossmùnster 1680 ; chanoine, publia un certain nombre de ses sermons et des ouvrages d'édification. — 5.

Johannes, fds du n° 1, 1640-1710, peintre et graveur ; deux de ses œuvres, hostiles à l'église romaine, soulevèrent de l'opposition de la pari décantons catholiques : Romm animale exempium e1 Effigies justitix et torturx. — SKL. — ADB. — 6. Hans- Konrad, fds du ii» 4, 1661-1730, pasteur à Neukirch (Thurgovie) 1685, à Kloten 1691, diacre au Grossmùnster 1704, archidiacre 1709, aumônier 1712, prévôt du chapitre 1717 ; il fut destitué de sa charge en 1729 pour avoir négligé son administration, f en exil comme pasteur de Kerenzen (Glaris). — 7. Johann-Jakob, 1694-1773, fds du n° 6, premier pasteur protestant à Baden 1725, pasteur à Rickenbach 1738, camérier du chapitre d'Elgg 1745, peintre miniaturiste, maître du jeune Salomon Landolt. — David Hess : Lebensbild von Salomon Landolt. — 8. Konrad, frère du précédent . * 1706, pasteur protestant en Pensylvanie (États- Unis), fonda à York une branche de la famille qui acquit de la considération et de la fortune. Elle existe encore aux États-Unis sous le nom de Wûrths, mais un de ses membres, Georges, s'est établi à Rome. — 9. Joh.- Heinrich, 1699-1791, entra jeune au service de Venise, puis à celui de l'empire ; capitaine de la compagnie colonelle du régiment Tschudi de la garde au service de Naples 1738, entra dans les bonnes grâces du roi Charles III ; puis il passa quatre années au service hollandais et revint à Zurich en 1752, où il travailla dans le collège des Constables à l'amélioration de l'artillerie. Auteur de Einrichlung und Disciplin eines Eidg. Régiments zu Fuss und zu Pferd, 3 vol., 1758-1759. L'ouvrage eut le suffrage de Frédéric-le-Grand. Après avoir fait des voyages à Londres, en Portugal et. en Hollande, Wirz rentra à Zurich où jusqu'à un âge avancé il s'adonna à des études militaires et de sciences naturelles. — Monatl. Nachrichten 1791, p. 30. — 10. David, 1786-1858, tailleur, secrétaire de la nouvelle université de Zurich 1833, recueillit la documentation d'un livre de famille, mns. dont le premier volume comprend la généalogie des trois familles Wirz bourgeoises de Zurich. — II. Joh.-Kaspar. 1847-1915, pasteur à Dàttlikon, Witikon et Oberglatt 1874-1879, pasteur à Aadorf (Thurgovie) 1883-1887, entreprit de longs voyages à l'étranger. A partir de 1891, il se consacra à la recherche des documents concernant la Suisse dans les archives d'Italie. Dr phil. h. c. de l'université de Zurich 1903. En 1890, il publia Etat des Zùrcher Ministeriums von der Reformation bis zur C,et\cnwart. Une esquisse biographique publiée dans le fascicule V des Regeslen zur Schweizergeschichle aus den pàpstlichen Archiven 1447-1513. qu'il avait publiés pour le compte des Archives fédérales, renseigne sur ses

WISARD

W1SLIGENUS

Jakob Wirz (n° 2).

D'après une photographie.

travaux historiques. Voir également AS G XV, p. 154. e) Admissions isolées à la bourgeoisie de Zurich. Outre les ancêtres des familles qui ilorirent pendant plusieurs siècles à Zurich, un certain nombre de Wirz des branches d'Erlenbach (provenant en partie de Kùsnacht) acquirent la bourgeoisie de Zurich aux XVIe, XVIIe et XIXe s. Aucun de ces rameaux n'eut une longue durée. — 1. Jakob, dit Ammann, d'Erlenbach, bourgeois 1587, capitaine au service d'Henri de Navarre ; il participa à la campagne de Navarre de 1587, interdite par l'autorité et en fut puni lors de son retour. -- JSG XL, p. 1. — 2. Jakob, d'Erlenbach, 1845-1899, bourgeois de Zurich 1878, commerçant, directeur du chemin de fer du Nord-Est 1890-1894, directeur du Crédit suisse 1894, député au Grand Conseil ; il contribua à la reprise par la commune

des services du gaz et de l'eau, ainsi que des tramways. A pris une part dirigeante à la fusion des communes suburbaines en 1893, membre du comité central de l'Exposition nationale de 1883. Colonel d'administration. — NZZ 1899, n°s 343, 345. — ZP 1899, n° 292. — Landbote.

1899, n» 293. — Allg.

Schw. Ztg. 1899, n° 292.

— Ziïrcher Adressbuchzeitung 1899, n° 51.

III. Wirz de Hombrechtikon, originaires de Kùsnacht 1606, établis à Mânnedorf, Bubikon, Gossau et Winterthour. — 1. Robert, 1871 - 6, juin 1930, * à Gossau, maître secondaire à Winterthour 1894, bourgeois de Winterthour 1905, député au Grand Conseil 1916-1923, au Conseil national 1922-1930 ; auteur d'un manuel d'histoire à l'usage des écoles secondaires zuricoises. Fonda en 1906 la conférence des maîtres secondaires du canton dont il fut président jusqu'en 1918.

— Landbote 1930, n™ 130-132.— Volksrecht 1930, n»s 132- 134. — Nbl. d. Stadtbibl. Winterthur 1932, p. 114. - Jahrbuch der Sek.-Lehrerkonferenz. — 2. Hans-Jakob, * 1873àFiissen (Bavière), bourgeois de Gossau, relieur el imprimeur, rédacteur du Zûrcher Anzeiger, Zurich 1901-1906, du Griitlianer 1906-1920. Député au Grand Conseil 1905-1907, au Conseil national 1918-1920 ; président-fondateur de la snciélé protectrice des animaux Humanitas, secrétaire social de la fabrique Tobler S. A. à Berne 1920. — ZWChr. 1918, p. 402. [Hans-G. Wirz.]

WISARD, PAUL-Eugène, * 1870 à La Neuveville, t 22 mars 191 1 à Lancy (Genève), originaire de Corcelles (Berne). Fondateur en 1905 de la Société suisse de publications illustrées qui acheta Le Papillon et La Patrie suisse ; directeur de La Suisse sportive, et de La Patrie suisse de 1905 à sa mort. — PS 1911, 1923. — JG 1911.

— Archives d'État Genève. [André Duckert.] WISEN (C. Soleure, D. Gosgen. V. DGS). Com. et

Vge paroissial, où l'on a trouvé des monnaies et poteries romaines. Des tombes germaniques de l'époque primitive, faites de dalles de pierre, ont été découvertes en 1837 lors de la construction de l'église. Au milieu du XVe s., le seigneur de Wisen était Thomas von Falkenstein. En 1458, il céda à Soleure la seigneurie de Gosgen, sans Wisen ; l'année suivante, il vendit également à cette ville ses sujets de Wisen. La haute juridiction devint en 1461 la possession de Bàle, qui avait acquis à cette époque, de Thomas von Falkenstein, le landgraviat du Sisgau. A la fin de 1839, Wisen fut définitivement séparé de Bâle (Bàle-Campagne). Jusqu'à la Réformation Wisen dépendit de la paroisse de Lâufelfingen, depuis 1537, de celle de Trimbach, depuis 1674, de celle d'Ifental. En 1837, une église fut construite à la place d'une chapelle du XVIIIe s. En 1865, Wisen devint une paroisse autonome. Un nouveau clocher fut édifié en 1925. Grands incendies en 1524, 1673, 1694. —

MHVSol. II ; VIII, p. 147. — L.-R. Schmidlin : Kirchensdtze. — C. Roth : Die Auflbsung der tierst. Herrschaft, p. 171. — J.-C. Nàf : Ans der Gesch. des Dorfes Wisen. [h. Tp.]

WISER (voir aussi Wieser). Familles des cantons de Schaffhouse et Zurich.

A. Canton de Schaffhouse. WlSEB, Wieser, Wyser, Uwiser. Vieilles familles bourgeoises de Schaffhouse dans la seconde moitié du XIIIe s., et de Neunkirch en 1446, probablement originaires des régions zuricoises avoisinantes ; des porteurs du nom, venant de Feuerthalen et Uhwiesen, furent encore reçus bourgeois en 1543 et 1561. Armoiries des Wiser de Schaffhouse : d'azur au pentagramme de gueules accompagné en pointe de trois coupeaux de sinople. — 1. Klaus, trésorier 1423-1432. — 2. Balthasar, trésorier 1533-1538. — 3. Leonhard, du Petit Conseil 1579-1580. — H.-O. Huber : Chronik. — SKL. — US. — LL. — W. Wildberger : Gesch. d. Stadt Neunkirch. — J.-K. Trippel : Chronik. — Reg. généal. de Schaffhouse. [Stiefel.]

B. Canton de Zurich. Familles d'Uhwiesen et Feuerthalen, ainsi que de Zurich. L'une d'elles est mentionnée dès 1411 à Uhwiesen ; le nom apparaît en 1542 à Feuerthalen et vers 1600 à Benken. — [J. Fbick.] — Armoiries : d'argent à un pentagramme de gueules accompagné en chef d'une étoile du même et en pointe de trois coupeaux de sinople (armoriai K. Meyer, 1674). Juncha\\ d'Uhwiesen, * à Benken 1592, capitaine et sous - bailli comtal, et son frère Hans-Konrad, 1593-1664, sousbailli, furent reçus bourgeois de Zurich en 1618, tout en demeurant, avec leurs descendants, dans le lieu de leur origine. Hans Konrad est l'ancêtre de nombreux ecclésiastiques et de deux orfèvres : — 1. Johannes, petit-fils du prénommé, établi à Schaffhouse et à Constance, maître orfèvre en 1729 et — 2. Hans-Konrad, neveu du n° 1, 1720-1796, maître orfèvre en 1745. — 3. Ludwig, 1736 - 2 août 1815. chirurgien, devint par son mariage, dernier seigneur justicier de Wetzikon : du Grand Conseil 1784, seul membre de la famille qui siégea dans ce corps. — Monatl. Nachr. 1815, p. 134. — 4. Martin, fils de Junghans. 1625-1667, enseigne, souche de la branche de Benken. éteinte en 1835, qui donna naissance à plusieurs bailli>. — 5. Heinrich, 1745-1799, orfèvre, est la souche de la branche illégitime, encore existante aujourd'hui. Son frère — 6. Johann- David, 19 nov. 1759 - 6 mars 1840. marchand de fer, Amtmann du Fraumùnster 1821. — 7. David-Friedrich, fils du n° 6, 6 mai 1802 - 22 mars 1878, minéralogiste distingué, légua ses collections à l'École polytechnique de Zurich, Dr phil. h. c. de l'université de Zurich 1865. Il a laissé son nom au minéral Wiserit. — Nbl. der Naturforsch. Ges. Zurich 1918. — ADB 43. — Vierteljahrsschr. der Nat. Ges. Zch. 73, p. 378.-8. Heinrich, 31 mai 1787 - 17 déc. 1879. frère du n° 7, marchand de fer, dernier représentant de la branche légitime. — F.-O. Pestalozzi : Erinnerungen an Heinrich Wiser. — Voir en général Dùrsteler St. — Esslinger : Promp. geneal. (mns.). — Hofmeister : Gcneal. Tabellen (mns.). — LL. — LLH. — K. Wirz : Etat. — SKL. — Nbl. des Waisenhauses 1872. [H. Hess.]

WISGERWER. Voir Malamulier.

WISKEMANN. Famille bourgeoise de Zurich depuis 1810, venue de Cassel (Prusse), avec Otto-Heinrich, orfèvre, 1769-1832. Ses descendants ont généralement exercé la même profession. Armoiries : coupé d'or à un homme issant d'argent boutonné d'or, coiffé d'un chapeau à plumes et armé du même ; et de gueules à deux barres d'argent. — Hofmeister : Tabelles généal., vol. 30, mns., arch. de la ville de Zurich. — État de bourgeoisie, Zurich. — J. Egli : Wappenbuch Zurich 1860 et 1869. [E. H.]

WISLICENUS, Johannes, de Halle (Saxe), * 24 juin 1835 à Klein-Eichstadt (Saxe). Il était fils du théologien Gustave-Adolphe Wislicenus, qui, pasteur à Halle, lui exclu en 1846 de l'église nationale à cause de ses opinions libérales el mourut à Zurich, le 14 oct. 1875. Jo-

WISLIKOFEN

WISSENBURG

Johannes Wislicenus.

D'après un portraîl ;i la craie

(Bibliothèque Nationale, Berne).

haïmes s'établil en L860 à Zurich ; maître à l'école cantonade de Zurich 1861, professeur ordinaire à l'uni \ ersité 1807. |iriii'. à l'École polytechnique 1870, directeur de cel établissement 1871-1872, bourgeois de Zurich 1861, professeur à Wiirzbourg 18/2-1885, puis à Leipzig. t 5 doc 1902. Sou œuvre scientifique traite surtout des acides lactés el de leurs modifications, ainsi que de la construction synthétique des rapports organiques. —

F. Rampe : Gesrli. der relig. Hewegiuui der neiien Zt.it,

Leipzig 1852-1856. — C.

Thierbach : Gust. Ad. Wislicenus, Leipzig 1904. — Ferd. Rudio : Direktort n der eidg. Polyt. Schule. — B. Rassow : Nachruf auf .1. Wislicenus, dans Zeit-

srlirift fur ait iicirtnitl.li' t'Ait -

mie 1903, fasc. 1. — Ernst Beckmann : J. Wislicenus, Berlin 1905. Wilh.

Sonne : . \tts Erinnerungt n an ■/. Wislicenus, Leipzig 1907. — Wilhelm, fils du précédent, * 1861 à Zurich, Dr phil., chimiste, professeur à Tubingue de 1902 à sa mort 8 juin 1922. — .\ZZ 1922, n° 767. — Be-

lithlt drr deutschen rlirni.

Ces. 1922, p. 120. — Joli wn-Adolf, frère du précédent, * 1867 à Zurich.

D'phil., professeur de chimie à l'académie Forestière de Tharandt, près de Dresde. [P. Meintel.]

WISLIKOFEN (C. Argovie, D. Zurzach. V. DGS). Coin, et Vge. En I1H7. Wiscilinchoven ; 1126, 1179, Wizilinchovin (de l'ahd. Wizzilo). Au Miisôrh on a trouvé des tombes contenant des urnes en argile grossière. Selon W. .Mer/, ( Gemeindewappen ) , la basse juridiction de cette localité appartenait au château de Kùssenberg (Klettgau), la haute juridiction à la seigneurie de Baden. Un noble Adelbero von Wislikofen esl mentionné en 1107, mais on ne possède aucun autre renseignement sur une famille de ce nom. Il existait à Wislikofen un petit établissement de bénédictins, dont le chef portait le titre de prévôt ; fondé en 1113 par les frères Adelbero et Alkerus von Walthusen et dépendant du couvent de Saint-Biaise, il fut supprimé en 1807. — Arg. 27, p. 95. — A. Niischeler : Gotteshâuser II, p. 12 ; III, p. (306, 618. — W. Merz : Burganlagen und Wehrbauten II. [H. Tr.]

WISMER. Famille d'Uitikon am Albis (Zurich), citée depuis 1503 sous la forme Wismann, Wi6mar, puis W'ismer. Elle s'établit aussi dans la suite à Birmensdorf et Schlieren. Le nom est florissant à Wetzikon où la famille vint de Fischental en 1765 et 1770. — Félix Meier : Gesch. d. Gem. Wetzikon. — [J. Frick.] — Caspar, d'Uitikon, 16 déc. 1839 - 8 oct. 1918, pasteur de Matzingen 1865, Berg am Irchel 1867-1901, doyen 1878, auteur de Der christliche Glaube. — ZWChr. 1918, n° 42. — Kirchenbote 1918, n° 10. [H. Hess.]

WISOBERG, ab. Voir Zinderist.

WISS. Familles soleuroises. — Viktor, 1819-1897, instituteur à Soleure 1848, directeur des écoles de la ville de 1866 à sa mort. — SL 42, p. 142. — ALFONS, * 1880, à Fulenbach, sculpteur, cité dans SKL. — [L. S.] — Michael, bailli de Dorneck 1506-1509, se rattache à une famille éteinte, bourgeoise du chef-lieu. — Voir

G. v. Vivis : Bestallungsbuch, aux Archives d'État Soleure. [f v. V.]

WISSACHEN (Wyssachen) (C. Berne, D. Trachselwald. V. DGS). Com. comprenant des hameaux et de nombreuses fermes disséminées, relevant de la paroisse d'Eriswil, dont elle partagea de tout temps les destinées ecclésiastiques et politiques. — Voir art. Eriswil. — R. Schedler : Wanderbuch. [H. Tr.]

WISSEN UND LEBEN. Périodique bi-mensuel publié dès octobre 1907 par la société du même nom fondée à Zurich le 23 mars 1907 sur l'initiative d'Er-

nest Bovet, lequel fut longtemps directeur de la revue. Celle-ci prit dès janvier 1926 le titre de Neue Schweizer Rundschau et devint mensuelle jusqu'en 1931 où elle cessa de paraître. Dès mai 1933, elle reparut sous le même titre de Neue Schweizer Rundschau. [W. J.]

WISSENBACH, zum. Anciennes familles éteintes, autochtones d'Untervvald. — I. Nidwald. Famille de Buochs, originaire du domaine de Wissibach à Buochs.

— 1. Johann zum Wissenbach, landammann de Nidwald 1395, déposé la même année et impliqué, ainsi que ses frères — 2. Rudi et — 3. Heini, dans de graves compétitions politiques et des procès pénaux avec les gens du pays ; un jugement arbitral de la Diète y mit tin en 1398. — 4. Heini, t à la bataille de Saint- Jacques sur la Birse 1444. — 5. Un, le dernier de la famille mentionné comme propriétaire à Buochs. La famille Weissenbach, de Bremgarten et Zoug, prétendit être d'origine unterwaldienne ; en 1634, la landsgemeinde de Nidwald fit don de l'indigénat au maître monnayeur Kaspar Weissenbach, de Zoug ; en 1635, ses iils, Hans-Jakob, le lieutenant ()s\VALi">, Franz et Karl furent également reçus dans l'indigénat. Leurs descendants s'établirent à Stans, où ils s'éteignirent en 1709.

IL Obwald. Famille paroissienne de Kerns ; on ignore si elle est apparentée à celle de Buochs ou si elle tire son nom d'un lieu dit Wissenbach à Kerns. — 1. Hans, 1451, 1455, 1457 et 1464, représentant des paroissiens de Kerns. du Conseil. — 2. Peter, du Conseil 1504. bailli de la vallée d'Engelberg, de Sargans 1512-1513, trésorier cantonal 1515, chef d'expéditions militaires et partisan de Schiner. t à Marignan 1515. — 3. Heinrich, administrateur de l'église 1527, bailli du Freiamt 1529-1531, de Lugano 1532-1534 ; souvent député à la Diète dès 1533, landammann 1537, 1540, 1546. 1549, 1553. t 1553. - 4. Wolfgang, secrétaire d'État 1542-1551. — 5. Peter, fils du n° 3, à Sarnen, juge 1558, secrétaire d'Étal 1559, trésorier du pays 1560, se distingua comme capitaine aux batailles de Dreux 1562 et M eaux 1567. Bailli du Freiamt 1571-1572. — 6. Kaspar, fils du n° 3, juge et conseiller de Kerns 1556, bailli de Thurgovie 1568-1569, capitaine au service d'Espagne. — 7. Heinrich, fils du n° 3, du Conseil, capitaine, secrétaire d'État 1571. t vers 1579. La famille s'éteignit avec le lieutenant SEBASTIAN, t 1678 à Novare. — Odermatt : Kollektaneen. — A. Kuchler : Chronik von Kerns. — Gfr. Reg. [H. D.]

WISSENBURG, Jakob, de Bàle, tisseur de laine, maître de la corporation des tisserands 1515, du Conseil 1499, 1517-1523.

— Wolfgang, fils du prénommé, * 1496, prêtre 1516, aumônier de l'hôpital de Bàle 1518, prit part en été 1523 aux colloques avec les partisans de l'ancienne foi ; en 1524, il discuta avecStephan Stor au sujet du mariage des prêtres ; assista aux colloques de Baden en 1526 et de Berne en 1528, accompagna comme aumônier, le 27 oct. 1531, les 500 hommes qui se portaient au secours des Zuricois.

Successeur de Simon Grynàus à l'université 1541, pasteur à St. Peter 1542-1549, abandonna le professorat en 1554. Quoique originairement luthérien, il combattit les eiforts de Simon Sulzer pour lui b.éraniser l'église bâloise. Sulzer l'ayant emporté, il lutta pour le retour de Bàle à l'église réformée, mais mourut le 9 mars 1575 avant d'avoir pu voir le résultat de ses efforts. — ■ Ernst Stàhelin : Dus Buch des Basler Reformation. — Karl Gauss : Der Basler Reformationspfarrer Wolfgang Wissenburg, dans Christlicher Volksfreund 1925, nos 41-46. [K. Gauss.]

Woffgang Wissenburg.

D'après un portrait dans Ernst

Stàhelin : Da.s Buch der Basler

Reformation.

W1SSENBURG

WISSO

WISSENBURG, Elisabeth von, abbesse de Zurich 1487-1496, de la famille badoise des Krenkingen, dont la branche cadette portait le nom de son domaine, Wissenburg au Klettgau. L'abbaye continua à péricliter sous son règne. — G. v. Wyss : Abtei Zurich, p. 109.

— Dok. Waldmann. [W. G.] WISSENWEGEN. Familles de Meienberg et Lucerne, mentionnées de 1267 à 1506 environ. Armoiries : d'argent à la fasce de sable accompagnée de 3 anneaux du même (variantes). — AHS 1900, p. 110. — 1. Arnold, bourgeois de Meienberg 1267-1279. — 2. Johann, lils du n° 1, bourgeois de Lucarne 1310, tenancier de fiefs d'Einsiedeln et Lucerne, du Grand Conseil 1290- 1318. — 3. Peter, cité de 1314 à 1357, fds du n° 2, conseiller 1330, ammann entre 1346 et 1356, député à Beckenried 1348. — 4. Heinrich, 1378-1419, du Petit Conseil -1392, ammann entre 1396 et 1409, envoyé du Conseil 1396, 1397, 1404, 1418, 1419, bailli de Ruswil 1396, de Wolhusen 1397-1398, de Root-Knens-Horw 1400, 1403, de Rotenburg 1402, de Kriens 1405, de Horw 1411 ; garde des sceaux 1400-1412, avoyer 1401, intendant du domaine de Langensand 1415, de Kriens, dont il vendit le domaine à Lucerne, 1416. — 5. Peter, 1376-1422, bailli de Wolhusen 1397-1398, de Root- Kiiens-Horw 1411, du Petit Conseil 1421, intendant de Langensand 1422. t à Arbedo. — 6. Margaretha, prieure des nonnes d'Am Fluss à Aarau vers 1380. — 7. Margaretha, abbesse de Rathausen vers 1481-1506.

— Gfr. Reg. — M. Estermann : Pfarrgesch. v. Iiochdorf. — l'.-.\. Weber : Der Ammann zu Luzern bis 1479.

- Th. v. Liobenau : Dus allé Luzern. — A.-Ph. v. Segesser : Rechtsgesch. — J.-E. Kopp : Gesch. der Eidg. l'un île. — Le même : Urkunden I. [P.-X. W.]

WISSERLEN (C. Obwald, Com. Kerns. V. DGS). Emplacement où se rendait la haute justice comtale. à la lisière du Kernwald, qui devait plus tard séparer les deux demi-cantons. C'était le centre d'une communauté particulière formée par tous les hommes libres de l'Unterwald et qui devint le foyer du mouvement d'indépendance poliîique. Encore après la constitution des deux demi-cantons d'Obwald et Nidwald, des landsgemeinde communes réunirent à Wisserlen les hommes des deux parties de l'Unterwald pour la discussion des affaires politiques. Il s'en tint notamment en 1382, 1470. 1473-1474 et 1485. Cette institution historique continua longtemps à vivre dans le souvenir du peuple, ainsi qu'en témoigne le projet de convoquer à Wisserlen, pendant la guerre des Paysans de 1653, une landsgemeinde en faveur des paysans révoltés. — R. Durrer : Kunstdenkmâler von Unterwalden. [R. D.]

WISSERLEN, von. Ancienne famille d'hommes libres du pays d'Unterwald. Armoiries : d'argent à un saule de sinople. — 1. Nikolaus (Klaus), figure en 1315 parmi les magistrats d'Unterwald réunis; siège en 1325 au tribunal d'Unterwald à Stans. t après 1330. Son fds — ■ 2. Nikolaus, conventuel d'Engelberg 1330, abbé 1359. f 25 août 1360. -- 3. le « frutz (vaillant) von Wisserlen », figure en 1387 parmi les premiers du pays, ainsi que — 4. Heini, qui apparaît aussi en 1388 comme témoin du Conseil. — • 5. Erni, prit, dans la bataille de Ragaz de 1446, la bannière de Wolfhardv. Brandis. — 6. Kuni, possède en 1487 un fief héréditaire à Giswil où un Kaspab W'vsserler est mentionné en 1535. [R. D.]

WISSHAUPT. Voir Weisshaupt.

WISSING. Famille de Lucerne, bourgeoise en 1557 avec JAKOB, de Bienne, f 1579; éteinte en 1863. — 1. HANS, bailli de Habsbourg 1615. f 1639. —2. Niki. \i S, 1601-1671, jésuite 1616, écrivain. — 3. Niklaus, 1626- 1662, Dr med. en Hongrie, fut assassiné lors de son retour au pays. — F. Balthasar : Porlràt galerie. — 4. Jakob, bailli de Kriens 1637. f 1643. — 5. Heinrich- Renward, 1663-1737, de la corporation du Safran, imprimeur officiel 1711, bailli de Weggis 1731. — 6. Josef- Xaver-Niklaus, 1715-1775, bailli de Weggis 1754, 1759, de Kriens 1761. — 7. Jost-Franz-Jakob, imprimeur de la ville 1750-1781. — Gfr. Beg. — Th. v. Liebenau : Gesch. der Buchdruckerei der Stadt Luzern, p. 47. — Kas. Pfyffer : Gemalde I. II. — LL. — LLH. [P.-X. W.]

WISSINGEN, von. Voir ZwYSSlG.

WISSLER iVVisler, Wiesler, Wyssler). Vieille

famille de Sumiswald (Berne) : IlENSLI Wisler esl cité en 1383 dans le Tellenrodel d'Affoltern en Emmenthal. Les frères Peter, Kaspar et Isaak Wissler exploitaient vers 1830 à Goldbach une fabrique de damassés fort renommée. — 1. Johann-Friedrich, 1824-1873, notaire, membre fondateur et premier administrateur de la Caisse d'épargne et de prêts à Berne. — 2. Hans, Dr phil., 1867-1932, professeur à l'école supérieure de jeunes filles à Zurich. Son épouse — Anna née Meyerhofer, écrit pour la jeunesse. — 3. Gustav, * 4 avril 1882, Dr phil., bibliothécaire à la Bibliothèque nationale suisse à Berne ; auteur de Das schweizerische Volksfranzôsisch. [L. S.]

WISSLIIM. Famille bourgeoise de Schaffhouse, éteinte vers le milieu du XVIIIe s. Armoiries : de gueules à un chêne au naturel feuille de deux feuilles. — 1. Eberhart, du Petit Conseil 1565-1577. f 29 déc. 1577 ou 1578. — H.-O. Huber : Chronik. — 2. Hans-Martin, prévôt de corporation 1599. bailli de Lôhningen 1609. — LL. — Reg. généal. de Schaffhouse. [Stiefel.]

WISSMANN (Wiesmann). Ancienne famille zuricoise de Wilen (Com. Oberstammheim), où elle apparaît au commencement du XVe s. — A. Farner : Stammheim. p. 81. — [J. Frick.] — D'autres branches existent à Kloten et dans le Grùningeramt. Le nom se trouve déjà dans le premier registre fiscal zuricois de 1357. Félix, d'Opflkon, bourgeois de Zurich 1594. — [E. D.] — Johann- Jakob, * 15 août 1843 à Zurich, 1 1 1 juin 1903 à Zurich, de Kloten, reçut la bourgeoisie d'honneur de Zurich en 1889 à l'occasion des fêtes de Waldmann.

Pasteur à Œtwil-am-See 1866, à Meilen 1871, à St.

Peter de Zurich 1888, représentant éminent de la théologie libérale, prédicateur de renom, publiciste, président de la Société académique zuricoise 1893- 1896 ; député au Grand Conseil 1890-1902. Il prit une part importante à la préparation du synode populaire et de la nouvelle loi ecclésiastique zuricoise.

I lu\ rages : Bêle n. Arbeite (recueil de prédications) ; Die Anforderungen der Gegenwart an das iheologisclu Studium. — Voir Reden anl. der Beerdigung und Gedàchtnisfeier des J. J.

Wissmann. — ZWChr. 1901, n° 2 : 1903, n° 25. — iVZZ 1903, n» 176. — Z/' 1903, n" 136. — Evang. Wochenblatt 1903, n° 25. — Ziircher Jahrbuch fur Gemeinnùtzigkeit 1902-1903. — Ziirichsee-Ztg. 1927, n°s 7, 9, 17, 22. — Voir aussi art. WIESMANN. [W. G.]

WISSO. Famille zuricoise de chevaliers des XI 1- XIVe s. Éteinte en 1392. Armoiries : I. d'azur à une Heur de lys d'argent. IL Coupé, au 1 d'argent à une fasce d'azur, au pal de gueules brochant ; au 2, d'azur plein.

Sous les formes Wisso, Wisse. Wiss, Ubus, le nom remonte à 968. La filiation peut être établie à partir de 1149. On donne comme ancêtre commun :

— 1. Purchardus Albus. 1153, mentionné en 1177 en qualité de ministre des ducs de Zàhringen. Son fils — 2. Rudolf, chevalier, f avant 1258.

En 1220, les frères — 3. Conrad, chevalier, et Heinrich Wisso sont mentionnés comme ministériaux de l'abbaye de Zurich ; Heinrich est avoyer 1220-1221. Le cadet — 4. Conrad, porte pour la première fois un nom allemand dans son diplôme latin de chevalier, en 1255 ; il fait soumission à l'église en qualité de noble. Membre du Conseil d'automne 1265-1269. mort avant 1272. Son fils — 5. Conrad, fut un chasseur de bénéfices, devint en 1272 curé de Kirchdorf et chanoine de la prévôté, en 1275 collateur de Dinhard ; recom-

Johann-Jakob Wissmann.

D'après une photographie.

WITIKON

WITTENWIL

mandé au pape, en L306, par Le duc Frédéric d'Autriche,

dispensé par le pape en 1307, en qualité de collateur de Schneisingen et titulaire des paroisses de Kirchdorf. Dinhard, Egg et Jona, prévôt du chapitre de Zurzach 1309, protégé de l'Autriche, t 27 avril 1322. 11 passe pour avoir commandé les armoiries peintes dans la maison Ziim Loch. — Ziirclier Wappenrolle 1930. - Son neveu — 6. WlZLI, chevalier 1310, du Conseil de Carême L311-1313. f 1315 à Morgarten. Son fils - 7. Joti \\s \\ iss eut , avant 1338, un conflit avec la ville de Zurich, fut emprisonné puis remis en liberté ; chanoine 1338, eut une nouvelle querelle avec la ville au sujet du massacre nocturne de 1350, en 1357, lors de sa réconciliation, il fut condamné à éviter une mande partie de la ville ; pré\ éi du Grossmùnster depuis 1382 au plu-, tard, f I'1 févr. 1392. Son frère — 8.Wisse, chevalier 1338, en querelle avec la ville de Zurich et banni, entra en 1349 dans la conjuration du comte Hans de Habsbourg, fut tué dans le massacre nocturne du 24 au 25 févr. 1350. La maison Zum Loch fut confisquée comme propriété de famille et revendue à bas prix à Elisabeth Schwend en 1354. — 9. Reinbolt, fils du n° 8, se réconcilia avec Zurich moyennant renoncement à tous les biens de son père. — On ignore les rapports de parenté de Rudolf Wisso (aussi nommé Ulrich), chevalier, impliqué en 1349 dans les intrigues des bannis de Rapperswil, juge de la conimanderie de Wàdenswil 1384, représentant du commandeur 1391. — Ziircher Wappenrolle, 1930. — Voir en outre : S. Vôgelin : Das alte Zurich. — L. Bosshart : Chronik, p. 9, 14. - D. Willi : Album W'ettingense, p. 38. [E. D.]

WITIKON (C. et Y). Zurich. V. DGS).Vge, Coin, et

paroisse. En 940. Il itinchova. Armoiries : de gueules à la

ferrure de bouclier d'argent (Ziircher

fTTTTTTffTTTH,n'T> Gemeindewappenkarte, n° 148). La prelll^fv^ f mière trouvaille romaine faite dans la région fut déposée en 1929 au Musée national (O. Schulthess : Die rômische Forschung in (1er Schweiz). Au moyen âge, le couvent de Zurich, le chapitre de Zurich et le couvent du Zûrichberg possédaient des biens à Witikon. Les Meier du couvent appartenaient à la famille zuricoise des Miilner. En 1333, L'empereur Louis de Bavière accorda au chevalier Gôtz I Miilner un privilège, grâce auquel il devint possesseur du fief impérial de Stadelhofen et Witikon. Gôtz I vendit ses droits en 1358 à la ville de Zurich, laquelle reçut de l'empereur Charles IV les droits de police et banalit é que Zurich fit administrer par des baillis. De 1384 à 1798. Witikon appartint au bailliage intérieur de Kiisnacht. Lors de la première bataille de Zurich, en 1799, Witikon fut très disputé. La République helvétique attribua le village au district de Zurich, l'Acte de médiation au district de Horgen, la Restauration au district de Zurich. La loi du 5 juil. 1931, déployant ses effets le 1er janv. 1934, a incorporé Witikon à la ville de Zurich. En 1270 déjà, une chapelle dépendant du Grossmùnster et consacrée à saint Othmar existait à Witikon. Depuis 1526, la commune avait son propre pasteur, mais qui habitait la ville. La paroisse devint autonome en 1864. Un château passe pour avoir existé aux environs du village. Une famille d'hommes libres, qui apparaît en 1250 et dans des documents postérieurs, portait le nom du village. Population : 1836, 309 hab. ; 1930,641. Registres de baptêmes et de mariages dès 1631 ; de décès dès 1700 ; des familles dès 1811. — UZ. — NZZ 1921, n° 1432 : 1928, n° 550 (église). — Zolliker liote 1917, n° 8 ; 1924, n° 6, 8, 17, 21, 23. —ZWChr. 1903, p. 260 ; 1906, p. 425 ; 1910, p. 300 ; 1912, p. 203 ; 1913, p. 612. — Bericht der iinliquar. lies. Ziirieh 1926-1927, p. 26.- — Heimatschutz 1928, n° 7. [Hildebrandt.]

WITSCHI. Vieux nom de famille bernois, cité à Hettiswil 1477, très répandu dans les districts de Berne, Bùren, Berthoud, Fraubrunnen, Schwarzenburg et Thoune. — Emil, Dr phil., * 18 févr. 1890 à Ostermundigen, maître à l'école réale de Bâle 1914, zoologue ; auteur de travaux de zoologie. — DSC. [L. S.]

WITT, Johann-Niklas, de Neuenkirchen (Holstein), * 12 oct. 1808 à Heuwisch près Heide (Holstein),

t 2 févr. Î872 à Zurich, bourgeois de Zurich 1867 ; professeur de chimie à Saint-Pétersbourg, conseiller d'État, établi à Zurich en 1864, spécialiste de technologie chimique. — J.-C. Poggendorlï: Handwôrterbuch. — OlTO- NlKOLAUS, fils du précédent, Dr phil., chimiste, * 31 mars 1853 à Saint-Pétersbourg, f 23 mars 1915 à Berlin, bourgeois de Zurich. Directeur de l'association des fabriques chimiques à l'École polytechnique de Charlottenburg-Berlin 1886, professeur ordinaire 1891, conseiller intime, recteur, technologue, spécialiste des matières colorantes, fondateur en 1889 et rédacteur jusqu'en 1912 du périodique Prometheus. Outre de nombreuses publications techniques, il est l'auteur de : Die chemische Imliisirie des deutschen Iteiches im Beginn des 20. Jahrh., 1902. — Voir Poggendorlï V. — C. Matschoss : Mànnei der Technik. — Deutsches biogr. Jahrbuch 1914-1916. p. 345. — : Berichte der deutschen chemischen Ges. 1915, p. 736 ; 1916. p. 1751 (avec liste de ses travaux). [E. D.]

WITTE, Heinrich, historien, * 13 févr. 1854 à Leer (Frise orientale), f 15 févr. 1903 à Baden-Baden, professeur d'histoire au gymnase de Haguenau (Alsace) 1883-1902, au lycée de Strasbourg ensuite ; s'occupa de l'histoire de la région du Haut- Rhin au XVe s., qui a bien des points de contact avec celle des Confédérés : membre d'honneur de la Société générale d'histoire suisse 1900. Auteur de Der Mùhlhauserkrieg 1467-1468, 1886 ; Zur Gesch. der Burgunderkriege, 1891-1895 ; Die Armagnaken im Elsass, 1870. — - Liste de ses œuvres dans ASC X, p. 160. — NZZ 1903, n» 94, suppl. [E. D.]

WITTENBACH(< ci D. Saint-Gall. V. DGS). Coin. et paroisse. Au milieu du XIIIe s., Witanbach; 1303, Witabach ; 1331, Witenbach. La mayorie de Wittenbach comprenait au milieu du XIIIe s., outre Wittenbach, Tablât et Straubenzell ; elle formait un fief de l'abbaye de Saint-Gall en mains des Meldeli. Ulrich Meldeli remit la mayorie à l'abbaye en 1303. A partir de 1331, année où Louis de Bavière engagea la haute juridiction de Wittenbach à Ulrich von Konigsegg, le village est toujours cité avec les gens d'Appenzell jusqu'aux guerres d'Appenzell. L'abbé Hermann von Bonstetten enleva en 1345 la haute justice d'Appenzell, et celle de Wittenbach, au comte Albrecht III von Werdenberg-Heiligenberg pour la rattacher à l'abbaye, qui la possédait encore en 1360. L'hypothèque des Konigsegg fut rachetée en 1381 par l'abbé Kuno von Stoffeln. Le 17 janv. 1401, Wittenbach adhéra à l'alliance conclue entre la ville de Saint-Gall et les Appenzellois. Après la bataille du Vôgelisegg, du 15 mai 1403, Wittenbach prit le parti des appenzellois. C'est sur son territoire que fut élevée en 1405 la Letzi près de Kronbûhl et que les Autrichiens furent battus au second combat du 17 juin. L'empereur Sigismond cita encore devant lui, en 1434, les gens de Wittenbach pour refus de paiement d'impôts à l'abbaye. En 1457-1459, Ulrich Rôsch, agissant en qualité d'administrateur, morcela la commune de Wittenbach ; Tablât devint une juridiction, tandis que Wittenbacli subsista jusqu'en 1798 comme une des capitaineries de la cour abbatiale. Il fut érigé en commune en 1803 et rattaché au district de Rorschach jusqu'en 1831, puis à celui de Tablât. Au spirituel, Wittenbach se rattachait à la paroisse de Saint-Gall, mais il possédait au moyen âge déjà une grande chapelle sur L'Ulrichsberg, où la messe était dite le dimanche. En 1647, Wittenbach devint une annexe de la paroisse du couvenl : une nouvelle église, Saint-Ulrich, a été consacrée en 1652, rénovée et agrandie en 1724; érection de la chapellenie en 1775. — M. Gmiir : Rechtsquellen I, 197. — UStG III- V. - I. von Arx : Geschichten II, 361. — W. Ehrenzellei Kloster und Stadt St. Gallen im Spâtmittelalter, 137. — A. Nâf : Chronik, 1036. [J. M.]

WITTENSCHWEN DINER (Witthischwendineh.

\\ ittraschwendiner). Famille de Saint-Gall qui dut s'éteindre au commencement du XVIe s. Une rue portait son nom en 1378. — Ulrich, prévôt des cordonniers 1475, juge conventuel 1479. — UStG IV et V. — LL. — LLH. — MVG XI. - Mns. de la Bibl. de la ville de Saint-Gall (Hartmann, Wegelin). [D.-F. R.]

WITTENWIL (C. Thurgovie, D. Frauenfeld, Corn. Aadorf. V. DGS). Com. d'habitants avec château. En 1282, Witenwile, hameau de W'ito. Le village appartenait

WITTENWIL

WITTNAU

aux comtes de Toggenbourg, qui le flrenl administrer pendant deux siècles par des baillis d'une famille portant le nom de von Wittenwil. En 1376, lorsque les comtes achetèrent le château de Spiegelberg, ils réunirent leur nouvelle possession à Wittenwil; les deux seigneuries lurent jointes jusqu'en 1595. Kunigundev. Schwarzenberg, une héritière des Toggenbourg, vendit en 1464, les domaines de Spiegelberg et de Wittenwil, avec la basse justice et les sujets, à Heinrich et Ludwig Muntpral de Constance. Le village accepta la Réformation. En 1528, la double seigneurie passa des Muntprat à Wilh. von Landenberg, puis, de 1620 à 1722, les droits seigneuriaux de Wittenwil appartinrent à la famille Harder, qui fit reconstruire le château après l'incendie du 12 sept. 1656 et lui ajouta une chapelle catholique. Les derniers détenteurs de la juridiction furent, de 1722 à 1774, les barons Riieplin et, à partir de 1777, la famille zuricoise Schulthess. En 1832, le château passa en mains de familles bourgeoises ; la chapelle est aujourd'hui une forge.

— TU. — LL. — Pup. Th. — A. Pupikofer : Gemâldi .

— Le même : Wângi. — A. Naef : Burgen (mus.). — J. Nater : Aadorf, p. 97-105. — Johannes Meyer : Materialien (mns. de la Bibl. cant. de Thurgovie). — K. Kuhn : Thurg. sacra, Kirchen, p. 352. — E. Herdi dans Burgen des Thurgàus II, p. 94. -- Art. Spiegelberg. [Leisi.]

WITTENWIL, von (WITTENWEILER, WlTTWEI-

ler). Originairement famille d'écuyers du village thurgovien fie Wittenwil et sujets du couvent de Fischingen. Des branches s'établirent à Matzingen, Wângi, Wil,Lichii-usl eig, Constance et Bregenz : il existe encore îles W ittenwiler à Wattwil, Neu-St. Johann, Nesslau et Stein. Armoiries : d'or à un bouquetin de sable issant de trois coupeaux de sinople. L'ancêtre commun est dame DlEMUT de Wittenwil 1282 ; son fils Heinrich, sujet du couvent de Fischingen, acheta en 1282 le cellier de Tuttwil. — 1.

Berchtold, avoyer de Lichtensteig 1320. — 2. Heinrich Wittenweiler, * vers 1346 à Wângi, puis bourgeois de Lichtensteig et sautier de cette ville, t 1436. Auteur d'un poème comique Der Ring, environ 10 000 vers décrivant des noces villageoises (seul mns. à la bibl. ducale de Meiningen) et contenant aussi une satire de la décadence de la chevalerie. Cette œuvre fut publiée en 1851 par Ludwig Bechstein et en 1932 par Edmund Wiessner. En raison de certaines particularités linguistiques, l'ouvrage fut d'abord tenu pour avoir été écrit par un Bavarois ; Bàchtold découvrit que l'auteur était originaire du village thurgovien de Wittenwil. Plus récemment. Wiessner a établi l'identité de l'auteur avec le sautier de la ville de Lichtensteig. — Bàchtold, p. 182-190. — J. Bàchtold : Der Lanzelet des Ulrich von Zatzikhoyen — Le même dans Germania XX, p. 66. — C. Goedeke : Grundriss I, p. 297. — Gustav Scherrer : Kleine Toggenburger Chroniken, p. 112-126. — E. Bleisch : Zum Ring H. Wittenweiler s. --- Edm. Wiessner dans Zeitschrift fiir das deutsche Alterlum, 64, p. 155. — Le même : Urkundl. Zeugnisse iïber H. von. Wittenwil, dans Festgabe fur S. Singer, Tùbingen 1930. — 3. Hugo von Wittenwil, fin du XVe s., auteur d'un ouvrage sur l'escrime et la chasse (mns. à Munich, imprimé par G. Scherrer, p. 97). — 4. Anna Wittenwilerin. abbesse de Feldbach 1470-1488. — K. Kuhn : Thurg. sacra. — A la branche de Bregenz appartiennent

— 5. Ulrich Wittweiler, * à Rorschach 1535, profès au couvent d'Einsiedeln 1549, pendant vingt-deux ans curé d'Einsiedeln, abbé d'Einsiedeln de 1585 à sa mort 1600. Il s'adonna à des études historiques et écrivit, entre autres, les vies de saint Meinrad et de Nicolas de Flue. — O. Ringholz : Einsiedeln. — 6. Michael Wittweiler, greffier, acquit vers 1588 la seigneurie de Lôssler à Bregenz. Son fils — -7. Hans-Georg, Dr jur., conseiller autrichien des finances, fut anobli en 1627 et porta le titre de Wittweiler von und zum Losler.

— 8. Johann-Georg, jésuite, célèbre orateur de la chaire, premier recteur du collège de Porrentruy 1590- 1596, auteur d'ouvrages apologétiques et d'un commentaire apprécié des psaumes, t à Munich 1633. — An-

dréas Ulmer : Burgen Vorarlbergs. — - L. Vautrey : Hist. du Collège de Porrentruy. — ADB. — La branche de la famille établie à Wittenwil remplit pendant des siècles la fonction d'ammann des comtes de Toggenbourg, notamment — 9. Konrad 1282, — 10. II 1 5INiuch, 1298 et — 11. Rudolf qui fut tué à Morgarten en 1315 en même temps que son seigneur, le comte Frédéric. Depuis 1427, la famille tenait en fief le cellier inférieur et deux terres à Matzingen. Originairement, elle s'intitulait Ammann von Wittenwil, à partir de 1541, Ammann. Ce nom est aujourd'hui encore commun à Matzingen et à Wittenwil. — 12. Johann-Ulrich Ammann, Dr phil, * 16 mars 1881 à Stettfurt, maître secondaire à Frick et Zurzach, auteur de Festschrift zum SOjâhrigen Bestehen der Bezirksschule Frick et d'une Gesch. der Familie Ammann. — TU. — LL. — J. Nater : Aadorf. — K. Bornhauser : Wappen und Herkunft der Ammann von Wittenwil, dans AHS 1931.

— Jak. Stutz : Matzingen. — J. Ammann : Familie Ammann von Wittenwil (en préparation). [Leisi.]

WITTERSWIL (C. Soleure, D. Dorneck. V. DGS). Com. et Vge, près duquel on a trouvé des vestiges de murs romains et des sépultures alémanniques de l'époque primitive. Witterswil faisait partie de la seigneurie de Rotberg. En 1791 un vicariat fut fondé dans la localité, qui était jusqu'alors rattachée à la paroisse de Weisskirch. Witterswil devint une paroisse indépendante en 1808. -- MHVSol. II; VIII, p. 172. — Sonntagspost ( Nordschweiz) 1930, n° 12. — Al. Schmid : Kirchensâtze. [H. Tr.]

WITTIGKOFEN (Wittikofen) (C. Berne, D. et Com. Berne. Y. DGS). Château campagnard, dans le voisinage duquel on a trouvé des antiquités romaines, telles qu'anneaux, lampes et monnaies. Un Heinrich von Wittenchoven, mentionné en 1250, cultivait probablement l'ancien domaine de ce nom, propriété du couvent d'Interlaken, lequel vendit Wittigkofen en 1271 à Heinrich von Seedorf et à sa femme Mechtild, fondatrice du couvent de l'Isle à Berne, auquel le château appartint plus tard. Au XVIe siècle Wittigkofen passa successivement aux mains des avoyers Hans Steiger et Beat-Ludw. von Miilinen, au XVIIe s. à plusieurs membres des familles Willading et Watteville, en 1680 à une branche des Steiger (blancs) et en 1745, par mariage, à la famille Wurstemberger. de laquelle le manoir passa, à la fin du XIXe s. à la famille Sinner. En 1802, Wittigkofen fut le quartier général des insurgés dans la guerre des Bâtons. — Voir A. Jahn : Chronik, p. 108. — ■ Le même : Kt. Bern, p. 386. — - AHVB VIII, p. 470-472. — H. Tiirler : Bern. — Burgerhaus XL [H. Tr.]

WITTINSBURG (C. Bâle-Campagne, D. Sissach. V. DGS). Com. et Vge. En 1358, Witersperg ; 1469, Wintersberg. La légende de l'existence d'une ville du iiiiin de Chamber peut indiquer une occupation romaine. Monnaies romaines à l'effigie de Commode ; noms de lieux alémanniques. Wittinsburg appartenait autrefois aux Homberg, puis aux Neu-Homburg ; avec la seigneurie de Homburg, la localité passa à l'évêque en L305 et en 1400 à la ville de Bàle. Au XVe s., les seigneurs d'Eptingen possédaient des biens à Wittinsburg, ijiii faisait partie de la paroisse de St. Georg à Rùmlingen. De 1818 à 1822, le village eut sa propre école. — ' /./>'. — Archives d'État, Bâle-Campagne. — K. (i-auss : Die Baselliiiiilschtifll. Srhulen von der Zeil der Helvetik bis zti tint lierohilionswirren mit 1*31 bis 1S33.

— Baseltandsch. Ztg., 17 oct. 1923. [K. Gauss.] WITTMANN, Jean, rédemptoriste, * à Pans

28 lévrier 1848, prêtre 1872, curé de Champrougier (Jura) 1874, coadjuteur à l'église de Saint-Nicolas de Fribourg 1880, missionnaire apostolique 1884, chapelain de Progens 1884, curé de Porsel 1888-1891. t 1908. — A. Delïion : Dictionnaire VI, 365 ; IX. 178, 249. — Calai, sacerdotum. — Son. cathol. de lu Suisse 1908, 399. [J. N-]

WITTMER. Voir WlDMER.

WITTNAU (C. Argovie, D. Laufenbourg. V. DLS). Com. et Vge paroissial. En 838, Witunhova (de l'ahd. Wito). Un refuge se trouvait au Horn, à l'Est de Wittnau. A Ritzacker, on a trouvé des vestiges romains

W1TTNACER

W1TZWIL

et dos sapait uii'< alémanniques. Dans le territoire du village se trouvail l'ancien château de Homberg, auquel Wittnau appartint probablement jusqu'en 1351, époque où les droits de justice passèrent aux Habsbourg- Autriche (voir art. Homberg). Pour le reste, Wittnau partagea les destinées du Fricktal. La collation de l'antique église de Wittnau fut donnée au couvent de Bein- «il par les comtes de Homberg ou ceux de Tierstein. Le couvent lit administrer Wittnau par un conventuel ayanl le titre de prieur. De 1533 à 1589, l'ecclésiastique de Wittnau fut élu par le gouvernement de Soleure, puis ce fui de nouveau le couvent avec lequel, à partir de 1850, le gouvernement argovien eut une longue contestation au sujet de la collation. Le conflit se termina par l'attribution, en 1873, de la collation au canton d'Argovie et à la commune. En 1864-1865, l'église lut agrandie. — Arg. 23, p. 130, 191 ; 27. p. 95.

— TA 1861-1862, p. 9. — Al. Schmid : Die Kirchen- Sàtze des Kts. Solothurn. — W. Merz : Burganlagen und Wehrbauten II et III. — Basl. kathol. Volkskalender

1931. [H. Tr.]

WITTNAUER. Voir Weitnauer.

WITTwVEILER. Voir WlTTENWlL, VON.

WITTWER, Henri, d'Ausserbirrmoos (Berne), agrégé à Neuchâtel, où il est né le 8 févr. 1842 et mort le 23 déc. 1909. Directeur du chemin de fer du Jura neuchàtelois 1889-1899, puis un des administrateurs de la fabrique de chocolat Suchard. Membre du Conseil d'administration dès 1900 et président dès 1906 du Jura neuchâtelois ; député au Grand Conseil 1892-1901.

— Quotidiens neuchâtelois, déc. 1909. — Messages boiteux de Neuchâtel 1911. [L. m.]

WITWALD (C. Uàle-Campagnc, D. Waldenburg, Com. Eptingen. V. DGS). Buine d'un château nommé autrefois Wild-Eptingen, par erreur aussi Witenheim. appartenant aux seigneurs d'Eptingen. Le château fut reconstruit après le tremblement de terre de 1356 et appartenait au rameau de Wildenstein de la famille d'Eptingen. Par partage successoral, la moitié de Witwald fut attribuée au chevalier Heinrich dit Votsche von Underswiler, époux d'une Eptingen, l'autre moitié aux enfants de son beau-frère. Le 1er févr. 1398, la possession intégrale du château revint aux Eptingen, par voie d'achat, mais Bàle obtint probablement le droit d'y mettre une garnison, car, après la bataille de Saint- Jacques, des soldats bâlois occupèrent Witwald. En 1487. le château fut acheté par Bàle avec Oberdiegten. A cette époque, il était depuis longtemps délabré. En 1909, Bud. Sarasin, de Bâle, acquit la ruine et lit consolider les vestiges de murs. — W. Merz : Burgen des Sisgaus I. [O. G.] WITZ. Famille de Bienne, bourgeoise en 1645 avec Kaspar, pasteur de ville 1650. f 1653. Elle a donné de nombreux membres des Conseils et des autorités locales. — Emanuel, 1717-1797, peintre, à Pans 1738, accompagna Lord Keith, futur gouverneur de la principauté de Neuiliàh'l, dans ses voyages au Sud de la France et en Espagne. Il entra en 1740, à Madrid, au service du comte d'Aranda, fut plus tard poursuivi par les tribunaux religieux et incarcéré, et se créa finalement de hautes relations ; il lit les portraits de personnages de la cour d'Espagne et devint membre de l'Académie. Bentra à Bienne 1760.— Friedrich, 1703- 1758, frère du prénommé, orfèvre. — D'une famille de potiers de Bienne, SKL cite Hans-Peter, 1710-1777, son fils du même nom 1742- 1788, et Hans-Heinrich, 1713-1793. — LLH. [L. S.]

WITZ (ou Sapientis), Konvnd, peintre, * vers 1398. fils du peintre Hans Witz, et bourgeois de Constance, où

Emmanuel' Witz.

D'après une gravure sur cuivre

de H. Lips.

il posséda un atelier jusqu'en 1427. Il s'établit ensuite à Bottweil puis, attiré par le concile, il se rendit en 1431 à Bàle, où il entra en 1434 dans l'abbaye zum Himmel : devint bourgeois de Bàle en 1435. Pendant son séjour de douze années à Bàle, il peignit : une crucifixion (à Berlin), un intérieur d'église avec la Sainte-Famille, sainte Barbe et sainte Catherine (Naples), deux œuvres qui tirent époque dans les pays allemands où la peinture d'intérieur était inconnue ; il exécuta en outre à Bâle le grand retable dit de Bàle, avec des sujets tirés de l'histoire de la. rédemption. Dans la vie artistique de Konrad Witz, une nouvelle époque commence vers 1440. L'étude des œuvres de l'art flamand clarifia et affina sa manière lourdement alémannique. C'est depuis lors qu'il peignit : Madone en chambre (Berlin), sainte Marguerite et sainte Catherine (Strasbourg). Joachim et Anne (Bâle), l'Annonciation (Nuremberg). Il quitta I5àle en 1443, répondant à un appel de François de Mies, évêque de Genève. Œuvre principale de la période genevoise : le grand retable exécuté pour l'église Saint-Pierre de Genève, le chef-d'œuvre du maître (1444). Witz ne revinl pas t Bâle. En 1447, il est mentionné comme décédé. Voir SKL. — Daniel Burckhardt dans Basler Festschrifi de 1901, p. 273. — Hans Graber : A". Witz. — Hans Wendland : K. Witz. [C. Ro.]

WITZIG. Vieille famille de Laufen-Uhwiesen (Zurich), citée à Uhwiesen depuis 1403 avec Heini, sousbailli. — Hans, bailli d'Uhwiesen 1483. — [J. Frick.] — La famille posséda au XIXe s. un hôtel réputé à Dachsen, fréquenté par de nombreux princes visitant la chute du Bhin. — Landbotc 1932, n° 175. — Weinlànder 1932, n°85. — Walter, de Feuerthalen, * 7 janv. 1863. D' jur., avocat à Winterthour, président de la société d'histoire et d'archéologie 1909-1926, bourgeois 1919 Le rôle d'impôt cite un B. Witzig à Zurich en 1362 ; d'autres furent reçus bourgeois à partir de 1893. - HANS, * 21 sept. 1889, de Budolfingen-Trùllikon, bourgeois 1905, instituteur 1912, Dr phil., illustrateur connu : auteur de Die wuiiilerlichen Musikanten, légendes, 1912 ; Erlebnis und zeielinerisrhes Gestalten, 1926. - SKL. — DSC 1932. — Johannes, * 4 juin 1890 à Kesswil (Thurgovie). de Laufen-Uhwiesen, bourgeois de Zurich 1922, maître primaire 1912, puis secondaire, Dr phil., privat-docent de pédagogie à l'université 1928. Auteur de Ueber das Lesenlernen nach analytischer » synthetischer Méthode, 1926 ; Der Entwicklungsgedanke bei Pestalozzi, 1928. ' [E. D.]

WITZWIL (C. Berne. D. Cerlier, Com. Ane1 et Gampelen ef C. Fribourg, D. Lac, Com. du Haul-Vully. V. DGS). Domaine d'État et établissement pénitentiaire du canton de Berne. Le sol a été rendu cultivable grâce à la correction des eaux du Jura. Witzwil doit son nom au notaire Witz, de Cerlier, qui acquit ces terrains marécageux vers 1860 et les revendit à une association, qui se constitua vers 1870 sous le nom de Société agricole de Witzwil. Elle fit faillite en 1879. En 1891, le domaine fut acquis par l'État de Berne et exploité jusqu'en 1<S!C> comme dépendance de l'établissement pénitentiaire de Saint-Jean. Depuis 1895, Witzwil, sous la direction d'Otto Kellerhals, est un établissement autonome où les condamnés à la correctionnelle et à la réclusion de courte durée subissent leurs peines. On n'y interne que les non récidivistes du sexe masculin, mais l'établissement admet aussi des Bernois judiciairement condamnés à la maison de travail et administrativemenl placés dans des établissements de travail. Les cantons de Neuchâtel, Soleure et Schaffhouse placent à Witzwil, en \ erl u d'accords, tous leurs condamnés à des peines d'une certaine durée. Le canton. de Genève y place également certaines catégories de condamnés. Le nombre des prisonniers s'élève de 300 à 500. Dans ses dimension- actuelles, l'établissement a été exclusivement créé par le travail des prisonniers ; il est entretenu par le travail des détenus et comprend aujourd'hui environ mille hectares de terrain de culture. Il englobe également la maison de travail de Nusshof, qui loge jusqu'à 30 anciens détenus ou libérés sans travail. — Jahresber. der Strafanstalt Witzwil. -- O. Kellerhals : Die Domiïne und Strafkolonie Witzwil. — Le même : Witzwil, ein Beispiel der Innenkolonisation dure h die Arbeit nm ('.efutigrn-en

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