‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 167 sur 213 · WERNHERUS, cité de 1242 à 1255, du Conseil · texte numérisé non relu

WERNHERUS, cité de 1242 à 1255, du Conseil

2. Ulrich, cité de 1242 à 1275, frère du n° 1, du Conseil 1255-1275, hôpitalier et recteur de la maladrerie de la Sihl 1273. — 3. Petrus, frère du n° 1, du Conseil 1274- 1289. — 4. Ulrich, fils du n° 1, magister, chanoine de la prévôté 1254, chanoine de l'abbaye, officiai 1269, curé de Nuolen. f 1274, diacre. — 5. Johannes, fils du n° 3, 1288-1297 du Conseil de carême, 1298-1328 du Conseil d'été, avait acquis des Eschenbach le bailliage de Wollishofen et le domaine du couvent de Mûri à Thahvil. t 1328.. — 6. Heinrich, fils du n° 3, chanoine de la prévôté de Zurich, f 1292. — 7. Ulrich, fils du n° 3, magister, chanoine de la prévôté et de l'abbaye de Zurich, trésorier de la prévôté ; officiai 1301 et 1303, recteur des églises paroissiales de Buochs et Lungern, suppléant du prévôt depuis 13 10. f 1332. — 8. Johannes, fils du n° 5, membre du Conseil d'automne 1316- 1328. Dernière mention de la famille 1333. — UZ. — Siegelabbild z. UZ. — Zùrcher Stadtbucher. — Wappenrolle von Zurich, 1930. [H. Schulthess.]

WOLFRAM, Ernst. Voir Zetter-Collin, F.-A.-J.

WOLFRATH. Famille de Rinteln (Hesse-Cassel), devenue neuchàleloise avec — Chrétien-Hemm, 1 /7.x-

1839, imprimeur, établi à Neuchâtel dans les |uti n-

années du XIXe s. Il fut naturalisé en 1815, agrégé à la commune de Wavre. Il acquil en 1814 l'imprimerie Fauche-Borel et le privilège d'éditer la Feuille d'Avis, mais était depuis trois ans déjà imprimeur du gouvernement. Son fils — Henri, 1820-1897, devint bourgeois de Neuchâtel en 1840. La famille Wolfrath possède et édite encore aujourd'hui la Feuille d'Avis de Neuchâtel. — Pierre Attinger : L'imprimerie Attinger. — Archives d'État Neuchâtel. [L. M.]

WOLFSBERG (C. Thurgovie, D. Kreuzlingen, Com. Ermatingen. V. VOS). Château. A Sangen, on a découvert sept sépultures de Hallstatt. En 1570, Wolf Walter von Gryffenberg, dit Weerli, de Frauenfeld, acheta de Feldbach le fief de Lanterswilen, en 1574 celui de Hôhenwilen, en 1575 un territoire dominant les deux premiers et sur lequel il construisit en 1591 une maison forte à laquelle il donna le nom de Wolfsberg, d'après son prénom. Sa mauvaise administration et de longs procès avec Ermatingen et Feldbach, au cours desquels Lanterswilen fut définitivement séparé du reste de la propriété, l'obligèrent en 1595 déjà à vendre

Le château'de Wolfsberg en 1S2S. D'après une lithographie de G. Viard

ses terres. L'acheteur, Joh.-Friedr. Gelderich von Siegmarshofen obtint des VIII cantons souverains la reconnaissance d'une juridiction illusoire et, pour le château, la qualité de franc-fief. Il protégea le protestantisme

dans la contrée et donna en 1614 un fonds pour Ici nie d 'Ermatingen. En 1702, Wolfsberg était la propriété d'une comtesse de Sponeck ; le château passa ensuite au comte de Coligny, de Montbéliard, en 1731 à Joh. Zollikofer, d'Altenklingen, qui le transforma complètement. Ses successeurs furent, de 1755 à 1795, le syndic Kunkler, de Saint-Gall, et Hartmann von Breitenlandenberg, puis le baron J.-J. de Hogguer (Hôgger von Hôggersberg), président de la Banque de Hollande et conseiller d'État russe, qui construisit un nouveau château à côté de l'ancien. Le tout passa en 1815 à Ignaz von Wechingen, de Feldkirch, fournisseur de l'armée britannique, puis, en 1824, au colonel Charles Parquin, officier de la garde de Napoléon Ier. Il en fit une pension et Wolfsberg devint le rendez-vous des bonapartistes. Parquin ayant participé à la tentative de coup d'État de Strasbourg, fut emprisonné en 1836 et tomba en faillite. Wolfsberg fut saisi et appartenait en 1846 à l'Anglais J.-M. Parry qui en fit une exploitation agricole modèle. Puis le château tomba aux mains de spéculateurs qui en lotirent les terres. Le domaine ne fut reconstitué qu'en 1889. Depuis 1927, il est la propriété de Œderlin-Môrsdorff, qui a restauré lis bâtiments. — K. Keller et H. Reinerth : Urgesch. — A. Nâf : Burgen. — A. Mayer dans TB 16. — E. Probst : Burgen und Schlôsser der Schweiz 6. — J.-A. Pupikofer : Frauenfeld. — J. Hugentobler dans Thurg. Jahrbuch 1933. — G. Viard : Album du Wolfberg 1828. [Herdi.] WOLFSBERGER. Famille originaire de Emmendingen (Brisgau), venue à Genève avant 1772, reçue à la bourgeoisie en 1829 et 1836. Le nom a été fixé sous la forme Volfsberger en 1828. — Christian-Isaac, 1812- 1876, ingénieur, député au Grand Conseil 1842-1844. 1854-1855, conseiller d'État 1853-1855. Il fut l'un des collaborateurs du général Dufour pour l'établissement de la carte de la Suisse, et l'un des meilleurs dessinateurs de celle-ci. — J G, 29 févr. 1876. — Die Schweiz. Landesvermessung. — Archives d'État Genève. — Art. Cartographie DE LA SUISSE. [André Duckert.]

WOLFURT, von. Famille noble éteinte du Vorarlberg, dont la résidence se trouvait entre Bregenz et Dornbirn ; elle a donné trois abbés de Pfâfers : KONrad, de 1264 à 1282 ; Eglolf, de 1325 à 1330, et Burkard, de 1386 à 1416 et deux abbesses de Miinsterlingen : Guta de 1370 à 1381, Elisabeth 1408. — E.-F. v. Mùlinen : Helvetia sacra. — R. Henggeler : Der jEbte-Katalog von Pfàf'ers, dans ZSK 1928. — Le même : Professbuch, 1933. — K. Kuhn : Thurg. sacra. — Wappenrolle 1930. [L. S.]

WOLFWIL (C. Soleure, D. Balstal-Gàu. V.

DGS). Com. et Vge paroissial. En 1266, Wolfwiler. Trouvailles de monnaies romaines et de bractéates (MHVSol. II, 87). Wolfwil faisait, à l'origine, partie de la seigneurie d'Erlinsburg, qui était un alleu des Frobourg. Johann von Frobourg vendit en 1336 le moulin de Wolfwil à Heinrich von Ifental. Les droits de police et de banalité passèrent dans la suite à Henmann von Bechburg du Neufalkenstein et en 1380, avec la partie hypothéquée du Neufalkenstein, à Rutschmann von Blauenstein, puis, en gage, aux seigneurs de Griinenberg en 1398. Soleure rai hria l'hypothèque en 1402 et acquit ain>i Wolfwil, qui fut rattaché au bailliage de Falkenstein jusqu'en 1540, puisa celui de Bechburg. Le patronage de l'église parvint sans doute aussi à Soleure en 1402. Wolfwil paraît avoir formé une paroisse à l'origine ; il devint dans la suite une annexe de Laupersdorf jusqu'en 1521, ensuite de Kestenholz jusqu'en 1622. Il fut alors érigé nouveau en paroisse, à laquelle fut réuni Fulenbach. La famille patricienne Roggenstil, de Soleure. possédait à Wolfwil, à la lin du XVIIIe - . une belle maison de campagne construite par Pisoni (aujourd'hui auberse zum Kreuz). — MHVSol. VIII, 118, 122. — Al. Schmid : Kirchensàlze. — ASGA 1863, 29. — ■ Luea nit verby (almanach) 1930, 105. — Der Morgen 1928, n° 28 : 1929, II» 131-133. [II. Tr.]

WOLHUSEN (C. Lucerne, D. Sursee. V. DGS).

WOLHUSEN .BARONS et BAILLIS)

WOLI1USEN (BARONS et BAILLIS) 375

Com. >'t Vge paroissial. En 1070, Vuolhusen ; 1191, Woulhusen. En 1234, les deux châteaux se faisant face au bord de t'Emme existaient sans doute depuis longtemps déjà. Des fouilles opérées en 1930 firent décou- \ rir les dalles et les murs, épais de 2 m. 10, du château de Wolhusen-Wiggen. L'Entlebuch, le Rottal, de Rusw il à Grosswangen, ainsi que Grossdietwil et, originairement, des parties du Wiggertal appartenaient à l ; » seigneurie de Wolhusen. La haute et la moyenne juridiction étaient ai i achées à la possession des deux châ teaux (un appartenaient à l'Autriche depuis 1300 environ. Il- Furent pris pendant la guerre de Sempach, ce qui, en fait, mit tin à la seigneurie au1 ri chienne sur le bailliage intérieur de Wolhusen (Entlebuch). A Pentecôte 1405, les deux bailliages furent remis en gage par l'An I rir lie à Lucerne. Le pont de Wolhusen existait déjà vers le milieu du XIIIe s. Il formail la limite entre le bailliage intérieur et le bailliage extérieur. L'un et l'autre devaient alternativement l'entretenir pendant une année, il fut souvent endommagé par les inondations de l'Emme et à maintes reprises reconsl nui ; de 1500 à 1798, il v fut perçu un péage. Pendant la guerre des Paysans, il fut de temps à auti ;cupé militairement. Depuis le Kl Ve s. le petit village situé sur la rive droite de l'Emme portait le nom de Wolhusen-Markt. A l'époque autrichienne, on projeta de la transformer en ville ; la guerre de Sempach y lit renoncer. Toutefois, la localité conserva certains privilèges, un marché, un tribunal et des corps de métier. En 1853, la commune fut supprimée et réunie à Werthenstein. Le sceau de justice date de 1731). Un incendie qui éclata dans la nuit du 6 au 7 mars 1878, dét cuisit vingt maisons. Les droits juridictionnels du village actuel sur la rive gauche de l'Emme datent de 1597. A la place de la chapelle qui existait depuis le XVe s. au moins au Vorburg, une église fut construite de 1652 à 1665. En 1653, au début de la guerre des Paysans, il y fut donné lecture de l'acte de l'alliance des dix juridictions lucernoises. Fondation de la paroisse 1657 ; reconstruction de l'église 1879- 1881. La chapelle de l'ossuaire, ornée d'un cycle de la danse macabre date de la seconde moitié du XVIIe s. Le temple réformé a été construit en 1925. La chapelle de la Sainte-Croix, menacée par les débordements du Wiggernbach, fut reconstruite en 1503 sur la rive droite de l'Emme. Vers 1820, une école de tressage de la paille existait à Wolhusen. Cette industrie a été remplacée à l'époque moderne, par des scieries et des établissements chimiques. Les inondations du 19 août 1917 ont amené la correction du Wiggernbach. — ■ Gfr. Reg. — A.-Ph. v. Segesser : Rechtsgesch. — Nikl. Zimmermann : Heimatkunde von Wolhusen, 1929. — S. Grùter : Der Brand von Wolhusen 1878. — Kas. Pfyffer : Gemàlde. — AS I. — JSG XIX. — Arch. SG XVII. [P.-X. W.]

WOLHUSEN (BARONS et BAILLIS DE). Famille uoble mentionnée des le XIe s. Armoiries : d'or à un château donjonné de deux pièces de gueules.

I. Ancienne dynastie des barons von Wolhusen. De même que les nobles de Rotenburg s'établirent sur le plateau du même nom, les barons de Wolhusen le firent à l'Ouest de ceux-ci, à l'entrée de l'Entlebuch ; ils étaient grands seigneurs territoriaux et devinrent la famille féodale la plus importante du Sud du canton de Lucerne. De leurs châteaux, situés près de Wolhusen, ils étendaient leur pouvoir sur tout l'Entlebuch jusqu'à Schangnau et Trub à la frontière bernoise, et sur toute la partie de la Suisse centrale qui s'étend de Stans et d'Alpnach jusque vers Lungern. En outre, leurs possessions s'étendaient sur le plateau, de Russwil et Grosswangen jusqu'à Dietwil, et, en certains endroits, jusqu'à l'Aar. L'histoire documentaire de la famille commence avec — I. SELIGEB, abbé d'Einsiedeln 1070-1090. f 1099 ; selon Boustetten, le 22 mars 1100. Il était marié avant son entrée dans les ordres. Son épouse prit le voile à l'abbaj e du Fraumùnster, à Zurich; elle en aurait été abbesse. Seliger apporta la plupart de ses biens au couvent d'Einsiedeln. 11 est possible que le prénom de Seliger, qui ne se présente qu'une seule fois dans la famille, provienne d'une alliance bourguignonne. Son petit-fils ou petit-neveu - 2. Lûtoi.d, est mentionné en 1184 comme bienfaiteur de l'église de Romoos.

— 3. Diethelm, probablement frère du n° 2, prévôt de Beromùnster I 173-1 184, obtint en 1173, à Bâle, de l'empereur Frédéric Ier, la confirmation des droits et franchises du chapitre de Beromùnster. f 1 190. Il est le dernier représentant mâle des anciens barons de Wolhusen. Leur seigneurie passa, par Gespa von Wolhusen, fille du n° 2, à Arnold, bailli de Rotenburg (1168- 1192).

II. Dynastie cadette des barons de Wolhusen. Lors du partage de la seigneurie d< Rôtenburg-Wolhusen entre les hls d'Arnold (ci-dessus), les biens maternels de Wolhusen, avec les bailliages unterwaldiens du chapitre de Lucerne, échurent à — 4. Arnold II, f avant 1233 et à — 5. ULRICH. A la mort d'Arnold II, un partage successoral doit avoir eu lieu entre ses fils (nos 6 et 7). — 6. Walter von Wolhusen, cité de 1224 à 1264, appelé parfois encore von Rotenburg, reçut le château de la rive droite de l'Emme, dit château intérieur ou ancien château ob dem Markt, ainsi que le château et la seigneurie de Wangen. Comme possesseur de l'ancien châ-

Sceau de Marquard de Wolhusen 1277.

teau de Wolhusen, il fut le fondateur de la branche aînée de la dynastie cadette, qui se perpétua plus longtemps que les autres. — 7. Marquard, cité de 1224 à 1281, chevalier, reçut le château de la rive gauche de l'Emme, dit château neuf, ou extérieur, au-dessus du village de Wiggem, ainsi que le château d'Escholzmatt ; il est possible que le nouveau château de Wiggern n'ait été construit que lors de ce partage. Sur son sceau, il se nomme von Wolhusen et von Rotenburg. Dans les luttes politiques de 1240 et des années suivantes, il prit d'abord le parti du pape, tout en se tenant sur la réserve, mais quelques années plus tard, l'empereur Frédéric II le nomma procureur impérial de la Petite Bourgogne, de Zurich et de Schaffhouse ; les villes placées sous son administration (Berne, Morat, Soleure, Bâle, Rheinfelden, Zurich et Schaffhouse) tinrent fermement le parti de l'empereur. A la mort de Frédéric II, la mission politique de Marquard von Wolhusen prit probablement fin. De même que les Rotenburg, il se rattacha toujours plus étroitement aux comtes de Habsbourg. En 1274, il figure dans la suite du roi Rodolphe à Zurich ; celui-ci le désigna comme successeur de Hermann von Bonstetten au vice-landgraviat d'Argôvie, plus tard aussi du Ziirichgau. — 8. Wernher, cité de 1240 à 1305, fils du n° 6, curé de Wangen 1267, chanoine de Beromiinster 1277, fondateur de l'église de Grossdietwil. Avec son frère — 9. Diethelm, cité de 1264 à 1307, chevalier, contemporain de la dernière génération de la maison de Rotenburg, commence la ruine de la branche aînée des seigneurs de Wolhusen. — 10. Marquard, cité de 1298 à 1347, collateur de Grosswangen, fit des donations au couvent de Trub ; il passe pour être, avec Mans von Kramburg, le fondateur de l'autel de Notre-Dame à Grosswangen. — 11. Johannes, petit-fils du n° 7, qui fut sous la tutelle de son oncle Jakob de Wart, de 1290 à

WOLKENSTEIN

WOLLEB

vy

Sceau de Beatrix von Wolhuscn, abbesse de Zurich (1394).

1303, peut avoir favorisé les assassins du roi en 1308, avec lesquels il avait été lié durant sa minorité. — 12. Beatrix, * vers 1308, petite-fille du n° 9, religieuse au Fraumùnster de Zurich, nommée abbesse en 1340 par une partie des conventuelles, dut, sur les représentations de la contre-partie et à la suite de l'arbitrage de Louis de Bavière en 1341, céder le pas à l'autre candidate, Fides von Klingen ; après la mort de celle-ci, elle fut de nouveau élue abbesse. Le comte Rodolphe de Habsbourg l'appelle — chose curieuse — sa tante en 1379, et elle l'appelle son oncle en 1383. Son abbatiat

de près de quarante années est marqué par l'émancipation politique de Zurich et d'Uri vers 1390. En 1392, elle eut à subir la révolte des Uranais; en 1393, elle l'ut obligée de reconnaître la constitution de Zurich, modifiée par la troisième lettre jurée.

Finalement, le Conseil de Zurich lui retira l'administration de l'abbaye et confia celle-ciàtrois curateurs. 1 16 iuil.

1398. Elle fut la première abbesse de Zurich à placer les armoiries de sa maison dans son sceau abbatial. — G. v. Wyss : Gesch.

der Abtei Zurich. - - Ses frères et sœurs sont : — 13. Dietiielm, cité de 1333 à 1380, donzel, fut avec Peter (ci-dessous), le plus important de ses frères et des descendants de la famille ; — 14. Markwart, cité de 1328 à 1336, chevalier ; — 15. Johannes, conventuel de Saint-Gall 1349, doyen de la collégiale 1374 ; et — 16. Peter, conventuel d'Einsiedeln 1356, conclut un accord en 1360 avec la ville d'Ueberlingen au nom de l'abbé, en sa qualité de custode et camérier d'Einsiedeln. Prieur de St. Gerold 1373, abbé d'Einsiedeln 1376, il passa en 1386 un traité de combourgeoisie de dix ans avec Zurich pour son château de Pfàffikon. t 1386-1387. En 1381, le Saint-Siège le nomma défenseur des droits du couvent de Saint-Gall. — 17. Diethelm, fils du n° 13, juge de la cour à Zurich 1398, et bourgeois de cette ville, puis juge de la Thurgovie 1406-1434, dernier baron de Wolhusen. — Voir art. Rotenburg et la bibliogr. — O. Ringholz : Einsiedeln I. — Nikl. Zimmermann : Heimatkunde von Wolhusen- Willisau. — Franz Zelger : Studien und Forschuugen zur Gesch. der Freiherren von Rotenburg (avec bibliogr. générale et tableaux généalogiques). [Franz Zelger.]

WOLKENSTEIN, Paris von, comte, administrateur de la seigneurie autrichienne de Rhâziins et ambassadeur de l'Autriche auprès des III Ligues de mars 1731 à mai 1739. Il était chargé de continuer la tâche de Wenser, soit l'expulsion des protestants hors de la Valteline et de Chiavenna, et s'y employa avec une ténacité irréductible, mais ne tint jamais ses promesses concernant l'exécution de la capitulation de Milan par l'Autriche. Les rapports des III Ligues avec lui s'améliorèrent avec le temps, mais les nombreuses vexations de frontières et de péages sur les limites du Tyrol et du Milanais provoquèrent constamment de nouveaux frottements. Il obtint cependant pour l'Autriche le régiment grison Schauenstein. Il liquida en Basse-Engadine, en faveur de Marnia, le conflit qui porte le nom de celuici. - - Voir J.-A. v. Sprecher : Geschichte der Republik gem. drei Bûnde im 18. Jahrh. — Archives d'État Grisons. [P. Gillardon.]

WOLLEB. Familles des cantons de Bàle et d'Uri. A. Canton de Bâle. I. Famille qui a donné plusieurs

cartographes et peintres verriers à la fin du XVe et au commencement du XVIe s. — 1. Hans, cartographe 1500, 1508. — 2. Hans-Heinrich, frère du n° 1, cartographe et peintre verrier 1494, participa à l'expédition de Dijon 1513. — 3. Jerg, fils du n° 2, peintre verrier 1514. — SKL. — Lotz : Généalogies, mns. aux Arch. d'État Bâle. — II. Famille issue de Hans-Conuad Wolleb de Stauffen, t 1571, bourgeois de Bâle 1550, et qui compta nombre d'ecclésiastiques et d'érudits. Armoiries : 3 lévriers d'azur portant collier. — 1. A.\dreas-Christof, 1559-1660, fils de Hans-Conrad prénommé, économe de Klingenthal, Amtmann du Petit- Bâle. — 2. Johann-Konrad, 1561-1614, frère du n° 1, avocat, économe de St. Klara, bailli au tribunal de ville. — 3. Johannes, * 30 nov. 1586, neveu du n" 2, t de la peste 24 nov. 1629, pasteur de St. Elisabeth 161 1. Dr theol., antistès et professeur de l'Ancien Testament 1618, recteur de l'université 1621 et 1629 ; célèbre dogmatiste protestant dont le Compendium théologies christianae, 1626, fit époque, fut traduit en anglais et utilisé jusqu'à une époque récente. — Herzog : Rcalenzyklopddie 18. — Jôcher : Gelehrten- Lexikon. — ADB 44. — 4.

Johann - Jakob, 1613- 1667, fils du n° 3, pasteur de St. Elisabeth, professeur de musique. — 5.

Theodor, 1625-1667, frère du n° 4, prédicateur à la cour de Schillingsfùrst 1649, professeur de grec à Bàle 1654, pasteur de St. Martin 1656.

— 6. Johannes, 1640- 1675, fils du n" 4, Dr med., professeur de sciences naturelles 1673 et de musique. — ■ 7. Daniel, 1692-1763 aumônier au régiment Courten, puis pasteur des Vaudois à Holzapfel 1720 ; prédicateur à la cour de Hesse-Honiburg 1724, à la ville et à la cour de Halberstadt et conseiller consistorial 1732, éphore des églises et écoles de la principauté de Halberstadt 1736, membre de l'Académie des sciences de Gottingue 1750. Sa traduction des psaumes de David fut introduite dans les églises de Saxe et Prusse ; auteur de Religionszustand in den preuss. Staalen. — 8. Emanuel, 1706-1788, neveu du n» 7, Dr jur., avoyer au tribunal de la ville et membre du Grand Conseil, juriste, écrivain philosophique et satirique. Auteur de Gedanken iiber die Seele des Menschen, 1780 ; éditeur de V Helvetischer Patriot. — 9. Daniel, 1757-1822, neveu du n° 8, Dr phil. et med., professeur d éloquence 1789, recteur de l'université 1800. — La famille s'éteignit à Bâle au XIXe s., un rameau s'établit en Italie a la fin du siècle. — Athense Rauricee. — Adumbratio eruditorum Basiliensium apud exteros florentes. — M. Lutz: Bùrgerbuch. — Le même : Nckrologe. — LL. — LLH. — WB. [Adr. Stûckelberg.] B. Canton d'Uri. Famille ancienne et considérée de magistrats. Armoiries : de gueules à un ours levé en pied de sable, tenant une étoile d'or dans ses pattes antérieures et accosté à senestre d'une croisette d'argent. — I. Famille de la vallée d' Ursern, qui passe pour descendre des nobles d'Hospental, éteints dans la vallée au XIVe s. — 1. Ulrich, conventuel de Wettingen 1268, abbé le 24 mars 1306. f 22 juin 1309. — 2. Peter.

ammann de la vallée antérieurement au 19 juin 1448, représenta les gens de la vallée en 1455, ainsi qu'en 1449, lors de la conclusion de l'accord d'Uri, Ursern et la Léventine avec la commune de Bellinzone. — 3. Heinrich, ammann de la vallée 1463 et — 4. Georg (Gering,

Johannes Wolleb.

D'après une gravure sur cuivrt

de P. Aubry (Bibliothèque Nationale, Berun.

WOLLEB

WOLLERAU

Gerung), ammann de la vallée 1465, représentèrent celle-ci en I 155 de-» ant le tribunal des Quinze d'Altdorf ; en 1467, en qualité d'anciens ammanns, ils furent médiateurs entre Uri et le landammann et le Conseil de Schwyz. — ■ 5. Heini, probablement fils du n° 3, commença sa carrière militaire en 1475 dans les guerres de Bourgogne, participa en 1494, avec plusieurs milliers de Suisses, à l'expédition de Charles VIII à Naples, conduisit en 1495, 3000 hommes à Perpignan pour empêcher une incursion espagnole en France. En renouvelant l'acte de \\ inkelried, Heini Wolleb décida de la victoire des Confédérés à Frastenz, le 21 avril 1499. — Josef Mùller : Heini Wolleb, dans Hist. Nbl. v. Uri 1898. — 6 l'rter, fils présumé du n° 3, fit avec son frère Heini du commerce en Italie. En 1490, au cours d'un voyage au Piémont, ils furent surpris par des Florentins, ce qui obligea la Diète à s'entremettre en leur faveur auprès du duc de Savoie. En 1492, les deux frères projetaient une expédition de corps francs dans le pays de Vaud, alors savoyard ; la Diète intervint de nouveau et obtint pour eux une indemnité de 5000 florins. Vers 1500, Peter fut assassiné par vengeance de Hans Tschanen, de Ritzingen. — 7. Kaspar, conventuel d'Engelberg, prieur et custode, curé de Brienz 1505. Ses prétentions aux dîmes laïques et ecclésiastiques de Brienz furent reconnues par les États protecteurs du couvent d'Engelberg le 15 nov. 1505, malgré l'opposition de l'abbé, du prieur et du custode du monastère, f 4 mai 1531. — 8. Martin, ammann d'Urseren 1505-1506 et 1510-1512. t 1515 à Marignan. Ses fils (nos 9 et 10) fondèrent la brandir d'Altdorf. — 9. Melchior, ammann d'Urseren 1532- 1536 et 1537-1538, s'établit à Altdorf et obtint en 1539, avec ses fils Martin et Heini, l'indigénat uranais. — 10. Beat, ammann de la vallée 1545-1548. La landsgemeinde lui fit don, en 1550, de l'indigénat uranais. Administrateur d'Alt dorf 1538-1540. — 11. Johann-Kaspar, curé de Wassen 1676-1682, custode à Sursee, puis Vierherr et curé de cette ville, f 1711. — 12. Archangelus (Kaspar-Valentin), capucin, 14 févr. 17G5 - 5 oct. 1817, prédicateur à la collégiale de Soleure, professeur de philosophie à Fribourg, professeur au Wesemlin de Lucerne 1797, curé d'Andermatt dès le 8 sept. 1798 ; il y vécut les jours les plus pénibles de la guerre, envoya au gouvernement helvétique des rapports sur la situation dans sa paroisse.

II. Branche d'Altdorf, issue des n03 9 et 10, ci-dessus. — 13. Beat, fils du n° 10, du Conseil, capitaine au service de la Ligue, administrateur d'Altdorf 1576. — 14. Beat-Jakob, fils du n° 13, du Conseil, administrateur de l'église d'Altdorf 1614-1616, capitaine au service de France, f 1er mars 1640. — 15. Beat, * 1600, secrétaire d'État 1624, du Conseil, s'établit à Schattdorf. — 16. Melchior, fils du n° 14, administrateur de l'église d'Altdorf 1635-1637. - - 17. Johann-Jakob, fils du n° 14, * 5 août 1600, du Conseil, administrateur de l'église d'Altdorf 1634-1635, bailli de la Riviera 1648- 1650, commissaire à Bellinzone 1650-1652, député au syndicat 1667. f 1696. — 18. Heinrich, fils du n° 14, du Conseil, administrateur d'Altdorf 1641-1643. — 19. Franz, fils du n» 16, * 25 sept. 1649, du Conseil, administrateur d'Altdorf 1691. — 20. Johann-Ulrich, fils présumé du n° 17, ecclésiastique, auteur d une Chronique helvétique allant de la naissance du Christ à 1661, contenant la liste des baillis et des notices historiques sur les bailliages. — 21. Jost-Theodorich,

* 1636, fils du n° 17, curé de Sisikon 1661, président du chapitre du clergé uranais 1668-1670. | 13 oct. 1715. — 22. Martin, * 1651, fils du n° 17, conventuel de Wettingen, confesseur de Gnadental et Frauental, custode 1698-1701. f 21 juil. 1706. — 23. Johann-Franz, secrétaire d'État d'Uri 1689. — 24. Johannes-Anton,

* 11 déc. 1683, du Conseil, capitaine au service de Sardaigne, député en Léventine 1720 et 1721, bailli de la Léventine 1726-1729, de Blenio 1734. — 25. Johannes, * 29 déc. 1713, fils du n° 24, du Conseil, lieutenantcolonel au service d'Espagne. — 26. Lorenz, * 11 août 1716, peintre. La branclie d'Altdorf s'est éteinte au XIX" s. — LL. — LLH. — AS I. — SKL. — JSG 30. - OG II, p. 119. — ASG 1899, p. 169. — Album Engelbergense, p. 93. — D. Willi : Album. Wettingense, p. 9,

90. — W. Œchsli : Heini Wolleben, dans NZZ 1899, nos 37-42. — Festgabe zur Erôffnung des hist. Muséums in Altdorf, p. 48, 119. — E. Wymann : Schlachtjahrzeit. — Walliser Abschiede, p. 27. — Urner Wochenhluii 1898, nos 4 et 30. — R. Hoppeler : Ursern irn Mittelallcr. - Gfr. Reg. — Histor. Nbl. v. Uri 1898, 1899, 1900, 1906, 1912, 1913, 1915, 1916, 1917, 1923, 1926, 1927, 1928. — Emil Huber : Urner Wappenbuch. [Fried. Gisler.]

WOLLERAU (C. Schwyz, D. Hôfe. V. DGS). Corn, et Vge paroissial, ancien « Hof » et district. En 1224, Wolrouwe ; 1286, Wolrunge ; 1290, Wolrau. Armoiries : de gueules à un lion rampant d'or ; depuis 1848, de gueules à deux lions passant d'or posés l'un sur l'autre.

I. Le domaine. L'histoire ancienne des domaines supérieur et inférieur de Wollerau est liée à celle des domaines supérieur et antérieur de Pfàtlikon. Tous deux furent donnés au Xe s. (confirmation par l'empereur Othon II en 972) au couvent d'Einsiedeln par la duchesse alémanne Reginlinde. La basse juridiction de Wollerau et de Pfaffikon, ainsi que celle de Bach, qui dépendait du domaine de Wollerau, fut inféodée par le couvent à ses avoués, les comtes de Rapperswil. A l'extinction de ceux-ci, la juridiction passa au XIVe s. aux comtes de Homberg, puis aux Habsbourg-Laufenbourg, qui l'hypothéquèrent en 1342 à Jakob Brun, le frère du bourgmestre zuricois. Les gens de Wollerau, Pfaffikon et Bach combattirent dans les guerres contre l'Autriche sous la bannière de Zurich, ils rendirent à la ville un service appréciable au combat de Dâttwil le jour de Noël 1351. En 1366, les trois domaines parvinrent au duc d'Autriche. Dans la guerre de Sempach, ils furent pris par Zurich, à qui la paix du 1er avril 1389 les attribua. La ville racheta en 1393 les hypothèques qui grevaient ces domaines. Elle installa un bailli à Wollerau et un sous-bailli à Pfaffikon, et traita les habitants comme des bourgeois internes, en reconnaissance du service rendu à Dàttwil. Durant la guerre de Zurich. les domaines passèrent sous l'autorité de Schwyz, à qui leur possession fut confirmée par l'accord du 8 avril 1450 entre Zurich et la Confédération. Schwyz plaça à leur tête un bailli nommé pour deux ans. Sous la République helvétique, Wollerau fut. attribué avec la Marche, au canton de la Linth ; il revint ensuite à Schwyz. La constitution de 1804-1805 créa le district de Wollerau, lequel forme, depuis 1848, avec Pfàflikon, le nouveau district des Hôfe. Dans les luttes constitutionnelles des années 1830, Wollerau prit le parti de Schwyz, à l'opposé de Pfàflikon.

Au spirituel, le domaine de Wollerau relevait primitivement de deux paroisses. Le territoire à l'Est du Scheidbach, ou Krebsbach, faisait partie de la paroisse d'Ufnau, depuis 1308 de celle de Freienbach ; la partie à l'Ouest, avec le village de Wollerau, dépendait de l'église Saint-Martin de Richterswil. La dîme était prélevée par Einsiedeln comme propriétaire de l'église d'Ufnau et par les barons de Wàdenswil comme collateurs de Richterswil. Leur successeur fut la maison des chevaliers de Saint-Jean à Wàdenswil qui, après le passage du domaine à Schwyz, conserva des droits fonciers sur le territoire de la rive gauche du Scheidbach. Zurich succéda à la maison de Saint-Jean en 1549 ; ses droits de dîmes ne furent rachetés qu'en 1812 par Wollerau. Les relations de frontière entre Schwyz et Zurich, soit entre Wollerau et la seigneurie de Wàdenswil, ne furent pas réglées d'une façon satisfaisante pendant des siècles, notamment en ce qui concerne les Hafengùter de Richterswil. Une sentence fédérale, du 15 mai 1470, décida que les droits de souveraineté sur ces terres appartenaient à Schwyz, mais que les habitants se rattachaient, pour l'église et l'école, à Richterswil, où ils exerçaient leurs droits politiques. Finalement, un traité conclu le 19 mai 1841 par Zurich et Schwyz attribua ces terres à ce dernier, ainsi que la région du lac située à l'Est de la Marche, et fixa la nouvelle frontière près de Richterswil.

II. Le village de Wollerau partagea les destinées du domaine. Malgré la séparation politique d'avec Zurich, il continua à faire partie de la paroisse de Richterswil. Une chapelle est citée à Wollerau en 1370 ; elle était annexe de Richterswil. Le village obtint en 1536, de

WOLLERAU

WONLICH, WOHNLICI1

l'évêque de Constance, d'être érigé en paroisse. La chapelle fut remplacée en 1558-1559 par une église paroissiale, consacrée à sainte Vérène. L'église possède une intéressante statue de bois sculpté, Maria End, qui a

Wollerau au XIX' s. D'après une aquarelle.

été sauvée de la destruction des images à Richterswil en 1529. L'édifice a été reconstruit en 1781-1787 et rénové en 1891. Une église protestante a été édifiée en 1920. En 1798 et 1800, 21 maisons qui, jusqu'alors, relevaient de la paroisse de Freienbach, furent attribuées à Wollerau. — Justus Landolt : Gesch. der Kirchgem. W. dans G/r. 29. — Joh.-Bapt. Millier : Gesch. der Hôfe, dans MHVS II. -- Odilo Ringholz : Einsiedeln. - M. Styger : Ein Blatt uns der Gesch. des hintern Hofes W. — Le même : Die Hafengûter bei Richterswil, dans MHVS. — Le même : Gesch. der Wappen der Hôfe W. und Pfâfftkon, dans Hôfner Volksblatt. [M. Styger.]

WOLLERAU. Famille de chevaliers ou d'écuyers, qui a pris le nom du village schwyzois. Armoiries : d'or à un lion d'azur. Tsduidi mentionne dans le Liber Heremi, un chevalier Ulrich von Wollerau, ministérial d' Einsiedeln, qui donna au couvent en 1210 une terre sise à Trachslau. Rudolf et Ulrich sont témoins en 1217, 1221 ; un autre Ulrich est mentionné en 1295. Les chevaliers de Wollerau étaient maîtres d'hôtel en second de l'abbé d'Einsiedeln. Leur résidence était une tour à Wollerau, qui est encore mentionnée en 1410 et pour la dernière fois en 1508; elle fut donnée en 1408 par Heinrich von Schellenberg au couvent d'Einsiedeln. — Voir UZ. [M. Styger.]

WOLLISHOFEN (G., D. et Com. Zurich. V. DGS). Com. jusqu'en L892 ; depuis lors quartier de la ville de Zurich. Armoiries (dérivées de celles des seigneurs de Wollishofen) : parti d'or et d'argent à deux l'asces de gueules. Aux âges de la pierre et du bronze, deux importantes stations de palafittes existaient à Haumessergrund ; la plus ancienne fut incendiée, l'autre abandonnée. Des fouilles effectuées en 1853-1854, 1883-1886 el 1913 mirent au jour de grandes quantités de pilotis, d'armes, d'ustensiles en . i r •• 1 1 1 ■ et en métal, ainsi que des objets de parure. En 1910, on a trouvé dans la région di' Haumesser des monnaies romaines de l'époque de Gonstantin-le-Grand et, en 1914, une très belle mosaïque romaine et les murs d'une villa. Les importants établissements alémanniques d'Erdbrust, Honrein et Wollishofen formèrent jusqu'en 1798 des agglomérations distinctes. Le nom (en 1246, Woloshoven) signifie la ferme de Wolo. L'association des propriétaires fonciers possédait 250 hectares de forêts à Entlisberg ; vers 1798, la forêt fut partagée, (luire les seigneurs de Wollishofen, il existait une seconde famille, appartenant à la petite noblesse, celle des von Honrein, qui est mentionnée pour

la première fois en 1275 avec Otto ; une branche s'établit à Zurich ; celle demeurée à Wollishofen donna naissance à la nombreuse famille des Horner. Le château dr cette famille (1379), se trouvait au poste d'observation de Honrein, sur la moraine dominant l'ancienne route de l'Albis. Jusqu'en 1798, Wollishofen formait avec Enge et Leimbach un bailliage. Au spirituel, la localité dépendit jusqu'à la Réformation de Kilchberg ; il y existait au moins deux chapelles; celle d'Erdbrust à laquelle était attenant un établissement de religieuses, mentionné pour la première fois en 1282 ; la seconde se trouvait à Honrein. sEn 1702, la commune construisit une église, desservie par un pasteur qui, jusqu'en 1854, habita Zurich. De 1702 à 1854, Wollishofen fut une *-"* dépendance de la paroisse de St. Peter. L'enseignement scolaire fut introduit en 1640 ; en 1749, le pasteur Schmutz construisit une maison d'école. Dans la maison corporative, appartenant à la commune, il y eut une auberge ; le catéchisme s'y tint jusqu'en 1702 et une école jusqu'en 1749. En 1744, 44 des 600 habitants moururent de la dyssenterie. En 1370, sur le territoire de Wollishofen, Herdegen Brun, fils du bourgmestre, assaillit avec des lansquenets autrichiens l'avoyer Peter von Gundoldingen et le chevalier Johannes in der Au, de Lucerne ; cette affaire fut à l'origine de la charte des prêtres. Sous la République helvétique, la commune eut fort à soullïir des cantonnements de Français, d'Autrichien^ et de Russes ; elle dut loger et nourrir 27 000 hommes. Population : 1634, 389 hab. ; 1736, 603; 1850, 1093; 1930, 8892. Registres d'église à partir de 1702 (aux Archives de la ville de Zurich). — E. Stauber : . l/(- Wollishofen. — J.-R. Hauri : Gesch. der Kirchgem. Wollishofen. — Le même : Die Schulhâuser und die Entwicklung des Schulwesens im Quartier Wollishofen. — G. Escher : Wollishofen in Rùckblick in die Vergangenheit, dans ZWChr. 1906. — E. Stauber : Von unsern Kircheniilocketi,. dans Kinhlii lirs ('.enieindeblatt 1924. — Rapp. du Musée national 1913. — MA GZ 29, 4. — NZZ 1932, n° 1058. [E. Stauber.]

WOLLISHOFEN, von. Famille de ministériaux des barons d'Eschenbach, établie à Zurich au XIIIe s. et citée jusque vers le milieu du XIVe s. ; elle fut représentée au Conseil. Son château était sis sur le Rain. où une maison a été bâtie sur les fondations. Armoiries : parti, au 1 d'azur, au 2 fascé de gueules et d'or de quatre pièces. — 1. Walteb et — 2. Johannes, son fils, témoins 1281. — 3. Diethelm et — 4. Markwart, son frère, dit Meis, membres du Conseil depuis 1297, plusieurs fois témoins. — 5. Werner, maître d'école, chanoine de Zurich, Beromùnster et Embrach depuis 1291, plusieurs fois témoin et arbitre, administrateur d'église à Schongau. f 16 janvier 1324 à Beromùnster. On a conservé de lui une liste des livres de sa bibliothèque établie en 1322. — Voir UZ. — Gfr. 5. — Obituaires. [E. Stauber.]

WOLVENE. Personnage cité dans un document de 875 comme fondateur et abbé du couvent de Rheinau. Les premiers renseignements authentiques que nous avons sur lui datent de 858. Ils nous apprennent que le couvent, fondé par ses ancêtres, avait été détruit, qu'il le restaura, dota de biens et plaça sous la protection royale. Suivant la tradition du couvent que nous a laissée Hohenbaum van der Meer, Wolvene appartenait à la famille des ducs Guelfes. Le premier fondateur de Rheinau fut son ancêtre Wolfhart (778), le deuxième Etich ou Wolfln, le troisième Wolvene. La restauration commença en 851 avec le concours de saint Fmtan. Wolvene étendil le domaine du couvent dans les environs el lui incorpora, entre autres, VAlba relia du futur couvent de Saint-Biaise. Plus tard, il devint moine et abbé. t 23 déc. 878. — UZ. — P. -M. Hohenbaum van der Meer : Kurze Gesch. der tausendjàhrigen Stiftung Rheinau, 1778. — R. Henggeler : Professbuch, 1933. — Art. Rheinau, avec bibl. [hildebrandt.]

WONLICH, WOHNLICH. Familles des cantons de Bâle et de Zurich.

WONNECKER

WORBEN

Biglenbach, qu'ils auraient l'ait passer par Worb en construisant un canal à travers l'Enggisteinmoos ; ce travail a provoqué le développemenl industriel de la Localité. Les filles de Johann von Kien (f 1329), vendi-

A. Canton de Bàle. WOHNLICH, WONLICH. Famille bourgeoise de Bâle dès le X \ t°s. qui a compté un certain nombre d'orfèvres. — 1. JakOB, de la corporation des Hausgenossen 1566, maître monnayeur de la ville 1566-

1590, remplil aussi la même charge pendant quelques années à Lucerae. f 1590. — 2. Onofrion, frère du n° i . maîl re monnayeur à Lucerne ei à Soleure. Assassiné à Soleure en 157.") ou 1579. — 3. Nikolai s, orfèvre, donl deux coupes sont conservées a Bâle, au Musée historique et chez, un particulier. Des Hausgenossen 1595. — 4. Rudolf, orfè- \ ii. des Hausgenossen : élève en 1644 de son cousin Jeremias Gemuseus à iLile. — 5. Johann- Jakob, 1832-1871, fonda en 1853 la brasserie Wohnlich, qui passa vers 1880, sous le nom de Glarabràu, à La Lôwenbràu. — SKL. — Ed. Eckenstein : Gesch.

i Bierbrauerei Basels. [C. ito.]

B. Canton de Zurich. Wonlich. Famille bourgeoise île Zurich éteinte, qui a donné de nombreux ecclésiastiques. . Irmoiries : d'azur à une ancre il 'argent [Wappenbuch K. Meyer, 1674). — 1. Hans, île Sleina. Rh.. 153b- 1609, pasteur d'Altst.il ten 1562, de Sennwalil 1564, diacre à Uster 1571 et pasteur 1603. Il prononça le premier sermon protestant dans la seigneurie de Sax. Son fds Josias, menuisier, devint bourgeois de Zurich en

1591. — 2. Rudolf, de stem a. Rh., 1530-1596, pasteur d'Albisrieden 1553, la même année diacre à SI. Peter de Zurich, pasteur de Rickenbach 1557, doyen 1592, premier archidiacre du Gross- Le château de Worb vers 1840. D'après une lithographie de J.-F. Wagner

munster 1594, bourgeois de Zurich 1591. Est connu comme poète. — 3. DlETHELM, fils du n" 2, L562-1633, pasteur de Hundwil 1589, de Glaris 1590, de Winterthour 1598, doyen 1600-1630. Auteur de Prognost. astron. annorum. Sa correspondance a été conservée. — 4. HANS-JAKOB, descendant du n° 2, 1714-1791, capitaine de quartier à Horgen 1773, prévôt du Safran 1775-1776, dernier de la famille. — Voir LL. — LUI. — Bûrgerbuch. — K. Wirz : Etat. — G. Sulzberger : 1 erz. d. evang. Geistl. d. Kt. Thurgau. — Diirsteler St. [H. Hess.]

WONNECKER, Johannes-Romanus (de son nom : JOHA.NNES Rulman von Windegk), de Hanau, apparaît à Bàle en 1485 comme garçon barbier. Dr art. et med., médecin de la ville 1493, successeur de Werner Wôlflin comme professeur de médecine, recteur de l'université 1519 et 1522. Adversaire de la Réformation.

— Rud. Thiinimen : Die Rektoren der Universitàt Basel ( Festschrift) 1910. — Wilh. Vischer : Gesch. der I niversitàt Basel. — Zwingli's Werke VII, 648. [C. Ro.]

WONNENSTEIN. Couvent de capucines dans la commune de Teufen (Appenzell Rh. -Ext.), mais placé sous la juridiction des Rhodes-Intérieures. Il ,i été lundi' en 1379 par l'abbé Kuno de Saint-Gall ; ses droits et franchises furent confirmés en 1463 par l'abbé Kaspar, qui lui accorda d'autres privilèges. D'après L'acte de fondation de l'église paroissiale de Teufen, le couvent lui a été attribué au spirituel sous l'autorité de l'abbaye de Saint-Gall. Wonnenstein tomba en décadence à l'époque de la Réformatnm ; il fut reconstruit complètement en 1687 et agrandi, de façon à recevoir environ Mil sieurs. — Joh.-K. Zellweger : Gesch. des appen. Volkes II. — Gabr. Rùsch : Kt. Ippenzell, p. 244.

— A. Niischeler : Gotteshâuser. [A. M.] WORB (C. Berne, D. Konolfingen. V. DGS). Corn.

et Vge paroissial, château et ancienne baronnie. La commune comprend, outre le village de Worb, un certain nuinhre de localités, hameaux et fermes dans les environs, parmi lesquelles Enggistein, Richigen et Rûfenachi. En 1130, U'orw ; 1146, Worwo. Vers 1780, on a trouvé sur le Hubel une épée de fer et d'autres armes ; Vers 1905 une hache de pierre. Une famille noble, du nom de Worb. apparaît, peu nombreuse au XIIe s. Le château primitif était probablement construit sur l'emplacement d'une tour d'observation romaine. En 1181 le baron Heinrich von Kien, évidemment héril nu des Worb, en 1194 Hugo v. Kien sont propriétaires du cl i;i lia n ( Kien si em) et de la seigneurie de Worb, qui comprii aussi plus tard Wickartswil et Trimstein. On attribue aux seigneurs de Kien l'acquisition d'une partie du

(Bibliothèque Nationale, Berne)

lenl Worb en 1352 à Peter et Cuno von Seedorï. Verena, fille de Cuno, céda la seigneurie à Petermann von Krauchtal, sous la réserve que s'il mourait sans enfant, elle reviendrait aux frères Ulrich et Rudolf Rieder. Krauchtal laissa le château tomber en ruines, de sorte que les frères Rieder s'en saisirent. La seigneurie fut des lors pari âgée, i use pi 'à ce que Niklaus von I tics bac h en devint possesseur, en partie par héritage, en partie par achat; en 1469 elle était réunie entièrement dans sa main. Une année plus tard, le conflit des seigneurs justiciers (Twingherrenstreil) prit naissance à Worb. La seigneurie resta dans la famille Diesbach pendant près d'un siècle puis en 1Ô66 une partie fut vendue à Philipp Kirchberger ; elle passa, en 1572 à Hieronymus Manuel, en 1639 à Hans- Rudolf Zehender et en 1668 à Christoph von Graffenried. Ce dernier possédait déjà l'autre partie, qui était parvenue en 1609, par héritage, à Abraham von Graffenried. Worb resta aux Graffenried jusqu'en 1792, année où il fut acquis par Joli. -Rudolf von Sinner. Une petite-fille de ce dernier apporta le château à son époux Frédéric de Goumoëns. dans la famille duquel il resta jusque dans les années 1890. Il avait été détruit par un incendie en 1535 et reconstruit. Christoph von Graffenried avait édifié au XVIIe s. le nouveau château. La Sonnhalde, une des demeures patriciennes de Worb, fut pendant un certain temps la résidence du bailli de Konolfingen ; aujourd'hui elle abrite une école ménagère. La paroisse englobe aussi les localités de Wattenwil, Enggistein, Richigen, Ried, Vielbringen et Rùfenacht. L'église était dédiée a. saint Maurice : elle fut reconstruite en 1520-1522 : la nef et la cure en 1701. La collation appartint pour un temps, dès I 149, aux Bubenberg, puis elle fut rattachée à la seigneurie et passa en 1839 il l'État de Berne. L'église possède de beaux vitraux. L'obituaire a été dressé en 1492 par Petermann Esslinger, avec la collaboration du curé Eu logius Kiburger. i n incendie détruisit le village inférieur, le 26 mai 1805. — FRB. — A. Jahn : Kt. Bern, 380. — Le même : Chronik. — W.-F. v. Mùlinen : Beitrâge IV (avec bibl.). — C.-F.-L. Lohner : Kirchen. — Ed. v. Rodt : Bern. Kirchen. — Le même : Burgen. — AHVB IX, 58, 230. — BBG 1. 236. - Karl Stettler : Niklaus von Diesbach. — Franz-Ad. Moser : Wilhelm von Diesbach. [F. M.]

WORBEN (C. Berne, 1>. Nidau. V. DGS). Corn, et Vge de la paroisse de lliirglen. On y a trouvé des monnaies romaines, ce qui s'explique par le voisinage de Petinesca. Les seigneurs de Nidau, diverses familles de

WOROWSKY

WUEST, WUST

petite noblesse et les couvents de Frienisberg et de Gottstatt y avaient des terres, ainsi que le ministérial Guno de Montsevelin, lequel vendit les siennes en 1369 à un bourgeois de Soleure. Autrefois les deux parties du village formaient des agglomérations distinctes : Oberworben et Niederworben. Le moulin d'Oberworben appartenait à la seigneurie d'Aarberg, mais les deux villages firent toujours partie du bailliage de Nidau. Les Kibourg, héritiers des comtes de Neuchâtel-Nidau, vendirent avec l'Inselgau leurs droits sur Worben à la ville de Fribourg, qui dut tôt après les céder à Berne. Les bains de Worben, qui ont été très agrandis à notre époque, jouissaient d'une renommée étendue au moyen âge, grâce à leur source ferrugineuse. Une école fut ouverte en 1680 au village, qui abrite aujourd'hui l'asile pour indigents du Seeland. — FRB. — P. Aeschbacher : Stadt u. Landvogtei Nidau. ■ — W.-F. v. Miilinen : Beitr. VI, p. 580 (avec des erreurs). [Aeschbacheh.]

WOROWSKY. Voir Conradi.

WRESCHNER, Arthur, de Breslau et Berlin. * 9 juil. 1866 à Breslau, f 5 sept. 1932 à Zurich, Dr phil. et Dr med., privat-docent à l'université de Zurich 1900, à l'École polytechnique fédérale 1903, professeur extraordinaire de psychologie physiologique à l'université de Zurich 1910. Auteur de Emst Platner u. Kanls Erkenntnistheorie ; Das Gedâchtnis im Lichte des Expérimentes, 1910 ; Die Sprache des Kindes, 1912 ; Vergleichende Psychologie der Geschlechter, 1912 ; Methoden zur Vnalyse der Vorstellung and des Geddchtnisses, 1922 ; Angewandte Psychologie, 1926 ; Psychologische Untersuchungen an Normalen, Schwachbegabten u. Epileptikern, 1927 ; Das Gefùhl, 1931, etc. — NZZ 1926, n°" 1 1^5 ; 1932, nos 1633, 1649. — DSC 1932. — Jùdische Presszentrale Zurich 1932, n° 711. [W. G.]

WRUBEL, Friedrich, de Zell (Bade), * 1" oct. 1855, bourgeois de Zurich 1891, curé vieux-catholique, secrétaire particulier de l'entreprise Guyer-Zeller du chemin de fer de la Jungfrau 1894, Dr ing.' f 29 mai 1907 à Zurich. Auteurde Die Reformbestrebungen der kathol. Kirche seit dem Mittelalter, 1888 ; Die schweiz. Nordostbahn. 1897 ; Ein Winter in der Gletscherwelt 1899, esquisses de la construction du chemin de fer de la Jungfrau : des récits : Ponte Brolla et Madonna del Sasso. — Voir Barth III, p. 929. — NZZ 1907, n° 151. [P. Meintel.]

WUARIN. Familles genevoises qui ont donné trois députés au Grand Conseil au XIXe s. A l'une d'entre elles, originaire de Cartigny, se rattache - - Louis- Théodore, * 6 janv. 1846 à Cartigny, f 3 févr. 1927. professeur extraordinaire de sociologie, économie sociale et systèmes politiques à l'université de Genève 1886, ordinaire 1890-1921. Deux de ses mémoires furent couronnés par l'Académie des sciences morales et politiques de Paris (1882 et 1885). Il a publié des ouvrages et des articles économiques, sociologiques et politiques; el sous le pseudonyme de W. Plud'hun : Parlons français. Collaboraleur de BU, SL, La Revue des Deux Mondes, La Revue d'économie politique, Journal des économistes. - Voir Arch. d'État Genève. — DSC. — PS 1927, p. 151. — Gâtai, des ouvr. publ. par les prof, à V Loi rcrsitr ih Genève. — [H. G.] — Albert, fds du précédent, * 1879. Dr en droil, avocat. A publié notamment : Essai sur les emprunts d'État et la protection des droits des porteurs de fonds, 1907 ; L'indépendance économique de la Suisse et l'après-guerre, 1919. De 1922 à 1929, il fui arbitre entre la Grèce et la Bulgarie, la Grèce et l'Au- I riche, en exécution des traités de Neuilly et de Saint- Germain. [Cécile Wuahin.]

WÙEST, WÙST. Familles des cantons d'Argovie, Glaris, Lucerne, Thurgovie, Zurich.

A. Canton d'Argovie. — MlCHAEL, de Bremgarten, neveu de Heinrich Bullinger, maître d'école à Klingnau, pasteur, se lit anabaptiste, t à Oberglatt. — Jakob, frère du précédent, maître d'école à Cologne, au couvent. de Mûri, curé de Lunkhofen. f 1524. — Zw. I, p. 446. ■ — Zwinglis Werke VII, p. 551. — Johannes, de Birrhard, 1772-1847, maître de l'école du village dès 1801, ami de Pestalozzi, fit don en 1828 d'un bâtiment d'école à sa commune. — Brugger Nbl. 1893. [H. Tr.]

B. Canton de Glaris. WûST, appelée aussi Weber. Sous ce dernier nom, famille glaronnaise éteinte (voir

Weber). — Heinrich, l'un des 30 conseillers garants du pays de Glaris pour les intérêts et revenus dus à l'abbaye de Sàckingen 1372. — Budolf, l'une des 28 cautions du pays pour le payement du rachat à la même abbaye. — Heinrich, député de Glaris à Ensisheim à la conclusion de la paix après la bataille de Saint- Jacques sur la Birse 1444 ; envoyé à Coire au sujet de l'élection de l'évèque 1452, à Sargans l'itii'. bailli d'Uznach 1447 et 1456. — J. Blumer : Urkundensammlung I, II. — AS I. — A. Mùller : Gesch. v. Flums, p. 102, 112. — LL. — J. Kubli : Regesten. [P. Thûrer.] (1. Canton de Lucerne. Familles du Wiggertal et du Surental, connues dès le XVe s. — Hans, ammann de Buswil 1628-1644. — Johann, ammann de Wauwil 1633. — Johann, sautier du bailliage de Buswil 1651- 1695. -- Jakob, de Hergiswil, 17 avril 1847-7 mars 1931, professeur de musique à l'école cantonale de Lucerne 1882-1892, chanoine de Lucerne dès 1913. — Gfr. 86. — [P.-X. w.] — Friedrich, 1 mai 1843 - 15 févr. 1902, de Bùron, architecte, membre du Conseil communal deJLucerne 1871-1891, président de la ville 1890, membre de la direction du chemin de fer du Gothard dès 1891, député au Conseil national 1881-1891. Créateur de la distribution d'eau dans la ville, travailla au développement du tourisme à Lucerne. — Zur Erinnerung an Hrn. F. Wiïest. [Fritz Blaser.]

D. Canton de Thurgovie. Vieille famille de Frauenfeld, bourgeoise aussi de quelques communes au Sud de la Thour. Armoiries : d'azur à 3 étoiles d'or à 6 rais accompagnés en pointe de trois coupeaux de sinople.

Première mention à Weiblingen 1347, à Frauenfeld 1357, où la famille fut d'abord bourgeoise externe, habitant hors du Holdertor ; elle acquit bientôt la bourgeoisie de la ville, passa au catholicisme au XVIIe s. et joua un rôle dans la vie publique. — Johann- Jakob, 1761 - 1828, relieur, juge de la ville et procureur, envoyé par la ville auprès du Comité révolutionnaire de Weinfelden 1798 et auprès des cantons ; introduisit la première machine à imprimer à Frauenfeld, conseiller d'État 1821. — La famille donna son nom à un faubourg de Frauenfeld ; il s'appelait autrefois Wùestenhiisli, mais depuis sa reconstruction après l'incendie de 1800, il porte le nom de Neuhausen. ' — TU V. — H. Hasenfratz : Bûrgerbuch Frauenfeld, mns. de la Bibl. cantonale. — Schiltzentafel 1592. — LLH. — J. Bickenmann : Thurg. Familienwappen, mns. aux archives de la bourgeoisie. — J.-A. Pupikofer : Frauenfeld. — TB 34, p. 54. — Pup. Th. IL [Herdj.]

Ê. Canton de Zurich. I. Vieille famille de Zollikon. citée depuis 1330, éteinte après 1583. — Nùesch et Bruppacher : Das alto Zollikon, p. 442. ■ — LZ, n° 4281. - ZStB I. — IL Vieille famille d'Opfikon, dite WûST, citée depuis 1425, actuellement bourgeoise de quelques communes voisines. — ZStB IL — ■ [J. Frick.] — III. Vieilles familles bourgeoises de Zurich et Winterthour. Armoiries : de sable à deux punîtes renversées d'or mouvantes du chef. -- Peter, de Zollikon, et Ulrich, bourgeois de Winterthour. <-i t ■ en 1412. — ZStB II. — 1. JOHANNES, du Conseil 1414-1452. trésorier et intendant des bâtiments de la ville, bailli d'Erlenbach, Meilen, Biilach.

etc. — 2. Johannes, de Bapperswil.

chanoine du Grossmunster. t avant le 16 nov. 1490. — 3. Ulrich, abbé de Cappel 1508. t à Zurich 1519 de la peste. — MAGZ III, fa.se. 1. —4. Jakob. 1534-1598, prévôl de corporation et juge de la ville 1584, bailli de Bùlach el des Vierwachten. — 5. Hans - Heinrich. 1628- 1698, fils du n° 4, teinturier, prévôt de corporation, bailli de Dûbendorf. — 6. Bernhard, 1625-1707, frère du n° 5, bailli de Pfyn 1678. — 7. Hans-Koni:\n, fils du n° 5, 1668-1745, teinturier, prévôl de corporation 1720. bailli de Birmensdorf 1727, de Wellenberg 1728. — 8. ANDREAS, 1725- 1784, prédicateur

WUESTINER

WUILLERET

à la cour de la margrave Friedr.-Sophie de Brandenbourg-Bayreuth 1750, pasteur de- Regensdorf 1779. - 9. Ilws-GEORG, 173(1-1810, de Zurich, pasteur de Wipkingen et Bassersdorf, doyen 1794. — 10. Johann- HEINRICH, 1741-18-21, peintre paysagiste à Zurich, membre fondateur de la société zuricoise des beaux-arl s.

— Nbl. Kûnstlerges. Zurich 1823. -- NZZ 1921, n° 513. — ■ Wappenbuch D. Meyer, 1605. — LL.

— LLH. — W. Frey :

Finanzgesch. Zurich s im Miiii lalter, annexes 12-13.

— Dok. W'aldmann I-II.

— Hch. Bullinger : Reformations gesch. I, p. 91.

■ — Monatl. Nachrichten 1784, 1810. -- Dùrsteler St. — Tables généalogiques de Hol'meister, aux Archives de la ville de Zurich. [H. Schulthess.]

WUESTINER. Voir

WlESTINER.

WUGER (autrefois Wugerlin). Famille de Steckborn (Thurgovie) citée depuis 1639. Hans Wugerlin, à Pfyn 1380 — Jakob, P. Gabriel, * 2 1829 à Steckborn, peintre d'histoire et de genre durant douze ans ; à Rome en 1865. Ami passa au catholicisme, et s'adonna en s'inspirant de l'ancien art

Johann-Heinrich Wùest.

D'après une gravure sur cuivre

de J.-R. Schellenberg.

déc

à Munich de Overbeck, il à la peinture d'église

chrétien. Après avoir décoré pour la princesse Kathanna von Fiirstenberg la chapelle de St. Maurus près de Beuron, il entra en 1872 comme profès chez les bénédictins de l'endroit et fut l'un des fondateurs de la célèbre école de peinture de Beuron. On lui doit en Suisse le tableau d'autel de Kappel près de Homburg en Thurgovie ; il y a des œuvres de lui à Stuttgart, Prague, Constance, etc. t 31 mai 1892 à Montecassino. — SKL. — Thurg. Volkszeitung 1929, n° 281. — Hist.-pol. Bldtter /'. d. kathol. Deutschland, 1 16. [Leisi.] WUHRMANN (VVurmann). Vieille famille de Wiesendangen (Zurich), où elle est mentionnée en 1395 déjà ; elle doit probablement son nom à un lieu-dit. — [j. Frick.] — Armoiries^: d'azur à un soc de charrue d'argent sommé d'une croisette du même, accompagné en chef d'un croissant renversé d'or, à dextre et à senestre d'une étoile du même et de trois coupeauxde sinople en pointe. — AHS 1928, 140. — 1. Jacob, * 1616, capitaine du comté de Kibourg, juge et avocat. Auteur de Lied ûber Herrn D.

Hattingers Tod, 1667; Bulschaft der sich reprâsenlierenden Eydgenôssischen Darnen, 1676. Ce dernier ouvrage fut confisqué par les autorités. — LL. — LLH. — 2. Kon- RAD, de Hegi, 1791-1858, tailleur à Zurich, fut l'ami du père de Gottfried Keller. Il reçut chez lui de 1841 à 1843 Weitling et ses partisans ; passe pour avoir été dépeint par Keller sous le nom de Hediger dans le Fàhnlein der > Aufrechten. — E. Ermatinger : G. Kellers Leben. — O. Brugger : Gesch. der deutschen Handwerkervereinc in der Schweiz 1836-1843, p. 166, 184. — 3. Adolf, de Wiesendangen, * 2 oct. 1867 à Hettlingen, f 24 janv. 1925, pasteur de Oberwinterthur dès 1894, président de la commission de l'école secondaire 1894-1912, de l'école primaire 1895-1915. — 4. Adolf, de Wiesendangen, * 3 sept. 1872, lithographe, graveur et peintre. — SKL. — 5. Willy, de Oberwinterthur, * 17 juil. 1893, pasteur de Elsau 1903-1909, à Arbon dès 1919 ; membre de la commission zuricoise pour la revision de la Bible 1917- 1931. Auteur de : Register zu Heinrich BuUingers Reformations gesch., 1913 ; Die Entwicldung der zûreh. Kirche zu Lebzeiten ihres letzten Autistes, 1916 ; Goethes Stellung zu Luther und der Reformation, 1917 ; Das freie Christentum in der Sclcweiz, 1921 ; Gesch. der

Jacob Wuhrmann (n° 1).

D'après une gravure sur cuivre

de Conr. Meyer (Bibliothèque Nationale, Berne).

evangel. Kirchgemeinde Arbon, 1922 ; Christuslegenden, 1922 ; Die paritdtische Kirchgem. Arbon, 1929 ; Gesch. aus Heimligen, 1929. Collaborateur au DHBS. — DSC 1932. — 6. Johann-Ulrich, prédicateur de la paroisse méthodiste de Bâle ; auteur de : Entronnen, 1903 ; Schhchte Gaben, 1903; Die Selbstoffenbarung Jesu, 1911 ; Vom Alten zum- Neuen, 1912; Wàchterruf, 19 17. — DSC. [E. Studer.]

WUILLEMIN (VuiLlemin). I. Nom de plusieurs familles bourgeoises de Morat aux XVe et XVIe s., éteintes dès lors et de Courgevaux, mentionnées déjà au XIVe s.

La plupart des bourgeois de cette commune portent ce nom. — Arch. de Courgevaux. — [R. Merz.] — II. Famille éteinte d'Estavayer-le-Lac, mentionnées dès le XIVe s. — 1. Perrod, fondateur de la chapelle Saint-Georges, à Estavayer 1396. — 2.

Louis, syndic d'Estavayer 1475. — 3. Jean, syndic d'Estavayer 1500- 1501. — J.-Ph. Grangier : Annales d'Estavayer. — B. de Vevey : Le droit d'Estavayer. - A. Dellion : Dict. V, 153. [J. N.]

WUILLERET (Vuilleret). Famille patricienne de Fribourg, originaire de Romont où elle subsiste encore. \nuoiries : de gueules au poisson d'argent posé en bande, accompagné 1Ua.JTÎ de c*eux ét0Ues dor- La famille est HlfyjlL'lTfcjrill mentionnée à Romont en 1407 avec Pierre Vuilleret, bourgeois ; elle fut admise dans la bourgeoisie de Fribourg en 1579, da.ns le patriciat en 1628 et 1630 avec Pierre, le peintre, et Antoine, le potier d'étain, reçu dans l'abbaye des maréchaux en 1618. 1. Pierre, peintre, fut

disciple de Hans Holbein le jeune. Exécuta en 1608, pour Hans de Lanthen-Heid la danse des morts dont on peut voir les vestiges dans le cloître du couvent des [cordeliers. En 1624, l'État de Soleure lui demanda de peindre la vie de saint Ours dans la salle de l'hôtel de ville. Membre de la confrérie de Saint-Luc. f 1643. — 2.

Jacques-Joseph, conseiller à Romont, reçu dans la bourgeoisie privilégiée de Fribourg en 1749. — 3. Jean-Joseph, fils du n° 2, f 1788, bailli de Rue 1778-1783, secrétaire de l'hôpital. — 4. Jean- Théodore, * 1785 à Romont, f 1850, député, syndic et juge de paix à Komont, conseiller d'État 1833-1845. — 5. François - Xavier, frère du n» 4, * 1787 à Romont, t 1860, avocat, préfet de

Surpierre 1821-1827, de Gruyères 1829-1831, de Dompierre 1841-1847, syndic de Romont 1840, membre du tribunal cantonal 1857. — 6. Louis, fils du n° 4, * 1815 à Romont, t 24févr. 1898, avocat, député au Grand Conseil 1846, président à partir de 1860, député au Conseil national 1853, juge et président du tribunal cantonal 1889. Il fut l'un des champions de la cause catholique en Suisse et le chef du parti conservateur dans le canton de Fribourg ; il présida l'assemblée de Posieux en 1848

Louis Wuilleret.

D'après une photographie.

WUILLEUMIER

WÛLFLINGEN

Charles ,Wuilleret.

D'après une photographie.

et élabora la nouvelle constitution cantonale en 1856. | L'un des promoteurs de l'université de Fribourg. — j 7. \\iu\i\. lils du n° 4, f 1857, capitaine au service de Maples. — 8. Ignace-NicOLAS, flls du n° 4, 1819-1875, prêtre 1843, chanoine et professeur à Roinont 1844 ; il dut s'expatrier pendant le Sonderbund et fut nommé aumônier des troupes suisses à Naples. François II de Sardaigne le créa chevalier et chapelain de l'ordre constantinien. Chanoine de Saint-Nicolas de Fribourg 1858, traduisit et continua l'ouvrage d'Holzauer : In-

Irrjirrlilliim de I \pncal i/pse; 9. THÉODORE, liL ilu

n° 5, 1823-1898, capitaine au service du pape. — 10.

Clair les, fils du n° 6, t 1918, avocat, préfet de la Sarine dès 1882, député au Conseil national 1907. Il joua un rôle de premier plan dans l'agriculture fribourgeoise. Président de la Fédération des sociétés fribourgeoises d'agriculture 1897, président des syndicats agricoles du canton 1911, président de la Fédération des sociétés d'agriculture de la Suisse romande, président du comité de l'Union suisse des paysans, dont il était l'un des fondateurs. Fit partie de jurys dans les expositions internationales de Paris, Vienne, Milan. -- 11. Alexandre, neveu du n° 0, 1849-1911, notaire, juge au tribunal cantonal 1902, secrétaire général des Conférences de saint Vincent de Paul. — 12. Rodolphe, fils du n° 9, * 1870, receveur des fondations de l'é- \'Thr 1905, préfet de la Singine 1910-1919. — ■ G. Brasey : Le chapitre de Saint-Nicolas. — FA 1907.— 'Étr. frib. 1875. 1808, 1899, 1919, 1912.

— M. de Diesbach : La confrérie de Saint-Luc.

— A. Weitzel : Répertoire, dans ASHF X. — H. de Vevey : Ex-libris, dans AF 1923, n° 132.

- Sem.cathol. 1898, p. 104 ; 1913, p. 592. - E. de Vevey : La Soc. fribourgeoise d'agriculture 1848-1923. — Revue des familles 1911, p. 585 ; 1918, p. 711. — La Liberté, 1898, n°s 44-47. - LL. -- LLH. — A. Dellion : Dictionnaire des paroisses. [L. iîvéquoz.]

WUILLEUMIER. Voir VuiLLEUMIER.

WULFLIN. Famille de Zoug, éteinte en 1636. — 1. Hans, f 1565, du Conseil 1528, trésorier 1549, orfèvre. Aucune de ses œuvres ne nous est parvenue. Il tint un journal embrassant les années 1500-1564, dont une copie se trouve dans la collection Zurlauben à la Bibliothèque cantonale d'Aarau. — 2. Jakob, t 1573, m lèvre, auteur d'une monstrance au trésor de la paroisse de Zoug. — Joh. Kaiser : Die Zuger Goldschmiedekunst, p. 14. — G/r. 23, p. 345.

— SKL. [W.-J. Meyer.] WULFLINGEN (C. Zurich. D. Winterthour.

V. DGS). Ancienne Com. qui a été réunie en 1922 à Winterthour. Armoiries: d'azur à un loup au naturel assis sur une terrasse de sinople et tenant une oie d'argent dans la gueule. On a découvert un refuge celtique sur la colline du château d'Alt - Wûlflingen, une station de l'âge du bronze (fonderie) parmi les plus importantes de l'Europe centrale, une pierre à écuelles sur le Beerenberg, et des objets romains (J. Heierli : .4rc/t. Karte et 274). En 897, Wulvilinga; 1083, Wulvelingen. Au Xe s., Wûlflingen était avec Buch a.m Irchel et Embrach un alleu des comtes de Wûlflingen : au déhul du XIIIe s., il était celui des comtes

de Habsbourg-Kibourg, dont les ministériaux prirent le nom de Wûlflingen. Les Habsbourg engagèrent en 1290 le fief du château aux ministériaux de Hettlingen ; en 1320, les impôts à Heinrich von Seen et l'allmend à Otto von Hasli. En 1359, Johann von Seen habitait Wûlflingen avec ses cinq fils, dont le cadet, Gottfried, était collateur de l'église. Le duc Léopold hypothéqua en 1376, pour 500 florins, la collation, la basse justice et le tribunal de Wûlflingen, ainsi que la basse justice de Buch, à Hartmann von Seen, frère de Gottfried. Cette hypothèque n'ayant pas été remboursée, les'Seen restèrent propriétaires de Wûlflingen jusqu'au début du XVe s. A cette époque, Clara von Seen apporta à son mari, Ulrich VIII von Landenberg- Greifensee, le château d'Alt-Wùlflingen avec ses dépendances. Au XVe s., les propriétaires de la seigneurie étaient les seigneurs de Rùmlang. Ceux-ci vendirent en 1515, à l'hôpital de Winterthour, la grande et la petite dîme avec le droit de collation. La commune de Wûlflingen, qui possédait les droits seigneuriaux en hypothèques, les vendit en 1528 à Hans Steiner, de Pfungen. Des Steiner, ils passèrent, en 1634, aux Escher vom Luchs, de Zurich, puis, par héritage, aux Meiss et enfin aux Hirzel. Le colonel Salomon Hirzel vendit la seigneurie en 1761 à la ville de Zurich qui, dès lors, iil exercer la haute juridiction par le Petit Conseil et attribua la basse justice au bailliage d'Andelflngen. — Kasp, Hauser : .l/(- u. Neu 11". — L. Bosshard : Chronik. — Habs. Urbar. — David Hess : salomon Landolt. — Millier u. Kùbler : Gesch. der Herrschaft u. des Kirchenwesens W. — A. Largiadèr, dans Festgabe P. Schweizer. Dans le territoire communal existait le chapitre des chanoines augustins de Mariazell sur le Beerenberg. L'église est mentionnée pour la première fois en 1239 : le droit de collation fut exercé jusqu'en 1515 par les détenteurs de la seigneurie, puis jusqu'en 1856 par Winterthour, et ensuite racheté par le gouvernement

Le

château de Alt-Wulflingen en 1/Ô4. D'après une gravure sur cuivre (le D. Herrliberger.

/m unis. L'église délabrée fut rénovée et agrandie en 1681 el ornée de magnifiques vitraux, qui existent encore en partie. — A. Nûscheler : Golteshàuser. — E. Bollmann : Zûrcher Kirchen. — J. Baggenstoss : Gesch. d. Kir- ,./„, ir. — AHS 1922, p. 42. — En 1 799, W iilflingen eut beaucoup à souffrir du passage des Français, des Russes et Autrichiens. En 1802, fut fondée au Hard près de Wûlflingen la première filature mécanique de coton du continent. Elle fut exploitée jusqu'en 1924 {Landbote 1924, n° 61). L'hospice cantonal de Wûlflingen a été ouvert en 1892. L'école d'agriculture et d'économie ménagère, qui existait depuis 1905 comme annexe de celle du Strickhof, est devenue autonome en 1927. — Schw. Landw. Monatshefte 1928.

Châteaux. Le château d'Alt- Wûlflingen, des limites de Wûlflingen fut construit sur l'emplacement d'un refuge. C'est là que l'ut enferme, en 1055. l'èvêque

WULFL1NGEN

WUNDERLl

Gebhar.d de Ratisbonne, coupable de haute trahison envers L'empereur 1 lenri 1 1 1. Le château étant, tombé en ruines fut remplacé, vers 1250, par une tour de défense avec bâtimenl d'habitation. On ne sait rien du château ri ilrs habitants de Hoch- Wûlflingen. Il est possible qu'il servit de résidence aux ministériaux des Habsbourg qui portaient Le nom de Wûlflingen. Le château dans le village, où siégeai) Le tribunal et les autorités seigneuriales, :i été construit de 1644 à 1655 par Hans-Hartmann Escher, de Zurich. 11 passa en 1767 à Johannes Sulzer, .le Winterthour, beau-frère du colonel Salomon Hirzel. Le château tut acquis en 1906 par une société, avec le concours de la fondation Gottfried Keller, dans le but de le remettre en étal e1 de le conserver comme monument du W IT' s.— Biirqerliaus Ziirick II. — K. Hauser e1 Meyer : Schloss II , SB L908, n°52. [K.-G. M.]

WULFLINGEN. Voir VUFFLENS.

WULFLINGEN (COMTES DE). .Mentionnés pour l.i première fois en 897, ils possédaient Wûlflingen, Buch am Irchel et Embrach à titre d'alleux. La comtesse Williberg von Wûlllingen les apporta en mariage à Luitold de Montbéliard. Par sa fille Adelheid, Wûlflingen et Embrach devinrent la propriété des comtes d'Achalm. De ses fils, Luitold fut comte d'Achalm, tandis que KUNO, comte de Wûlflingen, prenait résidence à Alt- Wûlflingen. Les deux frères fondèrent le couvent de Zwiefalten. Les trois fds de Kuno, issus d'une alliance avec une mainmortable de Dillingen, ne purent de ce fait hériter de leur père, f 1092 ; l'héritage passa ainsi au comte Luitold. Celui-ci avait une sœur, Mechtild, comtesse de Horburg, dont les fils reçurent W iilflingen et Buch, avec les terres et les ministériaux.

Des barons de Wûlflingen apparaissent au XIIe s. : Rudolf, 1155, son fds Hermann 1169. Dès le début du XIIIe s., une famille de ministériaux îles Habsbourg-

Laufenl ry porta le nom de Wûlflingen. — Voir

Wappenrolle von Zurich, 1930. -- ri . — AHS 1898, p. 63.. [K.-G. M.]

WÙLFLINGER. famille bourgeoise de Zurich éteinte. — ZStli I. — Armoiries : d'azur à deux croissants affrontés d'or. L'abbé Rudolf (n° 2) portait aussi d'argent à un loup au naturel. — Ulrich, témoin 1322.

— 1. Rudolf, prévôt de corporation 1363, du Conseil 1370-1396, trésorier pendant une série d'années ; architecte 1385. f 1396.— Zûrch. Stadtbuch. — F.-X. Wôber : Die Miller. — W." Frey : Beitr. z. Finanzgesch. Ziirichs i. Mittelalter, suppl. 12-13. — 2. Rudolf, moine, grand cellérier du couvent de Wettingen 1411-1422, intendant pour le couvent à Riehen près de Bàle 1425-1434, abbé de Wettingen de 1434 à sa mort, 1445. Ami des arts, prit part au concile de Bâle. — AHS 1915, p. 36 ; L916, p. 8 ; 1922. p. 88. — D. Willi : Album Wettingense, p. 48. — Bnpp du Musée mit., 1925. — Wapprnrollevon Zurich, 1930. ]H. Schulthess.]

WULL. Famille éteinte, bourgeoise de Soleure en 1530 avec Georg-Joachim et Steffan. — Steffen, bourgmestre 1561, bailli de Flumental 1563, intendant des bâtiments 1564. — G. v. Vivis : Bestallungsbuch-, iiux Arch. d'État Soleure. [f v. V.]

WÙLLING. Voir FILLING.

WULLSCHLEGER. Famille des cantons d'Argovie et de Bàle.

A. Canton d'Argovie. Famille de Zofingue et des environs, citée depuis 1474; a donné des ecclésiastiques et des magistrats locaux. — Georg, ébéniste, du Grand Conseil 1567, et — Johann-Anton, armurier, du Petit Conseil 1693, 1706, sont cités par SKL.— LL. — LLH.

— G. Schauenberg-Ott : Stammreg. v. Zofingen. [H. Tr.]

B. Canton de Bâle. — Eugen, originaire de Vordem- \\;ilil (Argovie), bourgeois de Bâle 1904, * à Bâle 8 janv. 1862, f à Riehen 31 août 1931. Premier représentant ouvrier au Grand Conseil de Bâle dès 1886, rédacteur de VArbeiterfreund, puis du Vorwârts de Bàle 1887- 1896, secrétaire central de la Société suisse du Grûtli 1896-1902, secrétaire général de l'Association des employéss des postes, télégraphes et douanes 1898-1902, député au Conseil national 1896-1902, 1912-1917, au Conseil des États 1925-1928. Conseiller d'État de Bâle 1902- 1920. — DSC. -- Nationalzeitung 1931. n° 399. — Arbeiterzeilung 1931, n° 202. [C. Ro.]

WULLYAMOZ, WULLIAMOZ. Famille bourgeoise de Lausanne, éteinte au XIVe s. (voir Pont- WULLYAMOZ). L'orthographe de cette famille et d'autres originaires, comme elle, de Puidoux, Saint-Saphorin et Les Thioleyres, est indifféremment Vulliamoz, Wulliamoz, avec i ou y. — Voir Lwre d'Or. — Albert Wulliamoz, de Pomy, député au Conseil national 1922- 1931. [M. R.]

WULP (C. Zurich. D. Meilen, Corn. Kûsnacht. V. DGS). Château en ruines dans la gorge de Kûsnacht, sur lequel on possède peu de renseignements. A l'extinction des Zâhringen, en 1218, il paraît avoir passé aux barons de Regensberg. flans les luttes des années 1267-1268. il fut détruit, le 25 mai 1268, par Rodolphe de Habsbourg et les Zuricois. Apres L300, la ruine, avec le domaine qui y était attaché, parvint, aux Mûlner de Zurich, qui vendirent le tout à la ville de Zurich en 1384. Le nom de Wulp n apparaît (pi 'au début du XVe s. Stumpf a encore vu les fossés et les murs croula ni s d'une grande forteresse. La ruine a été explorée en 1920-1921, par la société d'embellissement de Kûsnacht ; deux périodes de construction y ont été reconnues. — Voir NZZ 1921, nu 1385. — Habsburger Urbar. — A. Largiadèr : Urbar des Ritters Giitz Mûlner 1336, dans ASG 17. 'i [E. Stauber-]

WUIVIARD, MiCHAEL, tailleur de pierres à Bienne, auteur du banneret de la fontaine du Ring. — S KL, avec bibliographie. [L. S.]

WUNDERLl. I. Vieille famille de Meilen, où elle est citée depuis 1435 ; fut appelée Wunderlich jusque vers 1 1 il 10 ; se fixa alors aussi à Richterswil. Armoiries : de gueules à l'arbalète d'or mouvante de trois coupeaux de sinople accompagnée de deux étoiles d'or à six rais. — [J. Fbick.] — 1. Hans-Ja- KOB, 21 oct. 1751 -20 janv. 1822, de Meilen, tanneur, adjudant, participa en 1794 à L'affaire du Mémorial de Stâfa, président du Comité révolutionnaire de Stàfa 1798 ; juge cantonal, membre du tribunal de guerre helvétique à Nidau 1799, président de commune de Meilen. Après le bombardement de Zurich par Andermatt en 1802, il fui arrêté par les troupes zuricoises, et interné à Zurich, puis relâché sur l'intervention du Premier consul. — O. Hunziker : Zcilnen. Darstellnngen dcr I nruhen in der Landschaft Zurii h 1794-1798. — j'.-J. Leuthy : Bockenkrieg, p. 39. - ZT 1902. p. 89.-2. Mans, fils du n" 1, 15 mars 1778- 4 mars 1852, tanneur, capitaine, dans la. lutte des Français contre les Autrichiens en Suisse, du Grand Conseil I 827, lieutenant-colonel et membre du Conseil de guerre 1831. — 3. Hans Wunderli-von Murait, petit-fils du n" 2, 3 juil. 1842 - 23 janv. 1921. industriel, grand commerçant à Zurich, président de la Société des commerçants 1880-1910, de l'Union suisse de l'industrie et du commerce 1900-1910 ; député au Grand Conseil, au Conseil national 1893-1899. — NZZ 1912, n» 943 ; 1921, nos 116, 134, 143. — Hundert Jahre, Bilder uns derGesch. det Stadt Zurich II. — J. Tobler-Meyer : Die Mûn;- u. Medaillen-Siim mlini ii des Hrn. Wunderli-von Murait. — 4. GUSTAV, 24 avril 1845-5 janv. 1901, négociant, auteur d'études historiques cl d'un drame populaire : Die Grundunq ewiger Blinde schweiz. Kidiifiiossi-iisrluift. -ASG 1906, p. 51. — ZWChr. 1901, n» 2. — 5. K un,. de Fâllanden, * 21 nov. 1881, secrétaire de l'Union des coopératives agricoles de la Suisse orientale à Winterthour. député au Grand Conseil 1917-1926, au Conseil national dès 1919. président du parti paysan zuricois jusqu'en 1920. — DSC 1932.

II. Famille de Zurich, éteinte en 1808. WUNDERLl, Wunderlich, de laquelle descend peut-être celle de Meilen. Armoiries : de gueules au poisson d'argent accompagné en pointe de trois (1, 2) anneaux du même. Johannes habitait Zurich 1357. — ZStB. — Lûtti, d'Uerikon, pêcheur, bourgeois de Zurich 1419. — 1. Heinrich, chanoine du Grossmûnster 1504-1516, probablement identique à Heinrich qui était, après 1477. curé de Meggen et Dielsdorf. f 1520. — E. Egli : Actensammlung. — 2. Heinrich. pré\ ô1 de corporal ion 1528- 1553, bailli de Mànnedorf 1529, camérier du Gross-

WUNDERLICH

WUPPENAU

munster, cellérier 1553. f 1556. — 3. Hans, bailli do Knonau 1562. f 1564. — ■ 4. Heinrich, prévôt de corporation 1575-1577 et 1600-1605, bailli de Mânnedorf 1575 ; fit partie de la délégation zuricoise, avec la bouillie de millet, à Strasbourg en 1576; économe de Cappel 1578, grand cellérier du Grossmûnster 1606. t 1611. — Deutsch-schweiz. Geschlech.-Buch I, p. 565. — Wappenbuch D. Meyer 1605. — Dok. Waldmann I-II. — Dùrsteler St. — Tables généal. de Hofmeister aux Arch. de la

Ville. [H. SCHULTHESS.]

WUNDERLICH. Famille de Berne. Voir Merveilleux, DE.

WUNNENBERG (WUNNENBERG) (C. Thurgovie, D. Mùnchwilen, Com. Schônholzerswilen). Château qui existait autrefois près du domaine actuel d'Immenberg. En 1209, Wunninberch ; 1463, Winenberg. A l'extinction des barons de Wunnenberg, une partie des terres qui dépendaient du château dut passer aux Helmsdorf, de Anwil. Les dîmes appartenaient en 1303 déjà au couvent de Mùnsterlingen. En 1457, Ulrich von St. Johann habitait le château. Les ruines de celui-ci fournirent en 1712-1714 des matériaux pour la construction de l'église de Schônholzerswilen ; vers 1900, elles furent complètement rasées. — Bibliographie sous art. Wunnenberg,

VON. [Herdi.]

''..WUNNENBERG (Wunnenberg), von. Famille de barons thurgoviens dont les rapports de parenté avec une autre famille du même nom du Rhin moyen ou du bas Rhin sont possibles, mais non prouvés. Armoiries :

d'azur à un mont à 16 coupeaux d'or (variantes : six, neuf ou dix coupeaux). Quelques-uns des quelque douze représentants connus de la famille acquirent les bourgeoisies de Constance, de Zurich ou de Wil. Première mention 1209. — 1. Mechtild, abbesse du Fraumùnster à Zurich 1255-1269; malgré de grandes difficultés, elle ht avancer la consi Million de l'église du couvent. — 2. Ulrich, vir discretus, reçut à nouveau de l'évêque, en 1300, le péage de la ville de Constance. — ■ 3. Rudolf et —

4. Heinrich, moines à Einsiedeln, furent pris en 1314 lors de l'invasion des Schwyzois conduits par Werner Stauffacher ; ils ne furent relâchés que sur l'intercession de leurs parents Lutold von Regensberg et Ulrich von Gùttingen, ainsi que de Rodolphe de Habs- I rg, à Rapperswil, et Frédéric de Toggenbourg. — ■

5. Rudolf, prévôt de corporation à Zurich 1394. La famille s'éteignit dans tous ses rameaux vers 1400. — TU. — UStG. - - UZ. - Wappenrolle von Zurich. — Wappenrolle « zur Katze » Konstanz. — Stumpf. — Aeg. Tschudi : Chronikon 1,108. — J.-A. Pupikofer : Colh i tanea V (mns. à la Bibl. cant.). — Le même dans]TB I, 69. — Pup. Th. I. — J.-R. Rahn : Architekturdenkmàler.

- E. Probst : Buryen. VI. — MAC.Z VIII. — LL. - Ringholz dans Gfr. 43. — I. von Arx : Geschichten I. i31. — G.-K. Wunnenberg : Gesch. der Wunnenberg in rheinischen Gauen. [herdi.]

WÙNNENWYL (C. Fribourg, D. Singine. V. DGS). Com. el Vge. En 1228, vilarswinum : li'ii'i. Winnenwiler ; 1285, Vinneville. Faisait partie des anciennes terres de Fribourg, dans la bannière de l'Auge. Jusqu'au XIIIe s., les seigneurs de Dietisberg possédèrent les dîmes d'Elsenwyl et d'Ober-Balsingen et Nieder-Balsin- .l'ii. dans la paroisse de Wùnnenwyl ; ils s'en dessaisirent en 1264, au profit de l'abbaye de Hautcrêt. En 1508, l'État de Fribourg donna à la commanderie de Saint- Jean, la dîme de Wùnnenwyl. Le couvent de la Maigrauge y possédait des I erres en 1346. Wùnnenwyl soufl'ril beaucoup du passade des troupes bernoises, pendant les guerres entre Fribourg et Berne ; en 1403, lois du premier traité de combourgeoisie entre ces deux villes, leurs représentants décidèrent de s'y rencontrer pour délibérer. La première mention de la paroisse de Wùnnenwyl est de 1246 ; primitivement filiale de l'église de Neuenegg. elle s'en détacha \rr- I "iO, a\ ec Elsenwyl et Dietisberg. Après la Réformai ion, en 1528, la paroisse de Wùnnenwyl s'accrut encore des Fribourgeois habitant Neuenegg ou les autres villages de la frontière

bernoise ; en 1849, plusieurs hameaux ou maisons, détachés de Bôsingen, lui furent annexés. Sainte Marguerite est la patronne de l'église et de la paroisse ; les seigneurs de Maggenberg en furent les collateurs jusqu'au XIVe s. En 1346, Jean de Maggenberg céda son droit d'avouerie à Conon de Villar ; celui-ci, par testament, le légua à la grande Confrérie du Saint-Esprit, à Fribourg, qui le remit, au début du XVe s., au couvent des augustins. En 1549, les moines augustins, ne pouvant reconstruire la cure qui avait été incendiée, durent abandonner leur droit à l'État de Fribourg, lequel le céda l'année suivante à la paroisse de Wùnnenwyl en lui faisant promettre de rebâtir la cure. Wùnnenwyl, en 1586, remit de nouveau son droit de collation au couvent des augustins qui le conserva jusqu'en 1849. L'église Sainte-Marguerite fut plusieurs fois reconstruite : en 1404, 1624, 1776; elle possède un calice de la fin du XVIIe siècle, œuvre du Fribourgeois Barthélémy Hochstaettler. Au début du XVe s., un ermite vivait au lieu dit à la Balma, dans la paroisse de Wùnnenwyl. Population : 1910, 1834 hab. — A. Dellion : Dict. VI. — F. Kuenlin : Dict. II. — M. de Diesbach : Reyeste fribourgeois. — FB XXVII ; XX ; XXVIII. — Chronigue Fuchs. — Recueil diplom. V et VI. — ASHF I. — FA 1896. -- MDR VI. [Louis Évéquoz.] WÙŒRNER. Famille venue à Schwyz lors de la Réforme, bourgeoise avec Uli en 1524 dans l'Allviertel. Armoiries : coupé d'azur au lion naissant d'or tenant une croisette d'argent dans les pattes, et de gueules à deux pals d'or chargés chacun d'une rose de gueules. Hans, f à Cappel 1531. — 1. Johann-Sebastian, vice-landammann 1705-1707, landammann 1707-1709, artiste peintre. — 2. Franz-Ignaz, fils du n° 1, Drmed., chancelier d'Einsiedeln. — 3. Fii\n/.- Xaver, fils du n» 2, du Conseil 1731, trésorier 1734-1738, bailli de Thurgovie 1738-174(1. vice-landammann 1741-1743, landammann 1743-1745. t 1764. — 4. Franz-Xaver, fils du n° 3, du Conseil, bailli du val Maggia 1792. — 5. Christoph, frère du n° 4, bailli de l'abbé de Saint-Gall à Blatten. — 6. THO- MAS, frère des n03 4 et 5, du Conseil, bailli du Gaster 1784. f 1805 dernier de la famille. — J.-T. Fassbind : Profangesch. — M. Dettling : Chronik. : — Collections généalogique et héraldique de l'auteur (mns.). [M. Stygeb.| WUPPENAU (C. Thurgovie, D. Mùnchwilen. V. DGS). Vge paroissial et Com. avec Heiligkreuz et Hosenruck. En 820, Wabbinauwa. Au IXe s. déjà une partie du territoire appartenait au couvent de Saint-Gall. Plus tard le village fit partie du Berggericht à titre de cour criminelle saint-galloise. Le droit de collation de l'église Saint - Martin fut exercé dès le XIVe s. par la commanderie de Tobel. Le village accepta la Réforme en 1530, mais revint à la messe en 1560. Grâce aux efforts du seigneur et du collateur, les protestants furent réduits à un si petit nombre qu'en 1567 ils renoncèrent à leur propre pasteur et acceptèrent les services du curé. Mais ils conservèrent le droit de célébrer un culte protestant avec leurs coreligionnaires de Hosenruck à Noël, à Pâques et à Pentecôte. Ce culte était célébré par le pasteur d'Affeltrangen, puis par celui de Bussnang et de 1719 à aujourd'hui par celui de Schônholzerswilen. Du reste, les protestants de Wuppenau sont paroissiens de Schônholzerswilen depuis 1714. La paroisse catholique comprend la plus grande partie de la commune de Wuppenau, ainsi que des parties des communes de Braunau, Schônholzerswilen et Toos. L'église a été reconstruite en 1701 et 1890. Sur le territoire communal se trouve la chapelle de Gàrtensberg érigée en 1634 par les bourgeois de Wil ; les gens de Wuppenau s'y rendent en procession deux fois par an. Le château de Rûdiger et Burkard von Wuppenau, mentionnés en 1261, se trouvait probablement au Nord-Ouest du village. Il n'en existe plus aucune trace. — Pfarrblatt der Kirchgem. II". 1926-1928. — TU. — J.-R. Rahn : Architekturdenkmàler. — K. Kuhn : Thurgovia sacra IL — H. Hasenfratz : Landyrafschaft Thurgau. — Pup. Th. [Herdi.]

WL'RENLINGEN

WURSTEMRERGER

WÙREIMLINGEN (C. Argovie, D. Baden. V. DGS). Com. cl Vge paroissial. En 828, Wimaningum : ilans le Habsburger l rbar, Wimalingen, irmoiries : parti, au 1 de sable à une fasce ondée d'argent accompagnée de 3 étoiles du même, au 2 d'argent à un rameau de chêne de sinople. Wurenlingen appartenait, au temps des Habsbourg, au bailliage de Siggental ; il parvint en [415 aux Confédérés, comté de Baden. Une chapelle est mentionnée m 137(1 comme annexe de Klingnau. Wiirenlingen construisit son église en 1740 ; il fut détaché de Klingnau en 177'.» et érigé en paroisse. La collation était alors exercée par la prévôté de Zurzach, la famille Meyer de \\ urenlingen el La commune ; depuis 1864 ce droit appartient à la commune seule. Des béguines eurent une maison à W urenlingen de 1360 à 1553. Un incendie détruisit plus de 50 maisons en 1790. Le 22 mai 1799, le général Masséna livra combat aux Autrichiens à \\ urenlingen et les dispersa. — W. Merz : Gemeindewappen. — Le même : Burganlagen wnd Wehrbauten IL Irg. 27. p. 96. — A. Nusclieler : Gotteshàuser III. 607. — F.-X. Bronner : Aargau [,98 [H. Tr.]

WÙRENLOS (C. Argoviè, D. Baden. V. DGS). Com. et Vge paroissial. En 870. Wirchilleozha ; dans le Habsburger Urbar, Wuirkenlos. Armoiries: une clef dans un écu coupe. Wurenlos parvint aux Confédérés en 1 S 15 et fut attribué au comté de Baden. Un curé y est mentionné en 1275. Le domaine de Wurenlos avec La collation et les dépendances passèrent en 1344 de Robin von Steinbrunnen au chevalier Hartmann von Kùssnacht, puis à Egbrecht von Randenburg, à Staufen, et en 1421 au couvent de Weltingen. Celui-ci exerça les droits de basse justice, par l'intermédiaire du grand cellérier, jusqu'en 1798 et de collation jusqu'à sa suppression en 1841. Wurenlos fut réuni en 1899 aux anciennes communes de Kempl'hot' et île Œllikon. — H . .Merz : Gemeindewappen. — -In/. "27, p. 96. — F.-X. Bronner: Aargau I. 214 : II. 'il't. — A. Nuscheler : Gotteshàuser [II, 603. — Badener Wbl. 1931, 18. [H.Tr.]

WURF ou WURFF. Voir Rœmer.

WÙRGLER Vieille famille d'Illnau (Zurich), citée depuis 1318, tenant son nom du domaine de Wùrglen près de Rikon (Illnau). Elle se fixa aussi vers 1650 à Russikon ; réceptions à la bourgeoisie de Zurich 1525- 1543 de personnes venant d'Illnau. en 1890 venant de Russikon ; à celle de Winterthour en 1875 de Wurgler de i Russikon. — [J. Frick.] — Armoiries : d'or à une marque de maison de sable. — Ernst, de Zurich, * 2 1 juin 1890, maître secondaire à Veltheim-Winterthour dès 1917. zoologue, étudia surtout le plankton ; auteur de mémoires scientifiques. [H. Hess.]

WURMSPACH (Wirmsi: un) (C. Saint-Gall, D. See, Com. Joua. V. DGS). Couvent de femmes de l'ordre de

Le couvent de Wurmspach en 1859. D'après un dessin à la plume (Bibliothèque Nationale, Berne).

Cîteaux. En 77.".. 1 urmheresvilari = hameau de Vurmari. Vers 1250, le comte Rudolf I de Rapperswil fonda ou agrandit un couvent de cisterciennes à Oberbollingen dans la région du haul Lac de Zurich ; il lui donna des

DHBS vu — 25

terres dans la contrée ainsi que le château de Wurmspach, qu'il avait construit, avec les domaines qui en dépendaient. Mais en 1259, il reprit le château et trois pièces de terre, parce que les religieuses avaient passé à l'ordre des prémontrés, puis il les remit aux nonnes du couvenl de Marienberg pies de Kilchberg, qui adoptèrent la règle de Cîteaux et s'installèrent au château. Ce couvent prit le nom de Mariazell. Les prémuni nés de Bollingen se plaignirent de Rudolf au pape. Un accord intervint à la suite duquel ces dernières reçurent un dédommagement pour leurs prétentions, puis, peu après, Bollingen fut réuni à Wurmspach. En 1385, Wurmspach fut soumis à la Visitation de l'abbaye de Wettingen. Il possédait des terres assez importantes dans le voisinage et aussi, avant la Réformation, dans le canton de Zurich. La vie paisible du monastère ne fut guère troublée que lors de la première guerre de Villmergen en 1656, et de l'occupation des Français en 1799. Une nouvelle église conventuelle a été érigée en 1600 et rénovée en 1895. — A. Hardegger, dans St. Gallen Nbl. 1908. — Sr. Mr. Ascelina Marschall : Blatter aus der Gesch. von W. — M. Schnellmann : Anf'ànge. Rapperswil. — E.-F. v. Mùlinen : Helvetia sacra. [L. S.] WÙRSCH (Wyrsch). Famille uranaise d'Altdorf, Attinghausen et Sisikon. Armoiries : de gueules à une lettre W d'argent supportant une croisette pattée du même entre deux étoiles à six rais d'or, accompagnée en pointe d'une étoile à six rais du même (variante). La landsgemeinde accorda la bourgeoisie à Thoman 1509, à Andréas 1527. — Hensly, t 1422 à Arbedo. — Andréas, à Sisikon, se signala par sa généreuse bienfaisance, t vers 1625. — La famille a donné beaucoup de grands conseillers et de fonctionnaires communaux. — LL. — Gfr. 20, p. 84 : 37. p. 15, 47; 77, p. 269. — Hist. Nbl. v. I ri 1906, p. 78 ; 1919, p. 5-21 ; 1920, p. i6, 61 : 1927, p. 61. — E. Wymann : Schlachtjahrzeit, p. 7, 30, (il, 63. — E. Huber : Wappenbuch von Uri. [Fr. Gisleu.]

WÙRST, WÙRSTLI. Famille de Fribourg éteinte vers la fin du XVIIe s. ; elle a porté jusqu'à la fin du XVe s. le nom de Fromen et fut reçue dans la bourgeoisie privilégiée en 1399, avec Mermetus Fromen. Armoiries : d'argent au soc de charrue de gueules posé en bande, accompagné de deux étoiles du même. - 1. IIaxs, conseiller 1487 et 1502, des Soixante 1500, des Secrets 1501. — 2. Guillaume, bailli de Bulle 1547- 1552. f 1552. — 3. Hans, des Soixante 1575, bailli de Planfayon 1582-1587 ; des Secrets 1591. f 1599. — 4. Franz, bailli de Pont 1601-1611.— A. Weitzel : Répertoire, dans ASHF X. — A. Bùchi : Peter von Mnlsijiem. [L. Évéquoz.]

WÙRST, Jonas, maiire monnayeur d'Uri probablement à partir de 1612, bourgeois 1620, administrateur de l'hôpital d'Altdorf 1628-1630. Il légua plus de 10 000 florins à l'hôpital, à l'église paroissiale de Saint-Martin et aux chapelles supérieure et inférieure de la Sainte-Croix, f 1648. — Landleutenbuch, aux Axch. d'État d'Uri. — Rentiers de l'église paroissiale d'Altdorf 1605, 163U. aux arch. paroissiales. — Hist. Nbl. v. Uri 1918, p. 9 el 11. — DHBS VII, p. 778. [Fr. Gisler.]

WURSTEMBERGER, von cienne de Berne, dont l'origine premier représentant connu est Simon /■ m //•('/■ (ou Ferbrr = teinturier) (voir ci-dessous), qui, à partir de 1537. ligure généralement dans les aeles ollieicls SOUS Le nom de S. Wurstemberge;, lequel apparaît ainsi pour la première fois à, Berne. Armoiries : d'azur à une croix pattée d'argent, soutenant une couronne à cinq fleurons d'or et accompagnée en pointe d'un croissant ligure du même. A partir de 1532, la famille fut représentée sans interruption au Conseil des Deux-Cents, à partir de 1559

Juillet 1933

Famille patries! inconnue. Le

WURSTEM BERGER

WUR STEM BERGER

au Petit Conseil de Berne. La plupart des membres de la famille se vouèrent à la magistrature; plusieurs prirent du service à l'étranger. Le «von» est porté par l.i branche aînée (de l'abbaye des tisserands) depuis 1878, par la branche cadette (de l'abbaye des boulangers), depuis 1858. La famille possédait entre autres la seigneurie de Kehrsatz, ainsi que les châteaux de Holligen et de Wittigkofen, près de Berne; aux XVI0 et XVIIe s. les seigneuries de Vesaney (pays de Gex) et Trévelin (Vaud). — 1. Simon Ferwer, dit Wurstemberger, mentionné à Berne en 1512, teinturier au Marzili, sergent dans la guerre de Musso 1531. des Deux-Cents 1532, capitaine des piquiers lors de la conquête du Pays de Vaud en 1536, premier bailli bernois à Ternier et Gaillard 1536. t 1548. Appelé Wurstemberger depuis 1537, il employa, en 1532 déjà, un sceau aux armes ci-dessus ; il signait du nom de Ferwer, mais surmontait ses armoiries des initiales S. W. — 2. Simon (appelé Ferwer en 1556 encore), fils du n° 1, bailli de Moudon 1551, de Gcx 1557, du IViu Conseil 1559, 1567 et 1576, bailli de Baden 1569. f 1577 de la peste. — 3. SULPITIUS, fils du n» 2, 1545-1582, bailli d'Oron 1575, de Morges 1580, seigneur de Duillier (Vaud). — 4. Simon, frère du n° 3, 1549-1021. bailli de Romainmôtier 1584. — 5. Johann- Rudolf, 1550-1605, seigneur de Vesaney, bailli de Nyon 1583, de Lausanne 1594: souche de la branche cadette.

- 6. Simon, fils du n° 4, 1585-1638, bailli d'Avenches 1615, du Petit Conseil 1625, intendant de l'arsenal 1630, seigneur de Trévelin; souche de la branche aînée.

- 7. Christoph, grand sautier. t 1028 de la peste. - 8. Abraham, fils du n° 5, 1593-1648, bailli de Moudon 1034. — 9. Anton, fils du n° 6, 1608-1656, bailli de Nyon 1641. — 10. Johann-Rudolf, petit-fils du n° 5, 1608-1693, châtelain de G-essenay 1638, grand sautier 1646, bailli d'Avenches 1648, du Petit Conseil IO.">7. banneret 1661, 1669, 1684, directeur des sels 1660. trésorier du pays romand 1671-1070 ; fut chargé de nombreuses missions par le gouvernement, député à la Diète pour la discussion du Défensional helvétique de 1668. — 11. Simon, fils du n° 9, 1633-1716, intenda ni des blés 1684, châtelain de Zweisimmen 1695. — 12. Anton, frère du précèdent, 1640-1688, bailli d'Échallens 1680. — 13. Carl, fils du n° 10, 1643-17it2. capitaine au service de France, inspecteur de l'hôtel de ville 1079. bailli de Gessenay 1682, du Petit Conseil 1098, intendanl de l'arsenal 1700.

- 14. Emanuel, lier.' du n" 13, 1649-1727, bailli d'Yverdon 1690, du Petit Conseil 1706, banneicl 1711 el 1723. — 15. Albrecht, frère des w1' 13 el 14, 1653- 1733, inspecteur de l'hôtel de ville 1693, bailli de Bipp

1696, directeur des sels 1711. — 16. SlMON-FRANZ, fils

du n» 12, 1664-1711, bailli de Chillon 1705. t à Chillon.

- 17. Johann-Anton, fils du n" 12. 1675-1733, officier au service de France, bailli d'Avenches 1730, lieutenantcolonel des troupes bernoises 1712. commandant du contingenl bernois envoyé à Bienne, La Neuveville et dans le val de Moutier. — 18. JOHANN-RUDOLF, fils du m" 13. 1072-1726, officier au service d'Angleterre, grand sautier 1710, bailli d'Aarwangen 1713. — 19. Viktor- Emanuel, petit-fils du n° 10, 1692-1739, administrateur Ou chapitre de Zofingue 1735. — 20. Johann-Rudolf, (ils il n n° 14, 1679-1748, ingénieur, fondeur de canons et artificier, colonel d'artillerie, administrateur du chapitre de Berne 1729, inventa vers 1715 les canons dits Wurstemberger, à tir rapide, se chargeant par la culasse; le gouvernement bernois en acheta douze, servis par une troupe spécialement organisée. Wurstemberger composa un grandiose feu d'artifice, lire à Soleure en 1729. en l'honneur de la naissance du dauphin de fiance ; il s'occupa aussi de la fonte de cloches. Fondateur d'une caisse de famille. — '- SBB III. — SKL. — 21. Emanuel, fils du n° 14, 1681-1734, grand sautier 1726, bailli de Frienisberg 1730, capitaine, fonda en 1713 à Worb une fabrique d'armes avec privilège du gouvernement, qui exploita lui-même l'établissement depuis 1721. — 23. Samuel, fils du n» 15, 1692-1773, gouverneur d'Aigle 1737. — 24. Carl, fils du n° 18, 1699-1767, bailli d'Aarwangen 1750, du Petit Conseil 1764, bannerel 1705, colonel des troupes bernoises. — 25. Franz-Ludwig, frère du précédent, 1709-1772, bailli de Signau 1752. lieutenant-colonel 1768, bailli d'Aar-

bourg 1772. — 26. Joh vnn-Rudolf, frère du précédem . 1715-1786, bailli de Nyon 1760. .le Frutigen 1770. acquil par son mariage avec Marianne Steiger (blanc) le château de Wittigkofen, qui est aujourd'hui encore la possession de la famille. — 27. Franz-Simon, peiii-fils du n° 16, 1732-1794, bailli du Rheintal 1770, de Sumiswald 1776, du Petit Conseil 1782, intendanl des bâtiments 1786. — 28. Johann-Rudolf, fils du n° 25, 1737-1789, propriétaire de Beitenwil, major de districl 1759. préposé à l'ohmgeld 1777, lieutenant-colonel 1782. avoyer de Berthoud 1785. — 29. Franz-Ludwig, fils du d° 25, 1745-1823, officier au service de France jusqu'en 1792, lieutenant-colonel du régiment bernois de l'Oberland 1798. — SBB V. — 30. Johann-Emani kl. 1742-1802, fils du n° 24, préposé à l'ohmgeld 1783. bailli de Buchsee 1786. — 31. Karl-Ludwig, frère du n° 30, 1746-1800, officier au service de Hollande, lieutenant-colonel des troupes bernoises 1792, administrateur du chapitre de Zofingue 1793. — 32. Friedrich, * 1746, frère jumeau du précédent, lieutenant du bailli de Berthoud f 789,

bailli de Nidau 1793, du l'etil ( seil 1790. — 33. Jo-

«ann-Ludwig, lils du ii" 26, 1756-1819, officier au service du Piémont jusqu'en 1780, major de districl à Berne, du Petit Conseil 1802. — BT l9-<3. p. — 169. — 34. Johann- Rudolf, fils du n° 28, 1770- 1839, officier au service

de Hollande, du Grand Conseil 181)3, préfel de Wimnils 181)3. (le Uelémonl 1816-1822, du Petit Conseil 1822. — 35.

Carl - Ludwig, fils du ii" 27. 1775 - 1851, On Grand Conseil 1810. préfel de Berne 18 1 i, juge d'appel 1820. — 36. Johann - Ludwig, fils du n° 33, 1783 - 1802, du Grand Conseil 1814, prèle! de Frutigen 1811- 1817, officier Ou génie

d'un rare mérite. Il lui chargé en 1806 et 1807 de travaux militaires dans

plusieurs cantons de la frontière orientale de la Suisse, colonel de l'état-major fédéral 1820. quartier-maître général 1829-1832. Se retira dans son château de Wiliigkofen après la révision constitutionnelle de 1831 el verni dans la vie privée, se vouant à des travaux historiques, publiant de nombreux ouvrages sur l'histoire bernoise, notamment : Schultheiss N. F. v. Mùlinen dans Schweiz. Geschichtsforscher IX ; Gesch. des Hanses Buchegg, ibid. XI : Nachtgedanken eines Invalider! iiber schweiz. Kriegerei, 1841 ; Bernhard Em. v. Rodt, 1851. lut induction et commentaire à l'ouvrage de K. Zeerleder: i rkundenbuch der Stadt Bern ; Carl Liuhr. Tscharner, 1857; Peter IL. Graf von Savoyen, 'i vol., 1856-1858: Gesch. der alten Landschafl Bern, - vol., 1861-1862. — Voir SBB. — ADB. — Eidg. Zeitung 1802. n" 47. — Allgemeine Zeitung (Stuttgart) 1802. n" 3,. suppl. — BT 1865. — E.-F. v. xMulinen : Prodromus. — 3/. Carl- Ludwig, lils du n" 31, 1785-1862, officierau service d'Autriche 1804, du Grand Conseil 1816. du Conseil seiiei 1823, ami des lettres, écrivain. On a imprimé plusieurs de ses dra un - : / He Schlacht bei Sempach, 1819 : Germanikus, 1822. — Voir SBB III.— R.Weber : Naliniiullii. I. — (iodecke : Grundriss XII, p. 132. — 38. fi dwig-Rudolf, frère du précédent, 1790-1823, officier au service d'Autriche jusqu'en 1814, du Grand Conseil 1821. écrivain. — SBB III. — Schweiz. Monatschronik VIII. p. 53. — Gôdecke : Grundriss XII, p. 134. - 39. Ludwig-Friedrich-RUDOLF, fils du n» 34, 1800- 1879, ingénieur, travailla à la construction de chemins de fer en France depuis 1830 ; ingénieur en chef de la construction du nouveau pont de la Nydeck à Berne. 1840-1844, puis retourna eu France. — 40. Rudolf- Emanuel, petit-fils du n° 25, 1808-18,0. officier d'étatmajor d'artillerie, fit des recherches scientifiques sur

Joh. -Ludwig Wurstemberger.

D'après un portrait a l'huile.

WLRSTEN

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