‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 168 sur 213 · WURTEMBERG · texte numérisé non relu

WURTEMBERG

la muni-tion e1 le matériel de guerre : intendanl de l'arsenal cantonal bernois 1 s : > -* . chargé de plusieurs missions à l'étranger, directeur du parc fédéral pendant la guerre du Sonderbund 1847, intendanl fédéral du matériel de guerre 1851, colonel d'artillerie 1853; coopéra aux travaux de la commission de l'artillerie et de la commission des armements, instituée pour doter l'armée suisse d'un fusil d'infanterie à petil calibre (1862-1863) ; travailla à l'introduction du canon rayé (1861) e1 d'armes se chargeanl j >.i r la culasse (1866). — SBB. — Upenrosen VI. — R. Weber : Sationallit. I. — 41. Sl- MON-Ll DWIG, iil~ du n° 37, 1814-1901, commissaire des Befs, membre du Conseil de bourgeoisie, président de i.i chambre des orphelins. — 42. Hans-Li dwig, lils du n° 36, 1820-1884, médecin, puis agronome, officier au Wurtemberg, acquil en 1864 une fonderie de fer au Dalui,i/i. a Berne. Membre de l'Alliance évangélique, il voyagea pour le compte de cette association dans les

vinces baltiques de Russie en 1871 et 1872. Auteur

de /'"■ Gewissensfreiheit ni den Ostseeprovinzen Russlands, 1872; rédacteur de l'Ail g. Schweizer Zeitung, \s''A : éditeur du Konservat, Korrespondenzblatt /»/■ die Schweiz nml das lusland, 1874-1876; député au Grand i onseil 1877-1878. — SHU V. — 43. Rudolf, frère du précédent, 1825-1888, forestier de la ville de Berne 1869-1887. — SBB V. —44. Franz-Simeon, petit-fils du n° 35, 1855-7 févr. 1932, marchand de vin. du (riand Conseil 18!tS- 1917. président de ce corps 1903- 1904. — 45. Rudolf-Albert-Renatus, dit René, fils du r." 38, * 1857, architecte à Berne depuis 1888. construisit de nombreux bâtiments publics e1 particuliers, notamment le théâtre de la ville en 1903; dirigea la transformation de l'Hôtel de musique. Membre de la direction du Musée des beaux-arts de Berne depuis 1890 (président 1897-1906); depuis 1890, membre de la direction de la société bernoise îles beaux-arts (président 181)4). - SKL. — Voir en général LL. — LLH. — Gr. — v. Werdl (mus. de la BibL de Berne). — AGS I et IV. — Burgerbuch Bern. — Armoriai Berne 1932. [L. S.]

WÙRSTEIM. Familles de Gessenay et Lauenen (Berne). Armoiries : coupé d'or à l'aigle bicéphale de sable et de gueules au mur crénelé d'argent accosté de deux tours et ouvert du même, sur une terrasse de sinople. Borcardus II irstoz 1312. — Johann-Emil 10 juin 1854-5 janv. 1918, maître d'école à Gessenay, député au Grand Conseil : auteur de nombreux poèmes, en partie en dialecte du Gessenay. [R. M.-W.]

WURSTER. Famille d'artisans de Winterthour. irmoiries : d'or au gril de sable chargé de deux saucisses de gueules (Armoriai de Winterthour). La famille est citée depuis 1450. -- Félix, juge de ville 1519. — Johann-Ulrich, 1814 - 16 juil. 1880, ingénieur et topographe. — A. Kuen/li : Bùrgerbuch (mns.). [E. D.]

WURSTISEN, Christian, chroniqueur, à Bâle, 1544-1588, lils du conseiller bâlois Pantaleon, né à Liestal : élève de Thomas Platter, étudia la théologie, prêcha à Grand Huningue 1563, vicaire provisoire de St. Theodor à Bâle 1564-1566, professeur de mathématiques à l'université 1564-1584, et de théologie 1584- 1586, secrétaire de ville 1586-1588 ; auteur de Basler Chronik. 1580. — ADB. — E.-F. v. Mulinen : Prodrornus. - A. Burckhardt, dans BVBas., N.S.II. — R.Wackernagel, dans ibid. — R.Wolf: Biographien. [C. Ro.]

WURTEMBERG (État libre). Jusqu'à l'époque napoléonienne, le Wurtemberg a été limité au Sud par le Danube. Il n'existait avec la Suisse aucun différend et aucune rivalité de voisinage. Entre les deux pays, les rapports politiques n'ont été (droits qu'à certaines périodes : à la fin du moyen âge, à l'époque des conflits territoriaux et des alliances, qui groupaient et opposaient, selon leurs intérêts de classe, les princes, la noblesse, les villes et les paysans. Les relations directes entre la Suisse et le Wurtemberg se sont extrêmement raréfiées depuis que les Suisses cessèrent de jouer un rôle important en politique extérieure et du fait de la constitution, au XVIe s., de grandes unités politiques.

En 1286, le comte Eberhard de Toggenbourg et l'abbé île Saint-Gall, Guillaume de Montfort s'allièrent avec le comte Eberhard de Wurtemberg lorsqu'il s'insurgea contre la politique du roi Rodolphe de Ilalis-

bourg. En 1351, 1352 et 1354, les comtes de Wurtemberg participèrent aux sièges de Zurich, menés par Albert d'Autriche et l'empereur Charles IV. Zurich, Zoug, Soleure el Berne s'allièrent à Constance en 1385 avec la ligue des villes impériales de Souabe et. du Rhin, fondée en L381. Par crainte de la Bavière e1 par égard pour l'Autriche, celle ligue n'accorda aucun secours aux Confédérés lors de la guerre de Sempach, et le

comte Eberhard de Wurtemberg figurait parmi les i i-

breux princes et seigneurs qui se déclaraient adversaires des Confédérés. Il y eut des chevaliers wurtembergeois parmi les mort s à Sempach. Pendant la guerre appenzelloise de 1407, la ligue noble de l'étendard de Saint- Georges e1 le comte Eberhard III de Wurtemberg se liai I lient dans les rangs des adversaires des A.ppenzellois el de leurs alliés suisses. Lors de la guerre de Zurich en 1443 et 1445, les comtes de Wurtemberg prirent parti pour l'Autriche avec l'étendard de Saint-Georges et la ville de Zurich sous les ordres de Rodolphe Stiïssi. Dans cette gnene. un Wurtembergeois, flans von Rechberg, joua un rôle important en hâtant l'arrivée des Armagnacs. En 1446, Schaffhouse adhéra à la ligue renouvelée des villes souabes. Lorsque éclata la guerre des princes et des villes de l'Allemagne du Sud, Nuremberg avait 800 guerriers suisses à sa solde. La ville d'EssIingen en avait aussi pour la guerre d'embuscades menée contre le comte Ulrich IV. Rotlweil conclut en 1463 un traité séparé avec les cantons Confédérés pour être mieux protégé contre le Wurtemberg; en 1519, la ville devint alliée de la Confédération. Les limites Ulrich V et Eberhard-le-Barbu conclurent en 1469, pour une durée de dix ans, un pacte de non agression avec les VIII anciens cantons. Le Wurtemberg eut l'occasion de se placer parmi les adversaires de Charles-le-Téméraire. En 1474, le souverain de Montbéliard, Henri, deuxième fils du comte Ulrich, l'ut l'ail prisonnier à Luxembourg où il se rendait paisiblement en voyage, par des émissaires de Charlesle-Téméraire : celui-ci projetait de lui extorquer le droii de mettre une garnison bourguignonne à Montbéliard. Mais les administrateurs wurtembergeois ne s'en laissèrent pas imposer : ils s'adressèrent aux Confédérés et leur ouvrirent Montbéliard. Le jeune comte ne l'ut libéré qu'à la mort de Charles-le-Téméraire à Nancy. En 1482, il céda Montbéliard à son frère aîné, unissant directement celte seigneurie au Wurtemberg. Dans l'intérêt de l'Autriche, le comte Hug von Werilenlierg-Sargans, conseiller impérial, négocia, l'alliance qui fut conclue en 1488, sous le nom de Ligue souabe. Ces alliés étaient l'archiduc Sigismond de Tyrol et d'Autriche antérieure, l'étendard de Saint-Georges, les vingt-deux villes impériales et Eberhard-le-Barbu de Wurtemberg. Ce dernier n'adhéra que sur la. vive pression de l'empereur et devint la personnalité la plus importante de la ligue, avec le comte de Werdenberg. D'autres princes non souabes adhérèrent à la ligue qui, lors de sa fondation, était dirigée contre les Wittelsbach, mais les Confédérés et Rotlweil refusèrent d'en faire partie, malgré des sommations répétées. Eberhard mourut en 1496. Le duc Ulrich de Wurtemberg, placé sous I ut elle, et qui était le fils du comte 1 lenri de Montbéliard, mentionné ci-dessus, participa à la guerre de Souabe en 1499. Les contingents wurtembergeois, avec leur artillerie, se trouvaient dans les troupes alliées qui, partant de Constance, pillèrent et incendièrent Ermatingen, mais, dans leur retraite, furent attaquées el presque détruites à Triboldingen el Gottlieben, parles Confédérés venant de Schwaderloh. La guerre terminée, le Wurtemberg renouvela en 1500, puis en 1509, le pacte conclu en 1469 avec les Confédérés. Dans la guerre de l'empereur Maximilien contre la France, en 1513, le duc Ulrich de Wurtemberg conduisit des contingents impériaux et suisses contre Dijon. Le général français Louis de la Trémouille réussit à prévenir la prise de la ville, en incitant les Suisses à se retirer, moyennant promesse d'indemnités. Le paiement de celles-ci li g t refusé par le roi Louis XII. Les troupes suisses en eurent un ressentiment durable, qui augmenta la popularité du duc Ulrich, lequel, maigri' les faiblesses de son caractère, avait su gagner les sympathies des

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